Le Québec fonce dans le mur ....

....oups! On l'a frappé.
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Vaut mieux en rire!

Repas typiquement québécois : sur une table d’impôt épaisse, assiette fiscale craquée, couteau à la gorge et coupe qui déborde.---- Michel Beaudry

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22 avril, 2014

La réflexion du jour

Très endetté, relativement pauvre et trop dépensier, le Québec ne peut plus porter ces trois adjectifs sans risquer une décote sur les marchés financiers. Et ça, ça coûte cher.--- Michel Hébert

21 avril, 2014

La réglementite aiguë, un cancer dont souffre le Québec

Qui dit règlement, dit inspection. Il ne servirait à rien d’émettre des règlements s’il n’existe pas de moyens de les faire observer. Les inspecteurs chargés de faire respecter les règlements sont des humains imparfaits comme nous tous. Certains sont pointilleux, d’autres sont frustrés et certains sont carrément incompétents. Il suffit de penser aux nombreuses bévues de l'OQLF et aux abus de l'ARQ pour s'en convaincre.

Il existe la même proportion d’inspecteurs incompétents dans la fonction publique qu’il y a d’incompétents dans la population en général. Si vous avez le malheur de tomber sur un inspecteur cinglé vous êtes cuits. Ils ou elles peuvent vous ruiner en moins de temps qu’il ne faut pour prendre un café.

La morale : moins il y a de règlements, moins il y aura d’inspecteurs incompétents pour les faire observer.

Le reportage qui suit se déroule dans un bar breton à Locmiquélic, mais cela aurait très bien pu se passer au Québec.


La réflexion du jour

Ce qui écœure littéralement le contribuable le plus taxé d’Amérique, c’est que les ripoux profitent d’une retraite payée par l’État qu’ils ont allégrement floué. Au Québec, le «no fault» est désespérant, mais on comprend pourquoi les bureaucrates y tiennent tant...--- Michel Hébert

19 avril, 2014

La réflexion du jour

Les détails de la politique la plus appropriée dépendent des contraintes et des opportunités locales. Mais tout gouvernement doit se demander s'il en fait assez pour améliorer l'emploi dans les secteurs modernes susceptibles d'absorber les salariés travaillant dans les autres secteurs de l'économie. ---Dani Rodrik via Pierre Duhamel

18 avril, 2014

L’entreprise privée mérite mieux


On considère le chef d’entreprise comme un homme à abattre ou une vache à traire. Peu voit en lui le cheval qui tire le char. --- Winston Churchill

La concurrence est au monopole ce que la démocratie est à la dictature.

Tous conviennent que les lacunes inhérentes à la démocratie : délais, influence indue des lobbys, abus des politiciens, compromis, etc., sont de loin préférables aux horreurs de la dictature.

La démocratie ne se limite pas à voter périodiquement, mais consiste surtout à permettre à des opinions différentes, voire opposées, de s’exprimer ouvertement et d’influencer l’évolution des politiques régissant la société. Le brassage d’idées généré par les débats entre les pour et les contre d’une politique proposée, permettent de mieux cerner les enjeux de celle-ci. Par exemple, les écologistes en s’opposant à l’exploitation des énergies fossiles obligent les entreprises à proposer des méthodes d’exploitation propres et sécuritaires.

Ainsi, la démocratie crée les conditions favorisant une saine concurrence entre les choix politiques qui s’offrent à nous. Cette concurrence oblige les protagonistes à redoubler d’ardeur et de créativité pour influencer l’opinion publique et les législateurs en faveur de la position qu’ils défendent. Sans être parfaites, ultimement, les politiques retenues suite à ce processus seront généralement plus optimales pour l’ensemble de la société que celles qui auraient été imposées par une dictature, aussi éclairée soit-elle.

Ce phénomène a permis aux démocraties occidentales d’atteindre un degré de liberté et une qualité de vie très supérieure à tous les autres types d’organisation sociale. Les sociétés socialistes, communistes ou fascistes, nécessitent, à des degrés divers, une gestion centralisée, voire une dictature, pour s’établir et se maintenir en place. Ce phénomène nuit considérablement à leur développement. À terme, ces sociétés imploseront comme l’ont expérimenté les républiques russes à la fin des années 80s et le Venezuela en 2014. Ce n’est qu’une question de temps avant que la Corée du Nord et Cuba implosent à leur tour.

Ce qui est vrai au niveau de la société l’est tout autant au niveau de l’économie. Une économie ouverte et libre où la concurrence entre les entreprises domine le marché, se développera plus rapidement et offrira de meilleurs services à meilleurs coûts à la population. Par contre, une économie dominée par les monopoles, privés et publics, sera peu innovatrice et favorisera le statu quo au détriment de la qualité et des coûts des produits et services offerts à la population.

Le poids des monopoles d’État et la propension des politiciens à vouloir tout réglementer nuisent au développement du plein potentiel de l’économie québécoise. Près de 50 % de l’économie québécoise est contrôlée par les divers niveaux de gouvernement. Si on considère qu’une participation des gouvernements dans l’économie de plus de 25 % à 30 % est contre-productive, cette situation est dramatique.
L’environnement économique québécois est l’un des moins libres en Amérique du Nord. C’est ce qui explique que, quel que soit le critère utilisé : PIB, revenu disponible, dette, taux de chômage, pauvreté, etc., le Québec trône honteusement dans le peloton de queue.

Malheureusement, cette situation risque de perdurer. Selon un sondage commandité par Cogeco, la moitié des Québécois considèrent que les entreprises privées nuisent à la société. Dans les circonstances, les politiciens sont peu enclins à favoriser le démantèlement des monopoles d’État au profit d’un environnement où des entreprises privées se concurrenceraient pour offrir les mêmes services.

Cette situation désolante perdurera aussi longtemps qu’une majorité de Québécois n’auront pas compris que la trop grande présence de l’État dans l’économie est un boulet nuisible à son développement.

Ce travail pédagogique requiert un effort soutenu et de longues haleines. Les pays anglo-saxons et la Chine font des efforts considérables pour favoriser  l’éducation économique et financière de leur population. Les gouvernements, les entreprises et les organisations voués au développement de l’économie contribuent à cet effort. Malheureusement au Québec, tout effort dans le but d’améliorer la littératie économique et financière de la population est immédiatement dénoncé. Les biens pensants gauchistes prétendent que cela conduira à la marchandisation de l’éducation et condamnent sans appel tout effort en ce sens.


Heureusement, il existe des organisations telles que l’IÉDM, dont le mandat est de promouvoir les bonnes pratiques économiques et de faire pression sur les élus. Cela permet peut-être d’éviter les pires dérapages, mais c’est clairement insuffisant pour changer le sentiment anti entreprise privée qui prévaut au sein de la population.

La réflexion du jour

Disons-le, la fonction publique montréalaise est un monstre qu’aucun maire n’a réussi à dompter, surtout depuis l’injonction d’hormones que furent les fusions et les défusions municipales.

On nous avait promis des « économies d’échelle », et pourtant, de 2002 à 2013, le nombre d’employés a bondi de 12 % et la part du budget de la Ville consacrée à la rémunération des employés est passée de 43 % à… 52 % !--- François Cardinal