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Vaut mieux en rire!

La station-service est le seul endroit où tu tiens le pistolet et c’est toi qui te fais voler.--- Michel Beaudry

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15 juillet, 2019

La réflexion du jour

Notre système de santé est malade, et cela fait plusieurs années qu’on le sait. Malheureusement, au lieu d’essayer un éventail de remèdes pour le guérir, on ne se limite qu’aux solutions gouvernementales, prétendant que n’importe quelle ouverture à la compétition serait une pente glissante vers une vision caricaturale du système de santé américain. --- Renaud Brossard

13 juillet, 2019

La réflexion du jour

Qu’en est-il de la mise en œuvre de la LAP (ndlr loi sur l'administration publique) ? Des études récentes publiées dans la revue L’actualité montrent que la gestion axée sur les résultats qui est au cœur de cette loi tarde à produire les fruits attendus, que les ministères non seulement sont peu tournés vers la mesure des résultats, mais en plus ne respectent pas les exigences de la loi et que le Secrétariat du Conseil du trésor, jusqu’à récemment, ne jouait pas le rôle mobilisateur que lui confie la loi, se contentant d’accompagner les ministères et de ne pas trop les bousculer. --- La Presse+

10 juillet, 2019

Le marché peut-il être un rempart contre le populisme ?

La relation entre le populisme et l’économie de marché n’est pas simple. On entend souvent dire que les dirigeants populistes défendent les intérêts du petit peuple contre les élites, jouent avec les peurs et emballements des gens et se soucient peu des effets de leur politique sur le pays. D’où la tension entre des politiques fondées sur l’existence d’un marché sain et l’instabilité de politiques économiques démagogiques, redistributives à outrance, faisant fi des conséquences en termes d’inflation, de dette publique ou de croissance. Lorsqu’un parti populiste est au pouvoir, on peut donc logiquement s’attendre à ce qu’il ne fasse pas bon ménage avec le marché. 
D’un point de vue théorique, cependant, l’effet pourrait être inverse. Difficile, pour un parti populiste, de s’attaquer à des pays fortement pro-marché. Il est hautement probable que leur message s’y heurterait à l’hostilité des citoyens, élites comprises, qui ne renonceraient certainement pas à tous les avantages d’un marché libre – forte croissance, protection de la propriété privée, rôle limité du secteur public.
Mon étude sur les liens entre populisme et économie s’appuie sur deux ensembles de données. J’ai utilisé le récent « Global Populism Database » du Guardian, qui analyse les propos populistes des présidents et premiers ministres de 40 pays, démocratiques ou non, entre 2000 et 2018. J’ai en outre relevé, dans l’Index of Economic Freedom publié par Heritage Foundation et le Wall Street Journal, le degré de liberté économique dans le monde pour l’année 2012.
J’étais donc, avec ces outils, en mesure de comparer le degré de liberté économique dans un pays donné en 2012 avec le degré de rhétorique populiste utilisée par le gouvernement l’année suivante.
La fig. 3 confirme nos attentes : plus l’indicateur de liberté économique est élevé dans un pays, moins le message populiste a d’impact l’année suivante. Et inversement. Cela reste valable pour des catégories regroupant plusieurs pays, par exemple, « les démocraties ».
Cette corrélation antinomique entre rhétorique populiste et liberté économique ressort plus fortement que la corruption des politiques, autre source d’inspiration du populisme. Comme le montre le tableau de la figure 3, le niveau de corruption politique en 2012 est perçu comme corrélé négativement à la rhétorique populiste de l’année suivante. Mais moins négativement que le lien entre la rhétorique populiste et la liberté économique.
En bref, bien que la presse populaire (et pas seulement elle...) prétende que ce qu’elle appelle des politiques néolibérales entraîne le populisme, ces résultats suggèrent quelque chose de différent : des politiques plus ou moins pro-marché pourraient constituer le meilleur rempart contre la diffusion du message et de la rhétorique populistes dans un pays donné. Alors que la néolibéralisation n’a jamais été aussi décriée qu’aujourd’hui au sein des partis et du public. C’est un (triste) paradoxe.

08 juillet, 2019

La réflexion du jour

L’enquête interne sur la mort de la fillette de Granby débouche sur des conclusions d’une effarante insensibilité. La technocratie dans toute sa splendeur a accouché d’un rapport non divulgué au public, dont le thème central est la déresponsabilisation. Personne n’est à blâmer pour la mort de cette enfant de sept ans, suivie depuis sa naissance par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). C’est « un système complet », voyez-vous, qui a « failli de plusieurs façons à plusieurs moments ».--- Bryan Myles