Le Québec fonce dans le mur ....

....oups! On l'a frappé.
_______________________________________________________________________

Vaut mieux en rire!

Le poulet n'a pas encore traversé la route, mais le gouvernement y travaille --- Lionel Chopin

________________________________________________________________________

30 août, 2014

La réflexion du jour

Les environnementalistes défendent vigoureusement l'utilisation de l'énergie éolienne pour sa propreté, ce qui est fort louable. Mais dites-moi, l'hydroélectricité n'est-elle pas une énergie propre?

D'autres jugent que la construction des éoliennes a développé une nouvelle industrie et créé 5000 emplois, notamment en Gaspésie. Cependant, pour créer ces 5000 emplois, les Québécois paient environ 1 milliard de dollars de trop par année, soit 188 000$ par emploi.--- Francis Vailles

29 août, 2014

Projet de loi 3 : les régimes de retraite des employés municipaux

Le projet de loi 3 a pour but de rétablir la santé financière des régimes de retraite à prestations déterminées des fonctionnaires municipaux et d’en assurer la pérennité.

Les arguments en faveur du projet de loi sont nombreux : justice sociale, capacité de payer des contribuables, longévité accrue des travailleurs, rapport de force favorable aux syndiqués, etc.

Les arguments contre sont aussi nombreux : le respect des contrats de travail, le droit à la libre négociation, les déficits relativement mineurs des régimes comparés aux scandales dans l’industrie de la construction et aux subventions électoralistes, etc.

Mais quoiqu’en disent les uns et les autres, un fait demeure : la rémunération globale des employés syndiqués du domaine municipal est beaucoup plus élevée que celles des employés du gouvernement ou du secteur privé. Selon Francis Vailles du journal La Presse :

Globalement, la rémunération horaire des employés municipaux est maintenant de 37,9% plus élevée que celle des fonctionnaires du gouvernement du Québec. Loin de se résorber, l'écart s'accroît sans cesse. Il était de 22,7% en 2008, de 29,6% en 2010 et de 33,6% l'an dernier.

Les généreux régimes de retraite des fonctionnaires municipaux sont une composante importante de ce déséquilibre.

Essentiellement, la loi 3 exige que les déficits accumulés et les cotisations futures soient partagés 50/50 entre les employés et les contribuables et que les contributions maximales permises n’excèdent pas 18 % (20 % pour les policiers et les pompiers) de la masse salariale.

Je souscris au projet de loi en ce qui concerne le partage 50/50 des cotisations futures. Même après ce changement, les régimes de retraite des fonctionnaires municipaux apparaîtront extrêmement généreux à la majorité des Québécois qui ne possèdent aucun régime.

La limite maximale de 18 % et 20 % de la masse salariale versée au fond des régimes de retraite est aussi pleinement  justifiée. Les régimes actuels sont injustes envers l’ensemble des Québécois dont la contribution au RÉER est limitée à 18 %. Ce qui bon pour minou est bon pour pitou.

Ceci dit, je ne souscris pas à l’exigence de la loi 3 en ce qui concerne les déficits accumulés. Ces déficits sont le résultat d’un laxisme crasse de la part des élus municipaux et gouvernementaux.

Cela fait plus de vingt ans que les grandes entreprises privées ont repris le contrôle des coûts de leurs régimes de retraite à prestations déterminées. Au fil des ans, elles ont augmenté les contributions des employés, réduit les prestations et imposé des régimes de retraite à contributions déterminées aux nouveaux employés.

Si ces entreprises ont posé de tels gestes, ce n’est pas de gaieté de cœur. Elles savaient que les régimes de retraite à prestations déterminées mettaient en péril les finances de l’entreprise. Il fallait agir pour éviter le pire.

Les politiciens municipaux et provinciaux savaient aussi que les régimes de retraite des fonctionnaires mettaient en péril les finances publiques, mais ils ont choisi de l’ignorer. Ce qui aurait été un défi mineur il y a vingt ans est devenu un monstre.

Ce ne sont pas les mêmes politiciens qui doivent aujourd’hui relever le défi, mais cela ne justifie en rien de bafouer les principes régissant un État de droit. Gérard Bélanger, Professeur titulaire, Département d’économique, Université Laval, dénonce l’imposition de cette condition :

Le projet de loi nº 3 contredit une règle essentielle au bon fonctionnement de l’économie, le respect des contrats. Dans ce sens, Robert Menzies, qui occupa le plus longtemps le poste de premier ministre d’Australie pour un total de dix-huit ans et demi, déplorait la violation de la « sainteté des contrats », sans laquelle il n’y avait « pas d’espoir pour notre salut ».

Les rapports de force en matière de relations de travail dans le domaine municipal sont outrageusement biaisés en faveur des organisations syndicales. Contrairement au gouvernement du Québec, les villes ne peuvent pas promulguer une loi spéciale ou décréter un lock-out. Les syndicats des fonctionnaires municipaux ont abusé de leur rapport de force favorable pour intimider les élus municipaux et ont obtenu au fil des ans des conditions nettement supérieures aux autres travailleurs des secteurs public et privé.

Le projet de loi 3 est donc nécessaire pour rééquilibrer le rapport de force entre les villes et leurs syndicats. Cela permettra de mettre de l’ordre dans les régimes de retraite des fonctionnaires, mais ne règle en rien le problème plus fondamental des lois régissant les relations de travail du secteur municipal.


Espérons que les élus auront la sagesse et le courage d’actualiser les lois du travail régissant les municipalités pour éviter des mélodrames à répétition comme celui que nous vivons présentement.

La réflexion du jour

Depuis le milieu des années 2000, les surplus d'Hydro-Québec, engendrés notamment par les éoliennes, ont coûté 4 milliards aux consommateurs québécois, selon mes calculs. Et d'ici 8 ans, en 2021, la facture doublera, à 7,9 milliards!--- Francis Vailles

28 août, 2014

La réflexion du jour

Au Québec, on a décidé de produire de l’électricité avec des éoliennes. Cette électricité coûte 14¢/kWh à produire et elle est ensuite revendue à perte aux Américains. Pendant ce temps, Hydro-Québec paye 150 millions de dollars par année pour NE PAS utiliser une centrale au gaz qui pourrait produire de l’électricité à environ 5¢/kWh. Vous avez bien lu, en Absurdistan, on paye pour NE PAS utiliser le moyen le plus économique de produire de l’électricité !--- Antagoniste

27 août, 2014

La gauche : forte en rhétorique, faible en math

La gauche française tout comme la gauche québécoise est noyautée par des politiciens et des intellectuels forts en rhétorique, mais cancre en math.

Pour les cancres de l'économie européenne, Montebourg (ministre de l’Économie du gouvernement français) et son fan-club, c'est toujours la faute des autres. Pour lui les politiques économiques de l'Allemagne expliqueraient la faillite économique de la France. Pourtant, l’Allemagne n'a de leçons économiques à recevoir de personne et surtout pas de la France.

Ici au Québec, les cancres en math critiquent les politiques économiques canadiennes, supposément favorables aux provinces de l’Ouest, pour expliquer la piètre performance de l’économie québécoise. Pourtant, les provinces de l’ouest n’ont de leçons économiques à recevoir de personne, surtout pas du Québec.


La réflexion du jour

Quand les autorités politiques du Québec décident de ne plus respecter leur signature au bas d’un contrat et de revoir de manière rétrospective leur contribution aux régimes de retraite des employés municipaux, elles posent un geste inacceptable pour une société où le respect des contrats est fondamental au fonctionnement de notre économie.
......

Ne vous méprenez pas, comme une majorité de Québécois, je suis pour une refonte majeure des régimes de retraite. Mais je suis contre ces lois rétrospectives qui fragilisent le fonctionnement de notre société, et ce, pour permettre à des politiciens de réparer leurs erreurs passées.--- Pierre Simard

26 août, 2014

La réflexion du jour

Selon l'étude, les Québécois ont eu un taux de succès moindre que la moyenne canadienne (39%). Et les francophones du Québec (38%) ont moins bien réussi que leurs compatriotes anglophones (57%).
......

Rappelons que le cours d'initiation à la vie économique a été aboli en 2009 au Québec. En Colombie-Britannique et en Ontario, au contraire, un cours a été respectivement inscrit au programme du secondaire en 2004 et en 2011.--- Francis Vailles