Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Jean Charest a presque cité René Lévesque : « Si je vous ai bien compris, vous me dites : y’aura pas de prochaine fois ! » -- Michel Beaudry

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22 janvier, 2020

En Floride, l’argent public pour choisir son école

Lors de cette rentrée scolaire, plus de 18 000 nouveaux élèves de Floride ont profité des « vouchers » (chèques éducation). Ils s’ajoutent aux 100 000 autres qui sont déjà dans des écoles bénéficiant de ces chèques. En mai dernier, le gouverneur DeSantis a créé un programme qui facilite la distribution et l’accès des familles modestes à ce système. Les bénéficiaires proviennent à plus de 71 % des familles de couleur et hispaniques. Plus de 87 % d’entre elles ont un revenu égal ou inférieur au seuil de pauvreté. L’objectif est évident : donner la possibilité aux familles pauvres de choisir l’école de leurs enfants.
De plus, il s’agit de l’argent public qui, de cette manière, n’est pas gaspillé dans des écoles de mauvaise qualité ou gangrenées par l’insécurité et la violence. Le gouverneur veut que, tous les ans à partir de l’année prochaine et à chaque rentrée, 7 000 enfants de plus reçoivent des chèques éducation. Ses projets avaient donné confiance à ces familles. Lors des dernières élections, presque 20 % des mères noires ont voté pour lui. Pas un hasard.
Car ce sont les minorités qui en profitent le plus. En 2017, des résultats impressionnants ont été enregistrés à New York dans les écoles qui bénéficient des chèques éducation. A Harlem, leurs résultats n’ont cessé de s’améliorer depuis 10 ans. Aujourd’hui, il existe des listes d’attente tant la demande est grande. Selon l’association Succes Academy Charter Schools, 84 % des élèves noirs et hispaniques de ces écoles autonomes obtiennent aujourd’hui lors des tests scolaires de meilleurs résultats que les enfants blancs des autres écoles. Du jamais vu dans le passé.

15 janvier, 2020

Ce que nous devons à la croissance économique

par Ferghane Azihari

La croissance économique se définit par la faculté des sociétés à employer leurs facteurs de productions à des fins toujours plus productives. Cette faculté résulte de l’accumulation de capital, du progrès technique et d’une spécialisation toujours plus optimale des travailleurs.
Cependant, cette croissance est aujourd’hui conspuée par les mouvements écologistes au nom de la protection de l’environnement. La fronde contre la civilisation industrielle semble provenir d’une certaine amnésie quant aux avantages sociaux et humains que nous procure la croissance économique. Il ne s’agit pas là d’un simple processus mercantile. Dans la mesure où elle reflète la capacité d’une société à produire toujours plus de richesses, elle conditionne la faculté des êtres humains à satisfaire à leurs besoins au moindre coût. Ainsi que l’attestent de multiples graphiques ci-dessous la croissance économique permet aux êtres humains de vivre plus longtemps (figure 1), d’être mieux nourris (figure 2), de se doter d’un système de santé robuste (figure 4), d’échapper à la mortalité infantile et maternelle (figures 4 et 5), le tout en travaillant de moins en moins (figures 6 et 7). Autrement dit, la croissance économique va de pair avec le développement humain (figure 8).


Figure 1 : Lien entre l’espérance de vie et le PIB par habitant

Figure 1 : Lien entre l'espérance de vie et le PIB par habitant

Figure 2 : Lien entre la proportion de gens vivant avec moins 1,90 dollars par mois et le taux d’enfants en sous-poids

Figure 2 : Lien entre la proportion de gens vivant avec moins 1,90 dollars par mois et le taux d'enfants en sous-poids

Figure 3 : PIB par habitant et dépenses de santé

Figure 3 : PIB par habitant et dépenses de santé

Figure 4 : Lien entre mortalité infantile et extrême pauvreté

Figure 4 : Lien entre mortalité infantile et extrême pauvreté

Figure 5 : PIB par habitant et mortalité maternelle

Figure 5 : PIB par habitant et mortalité maternelle

Figure 6 : Productivité et temps de travail annuel

Figure 6 : Productivité et temps de travail annuel

Figure 7 : travail des enfants et PIB par habitant

Figure 7 : travail des enfants et PIB par habitant

Figure 8 : Indice de développement humain et PIB par habitant

Figure 8 : Indice de développement humain et PIB par habitant

Mais cette croissance s’obtient-elle au détriment de la qualité de notre environnement ? D’autres données infirment ce préjugé. Le nombre de victimes de catastrophes naturelles n’a jamais été aussi faible, et ceci en dépit du fait que les êtres humains n’ont jamais été aussi nombreux (figures 9 et 10).


Figure 9 : Taux de décès dus aux catastrophes naturelles

Figure 9 : Taux de décès dus aux catastrophes naturelles

Figure 10 : Nombre de décès dus aux catastrophes naturelles

Figure 10 : Nombre de décès dus aux catastrophes naturelles

La résilience des civilisations vis-à-vis des catastrophes naturelles croît avec leur développement (tableau 1).


TABLEAU 1 : impact économique et humanitaire des catastrophes naturelles en fonction de l’indice de développement humain (IDH) - Valeurs annuelles médianes par groupe d’IDH

TABLEAU 1 : impact économique et humanitaire des catastrophes naturelles en fonction de l'indice de développement humain (IDH) - Valeurs annuelles médianes par groupe d'IDH

L’indice de performance environnementale élaboré par les universités de Yale et de Columbia montre que les pays riches tendent à avoir un environnement de meilleure qualité que les pays pauvres et figure 11)


Figure 11 : Lien entre l’indice de performance environnementale et le PIB par habitant

Figure 11 : Lien entre l'indice de performance environnementale et le PIB par habitant

(source : site de l’EPI)


Contrairement à ce que suggèrent les injonctions des mouvements écologistes, ni la qualité de notre environnement ni celle de notre mode de vie ne justifie l’abandon de la croissance économique et de la civilisation industrielle.