Le Québec s'endette au rythme de 18 millions $ par jour.

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Vaut mieux en rire!

« Il est plus facile de trouver un portefeuille sans ministre qu'un ministre sans portefeuille. »---- Pierre Dac

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31 mars, 2015

La réflexion du jour

Le service de la dette coûte chaque année 11 milliards. Le désendettement massif de l’État est impérieux. Les jeunes devraient en être les premiers conscients, mais étrangement, ils se portent à la défense d’un modèle social qui les désavantage. Une certaine gauche est parvenue à leur faire croire que la crise des finances publiques serait une invention funeste d’idéologues néolibéraux.--- Mathieu Bock-Côté

30 mars, 2015

Comment explique-t-on le succès de Singapour?

“The government was kept small, efficient and honest”

When it started life as an independent, separate country in 1965, Singapore’s prospects did not look good. Tiny and underdeveloped, it had no natural resources and a population of relatively recent immigrants with little shared history. The country’s first prime minister, the late Lee Kuan Yew is credited with transforming it. He called one volume of his memoirs, “From Third World to First”.

Why did Singapore become an economic success?

First, its strategic location and natural harbour helped. It is at the mouth of the Malacca Strait, through which perhaps 40% of world maritime trade passes. It was an important trading post in the 14th century, and again from the 19th, when British diplomat Sir Stamford Raffles founded the modern city.

Now it is at the heart of one of the world’s most dynamic regions. Under Mr Lee, Singapore made the most of these advantages. 

Second, under Mr Lee, Singapore welcomed foreign trade and investment. Multinationals found Singapore a natural hub and were encouraged to expand and prosper.

Third, the government was kept small, efficient and honest—qualities absent in most of Singapore’s neighbours. It regularly tops surveys for the ease of doing business.

But the island city is not ideal. Although clean and orderly, it has harsh judicial punishments, a tame press and illiberal social policies. Homosexual acts, for example, remain illegal. Protest demonstrations are rarely permitted.

Mr Lee saw his authoritarian style of government as an essential ingredient in Singapore’s success, emphasizing the island’s vulnerability in a potentially hostile neighbourhood.

But younger people now question whether Singapore really is that fragile, and resent the restrictions on their freedom.


La réflexion du jour

Le budget Leitao ressert des mêmes vieux trucs éculés: l’équilibre est pour l’an prochain, les baisses d’impôt pour dans trois ans, les hausses toujours immédiates... et saupoudrées comme du perlimpinpin qui empêche de compter: une pincée dans l’alcool, l’électricité, les loisirs, l’essence, le permis de conduire...

En 2019, année électorale, il promet un répit; il me prend pour une cruche! Une fable conclut: «Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise»... Elle s’ébrèche déjà!--- Myriam Ségal

28 mars, 2015

La réflexion du jour

Cette psychose, que l’on pourrait qualifier de stratégique, frappe souvent les «victimes» de l’austérité. Les médecins et les artistes sont particulièrement vulnérables à cette pathologie qui brouille le gros bon sens.

Certains y laissent leur crédibilité et d’autres vont même jusqu’à se ridiculiser en public. Des gens biens, sensés, talentueux perdent la tête devant la possibilité de la moindre compression, sans même savoir si compression il y aura.--- Lise Ravary

27 mars, 2015

Le mythe du salaire minimum

Le premier mai 2015, le salaire minimum au Québec sera porté à 10,55$, une augmentation de 0,20$. Environ 260 000 personnes bénéficieront de cette hausse de salaire en mai, dont 163 000 femmes.

Pour l’histoire

En 1940, le gouvernement du Québec, dirigé par le chef du parti libéral, Adélard Godbout, présente la première loi sur le salaire minimum. Selon le premier ministre, cette mesure a pour objectif de maintenir le pouvoir d'achat des bas salariés, de redistribuer la richesse et de valoriser le travail des femmes rémunérées au salaire minimum en plus grand nombre que les hommes.

Mais contrairement aux prétentions du premier ministre, cette mesure était avant tout électoraliste. En effet, le 18 avril 1940 l’Assemblée législative avait adopté le projet de loi autorisant le vote des femmes. En adoptant la loi du salaire minimum, il espérait ainsi obtenir majoritairement leurs votes. Mal lui en prit, car à l’élection générale suivante, le parti conservateur de Maurice Duplessis pris le pouvoir. Les partis passent, mais malheureusement les lois demeurent.

Le mythe du salaire minimum

Bien sûr, cette mesure est un symbole important de lutte contre la pauvreté, mais dans les faits, elle a peu d'effets sur les inégalités de revenus et sur le nombre de personnes pauvres. 

Selon Stephen Gordon, professeur au Département d'économie de l'Université Laval, dans le meilleur des cas, elle n’aura pas d’effet négatif sur la pauvreté :

«C'est une perte de temps, en ce qui concerne la pauvreté. L'effet net est pratiquement nul. Et si une augmentation aide une famille, c'est par pur hasard»

Dans les pires cas, le salaire minimum a comme effet d'accroître le chômage et la pauvreté.

Salaire minimum et emploi

Depuis près de vingt ans, le salaire minimum tourne autour de 45 % du salaire moyen des travailleurs payés à l'heure. Selon une étude de l'économiste Pierre Fortin, chaque hausse de 1 % du rapport entre le salaire minimum et le salaire moyen, entraîne une baisse  approximative de 8000 emplois.

La raison est que si le salaire minimum est trop élevé, les employeurs doivent compenser le manque à gagner soit en coupant les heures travaillées, soit en supprimant des emplois, soit en augmentant les prix.

Le 1er avril prochain, les employeurs de Seattle devront graduellement relever le salaire minimum à 15$ l’heure. Cette mesure irresponsable frappe de plein fouet l’industrie de la restauration. Déjà plusieurs restaurants ont fermé ou ont annoncé leur fermeture et ce n’est qu’un début.

Les entreprises de plus grande envergure se tournent vers l’automatisation pour contenir l’augmentation de coûts découlant de l’imposition du salaire minimum. Les étudiants, les travailleurs à temps partiel, les chercheurs d’un premier emploi seront les premiers pénalisés.

Une constante chez les socialistes

Dans le langage socialiste, un salaire minimum décent c’est une sorte de premium à la dignité. Ce discours est peut-être valable pour ceux qui bénéficieront du salaire minimum, mais qu’en est-il de ceux qui ne seront jamais embauchés parce que le salaire minimum excède leur valeur économique : les étudiants qui désirent se payer un peu de bon temps, quelqu’un qui cherche une activité à temps partiel pour se désennuyer, un apprenti, un handicapé léger qui vit chez ses parents, etc.

Personne, moi le premier, prétend que quelqu’un peut vivre décemment avec un revenu de 5 $ de l’heure. L’argument selon lequel il n’est pas possible de vivre avec un salaire en deçà d’un certain niveau est valable, mais cela ne justifie pas l’imposition d’un salaire minimum. Il existe bien d’autres façons moins dommageables économiquement et socialement d’assurer à chacun le minimum vital. Ceux qui préconisent une telle mesure ignorent les coûts invisibles de cette politique et rendent un bien mauvais service à ceux qu’ils prétendent défendre, ce qui est une constante chez les socialistes.


La solution durable, la productivité

Il n’existe qu’un moyen de diminuer la pauvreté, augmenter la productivité, c’est-à-dire la valeur de chaque heure travaillée. Toujours selon l’économiste Pierre Fortin, à moyen et à long terme les salaires augmentent dans un rapport de un pour un avec la productivité. La croyance que les salaires sont déterminés en fonction de l'arbitraire d'un patron est un mythe entretenu par la gauche syndicale.

Les lois ne pourront jamais obliger les entreprises à payer leur main-d'œuvre au-delà de sa valeur réelle. Si le travail produit rapporte moins que ce qu'il coûte, l'emploi va nécessairement disparaître et l’employé rejoindra les cohortes des chômeurs et des assistés sociaux. Pas exactement un moyen efficace de lutte à la pauvreté.

Conclusion

En fait, une hausse du salaire minimum n’a aucun impact sur la productivité et n’a donc aucun impact sur le niveau des salaires à moyen et à long terme. C’est l’amélioration de la productivité qui permet d’améliorer la rémunération. Donc, la lutte à la pauvreté passe par la création d’un environnement propice à l’entrepreneuriat et aux investissements.

Hausser le salaire minimum est politiquement rentable, mais néfaste pour les travailleurs. En définitive, l’imposition d’un salaire minimum c’est comme enlever les deux premiers barreaux d’une échelle, les moins débrouillards ne pourront jamais l’escalader.


La réflexion du jour

Ces services devraient être mieux encadrés, mais les règles doivent être modernisées pour tenir compte des nouvelles technologies, souligne Noah Zon, coauteur d'un récent rapport sur l'économie du partage. « C'est l'occasion pour les gouvernements de réviser leurs règlements, en pensant aux consommateurs et à l'intérêt public, en cherchant à stimuler la concurrence et l'innovation, tout en assurant aux travailleurs des revenus décents et de bonnes conditions », dit-il. --- La Presse