Le Québec s'endette au rythme de 18 millions $ par jour.

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Vaut mieux en rire!

Slogan de cols bleus: Premier arrivé, premier accoté.--- Michel Beaudry

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07 juillet, 2015

La réflexion du jour

Dans les humanités et les sciences sociales, c’est le refrain socialiste et anti capitaliste qui se chante presque universellement. L’alourdissement des taxes, l’expansion de l’État, la discrimination positive, combinés à l’anti américanisme annonciateur de la chute prochaine de « l’empire américain », constituent les éléments du programme scolaire généralisé de nos universités « progressistes » et en général de nos institutions d’enseignement. --- Jean-Luc Migué

06 juillet, 2015

« Une bulle qui ruina le monde » de Garet Garrett

Interview de Christophe Jacobs, initiateur et réalisateur du projet de traduction de Garet Garrett, publié par l’Institut Coppet en 2015.

Un petit mot sur Christophe Jacobs

Christophe Jacobs est né en 1967. Il vit en France, a obtenu une éducation bilingue français-allemand et exerce une profession d’entrepreneur indépendant. Après des études en Belgique, il a pu acquérir des notions d’économie de marché et une pratique de la langue anglaise au contact entre autres, avec le milieu de la finance.

Christophe Jacobs, s’intéresse aux témoignages historiques qui documentent les défauts de remboursement des emprunts publics ; leurs implications dans les relations internationales et dans la politique intérieure européenne. Grâce aux encouragements du professeur d’économie Guido Hülsmann et avec l’Institut Coppet présidé par Damien Theillier comme éditeur, il a traduit récemment un des témoignages les plus marquants parmi ceux-ci, traitant du défaut général sur les dettes souveraines européennes après la Première Guerre Mondiale : il s’agit des chroniques économiques éditoriales du magazine littéraire américain Saturday Evening Post. Celles-ci furent publiées en 1932 aux États-Unis comme recueil sous le titre original de A Bubble that Ruined the World par Garet Garrett, analyste économique et romancier américain emblématique, dont aucune autre œuvre n’est disponible jusqu’à présent en français.


Une bulle qui ruina le monde est l’unique œuvre de cet auteur disponible en français actuellement. Qui est Garrett ?

Christophe Jacobs : Garrett est un écrivain américain, auteur entre autres de plusieurs romans passionnants. Grâce au style de ses chroniques et de ses fictions, Garet Garrett avait su imposer son nom et le respect tant auprès du grand public que des personnalités publiques américaines les plus influentes de la politique au début du XXe siècle (Calvin Coolidge, Bernard Baruch, Herbert Hoover, etc.) .

Il fut entre autres, membre du comité éditorial du New York Times, puis directeur du Tribune, et durant vingt ans, principal rédacteur économique du grand hebdomadaire Saturday Evening Post. En dépit des guerres, et par opposition à toutes les manifestations de pouvoir impérial, il consacra son œuvre à définir avec passion l’idéal philanthropique de la république, mais pas toujours en accord avec les orientations du « Parti Républicain », loin s’en faut. Il est mort en 1954.

Quelles sont les différences de perception entre cette crise des dettes souveraines internationales débutée en 1915 comme elles sont relatées par Garrett dans ce livre deux ans après le grand crash de Wall Street, et ce que nous rapportent les médias en 2015 sur la crise actuelle ?

À la lumière de cette republication des éditoriaux de Garrett entre 1915 et 1932 il est impossible de ne pas faire le parallèle avec le problème de la Grèce suivant de près l’effondrement de la bulle financière en 2008, mais la perception dans le public est très différente aujourd’hui car l’étalon-or a été déclaré officiellement « inadapté » et entièrement supprimé comme référence mondiale entretemps.

Du temps de Garrett ce mécanisme monétaire était encore soutenu officiellement car il devait laisser une grande responsabilité individuelle au citoyen quant au contrôle de son épargne.

Depuis lors, l’action assez opaque, fluctuante et arbitraire d’agences gouvernementales monétaires s’est progressivement substituée au contrôle individuel. Aujourd’hui, cette action des banques centrales n’est même plus directement soumise aux lois et décrets parlementaires… La grande différence, c’est donc l’état d’apathie croissante dans lequel nos concitoyens prennent la nouvelle de l’effondrement de leur système bancaire de nos jours. À l’époque, l’indignation était plus grande, surtout au sein des partis conservateurs.

Comment le contrôle individuel a-t-il pu disparaître ainsi ?

Une évolution s’est produite sous les assauts politiques successifs (essentiellement entre 1913 et 1974), portés contre ce mécanisme naturel de mesure. En fonction d’intérêts politiques divers et, faute d’en comprendre les conséquences, cela s’est passé en l’absence relative de débats démocratiques sur le fond… Garrett cite les témoignages de justification, auxquels on avait contraint Wall Street devant le Congrès suite à la crise de 1929. On est frappé de lire combien ces nouveaux risques découlant de la mondialisation du crédit souverain étaient à peine compris par les banquiers eux-mêmes depuis le début.

Publiée dans un magazine à grand tirage, sa chronique – outre le fait qu’elle soit un témoignage infalsifiable de cette confiance historique populaire à l’époque dans la transparence des institutions monétaires – fait preuve d’une lucidité étonnante préfigurant ce qui ressemble à une grande dégringolade à partir de là : confiscation de l’or privé par FDR, contrôle monétaire par tous les gouvernements militaires impliqués dans la seconde guerre mondiale, création du rideau de fer à l’Est en réaction à une levée du contrôle militaire en Allemagne après-guerre (la libéralisation de la D-Mark en 1948), multiples dévaluations européennes dans les économies contrôlées après-guerre, et plus tard même la suppression officielle de l’étalon-or américain en 1974 par Nixon.

Y a-t-il des différences pour le public de cette époque avec la perception individuelle – en termes de responsabilité économique perceptibles ?

Oui, si on veut, le petit artisan qui gardait ses économies dans un coffre à la banque, ou dans une boite de biscuits, faute de s’intéresser au monde de la finance, ne risquait en principe pas d’être spolié. L’étalon-or légal lui donnait cette liberté, cette transparence et cette sécurité-là, de pouvoir retrouver son même capital en fin de carrière, ce qui lui permettait éventuellement après 50 ans de labeur, de profiter paisiblement de tout ce dont il s’était privé antérieurement, voire d’en faire profiter ceux qu’il voulait protéger personnellement.

Ce mécanisme d’étalonnage par l’or vieux de 150 ans, se greffait naturellement sur un confort de vie et un progrès technologique croissant. En outre il favorisait par principe une gestion prudente des ressources. Il profitait dans sa conception et sa transparence aux citoyens sans distinction de race, d’éducation ou de statut social. Le pays qui s’y tenait le plus strictement bénéficiait de la plus haute considération dans le commerce international ce qui générait des profits de change supplémentaires.

Qu’est-ce qui a changé depuis la publication initiale et qui relativiserait cette critique de Garrett aux nouvelles institutions monétaires ayant entraîné entre autre le Crash de 1929 ?

Il existe de grandes différences historiques avec la période d’après-guerre : le désir d’expansion coloniale et l’esprit de pillage qui l’accompagnait parfois, avait exacerbé les rivalités nationalistes jusqu’à produire la plus horrible des guerres européennes en 1914. La mondialisation des dettes a ranimé ce brasier mal éteint en Allemagne, 25 ans plus tard… a bien des égards ceci n’est heureusement pas vraiment comparable avec ce que nous vivons aujourd’hui en occident. Pour autant, la tentation de mener une politique impériale est un penchant humain naturel qui a connu de nombreux hauts et bas dans l’histoire.

Qu’est-ce qui rend cette critique de Garrett éventuellement d’autant plus pertinente aujourd’hui ?

Tout en rivalisant de fait avec celui-ci, les agences gouvernementales monétaires telles la Fed Reserve ont encore été instituées du temps de l’étalon-or. Garrett a identifié cette rivalité et mis par écrit ses craintes de voir la suppression du standard monétaire se répandre. Aujourd’hui c’est chose faite.

Relativement, en dépit de tous les discours de globalisation, le pouvoir géopolitique arbitraire des banques centrales est donc bien plus vaste en ce moment. Cette influence centralisatrice locale a été décuplée par l’abandon de toute possibilité de mesure objective et cohérente du crédit dans le commerce international.

Même s’ils le veulent, les parlements ne peuvent plus remettre en cause une décision, la pertinence des objectifs, le mode d’actions, voire même, obliger ces agences monétaires modernes à divulguer publiquement toutes leurs décisions économiques en détail. Ils ont signé les lois qui restreignent même leur propre pouvoir de contrôle.

Une remise en cause parlementaire reste impossible sans d’abord modifier les statuts d’indépendance garantis à la fondation de ces agences monétaires par les générations précédentes. Voyez le sénateur Républicain Rand Paul aux USA qui poursuit dans la voie de son père et dénonce le pouvoir arbitraire de la Réserve Fédérale1. Il n’est pas impossible qu’il remporte un certain succès auprès des Américains dont l’histoire économique est fondée différemment.

Mais dans le système monétaire européen, la chose est devenue plus difficile : chaque nation doit d’abord convaincre des parlementaires étrangers à son pays, afin de s’accorder avec eux sur des objectifs fédéraux communs. Ces parlementaires représentent majoritairement des populations disparates dont l’histoire et la langue leur sont très largement inconnues. Pensez à l’intérêt commun qui lie politiciens grecs et allemands pour ce qui est de mesurer la dette souveraine : il est nul a priori.

Qu’en est-il des opposants ? Les critiques faites à l’étalon-or voire à toute forme de contrôle des dettes souveraines (comme en comporte le traité de Maastricht) ont-elles changé fondamentalement depuis cette époque ?

Non, on constate qu’elles sont restées les mêmes : les économistes anglais commencèrent par annoncer que l’étalon ne « marchait » pas. Qu’il était injuste ou antisocial vis-à-vis des « faibles » (un peu comme on reprocherait à une règle millimétrée son manque de compassion envers les petits). Ce mécanisme était prétendument inutile car il ne permettait pas d’éviter les bulles et les crises de crédit. On pense au renard de La Fontaine, lequel parlait de l’acidité des raisins qui pendaient hors de sa portée…

Garrett explique pourtant déjà en 1932 pour sa défense, que malgré ses avantages démocratiques évidents, le sens de l’étalon ne saurait être d’éviter toute crise financière ou même de garantir la solidité absolue de son propre système bancaire (ce que l’on entend souvent comme base de la justification même des banques centrales censées le remplacer, mais avec un succès objectif discutable). S’il est pratiqué correctement, l’étalonnage se contente donc de standardiser l’évolution du crédit monétaire de la manière la plus objective et sûre possible, tant pour les entreprises que pour le Trésor public.

Pour maintenir un étalon-or, Garrett souligne qu’il faut deux choses : des lois parlementaires qui veillent à sa mise en œuvre, à commencer par le décret de convertibilité inconditionnelle, et la confiance du monde entier que ces lois soient appliquées démocratiquement à long terme, sans restriction ni discrimination positive.

Pourquoi les remises en cause des dettes de l’Europe après guerre n’ont-elles pas déjà fait tomber l’adhésion publique à l’étalon-or aux USA comme partout ailleurs en Europe à ce moment-là ?

L’étalon a été supprimé de la loi américaine en d’autres circonstances, même si les responsables (FDR et Nixon) ont évidemment profité indirectement de ce vent qui soufflait après-guerre en Europe.

En 1918, la victoire militaire des alliés européens sur l’Allemagne ne paraissait pas vraiment en être une, tant pour leur population exsangue que pour celle des vaincus in extremis, et ce qu’elle avait coûté aux gouvernements de tous bords en crédits sur leur Trésor public dépassait l’entendement. Plaider pour une sortie de la convertibilité-or en Europe, c’était donc déjà ébranler un peu la certitude sur ces énormes dettes vis-à-vis de l’Amérique.

Tandis que le défaut de remboursement sur créances publiques se généralisait en Europe, et amenait même directement le crash de Wall Street en 1929, en principe, il renforçait théoriquement la valeur de l’étalon-or aux yeux des USA.

Pour la population américaine en effet, il ne devait pas exister d’alternative désirable à une juste mesure des unités de compte permettant de garder les preuves de l’épargne que l’on devait encore lui rembourser.

Peut-on penser, après cette lecture, que les Américains, en prêtant cet argent aux belligérants entre 1915 et 1929, ont été justement punis d’avoir voulu s’enrichir sur le dos de cette tragédie humaine que fut la première guerre mondiale ?

Garrett se penche longuement sur ce reproche qui justifiait dès l’abord le défaut des remboursements Européens, surtout dans la bouche des Anglais. Son indignation, qui est suscitée par certains responsables américains non moins que par les Européens des deux bords, incrimine pourtant une toute autre forme de duplicité, plus en profondeur.

Son reproche tacite ne concerne pas simplement l’appât du gain inévitable de tel ou tel acteur réel de la société. Garrett semble déplorer la déresponsabilisation progressive que les tribuns politiques ont d’abord imposée à leurs concitoyens, avec force propagande, et qui oppose cette Amérique nouvelle, ayant perdu en passant son idéal de neutralité, à l’idéal antique de la « Res Publica », de l’honneur lié à la Parole Publique et à l’exercice de la Politique. Les critiques de Garrett portent plutôt sur l’image d’une nouvelle machine de crédit infernale, aux ramifications embrouillées dont on aurait perdu le plan, et qui finit par ruiner le monde.

Finalement, après toute cette critique de la déresponsabilisation qui nous rappelle la crise européenne actuelle, son livre remet donc une culture à l’honneur, dont on a une vision bien trop restreinte actuellement en dépit de l’évidence géographique : c’est la culture républicaine philanthropique de la Grèce antique.


Garet Garrett, Une bulle qui ruina le monde : Chroniques éditoriales américaines, 1915-1932, traduction française Christophe Jacobs, Institut Coppet, 2015, 216 pages.

La réflexion du jour

Nous venons d’exposer la position de ce qu’il est convenu d’appeler les intellectuels, les universitaires, les gens des médias et en général les critiques sociaux. Ces personnes ont encore moins que le votant ou l’homme public d’incitation à acquérir l’information pertinente. Cette catégorie de gens est presque invariablement anticapitaliste et pro interventionniste. --- Jean-Luc Migué

04 juillet, 2015

La réflexion du jour

De leur côté, les hommes d’État et les administrateurs publics ne subissent pas les conséquences directes de leurs décisions. L’enjeu d’une mauvaise allocation des soins pour eux est minime. Ils jouissent en contrepartie du pouvoir énorme de déterminer ce qui sera consommé par la population. Leurs décisions sont déterminantes. Comme l’enjeu à leurs yeux est moins grand que pour le consommateur lui-même, ils feront des choix moins appropriés que l’usager qui jouirait de la même information.--- Jean-Luc Migué

03 juillet, 2015

La concurrence est au monopole ce que la démocratie est à la dictature.

Tous conviennent que les lacunes inhérentes à la démocratie : délais, influence indue des lobbys, abus des politiciens, etc., sont de loin préférables aux horreurs de la dictature.

La démocratie ne se limite pas à voter périodiquement, mais consiste surtout à permettre à des opinions différentes, voire opposées, de s’exprimer librement et d’influencer l’évolution des politiques régissant la société. Les débats entre les pour et les contres permettent de mieux cerner les enjeux et d’adopter des solutions plus optimales que celles qui auraient été imposées par une dictature, aussi éclairée soit-elle. Par exemple, les écologistes en s’opposant à l’exploitation des énergies fossiles obligent les entreprises à proposer des méthodes d’exploitation propres et sécuritaires. Sans être parfaites, ultimement les politiques retenues suite à un tel processus seront généralement plus optimales pour l’ensemble de la société que s’il n’y avait pas eu de débats.

Ainsi, la démocratie crée les conditions favorisant une saine concurrence entre les choix politiques qui s’offrent à nous. Cette concurrence oblige les protagonistes à redoubler d’ardeur et de créativité pour influencer l’opinion publique en faveur de la position qu’ils défendent.

Ce phénomène a permis aux démocraties occidentales d’atteindre un degré de liberté et une qualité de vie bien supérieure à tous les autres modèles de société.

Ce qui est vrai au niveau d’une société l’est tout autant au niveau de l’économie. Une économie ouverte et libre où la concurrence entre les entreprises domine le marché, se développera plus rapidement et offrira de meilleurs services à meilleurs prix aux consommateurs. Par contre, une économie dominée par les monopoles, privés ou publics, sera peu innovatrice et favorisera le statu quo au détriment de la qualité et des coûts. Ultimement, l’économie implosera comme l’ont expérimenté les républiques russes à la fin des années 80s et le Venezuela aujourd’hui.

Heureusement, le Québec a toujours une économie relativement libre. Mais le poids des monopoles d’État et la propension des gouvernements qui se succèdent à l’Assemblée nationale à tout réglementer nuisent au développement du plein potentiel de l’économie québécoise.

L’environnement économique québécois est l’un des moins libres en Amérique du Nord. Quel que soit le critère utilisé : PIB, revenu disponible, dette, taux de chômage, pauvreté, etc., le Québec trône honteusement dans le peloton de queue.

Malheureusement, cette situation risque de perdurer. Selon un sondage commandité par Cogeco, la moitié des Québécois considèrent que les entreprises privées nuisent à la société. Dans les circonstances, les politiciens seront peu enclins à favoriser l’entreprise privée et la concurrence pour réduire le rôle de l’État dans l’économie.

Cette situation désolante changera seulement lorsqu’une majorité de Québécois auront compris que la trop grande présence de l’État dans l’économie n’est pas la solution, mais le problème.


Ce travail pédagogique de longue haleine doit débuter dès l’école primaire. Les politiciens profitent grandement d’un État interventionniste et ont donc peu d’intérêt à contribuer à l’effort pédagogique nécessaire pour  éduquer la population. Heureusement, il existe des organisations telles que l’IÉDM, dont le mandat est de promouvoir les bonnes pratiques économiques et de faire pression sur nos élus. Est-ce que cela sera suffisant pour nous éviter la honte de se faire imposer des solutions par les banques comme dans le cas de la Grèce? L’histoire nous le dira.

La réflexion du jour

J'ai souvent dénoncé ce système (ndlr la gestion de l'offre), notamment parce qu'il revient à taxer des biens essentiels dans un pays où, en principe, les aliments ne sont pas taxés. L'étude manitobaine met un chiffre sur ce fardeau additionnel ; 339 $ de plus pour les 20 % des ménages au bas de l'échelle, ce qui équivaut à 2,3 % de leur revenu ; 554 $ pour les 20 % les plus riches, soit 0,5 % de leurs revenus. Le fardeau assumé par les plus pauvres est donc presque cinq fois plus élevé que celui des plus riches. C'est la définition même d'une taxe régressive. C'est pervers, et pas seulement dans le sens économique du terme.--- Alain Dubuc