Le Québec fonce dans le mur ....

....oups! On l'a frappé.
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Vaut mieux en rire!

Celui qui a découvert que tout ce qui monte doit redescendre n’a sûrement jamais été taxé au Québec.--- Michel Beaudry

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22 novembre, 2014

La réflexion du jour

Parmi les provinces canadiennes, c’est au Québec que les niveaux de taxes sur la masse salariale sont globalement les plus élevées, soit environ 21 % de plus qu’en Ontario.
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« Les études empiriques menées au Canada le confirment: entre 87 % et 100 % des taxes sur la masse salariale finissent par être assumée par les employés. La situation est d’autant plus préoccupante lorsqu’on constate l’écart qui existe déjà au chapitre de la rémunération entre les travailleurs québécois et ceux des autres provinces. Il serait souhaitable que parmi les recommandations de la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise, les salariés puissent bénéficier d’une réduction de ces taxes »--- Yanick Labrie

21 novembre, 2014

Modulation des tarifs des garderies subventionnées. Est-ce une bonne idée?

A priori, je suis enclin de répondre par la négative, car il semble que ce soit un nouveau tour de magie, comme seuls les politiciens et les hauts fonctionnaires savent concocter, pour taxer davantage une catégorie de contribuables qui contribue déjà plus que sa juste part au budget de l’État.

Regardons cela de plus près.

La gauche interventionniste s’oppose à la modulation des tarifs des garderies subventionnées en prétextant que, compte tenu de la progressivité de l’impôt, les plus nantis paient déjà leur juste part. Mais que se passe-t-il? Ils sont tombés sur la tête ou quoi? Depuis quand la gauche interventionniste s’oppose-t-elle à faire payer les plus nantis?

Même s’il est vrai que les familles à revenu élevé paient proportionnellement plus d’impôt, venant de la gauche interventionniste, cela demeure un argument peu convaincant. De plus, comme l’a démontré Alain Dubuc, la progressivité de l’impôt n’a qu’un impact relativement mineur sur le financement des garderies subventionnées.

J’en déduis que l’argument de la gauche interventionniste n’est en fait qu’un prétexte. Il faut donc chercher ailleurs la motivation des opposants. Personnellement, je crois qu’ils craignent avant tout que la modulation des tarifs pousse les parents à délaisser les garderies étatiques en faveur des garderies privées non subventionnées.

En effet, selon Francis Vaille, en tenant compte des impacts fiscaux, une famille gagnant 100 000$ par année qui enverrait son enfant dans une garderie privée non subventionnée, économiserait 2$ par jour par rapport au tarif proposé par la formule de modulation. Une famille gagnant 200 000$ paierait seulement 2,82$ par jour de plus, ce qui est bien peu considérant leur revenu.

Si un tel scénario devait se matérialiser, ce serait la fin du monopole étatique, une catastrophe pour les tenants du modèle québécois. Les garderies non subventionnées, libres du cadre rigide du ministère et des conventions collectives offriraient un meilleur service à moindre coût. À terme, le programme des garderies reproduirait le modèle des écoles privées.

Je ne suis donc pas surpris que les syndicats et autres groupes d’intérêt  s’opposent à la modulation des tarifs telle que proposée. Ils perçoivent cette proposition comme une menace qui réduirait considérablement leur pouvoir d’influence et de recrutement. Beaucoup de parents n’hésiteraient pas à payer quelques dollars de plus pour se libérer d’un monopole pour qui les enfants sont  un mal nécessaire. Les garderies privées non subventionnées grugeraient inévitablement une partie importante de la clientèle des garderies étatiques et par voie de conséquence la clientèle syndicale.

En accentuant la concurrence entre les deux réseaux, on donnerait plus de choix aux parents. La concurrence obligerait les garderies étatiques à prioriser les intérêts des enfants et des parents plutôt que ceux des bureaucrates et des syndicats. Ainsi, elles devraient ajuster les horaires et les programmes éducatifs pour tenir compte des besoins des parents et des enfants. Les syndicats devraient y penser à deux fois avant de déclencher une grève, sous peine de voir s’accélérer le transfert des enfants vers les garderies non subventionnées. Les bureaucrates du ministère devraient actualiser la réglementation en fonction des besoins des enfants et éliminer les tracasseries bureaucratiques inutiles, sinon les garderies étatiques seraient condamnées à disparaître à plus ou moins long terme.

La modulation des tarifs de garderies subventionnées est un excellent moyen de briser le monopole d’État pour le plus grand bien des enfants et des parents. Toutefois, la formule de modulation retenue devrait être financièrement neutre pour le gouvernement. Malheureusement, il est peu probable que le gouvernement laisse passer une telle opportunité de fouiller plus profondément dans les poches des contribuables. Mais même si cela devait s’avérer le cas, ce serait malgré tout un petit prix à payer pour mettre un terme au monopole étatique.

La réflexion du jour

Dans le cas des CLD et CRE, même si certains déchirent leurs chemises, il est notoire que l’ensemble des programmes d’aide aux entreprises est une véritable « maison de fous » où des lobbys défendent âprement un système de crédits d’impôt et de subventions, érigé en véritable « industrie de la subvention », et qui coûte des milliards de dollars aux contribuables tout en étant reconnu comme inefficace.--- Michel Kelly-Gagnon

20 novembre, 2014

La réflexion du jour

Des projets qui devaient coûter 100 millions mais qui coûtent un milliard, des entreprises moribondes qu’on maintient en vie artificiellement, des mégas-hôpitaux qui coûtent la peau des fesses, des entrepreneurs qui se graissent la patte, des dépassements de coûts colossaux, des bonis astronomiques, des factures gonflables, des crosses, du gaspillage, de la collusion, de la corruption, du copinage...--- Richard Martineau

19 novembre, 2014

Ça ne coûte rien, c’est l’État qui paie

Le président de la France, François Hollande croit que si c’est l'État qui paie, ça ne coûte rien. Voilà le mal français.

C’est malheureusement aussi ce que beaucoup de Québécois croient. C’est en parti vrai pour ceux qui ne paient pas d’impôt, mais seulement parce que ce sont les autres qui paient et non parce que ça ne coûte rien. C’est l’effet pervers le plus dommageable de l’État providence.

Pour mitiger ce phénomène, il faudrait que tous les programmes gouvernementaux appliquent le concept « l’argent suit la personne qui en a besoin ». Les frais d’hospitalisation suivraient le patient, les droits de scolarité suivraient l’élève, etc. L’institution impliquée devrait produire une facture et la faire signer par le patient ou le parent pour obtenir le paiement du gouvernement.

Ainsi tous seraient informés que rien n’est gratuit.

Nicolas Doze.


La réflexion du jour

Il faudra bien qu’on nous mette les yeux devant les trous en ce qui concerne notre propension à vivre au-dessus de nos moyens, à vouloir plus de programmes tout en refusant tous les projets économiques. Il faudra bien que quelqu’un nous dise qu’il y a un prix à payer pour dire non au Cirque du Soleil, non au gaz naturel, non au pétrole, non aux mines.---Mario Dumont