Le Québec fonce dans le mur ....

....oups! On l'a frappé.
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Vaut mieux en rire!

40-15, au tennis, c’est un pointage. Au Québec, ce sont deux autoroutes «djammées» tous les matins.--- Michel Beaudry

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31 octobre, 2014

Pourquoi certaines sociétés s’enrichissent, alors que d’autres semblent condamnés à la pauvreté?

Revue de livre par Serge Rouleau

Il existe de nombreuses théories pour expliquer les énormes disparités de richesse entre les différentes nations du monde. Toutefois, elles sont souvent simplistes et rarement universelles. Les économistes Daron Acemoglu du MIT et James Robinson de Harvard ont voulu palier à cette lacune en publiant Why Nations Fail.

Les auteurs ont étudié l’histoire de plusieurs sociétés en Europe, en Amérique et en Asie dans le but de comprendre pourquoi certaines se sont enrichies, alors que d’autres sont demeurées pauvres. Est-ce la géographie, la présence de richesses naturelles, la culture ou encore l’ignorance des leaders?

Le phénomène de l’enrichissement des sociétés date d’au plus 200 ans. Avant la révolution industrielle, les populations étaient égales dans la pauvreté. Le revenu moyen d’un conquistador était environ le double d’un Inca.

Les citoyens de l’Angleterre et des États-Unis se sont enrichis après avoir renversé l’élite dirigeante et l’avoir remplacé par une société plus égalitaire. Les gouvernements devaient rendre des comptes aux citoyens et ceux-ci étaient libres d’entreprendre et de choisir leurs activités en fonction de leurs intérêts économiques.

Selon Acemoglu et Robinson, ce sont les institutions qui encadrent le fonctionnement d’une société qui favorisent ou non son succès. Une société bénéficiant d’institutions inclusives prospère, alors que les sociétés encadrées par des institutions extractives sont condamnées à la misère.

La clé du développement est l’inclusion de la majorité de la population à la vie économique. Lorsqu’un individu peut améliorer son sort en travaillant plus, en prenant des risques ou en innovant, la société se développe et tous en profitent. Les principes sous-jacents aux institutions inclusives sont principalement la propriété privée, le caractère sacré de l’État de droit et la pluralité politique. La propriété privée permet aux individus de profiter des bienfaits des efforts qu’ils déploient dans la société. L’État de droit minimise l’arbitraire et protège les individus des abus. La pluralité politique stimule les débats sociaux et permet de maintenir un bon équilibre entre les diverses options politiques.

Au contraire, une société encadrer par des institutions extractives est caractérisée par la dictature politique et l’arbitraire. Règle générale, lorsque le pouvoir politique est centralisé dans les mains de quelques individus, le gouvernement est instrumentalisé au bénéfice de l’élite dirigeante. La population  ne pouvant bénéficier des bienfaits de leurs efforts a recours à toutes sortes de subterfuges pour éviter la confiscation du fruit de leurs labeurs. Les plus talentueux émigrent quand cela est possible. Ces populations sont condamnées à la pauvreté.

L’État doit être suffisamment fort pour mettre en place des institutions favorisant l’activité économique : des systèmes judiciaire et monétaire forts, une sécurité publique et une justice indépendants de la politique, des infrastructures de base suffisantes et efficaces et des systèmes de santé et d’éducation de qualité. Cependant, le pouvoir de l’État ne doit pas être hégémonique. Pour éviter les systèmes où une minorité au pouvoir exploite la majorité, il doit y avoir plusieurs sources de pouvoirs : plusieurs partis politiques, une société civile militante et des médias forts et indépendants.

Les auteurs utilisent, entre autres, les Corées pour démontrer leur thèse. Au milieu du XXe siècle, les Corées du Nord et du Sud étaient réunies. Elles bénéficiaient donc des mêmes atouts : population homogène, même culture, mêmes ressources naturelles, etc.. La guerre de Corée au début des années 50 créa deux pays, le Nord et le Sud. La Corée du Nord, s’inspirant de la Chine communiste,  a eu recours à des institutions extractives pour gouverner. Par contre, la Corée du Sud, tout en conservant les caractéristiques propres à la culture coréenne, s’inspira des démocraties capitalistes. Elle a adopté des institutions inclusives pour gouverner. Soixante ans plus tard, la population de la Corée du Nord végète parmi les plus pauvres au monde, tandis que celle de la Corée du Sud a rapidement rattrapé la plupart des pays occidentaux.


Toutefois, les auteurs nous rappellent qu’il n’y a rien de permanent. Une société inclusive peut rapidement muter en une société extractive. Il suffit de regarder l’histoire récente du Venezuela pour s’en convaincre.

La réflexion du jour

Certes, le Québec s’en tire mieux que plusieurs pays européens. Malgré tout, il faut prendre le déficit et la dette au sérieux. Parce qu’il faut les maintenir sous contrôle. Parce que chaque dollar payé en intérêt n’est plus disponible pour financer des services qui nous sont chers. Parce que les déficits d’aujourd’hui sont les impôts de demain. Et surtout, parce qu’il est impossible de s’enrichir en vivant à crédit.--- Nathalie Elgrably-Lévy

30 octobre, 2014

La réflexion du jour

Le fait de critiquer la formule Rand a trop souvent été associé, au Québec, aux idées antisyndicales. Disons-le franchement : on peut être syndicaliste et souhaiter une pluralité syndicale. À long terme, c'est même la seule manière de mettre en compétition les organisations syndicales et de s'assurer que celles-ci demeurent près des préoccupations des travailleurs. En ce moment, elles ont le monopole ; pourquoi marcheraient-elles droit ? Pourquoi respecteraient-elles leurs membres ? Pourquoi seraient-elles attachées aux fondements de la démocratie et se doteraient-elles de hauts standards éthiques, par exemple ? Leurs membres sont captifs ; peu importe ce qu'ils font, on prend leurs cotisations à la source, et tant pis pour le reste.---Louis Préfontaine, auteur, blogueur et ex-syndicaliste

29 octobre, 2014

La France, cancre de l’Europe; le Québec, cancre de l’Amérique du Nord

Alors que l'Allemagne annonce un équilibre budgétaire pour 2015, la France laisse filer le déficit de l'État qui sera de (au moins) 4,4% en 2014. Autant de dette en plus pour les générations futures.


La réflexion du jour

Enfin, l'État n'a pas comme rôle de se substituer à l'entreprise privée et ne devrait pas nous dire où travailler, comment épargner, quoi construire ou produire. Il doit plutôt assurer un environnement qui protège les droits de propriété et les contrats librement conclus et favorise la concurrence, source d'innovation bénéfique aux consommateurs.--- Adrien Pouliot

28 octobre, 2014

La réflexion du jour

La rémunération élevée et le grand nombre d'employés à la Ville de Montréal expliquent pourquoi la métropole se classe encore comme l'une des villes les plus chères à gérer au Québec.--- Pierre-André Normandin

27 octobre, 2014

La dette publique est garantie par les épargnes des Québécois

L'État français a accumulé une dette de plus de 2 000 milliards d'euros, soit presque 100% du PIB, et l'économie est en berne, pourtant les investisseurs continuent à lui prêter, car ils savent que l'État français en dernier recours fera un hold-up sur l'épargne des Français et se servira directement dans leur capital.

Autrement dit, c'est l'épargne des Français qui garantit l'endettement de l'État auprès des prêteurs.

La situation du Québec est sensiblement la même que celle de la France. La dette de l’État français est d’environ 42 000 $C par habitant. Celle du Québec, incluant notre portion de la dette fédérale, est d’environ 39 000 $C. Comme en France, la dette publique du Québec est garantie par l’épargne des Québécois. Donc, n’en doutez pas, lorsque les banques viendront sonner à la porte du ministre des Finances, le gouvernement n’hésitera pas à confisquer le capital de ceux qui se seront serré la ceinture pour épargner.


La réflexion du jour

À cet égard, un pays se distingue pour avoir brillamment réussi à relever son économie et à équilibrer son budget. En 1995, le Wall Street Journal le disait au bord de la faillite. Aujourd’hui, il est cité en exemple partout dans le monde. Son nom est sur les lèvres de nombreux politiciens, la revue française Les Échos dit de lui que c’est «un cas d’école de redressement long mais spectaculaire» et le journal Le Nouvel Économiste le présente comme «exemple de réforme réussie». Ce pays, c’est le Canada!--- Nathalie Elgrably-Lévy