Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry
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05 janvier, 2021

Responsabilité : au cœur de la tradition intellectuelle libérale

 Frédéric Mas s’entretient avec Alain Laurent à propos de son dernier ouvrage : « Responsabilité – Réactiver la Responsabilité Individuelle », paru le 7 février.

Un entretien exclusif avec Alain Laurent à propos de son dernier ouvrage :  Responsabilité – Réactiver la Responsabilité Individuelle, paru le 7 février aux éditions Belles Lettres.

Frédéric Mas : Qui est responsable ? Être responsable, c’est être à soi sa première cause. Cela implique qu’il n’y a de morale qu’individualiste ?

Alain Laurent : Puisque dans l’ordre humain seul l’individu (et non pas les « collectifs ») est un être pensant et doté d’intentionnalité agissante, il est donc forcément seul à pouvoir être tenu pour responsable de ses choix et actions : être considéré comme leur cause principale et avoir à répondre de ce qui lui est imputé.

La responsabilité individuelle se situe donc à la fois en amont, dans le libre arbitre, de la prise de décision et en son aval, en assumant ou revendiquant les conséquences de ses décisions. S’il n’était pas le libre auteur de de ses actes, on ne voit d’ailleurs pas au nom de quoi on lui demanderait d’en rendre compte !

De ces considérations découle une éthique de la responsabilité individuelle qu’on peut en effet qualifier d’individualiste au sens classique de la notion d’individualisme, telle qu’elle est par exemple spécifiée dans le Trésor de la langue française (CNRTL – CNRS) qui fait autorité en la matière : ce qui privilégie l’indépendance d’esprit et de décision de l’individu ainsi que sa capacité d’autonomie ou d’autodétermination – à rebours de l’actuel individualisme bashing cher au gauchisme ou au conservatisme réactionnaire qui le réduit et l’assimile au narcissisme, à l’égoïsme trivial ou l’asocialité…

 

La France n’est pas un pays très libéral, mais vous estimez qu’un vrai déclin de la responsabilité culturelle et institutionnelle s’est amorcé après-guerre. Quelles en sont les sources ?

Le reflux de l’inscription institutionnelle du primat de la responsabilité morale et sociale de l’individu et sa déresponsabilisation subséquente ont en effet véritablement commencé en France aux lendemains de la Deuxième Guerre mondiale, et cela à un double égard.

D’une part, sur le plan juridique, avec dans certains domaines la substitution d’une abstraite « personne morale » aux personnes humaines concrètes dans l’imputation des fautes commises et des réparations aux victimes (un point admirablement repéré, documenté, analysé et déploré en 1965 par l’éminente juriste Geneviève Viney dans son bien nommé Le déclin de la responsabilité individuelle).

Et d’autre part avec la mise en place d’un État social ou providence impliquant une déresponsabilisation croissante des individus dans la protection contre la maladie ou le chômage et la préparation de leur retraite (en France, cela s’est traduit par l’application du programme à fort relent collectiviste du Conseil national de la Résistance) : cette mise sous tutelle a été en son temps dénoncée par des penseurs libéraux de sensibilités diverses : Walter LippmannJacques Rueff et surtout Wilhelm Röpke, que j’ai fréquemment cité dans mon livre.

 

Vous montrez bien que la responsabilité individuelle est au cœur de la tradition intellectuelle libérale. Cependant, c’est Proudhon qui pour vous est le premier à mettre en avant cet aspect dans son projet philosophique. Il serait le premier libertarien d’extrême gauche… Avant Bastiat ?

L’apparition de l’expression « responsabilité individuelle » constitue dans l’histoire des idées un marqueur lexical fort pour repérer l’émergence d’une philosophie morale et sociale centrant l’imputation de responsabilité sur l’individu.

Elle est intervenue dans le courant du XIXe siècle, avant tout en France ; et de l’enquête généalogique que j’ai menée il ressort que le premier penseur à l’avoir utilisée et positivement et à plusieurs reprises est… Proudhon – mais il s’agit du Proudhon d’après 1848-50, qui avait rompu avec le socialisme et rejoint la pensée libérale sur bien des points (libre concurrence, critique de l’impôt, respect du droit de propriété). En cela et sur le fond, il se rapproche de Bastiat avec qui il avait tant polémiqué et qui, paradoxalement venait de décéder (1850) mais n’avait, lui, jamais explicitement parlé de « responsabilité individuelle » bien qu’il ait été, cette fois-ci le premier à exposer sur un mode consistant les ressorts et la logique de la responsabilité de l’individu.

Que cela fasse de Proudhon dans la deuxième partie de sa trajectoire intellectuelle un « libertarien d’extrême gauche », je n’irai pas jusque là. J’ai depuis longtemps toujours vu en lui plutôt un radical et authentique libéral de gauche.

 

La responsabilité individuelle, et son pendant, le libre arbitre, n’est pas seulement menacée par les différents collectivismes de droite et de gauche qui cherchent à la diluer. L’émergence récente des neurosciences remet aussi au goût du jour le déterminisme matérialiste le plus extrême, qui tend à réduire la conscience de nos actions à néant. Comment surmonter ce néoscientisme sans pour autant rejeter les évolutions certaines de la science dans le domaine de la conscience ?

La critique fondamentale à adresser à nombre de neuroscientifiques décrétant, en invoquant leurs travaux, l’enterrement d’un libre arbitre (pour eux une antique superstition « métaphysique ») ou « free will » qui est le socle d’une substantielle et cohérente responsabilité individuelle, est de s’aventurer inconsidérément et péremptoirement hors de leur champ scientifique de compétence. D’autant qu’ils le font de manière expéditive, en croyant le liquider définitivement en quelques pages voire quelques lignes, ce qui est bien léger pour une problématique d’une complexité telle qu’elle leur échappe.

En se comportant de la sorte, ces suppôts d’un déterminisme réducteur et sommaire contreviennent aux rigoureux critères de la scientificité telle que les a avec soin posés Karl Popper : les extrapolations qu’ils avancent sans prudence ni parfois cohérence ne sont pas « falsifiables » (réfutables), et relèvent bien plutôt de l’opinion et de convictions idéologiques.

La moindre des choses serait qu’ils renoncent au prétendu monopole de l’explication cognitive de la vie morale de l’être humain, qui plus est réduit à l’état d’un automate irresponsable qui s’ignore. J’ajouterai enfin que l’existence non niable d’un « inconscient cognitif » peut être interprétée de manière toute différente, sans revêtir la toute-puissance liberticide qu’ils lui attribuent dans une grave rechute scientiste. C’est le cas d’autres neuroscientifiques et non des moindres, pour lesquels inconscient cognitif et libre arbitre sont compatibles.

Certains d’entre eux, dans le sillage d’un Karl Popper (qui fut d’abord un scientifique) acquis à l’indéterminisme, soutiennent même que la plasticité des déterminismes de l’esprit humain les rend ouverts à l’action d’une libre volonté – ou que dans l’état actuel des connaissances, la question est indécidable. Avec ceux-là, non seulement le dialogue est possible, mais nécessaire et fécond.  

08 juillet, 2020

Responsabilité. Réactiver la responsabilité individuelle


Alain Laurent - Les Belles Lettres, 2020


Mais de quoi se plaint-on ? Ne devrait-on pas être contents et rassurés ? L’Etat et les élus politiques s’occupent de nous. Ils nous prennent en charge. C’est la belle vie ! Peut-être, pour certains. Il s’agit, pourtant, d’un terrible scénario. C’est ce que nous décrit parfaitement Alain Laurent dans son dernier essai. Kant l’avait déjà prévu, décrivant « un gouvernement qui serait fondé sur le principe de la bienveillance envers le peuple, comme celui d’un père envers ses enfants, c’est-à-dire un gouvernement paternaliste, où les sujets, comme des enfants mineurs qui ne peuvent distinguer ce qui leur est véritablement utile ou nuisible, sont réduits au rôle simplement passif d’attendre du seul jugement du chef de l’Etat qu’il décide comment ils doivent être heureux et de sa seule bonté qu’il veuille bien s’occuper de leur bonheur… ». Et Tocqueville d’écrire : « Au-dessus des individus s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’éveiller sur leur sort… Il ressemblerait à la puissance paternelle… »
L’Etat français met en œuvre à la lettre ce que Kant et Tocqueville redoutaient et dénonçaient. On ne cesse d’invoquer la responsabilité, mais on materne les individus à tel point que tout le monde devient irresponsable. La prise en charge des Français par l’Etat providence tend à combler tous les besoins de tout un chacun. Alors, pourquoi se charger d’une tâche aussi lourde que celle de s’assumer ? On peut en rire, mais les faits sont graves et les intentions, loin de l’angélisme. Depuis des années, la multiplication des institutions et des missions de l’administration a rendu caduc le rôle de l’individu. On lui ce qu’il doit faire, ce qu’il doit boire et ce qu’il doit manger. Au nom du pédagogisme progressiste, on décide à sa place de ce qui est bon et de ce qui est mauvais. Ce n’est pas à lui de faire la différence, d’établir des hiérarchies. L’Etat impose le « confort de l’irresponsabilité » comme l’a très bien écrit Jean-François Revel. On nous fait croire que cette idéologie contre la responsabilité est la meilleure chose qui puisse nous arriver. Notre bien-être en dépendrait. Plus encore, on déresponsabilise même les délinquants. Ne sont-ils pas les victimes de cette société « injuste et inégalitaire » ?
« A force de dérive compassionnelle, d’excuse sociale et d’obsession assurantielle…, cette société de post-responsabilité connaît une prolifération sans précédent d’ « assistés », une catégorie à prendre maintenant dans une acception généralisée : être aidé, guidé, « tutoré », pris en charge, donc assisté en tout, dans tous les aspects de la vie personnelle et sociale… ce maternage infantilisant stérilise définitivement le sentiment de fierté et l’envie d’autonomie qui constituent le ressort de la responsabilité… ». Alain Laurent a raison d’être inquiet. Cette dérive décourage les individus qui « résistent ». Il y a aussi le risque de dérive autoritaire. Moins de responsabilité individuelle c’est aussi plus de pouvoir centralisé et de décisions coercitives. C’est le gouvernement qui réfléchit à notre place. Libérons-nous pendant qu’il est encore temps. En commençant par lire et faire lire cet essai plus que convaincant.

17 février, 2017

La réflexion du jour

Cette année, seulement 17 % des Canadiens vont cotiser à un REER, et le ratio moyen d’endettement des ménages québécois est de 150 %. Vous ne trouvez pas que le temps est venu d’apprendre aux jeunes à mieux gérer leur argent?--- Richard Martineau

31 janvier, 2017

La réflexion du jour

Les choses gratuites nous rendent heureux. Cela ne veut pas dire qu’elles nous conduisent aux choix économiques les plus avisés. Dans le domaine de la santé, la gratuité a été élevée au rang d’idéologie au Canada. Le principe de la gratuité est devenu plus important que la disponibilité des services.--- Mario Dumont

10 septembre, 2016

La réflexion du jour

Pour les politiciens sentimentaux, donner sans rien demander en retour est tout indiqué, mais forcer un jeune de 18 ans à travailler en réduisant son chèque mensuel, ça, non, ça ne passe pas.--- Michel Hébert

30 juin, 2016

La réflexion du jour

Cesser de demander au gouvernement de prendre en charge tous les aspects de notre vie. Nous ne pouvons pas à la fois dire que nous sommes trop taxés et trop imposés, et exiger des programmes sociaux chromés qui nous accompagnent de notre premier à notre dernier souffle. Soyons cohérents.--- Richard Martineau

21 juin, 2016

La réflexion du jour

Jadis, il y avait une valeur de base qui s’appelait le civisme, un mélange de courtoisie et de sensibilité pour autrui, qui impose une limite à nos envies. Idéalement, on y pense soi-même. Comme il ne se manifeste plus spontanément, ou si peu, il faut maintenant l’imposer. Triste.--- Joseph Facal

29 avril, 2016

La réflexion du jour

Le comble, c’est qu’à la fin de l’année nous avons reçu la directive de dépenser les fonds restants. Il devenait tout à coup urgent de trouver une manière de dépenser cet argent, sans quoi nous allions le perdre. C’est ainsi qu’ont été achetées des centaines de clés USB, «au cas où nous en aurions besoin». On les a rangées dans une armoire. Elles doivent sûrement y être encore, car nous avions pris l’habitude de sauvegarder nos documents sur le serveur du réseau. Ce genre d’aberration administrative finit par tuer l’envie de proposer de nouvelles idées. Cela écrase l’initiative de ceux qui voudraient s’impliquer davantage. Les leaders qui voudraient être chefs d’orchestre sont réduits à jouer du triangle !»--- Jean-François Roberge

28 mars, 2016

La réflexion du jour

Inconscients des forces en nous, comme individus et comme société, nous préférons nous tourner vers le gouvernement pour soigner tous nos bobos, petits et grands. Oubliant que si l’État était si puissant qu’on le croit, il n’y aurait pas de trous dans les rues et l’attente à l’urgence serait réduite au minimum.--- Lise Ravary

01 septembre, 2015

La réflexion du jour

En gros, ça prend un patron. Quelqu’un qui évalue, embauche et qui peut congédier. Tous ne sont pas faits pour enseigner et tous n’ont pas ce qu’il faut pour diriger une école. Dans un monde où personne n’est responsable, où c’est la commission scolaire qui décide de tout, où tout devient une corvée à saveur bureaucratique, où les priorités des milieux sont sacrifiés à l’hôtel de l’uniformisation des processus administratifs, peut-on seulement imaginer qu’on mérite mieux? Au ministre de régler ça: autonomie, souplesse, liberté d’établir des liens et de faire participer le milieu et la communauté, relation privilégiée entre la direction de l’école et les parents dans les cas extrêmes, etc.--- Joanne Marcotte

08 juillet, 2015

Les Grecs ont choisi la voie de la responsabilité


Je dis bravo à tous les Grecs qui ont eu le culot de dire « non » à l’UE. C’est le choix que tout citoyen responsable se devait de faire. Maintenant, les politiciens grecs ne peuvent plus compter sur l’argent des autres pour s’en sortir. Ils devront enfin prendre leurs responsabilités et apprendre aux Grecs à vivre selon leur moyen.

Depuis qu’ils ont rejoint l’UE, les Grecs en sont arrivés à croire qu’ils pouvaient tout se permettre puisqu’ils bénéficiaient d’une promesse de crédit illimitée sur le compte des autres. Fraudes, magouilles, corruptions, etc. sont devenues le lot des fonctionnaires, des contribuables, des entrepreneurs et surtout des politiciens. Mais pour paraphraser Mme Thatcher, l’argent des autres finit toujours par manquer.

Maintenant, c’est au tour des Européens de dire non aux politiciens grecs.

NON, nous ne voulons pas d’un partenaire qui ne veut pas de nous et qui tente de nous faire chanter.

NON, nous ne paierons pas vos dettes. Nous ne les avons pas contractées et nous ne voulons pas d’un partenaire qui n’honore pas ses engagements.  

NON, nous n’aurons pas de regret. L’idéal européen est la solidarité, non le chantage.

NON, nous ne tolérerons pas la démagogie communiste dans le seul but de nous culpabiliser face aux difficultés du peuple grec.

NON, nous ne regretterons pas d’avoir été intransigeants pour protéger l’Europe des abus d’un partenaire irresponsable.

Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a remporté une immense victoire face à l’opinion publique grecque, mais en bernant les électeurs. Il était irresponsable de sa part de rejeter le blâme de la débâcle financière de la Grèce sur le triumvirat du FMI, de la BCE et de l’UE. Décidément, c’est une manie chez les socialistes de toujours blâmer les autres.

Comme si cela n’était pas suffisant, il fallait en plus qu’il accuse les Allemands des malheurs grecs.
Les Allemands travaillent plus que les Grecs, prennent leur retraite plus tard et sont les principaux bailleurs de fonds d’une Grèce en faillite. Je conçois facilement qu’ils en ont plein le dos de ces Grecs pleurnichards. C’est ce que j’appelle mordre la main qui te nourrit.

Malheureusement, beaucoup trop de gens qui ne l’ont pas mérité souffriront. Les banques sont fermées, les denrées de base manquent, il existe des pénuries de  médicaments, etc., et ce n’est qu’un début. Au mieux, la Grèce reculera de 50 ans, mais c’est le prix à payer pour réapprendre le sens des responsabilités. Au pire, ce que je ne souhaite même pas aux plus communistes d’entre eux, le pays vivra une crise humanitaire digne de l’Afrique.

Les Européens doivent absolument résister à l’envie de céder au chantage de Tsipras. Dans le cas contraire, le naturel reviendra au galop et tout sera à recommencer dans moins d’une génération.

Bien sûr, idéalement il faudrait éviter une crise humanitaire, mais contrairement à ce qu’on a fait croire aux Grecs, la solution ne réside pas dans les mains de Madame Merkel, mais bien dans les leurs. Au besoin, le premier ministre Tsipras peut toujours faire appel à son nouvel ami, Vladimir Putine. Les Grecs découvriront rapidement que les conditions de l’UE étaient finalement  très raisonnables, mais il sera trop tard.


Il reste enfin…. le putsch militaire. Je souhaite sincèrement qu’il ne soit pas nécessaire d’aller jusque-là.

03 juin, 2015

La réflexion du jour

On n’attend pas chez le pharmacien, chez l’optométriste, chez le dentiste ou à l’épicerie parce que si c’est le cas, le prestataire de service risque de perdre ses clients à la concurrence. Pourquoi faudrait-il accepter d’attendre 25 heures aux urgences ?--- Adrien Pouliot

01 juin, 2015

Moins de règles réduisent les risques

La ville de Bohmte en Allemagne s'est prêtée à une expérience audacieuse : elle a aboli le Code de la route, pour un code commun à tous: voitures, cyclistes et piétons. 

À la surprise générale, l’élimination des règles de circulation a réduit les risques d’accident.
Cela ne devrait être une surprise pour ^personne. Devant l’absence de règles, les individus se responsabilisent. La pression exercée par l’entourage a vite fait de convaincre les récalcitrants.

C’est un important message aux maniaques québécois  de la réglementation dont la dernière trouvaille est de réglementer la circulation des fauteuils roulants.


16 mai, 2015

La réflexion du jour

Pendant 30 ans de ce comportement, les Tremblay continuent d’épargner et d’investir et les Mooney, hum, à vivre le moment présent!

Dans 30 ans, oups, surprise incroyable, les Tremblay se retrouvent avec un portefeuille valant plus de 1,4 million de dollars. Les Mooney, pour leur part, se retrouve avec pas grand chose, sauf des émotions bien négatives lorsqu’ils voient les Tremblay, ces riches voisins.--- Bernard Mooney

01 mai, 2015

Toya Graham, une mère responsable

Lorsque Toya Graham a reconnu son fils de 16 ans déguisé qui lançait des bouteilles à la police, elle s’est précipitée sur lui pour le ramener à la maison.

Si les mamans des étudiants du CÉGEP du Vieux Montréal et de la faculté des sciences humaines de l’UQUAM, imitaient Toya Graham il y aurait moins de casse dans les rues de Montréal.


15 décembre, 2014

Allemagne 1, Québec 0, France -1

Pendant que les politiciens français se disputent pour savoir si il faut interdire ou non les feux de cheminée, Angela Merkel a un taux de popularité de 67% dans son pays. Elle est la preuve qu'on peut mener une politique courageuse tout en restant populaire. Les couards qui dirigent la France devraient s'en inspirer.

Lors de son discours, Angela Merkel a déclaré "Nous avons fini de vivre à crédit, car nous pensons à nos enfants et à nos grands enfants."

Marc Fiorentino.


04 décembre, 2014

La réflexion du jour

L'État québécois est trop gros, trop interventionniste et trop gourmand. De nouvelles solutions doivent être envisagées, car le Québécois moyen étouffe, l'économie québécoise souffre et le Québec sombre. L'État providence agonise et une nouvelle génération d'acteurs politiques prêts à mettre fin à ses souffrances se fait cruellement attendre.--- Sébastien St-François

24 octobre, 2014

La campagne « ASSEZ » du Parti Conservateur du Québec

Le PCQ vient de lancer la campagne « ASSEZ ». Vous pouvez participer à cette campagne en affichant votre ras-le-bol au moyen d’autocollants que vous pouvez vous procurer sur le site internet du parti. Vous pouvez aussi exprimer votre ras-le-bol directement ici. Je souhaite que la campagne « ASSEZ » lancée par le parti conservateur fasse boule de neige.

Voici la liste de mes « ASSEZ » :

       ·         J’en ai assez des impôts, taxes et tarifs confiscatoires;
·         J’en ai assez du capitalisme de copinage;
·         J’en ai assez des règlements qui me pourrissent la vie pour éviter des évènements malheureux, mais rarissimes;
·         J’en ai assez des attentes à l’urgence;
·         J’en ai assez des attentes pour voir un médecin;
·         J’en ai assez des locaux délabrés dans les écoles;
·         J’en ai assez des fonctionnaires qui torpillent le moindre effort de rationalisation des dépenses;
·         J’en ai assez du peu d’imputabilité des politiciens et des bureaucrates;
·         J’en ai assez de la déresponsabilisation des individus;
·         J’en ai assez de payer 4 ou 5 fois le prix coûtant d’une bouteille de vin;
·         J’en ai assez du prix minimum de l’essence;
·         J’en ai assez de la gestion de l’offre;
·         J’en ai assez des groupes d’intérêt qui prétendent parler en mon nom;
·         J’en ai assez des employés municipaux qui gagnent 35% de plus que leurs confrères du public et du privé;
·         J’en ai assez de me faire voler par des entrepreneurs véreux;
·         J’en ai assez des nominations politiques sans égard à leurs compétences;
·         J’en ai assez des écologistes qui s’objectent à tous développements économiques;
·         J’en ai assez des artistes qui abusent de leur popularité pour promouvoir l’immobilisme;
·         J’en ai assez des bien-pensants qui me sermonnent comme les curés d’antan;
·         J’en ai assez des syndicats qui se croient au-dessus des lois;
·         J’en ai assez…….

Je suis persuadé que, comme moi, vous en avez assez de vous faire promettre des solutions qui n’atteignent jamais leurs buts.

Vous vous imaginez peut-être que les problèmes vont disparaître comme par magie, mais cela n’arrivera pas.

Depuis 40 ans, les gouvernements, tous partis confondus,  ont empilé des dettes et trouvé de nouvelles façons de fouiller plus profondément dans mes poches. Je ne sais pas pour vous, mais moi j’en ai assez de payer sans que les services s’améliorent, voire se détériorent, et que la dette publique augmente sans cesse.

Les interventionnistes argumentent que nous avons fait des choix de société et que maintenant on doit en assumer les coûts. En ce qui me concerne, ce sont les politiciens et les groupes d’intérêt qui ont choisi pour moi.  Pour être qualifié de choix de société, un programme devrait avoir fait l’objet d’un débat de société et avoir reçu l’approbation de la majorité des électeurs par voie de référendum. Aucun des programmes actuels ne satisfait ces critères. 

Bien sûr, il est important de dénoncer l’ineptie du mammouth étatique, sinon les promoteurs du tout à l’État  occuperont l’entièreté de l’espace médiatique comme ils le font depuis plus de quarante ans. Mais faire le ménage dans la fonction publique, ne retardera que de quelques années l’inévitable.

Il faut réduire le rôle de l’État dans l’économie et instaurer des mécanismes de concurrence dans la livraison des services considérés comme essentiels tels que la Santé et l’Éducation. Soyons sérieux, si on ne s’attaque pas aux problèmes à leurs sources, nous nous enfoncerons jusqu’à ce que les banquiers viennent sonner à notre porte. Là nous connaîtrons ce que c’est l’austérité. Pour s’en convaincre, il suffit de penser à la Grèce et à l'Espagne : des milliers de mises à pied, des réductions de salaire de 10% ou plus, un taux de chômage de plus de 20% et plus de 40% chez les moins de trente ans, etc.


Est-ce ça que nous voulons? Je tiens à ce que mes enfants et petits-enfants connaissent des jours meilleurs et soient fiers d’habiter au Québec. Il faut donc cesser d’entretenir un modèle économique interventionniste révolu qui est peu productif et coûteux et qui tue l’entrepreneuriat et l’innovation.

10 octobre, 2014

Faire crever les écoles privées ne sauvera pas les écoles publiques

Le gouvernement est en faillite et recherche par tous les moyens à augmenter ses revenus. C’est à croire que la réduction des dépenses dans les programmes inutiles et en réduisant la taille de l’État est une impossibilité pour tout politicien qui se respecte. Le ministère de l’Éducation ne fait pas exception.

Le ministre Bolduc croit avoir trouvé un nouveau truc pour fouiller encore plus profondément dans les poches des contribuables : réduire les contributions du gouvernement aux écoles privées. Il espère ainsi récupérer quelques dizaines de millions dans les poches des parents qui se serrent déjà la ceinture pour offrir à leurs enfants une scolarité de qualité.

Cela sera certainement très populaire auprès des syndicats et des étatistes qui carburent au tout à l’État. Mais cette fois le ministre se tire dans le pied. Une étude de la faculté d'éducation de l'Université de Sherbrooke, réalisée en 2013 pour la Fédération des établissements d'enseignement privé, conclut que des augmentations entre 1000$ et 2000$ des droits de scolarité résulteraient en un transfert entre 43% et 75% des enfants du privé vers le public.
Selon l’analyse d’Alain Dubuc, si 40% des élèves quittent le privé, le gouvernement ferait une économie de 44,1 millions. Par contre, si 75% des élèves quittent l’école privée, alors le gouvernement perdrait 35,4 millions. Cela découle du fait qu’un élève au privé coûte 40% de moins au gouvernement qu’un élève au public, la différence étant payée par les parents. Alors, au mieux le gouvernement fera un gain minime et au pire une perte négligeable. Mais malheureusement, cela risque de détruire ce qui reste de bon dans le système d’éducation, les écoles privées.
Alors, n’en déplaise aux syndicats et autres faiseurs d’opinions gauchistes pour qui hors de l’État point de salut, l’école privée n’enlève rien à l’école publique. C’est un mythe entretenu par les profiteurs du système qui craignent de se faire démasquer.
La performance internationale remarquable de notre système scolaire tient en bonne partie au réseau privé. Par exemple, aux résultats du test du PISA en mathématiques, en 2012, ce sont les élèves du privé, avec une note de 584 - contre 522 pour le public - qui ont fait grimper les résultats du Québec à 537 et permis d'obtenir un des meilleurs résultats de l’Occident.

La présence du réseau privé crée en outre un climat de concurrence qui rend le public plus performant. Les écoles publiques qui réussissent imitent les écoles privées : directeurs responsables, discipline, enseignants motivés, parents qui ont à cœur la réussite de leurs enfants. Bien entendu, ce n’est pas de tout repos. Le directeur et les profs doivent se battre contre les conventions collectives et les décisions stupides des bureaucrates des commissions scolaires et du ministère, mais les plus tenaces arrivent à battre le système et à réussir des quasi-miracles.

La réduction de la contribution du gouvernement aux écoles privées créera deux catégories d’élèves, les nantis et les pauvres. Les écoles privées qui survivront aux coupures du ministre Bolduc seront réservées non plus aux enfants talentueux,  mais à ceux dont les parents en auront les moyens. La réduction des subventions signifiera que beaucoup d’élèves motivés et qui travaillent fort n’auront plus accès à l'école de leur choix parce que leurs parents n'en auront plus les moyens.

Il serait plus avisé de faire le contraire. L’asymétrie du financement publique des écoles privées et publiques fausse les règles d’une saine concurrence entre les écoles. Pour corriger la situation, il suffirait d’offrir un seul régime de financement pour les écoles publiques et privées. En contrepartie, les critères d’acceptation des élèves seraient les mêmes pour tous. En bonus, cette approche permettrait au gouvernement de privatiser les écoles publiques pour renflouer les coffres de l’État.

Je n’invente rien, c’est ce qui se fait, entre autres, en Suède. Mais le modèle québécois n’a pas de leçon à recevoir de personne. Misère!