Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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Vaut mieux en rire!

Le gouvernement augmente le coût des cigarettes pour qu’on arrête de fumer. Alors, quand il hausse les impôts, est-ce pour qu’on arrête de travailler ?--- Michel Beaudry

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31 août, 2013

La réflexion du jour

Le machiavélisme transpire dans cette urgence à débattre de cette charte (ndlr charte des valeurs québécoises). Mais le plus grave est cette irresponsabilité sociale de nous entraîner dans des combats aussi épuisants que coûteux. Ne serait-ce qu’en termes juridiques alors qu’on devra contester les chartes canadienne et québécoise. Nous mobiliserons nos énergies et nous déchirerons de nouveau, entre «nous» et avec «les autres», qu’ils soient du Québec ou du Canada.--- Denise Bombardier

30 août, 2013

Réduire les impôts ET les taxes

Le PLQ a lancé l’idée de réduire les impôts afin d’encourager le travail et de compenser la perte de revenu du gouvernement en augmentant les taxes.

D’un point de vue économique, les finances publiques devraient toujours privilégier les taxes à la consommation plutôt que les impôts sur le revenu. Les taxes à la consommation sont progressistes (les nantis consomment plus que les pauvres), réduisent les possibilités de fraude, simplifient le mode de collection et éliminent les tours de passe-passe fiscaux.

 Malheureusement, au Québec il n’y a plus de marge de manœuvre. Les impôts et les taxes sont déjà les plus élevés en Amérique du Nord. Une augmentation des taxes à la consommation risque d’encourager de plus en plus de consommateurs à se procurer les biens dont ils ont besoin dans une autre province ou aux É.-U.. Donc, une augmentation des taxes au-delà des taux actuels pourrait nuire à l’économie sans pour autant augmenter les revenus du gouvernement.

Il n’y a pas solution miracle. Il faut réduire les impôts et les taxes et réduire les dépenses gouvernementales pour compenser le manque à gagner. Il faudra bien s’y résoudre un jour ou l’autre. Pourquoi attendre que les banques nous forcent la main comme elles l’ont fait en Grèce? C’est la conséquence de la gestion irresponsable des finances publiques depuis 30 ans.

Mario Dumont en discute avec Jean-François Minardi, analyste en politiques publiques à l'IEDM. Diffusée sur les ondes de LCN le 26 août 2013.


La réflexion du jour

On ne connaît même pas exactement la part de marché du livre numérique dans le village gaulois. La seule chose qui importe est de réglementer de façon à garder son prix élevé - ce qui est le moyen le plus sûr de creuser notre retard tout en laissant le champ libre aux libraires virtuels d'outre-frontière.--- Mario Roy

29 août, 2013

La réflexion du jour

Et c’est ce même Parti Québécois qui, 45 ans plus tard, concocte une charte des valeurs québécoises qui vise non pas à libérer les individus et assurer leur liberté de s’exprimer, mais plutôt à interdire à ceux qu’il n’aime pas de faire des choses qui les énervent?

45 ans de combat de libération nationale pour en arriver à une charte qui instaure une dictature de la majorité, réprime les signes d’appartenance à des minorités religieuses, et parle de priver de leur droit de parole des imams aux idées jugées trop radicales? 45 ans de lutte de libération pour imposer un nouveau conformisme?--- Benoît Aubin

28 août, 2013

La concurrence dans le domaine de l’hébergement

Dans un régime de libre marché, la concurrence est un phénomène qui favorise l’amélioration de la productivité pour le plus grand bonheur des consommateurs. Les entreprises rivalisent d’ingéniosité pour réduire les coûts et améliorer la qualité des produits et services qu’elles offrent. Celles qui réussissent progressent, les autres disparaissent.

Le 21 août dernier, nous avons vu que la concurrence dans le domaine du transport interurbain favorisait les consommateurs. Le même phénomène a le même effet dans le domaine de l’hébergement.

Grâce à internet, de plus en plus de fournisseurs offrent des produits et services directement aux consommateurs. Ils contournent ainsi les embûches réglementaires inutiles mises en place pour financer les gouvernements et favoriser les fournisseurs dominants au détriment des consommateurs.

Par exemple, le site internet AirBnB a changé le modèle traditionnel de recherche et de réservation de chambres et de logements lors de voyage d’affaires et touristiques. Il est d’une simplicité renversante et vous permet de trouver le logement qui vous convient en seulement quelques clics.

Bien entendu, l’industrie hôtelière est aux abois et crie à l’injustice. Alors que les hôtels et les B&B doivent payer permis, taxes, impôts, taxes spéciales, etc., les indépendants évitent ces frais et peuvent se permettre d’offrir des chambres et logements qui défient toute compétition pour le plus grand plaisir des voyageurs.

Bien sûr, les politiciens et les groupes voués à la défense des intérêts de l’industrie vous diront que vous prenez de grands risques en logeant chez un indépendant qui n’est pas assujetti aux règles gouvernementales et aux inspections des fonctionnaires. Foutaise! Les indépendants ont tout intérêt à offrir des services impeccables pour protéger leur réputation auprès de leur clientèle et assurer leur pérennité. Les couillons sont vite débusqués.

La solution logique consisterait à éliminer les frais inutiles imposés à l’industrie hôtelière. Mais les politiciens ont horreur des solutions qui tarissent une source de financement, aussi négligeable soit-elle. La solution préconisée par le gouvernement consiste à utiliser des fonctionnaires comme voyageurs-espions pour dépister les fraudeurs et leur imposer des amendes de 750 à 2250 $ par jour d'infraction. En cas de récidive, c'est entre 2250 et 6750 $ par jour que le contrevenant devra payer.

Alors que le gouvernement devrait encourager la concurrence et protéger les consommateurs, les politiciens choisissent le contraire. Seront-ils dénoncés par les groupes de défense des intérêts des consommateurs? N’y compter pas trop, car dans une économie de copinage, tous s’entendent pour mieux dévaliser le consommateur.

La réflexion du jour

Il est très évident que le gouvernement Marois a intérêt à raviver le débat public sur cette question (ndlr la laïcité). Il donne un gaines burger à sa clientèle la plus militante. Il crée une diversion qui fait oublier les mauvaises nouvelles qui lui sont accolées depuis un an. Il peut espérer susciter une mobilisation dans l’opinion publique.--- Jean-Jacques Samson

27 août, 2013

La réflexion du jour

Alors, libraires du Québec, faites comme les épiciers indépendants, les pharmaciens indépendants et les quincailliers indépendants: cessez de craindre la compétition des grandes chaînes et faites-leur la barbe en étant meilleurs qu'eux.--- Gaétan Frigon

26 août, 2013

Service à la clientèle : Amazon c. Poste Canada

J’aime magasiner chez Amazon. Les meilleurs prix, la livraison gratuite et le service à la clientèle sont supérieurs à la plupart des fournisseurs internet que je connaisse.

Le service à la clientèle est particulièrement édifiant. Contrairement à ce qui se fait ailleurs, le client n’appelle pas le service à la clientèle, c’est celui-ci qui vous appelle. C’est simple comme bonjour. Vous accédez au site web d’Amazon, activé l’onglet « Contactez-nous », vous répondez à quelques questions simples, indiquez votre numéro de téléphone et choisissez le moment où vous voulez qu’on vous rappelle. Pas de menu qui vous envoie dans une boucle interminable, pas de musique insipide, pas de message vous informant que votre appel est important. Il est évident qu’il ne l’est pas sinon on vous répondrait.

Malheureusement, Amazon utilise Poste Canada pour la livraison de nos achats. Lors de ma dernière commande, le service de Poste Canada a été tellement pourri que s’en est comique. Une semaine après la date de livraison, je n’avais toujours pas reçu mon livre, j’ai donc communiqué avec Amazon pour les en informer. Ils se sont empressés de remplacer ma commande en s’excusant et sans aucuns frais. Le lendemain de la date de la deuxième livraison, rien. C’est à croire que le postier approvisionne une librairie.

Je contacte donc Poste Canada pour déposer une plainte. L’on m’informe que ma plainte sera acheminée au centre de distribution et que quelqu’un me contactera dans les cinq jours ouvrables. Trois jours plus tard, je reçois un courriel m’informant que les plaintes doivent être déposées par l’expéditeur et m’invitant à communiquer avec mon fournisseur.

Je communique donc à nouveau avec Amazon. Le jour même on m’expédie pour la troisième fois ma commande par courrier accéléré, et ce sans aucuns frais. À la date de livraison prévue, je trouve ma commande en trois exemplaires dans ma boîte postale!!!

Question : pourquoi une entreprise dont le service à la clientèle est exemplaire s’associe-t-elle à une entreprise dont le service à la clientèle est pourri?

Le chiffre du jour : 1 milliard $

Cela fait dire aux deux partis d’opposition que le ministre Marceau a raté sa cible par une marge de 275 millions l’an dernier et qu’il serait en voie d’enfreindre la Loi sur l’équilibre budgétaire qui l’oblige à effacer tout déficit dès la fin du présent exercice. Et comme cette loi précise qu’il faut ajouter tout dépassement de dépenses de l’année passée au manque à gagner de l’année en cours, le gouffre à combler d’ici mars prochain pourrait atteindre un milliard selon l’opposition libérale.--- Jean-Robert Sansfaçon

24 août, 2013

La réflexion du jour

Le modèle québécois de gestion des problèmes ne consiste pas à résoudre les problèmes, mais plutôt à s’affronter sur qui en est responsable — le privé ou le public; le PQ ou les libéraux; les syndicats ou la Chambre de commerce; la gauche ou la droite; le fédéral ou les séparatistes — et quand ce ne sont pas les Anglais, ce sont les immigrants...

Pendant qu’on se chicane sur qui est responsable et sur qui a la meilleure solution, on ne fait rien... et les problèmes faisandent. --- Benoît Aubin

23 août, 2013

L’économie selon l’école autrichienne

(NDLR Si seulement nos politiciens comprenaient 10 % de la théorie économique enseignée par l’école autrichienne, le Québec serait un leader en Amérique du Nord.)

La plupart des économistes conçoivent l’économie comme une machine et essaient pour la comprendre d’appliquer les méthodes des sciences naturelles, soutient Steven Horwitz dans cette pertinente entrevue. Par contraste, les économistes de l’école autrichienne considèrent leur domaine de recherche comme faisant partie des sciences humaines. Au lieu de chercher à développer des modèles mathématiques élaborés, les économistes autrichiens se concentrent sur les choix et perceptions des individus et sur la façon dont les prix permettent à chacun de coordonner spontanément ses actions avec les autres.

En ce qui a trait aux questions monétaires et bancaires, ils souhaitent, comme le représentant au Congrès Ron Paul, abolir la Réserve fédérale. Ils préconisent un retour à l’étalon-or et à des devises en concurrence, un modèle qui nous a bien servis dans le passé. Au contraire, les banques centrales sont responsables de l’inflation des prix et des cycles de surchauffe et de contraction qui mènent aux récessions et aux dépressions. Selon M. Horwitz, « l’analogie que j’utilise parfois est de dire que [les banques centrales] mettent tous les feux de circulation au vert. Et lorsque tous les feux sont au vert, les voitures vont foncer les unes sur les autres. »

Les banques centrales sont en réalité un exemple de monopole, ce que la plupart des gens voient à juste titre d’un mauvais oeil lorsqu’il y en a dans d’autres secteurs. Les économistes autrichiens ne sont cependant pas favorables pour autant aux lois antitrust, qui visent supposément à empêcher l’instauration d’un pouvoir monopolistique. La raison en est que ces lois tendent à être utilisées par certaines entreprises pour entraver le développement d’autres entreprises, ce qui n’apporte rien aux consommateurs. « Aussi longtemps que le marché est concurrentiel et que les consommateurs peuvent décider à qui donner leurs dollars, les entreprises […] qui sont incapables de satisfaire les gens vont perdre des parts de marché au profit de celles qui le peuvent. »

Les spectateurs entendront le point de vue du professeur Horwitz sur la politique étrangère, les programmes sociaux et sur la façon dont la redistribution de la richesse par l’État a évincé des solutions de marché ou en provenance de la société civile. Bien qu’il soit pessimiste à court terme, il est optimiste sur le long terme, misant sur l’intelligence et la créativité des gens et sur leur désir fondamental d’améliorer leur sort.

Robert Scully en discute avec Steven Horwitz qui occupe la chaire Charles A. Dana en tant que professeur d’économie à l’Université St-Lawrence, située à Canton dans l’État de New York. Il est l’auteur de Microfoundations and Macroeconomics: An Austrian Perspective et rédige une chronique hebdomadaire pour The Freeman Online. Il a reçu le Prix Hayek en 2010 pour ses travaux sur l’économie de la famille, parmi d’autres sujets.


Le chiffre du jour : 79%



Jean-Marc Léger

22 août, 2013

La réflexion du jour

Nous avons laissé notre démocratie et l’héritage de René Lévesque aux mains de bandits à cravate. Le Québec ressemble de plus en plus à une république de bananes et nous n’avons que nous-mêmes à blâmer.

Alors, la prochaine fois qu’un politicien vous racontera qu’il travaille pour votre bien, dites-vous que si vous ne faites rien, il partira justement avec tous vos biens. --- Jean-Marc Léger

21 août, 2013

La concurrence du covoiturage profite aux consommateurs

Dans un régime de libre marché, la concurrence est un phénomène qui favorise l’amélioration de la productivité pour le plus grand bonheur des consommateurs. Les entreprises rivalisent d’ingéniosité pour réduire les coûts et améliorer la qualité des produits et services. Celles qui réussissent progressent, les autres disparaissent.

Le covoiturage est un excellent exemple des bienfaits qui découle de la concurrence. Sur le site de covoiturage Amigo Express vous trouvez des offres de transport interurbain peu coûteux par rapport aux modes conventionnels de transport terrestre, soit l’autobus et le train. Le concept est d’une simplicité enfantine. Vous vous inscrivez sur le site, vous annoncez les détails de votre voyage et le tarif demandé et les voyageurs intéressés vous contactent pour réserver leur place.

Par exemple, ce système vous permet de faire le voyage Montréal-Québec pour la modique somme de 15 $. Ce phénomène a pris une telle ampleur qu’Orléans Express et Via Rail ont dû réduire leurs tarifs de moitié pour concurrencer le covoiturage.

Mais dans le paradis du capitalisme de copinage, la réaction ne s’est pas fait attendre. Orléans Express accuse certains conducteurs d’être des professionnels du covoiturage et de ne pas respecter les règles. La réglementation spécifie que pour transporter quelqu’un sans permis, les tarifs demandés ne doivent pas dépasser les coûts d’utilisation et d’entretien du véhicule. Donc, un conducteur qui exige des tarifs lui permettant de faire un profit raisonnable, mais quand même très alléchant pour son passager, opère dans l’illégalité.

Orléans Express a donc déposé une plainte à la Commission des transports du Québec, la suppliant de mettre fin à cette concurrence déloyale. Bien entendu, la Commission s’est empressée de condamner les conducteurs fautifs et de les menacer de représailles s’ils sont pris en flagrant délit.

Le ministère des Transports réalise que la réglementation actuelle ne permet pas de contrôler le covoiturage. Aussi propose-t-il de la modifier pour mieux l’encadrer. J’anticipe que le ministère proposera de délivrer des permis. Il deviendra alors possible d’en augmenter le prix pour limiter le covoiturage à sa plus simple expression. Les transporteurs conventionnels s’en réjouiront et s’empresseront de revenir aux tarifs d’antan. Les grands perdants seront comme d’habitude les consommateurs.

Où sont les organismes censés défendre les intérêts des consommateurs? Malheureusement, dans un régime de capitalisme de copinage les entreprises, le gouvernement et les groupes d’intérêt collaborent pour mieux arnaquer les consommateurs. Alors, ne comptez pas trop sur eux pour défendre vos intérêts.

La réflexion du jour

Ce que le regroupement Nos livres à juste prix a trouvé de mieux pour concurrencer le livre électronique, c’est d’augmenter l’écart de prix entre le livre électronique et le livre en librairie! C’est aussi d’obliger un prix unique du livre, ce qui inciterait davantage les gens à acheter sur Internet. On reconnaîtra là la logique économique des lobbys qui co-gouvernent le Québec présentement et qui semblent avoir des droits d’entrée privilégiés à l’Assemblée nationale, maintenant que le Parti québécois est au pouvoir.--- Joanne Marcotte

20 août, 2013

La réflexion du jour

L'époque où on se rendait dans une grande surface pour acheter à bas prix le dernier best-seller pourrait bientôt être révolue. Tout comme celle où on se procurait pas cher un livre sur un site d'achat en ligne.

Selon un des scénarios envisagés par le gouvernement Marois, le prix de vente d'un livre acheté à la librairie du coin, dans une grande surface ou sur le web serait obligatoirement à peu près le même. --- Jocelyne Richer

(NDLR Le protectionnisme prend de l'ampleur. Cette fois c'est au profit de l'industrie du livre de papier, mais toujours au détriment du consommateur et surtout des plus pauvres.)

19 août, 2013

La bureaucratie a ses raisons que la raison ne peut pas comprendre

Les anecdotes dénonçant les stupidités bureaucratiques croissent proportionnellement à la taille de l’État, pour le plus grand plaisir des médias. Dans tous les domaines gérés par l’État : Santé, Éducation, Environnement, Fiscalité, Culture, Agriculture, etc. les règlements sont interprétés le plus étroitement possible pour protéger l’État et ses fonctionnaires au détriment de la population. Quoi de mieux pour se protéger les fesses que de ne jamais dévier de la lettre de la loi. Cette culture est le résultat naturel d’une fonction publique déresponsabilisée et non imputable.

En juillet dernier, Gabrielle Duchaine de La Presse rapportait le cas du 56 Chemin Val-des-Bois à Laval. Cette maison de soins de longue durée abrite huit adultes lourdement handicapés. Le gouvernement paie monsieur Sylvain D’Astous, le propriétaire, 50 000 $ par locataire par année. Ce montant est nettement insuffisant pour embaucher le personnel requis pour le bon fonctionnement de la maison compte tenu des conditions de dépendance de ses locataires. Monsieur D’Astous doit donc se taper des semaines de 80 heures pour assurer un service de qualité à ses locataires.

Par contre, selon le rapport du Vérificateur général, l’Agence de la Santé et des Services sociaux paie le CHSLD Côté Jardins de Québec, plus de 70 000 $ par locataire par année. Pourtant, il est peu probable que les 256 locataires de ce CHSLD soient tous aussi lourdement handicapés que les huit locataires de monsieur D’Astous.

Le gros bon sens indique donc que monsieur D’Astous devrait recevoir plus de 70 000 $ par locataire par année. Mais le gros bon sens n’a aucune influence sur la logique bureaucratique. Les fonctionnaires sont guidés par des règles que la raison du moyen des mortels ne peut pas comprendre.

Donc, monsieur D’Astous n’a d’autres choix que de fermer sa résidence. Les locataires y vivent heureux depuis plusieurs années, mais ils devront déménager et se réadapter à un nouvel environnement. Cela leur imposera un stress considérable, mais la grille de décision des fonctionnaires a priorité sur leur bien-être.

La réflexion du jour

Ceci étant dit, je ne suis pas en train d’affirmer que l’on devrait interdire le syndicalisme dans la fonction publique; ce droit est tout à fait légitime. Cependant, comme ils créent un grave problème économique étant donné les quatre arguments décrits ci-haut, leur influence devrait être réduite au minimum. Comment faire? En réduisant au maximum la taille de l’État. Si certaines fonctions du gouvernement était abolies alors que d’autres seraient confiées à des entreprises privées en concurrence, la taille de la fonction publique serait grandement réduite, tout comme les distorsions économique que celle-ci occasionne.--- minarchiste

17 août, 2013

La réflexion du jour

Il est devenu très mal vu d’être sceptique envers le réchauffement global. En fait, le concept de lutte aux changements climatiques est presque devenu une religion. Impossible de soulever un doute en publique sans que le tribunal inquisitoire nous condamnent à la mort par lapidation. Cela crée une dynamique dans laquelle l’extrémisme devient la norme. L’analogie avec la religion est d’ailleurs très bonne : l’humain commet des péchés capitaux en bénéficiant d’un niveau de vie « abusif » qui détruit l’environnement, ce qui mènera à un Armageddon écologique; pour l’éviter nous devons écouter la parole des prophètes verts et suivre les recommandations des messies de Gaïa, en adoptant un mode de vie plus minimaliste, faire autrement est considéré « immoral ».--- minarchiste

16 août, 2013

Si c’est important, mesurez-le

Les gens qui professent des valeurs différentes semblent souvent séparés par des divergences irréconciliables. Selon Michael Walker, économiste et ancien directeur principal à l’Institut Fraser, on ne peut les rapprocher qu’en ayant recours à des faits qui décrivent de façon exacte une situation. Sa devise personnelle résume bien son approche : si ça compte, mesurez-le.

Dans une démocratie, si ce sont les citoyens qui prennent en fin de compte les décisions, ceux-ci doivent comprendre les enjeux – et afin de les comprendre, ils ont besoin de statistiques fiables, reproductibles et simples. En mesurant et en comparant un grand nombre de phénomènes, des écoles aux hôpitaux en passant par les pays, l’Institut Fraser a cherché à promouvoir de meilleures politiques publiques en fournissant aux gens les moyens d’évaluer l’efficacité des politiques actuelles.

Prenons le
Bulletin des écoles, qui mesure la performance scolaire de différentes écoles. « Notre intention était d’informer les parents, parce que nous pensions que des changements significatifs ne surviendraient dans le système d’éducation que si les clients des écoles étaient renseignés de manière appropriée sur la performance de celles-ci », explique M. Walker. Contrairement à ce que certains prétendent, les données montrent que les origines socioéconomiques modestes de certains étudiants ne peuvent être utilisées comme excuse pour la mauvaise performance scolaire. Des directeurs d’école et des enseignants qui font bien leur travail peuvent faire une grosse différence.

En ce qui a trait à l’avancement de la liberté économique dans le monde, les résultats sont mitigés. Les déficits gigantesques sont une préoccupation importante dans plusieurs pays occidentaux, soutient M. Walker. « Nous entendons souvent la maxime “Pas d’impôts sans représentation”. Eh bien, les déficits font en sorte de taxer les générations futures pour dépenser aujourd’hui, et ces générations futures n’ont aucun mot à dire sur ce qui se passe. » D’autre part, les gains en Inde et en Chine sur le plan de la liberté compensent pour les reculs ailleurs lorsqu’on pondère selon la population, un fait qui mérite d’être célébré.


Robert Scully s’entretient avec Michael Walker, ancien directeur principal de l’Institut Fraser, un poste qu’il a occupé de la fondation de cette organisation en 1974 jusqu’en septembre 2005. Il a écrit ou édité 45 livres et est le co-fondateur, avec Milton et Rose Friedman, du projet « Economic Freedom of the World ».

La réflexion du jour

Cela nous amène à considérer pourquoi une telle campagne de peur (ndlr le réchauffement climatique) est-elle menée par autant de gens? Qui bénéficie de cette manipulation propagandiste? Tout d’abord, beaucoup de corporations bénéficient directement des règlementations et des subventions qui accompagnent la lutte aux GES, incluant les entreprises oeuvrant dans les énergies vertes, les entreprises d’ingénierie, de construction et, surtout, les banques qui financeront les billions de dollars de prêts nécessaires au financement de ces investissements. Il y a ensuite les ONGs environnementalistes, qui en faisant peur au public réussissent à obtenir l’attention des gens ainsi que leurs donations. Les chercheurs scientifiques qui en illustrant des scénarios catastrophistes obtiennent des subventions de recherche, des postes important et du prestige médiatique (le GIEC est envahi par ces opportunistes). Les médias quant à eux saisissent une occasion en or de faire du sensationnalisme et de gonfler leurs auditoires en utilisant la peur. Et finalement les politiciens, qui appliquent une stratégie gagnante en politique : faire peur aux gens en exagérant les risques pour ensuite leur promettre de les protéger en échange de leur vote.--- minarchiste

15 août, 2013

La réflexion du jour

“Moins dépenser et quoi dépenser”! Voilà la question de l’heure. Bref, une réforme fiscale doit nécessairement passer par une révision du fameux panier de services payés par les fonds publics. Autrement, oubliez ça, les amis. L’exercice a déjà été fait et a échoué lamentablement.--- Joanne Marcotte

14 août, 2013

Le protectionnisme, une caractéristique du modèle québécois

Le Québec est sans conteste le champion des mesures de protection en faveur des groupes d’intérêt. Un prix minimum de l’essence pour protéger les détaillants indépendants; la gestion de l’offre pour protéger l’industrie agricole; l’interdiction à Walmart de distribuer des boissons alcoolisées pour protéger les petits détaillants alimentaires; l’interdiction de louer une chambre à un touriste pour protéger l'industrie hôtellière; l’interdiction de faire payer le covoiturage pour protéger l’industrie du transport de personnes; l’imposition d’une formule de restauration de rue haut de gamme et dispendieuse pour protéger l’industrie de la restauration; je pourrais continuer ainsi sur plusieurs pages, mais vous comprenez ce que je veux dire.

Cette mentalité qui veut que tous requièrent la protection bienveillante de l’État est devenue un boulet qui empêche l’économie québécoise de se développer à son rythme optimum. Le protectionnisme canalise des fonds vers des entreprises inefficaces au détriment d’entreprises mieux adaptées aux besoins de l’économie québécoise.

Les arguments pour justifier l’intervention de l’État dans l’économie sont toujours les mêmes : les autres le font, alors il faut nous aussi protéger nos entreprises; les gros vont manger les petits et le consommateur sera à leur merci; il faut créer ou protéger des emplois; si on ne protège pas les entreprises en région, les régions vont devenir des communautés fantômes; etc.

Ces arguments sont la plupart du temps bidon et servent surtout à camoufler les vraies raisons de l’interventionnisme étatique : le pouvoir politique qui en découle.

En économie, le rôle premier du gouvernement consiste à créer un environnement économique favorable aux investissements privés. Malheureusement, à ce chapitre, le Québec arrive bon dernier en Amérique du Nord.

La propension des politiciens québécois à protéger les groupes d’intérêt a des conséquences négatives importantes pour la société : un niveau de taxes quasi usuraire; un endettement irresponsable; un niveau de pauvreté et de chômage inutilement élevé; la déresponsabilisation croissante des individus et des entreprises; des prix anormalement élevés pour nos produits et services; etc.

Ce système pénalise tout le monde : les entreprises, les contribuables et les consommateurs. Seuls les politiciens sont avantagés et encore, seulement à court terme.

La réflexion du jour

L’égalité des chances peut servir d’argument à la concrétisation de tous les rêves: un régime fiscal encore plus progressif; plus de centres de la petite enfance en milieux défavorisés et en discriminer l’accès en faveur des parents à plus faibles revenus; offrir aux parents d’enfants malades un congé parental temporaire..... ---Jean-Jacques Samson

13 août, 2013

Caricatures québécoises

La réflexion du jour

C’est bien beau d’offrir des services gratuits, mais il faut quand même établir des priorités, sinon c’est le foutu bordel, tout le monde se pointe avec sa liste d’épicerie et on finit par crouler sous la demande…--- Richard Martineau

12 août, 2013

Subventions : la bonne et la mauvaise façon

L’intervention de l’État dans l’économie est à proscrire en toute circonstance. Mais l’utilisation de l’argent des contribuables pour jouer aux apprentis sorciers confère un pouvoir immense aux politiciens. Il est donc utopique de croire qu’ils vont sacrifier ce rôle volontairement.

Ce n’est donc pas demain la veille que l’on verra un État aminci dont la priorité est la protection des individus. Alors, dans l’intérim est-il possible pour le gouvernement d’intervenir dans l’économie autrement que par des programmes de subventions inefficaces?

Prenons par exemple le cas de l’entreprise Levinoff-Colbex. À la fin de 2005, lorsque les États-Unis ont fermé leurs frontières au bœuf québécois dû à la maladie de la vache folle, l’entreprise a été contrainte d’offrir des prix dérisoires aux éleveurs de bovins. La réaction, typiquement québécoise, ne se fit pas attendre : l’entreprise essaie de nous voler, le gouvernement doit agir. La Fédération des producteurs bovins du Québec s’empressa donc de demander l’aide gouvernementale pour acheter l’entreprise (on devrait dire nationaliser l’entreprise).

Donc, le ministre de l’Agriculture du temps fit appel à Investissement Québec pour financer l’achat de Levinoff-Colbex par la Fédération des producteurs bovins. Les contribuables québécois, par l’entremise d’Investissement Québec, investirent près de 30 millions de dollars dans cette aventure. Ce qui devait arriver arriva. L’entreprise est maintenant fermée et les contribuables ont perdu leur argent.

Non seulement les contribuables ont-ils été floués, mais les éleveurs bovins doivent, jusqu’à la fin de 2014, verser une cotisation spéciale à la Fédération pour rembourser un prêt de 32 M$ contracté en leur nom par la Fédération.

À qui a bénéficié l’argent des contribuables (30 M$) et des éleveurs (32 M$)? À la famille Cola, propriétaire de l’entreprise qui, grâce à la générosité de nos politiciens, a pu retirer ses marrons du feu avant qu’il ne soit trop tard. Il ne faut pas blâmer la famille Cola qui a bien joué ses cartes. Les filous dans ce dossier sont les politiciens.

Dans ce cas précis, si les politiciens géraient l’argent public en bon père de famille qu’auraient-ils fait?

Le rôle premier du gouvernement était d’aider les éleveurs bovins à traverser une mauvaise passe. Donc, l’aide gouvernementale aurait dû leur être versée directement plutôt qu’à l’entreprise. Ainsi, les éleveurs auraient profité d’une aide nécessaire au lieu de devoir payer une cotisation spéciale pour renflouer leur Fédération. De plus, les contribuables auraient au moins eu la satisfaction d’aider les éleveurs bovins à survivre en attendant la réouverture des frontières américaines et le rétablissement des prix.

La réflexion du jour

Le rêve, c’est l’échine de la volonté de l’homme. Rêver d’un monde meilleur nous propulse vers l’action. Mais s’entêter à réaliser le fantasme d’un monde parfait nous condamne à un désespoir qu’aucun antidépresseur, qu’aucune drogue ne pourront jamais atténuer. Seule la violence gratuite semble apporter un soulagement passager.--- Lise Ravary

(NDLR Une excellente description du comportement de la gauche québécoise.)

10 août, 2013

La réflexion du jour

« La libéralisation des échanges commerciaux de produits alimentaires donnerait lieu aux mêmes avantages que ceux liés au commerce international de n'importe quel autre produit, explique le directeur des Tendances économiques industrielles, M. Michael Burt. L'industrie alimentaire canadienne aurait de plus grandes chances de prospérer si elle pouvait mieux desservir les marchés en forte croissance, ce dont bénéficieraient aussi tous les Canadiens. Et les consommateurs profiteraient également d'une plus grande variété d'aliments à moindre coût, lesquels comprennent des denrées de base tels que des fruits et légumes frais tout au long de l'année, le café, le sucre et le thé. Le seul obstacle à surmonter pour bénéficier de tous ces avantages, c'est nous. » --- Confernece Board du Canada

09 août, 2013

Libertarianisme (2ième partie)



(NDLR Dans la vidéo qui suit, Richard A. Epstein explique en des termes simples le fonctionnement d’une société qui souscrit aux valeurs libertariennes. Un must pour tous ceux qui désirent comprendre pourquoi l’interventionnisme étatique est voué à l’échec.)

Quel que soit le candidat qui remportera l’élection présidentielle de 2012 aux États-Unis, il sera confronté à de nombreux défis de politique intérieure. Dans cette entrevue instructive, l’éminent expert des questions juridiques Richard A. Epstein lui offre quelques conseils sur diverses façons de promouvoir la liberté et la prospérité au cours des années qui viennent.

En plus de recommander le maintien d’une devise stable, M. Epstein s’en prend à la réglementation et en appelle à une évaluation plus rationnelle de la pertinence de plusieurs des règles qui restreignent le commerce et qui visent prétendument à protéger les consommateurs. Dans le cas de la réglementation environnementale, il soutient que si les gouvernements veulent protéger les milieux humides et d’autres sites naturels fragiles, ils devraient compenser les propriétaires de ces terres. Il offre des exemples de la corruption qui survient lorsque ce n’est pas le cas. « On ne peut avoir de débat public honnête que lorsque les coûts sont clairement indiqués en même temps que les bénéfices. Seul un système qui prescrit une compensation, une juste compensation, peut faire cela. »

Loin de déplorer le blocage législatif au Congrès, Richard Epstein le considère comme un élément positif du gouvernement. Il souligne que les mécanismes de freins et contrepoids intégrés dans la Constitution visaient précisément à rendre difficile le passage de nouvelles lois. Les Pères fondateurs comprenaient que la plupart des lois proposées auraient un effet nuisible. Malheureusement, le blocage législatif rend également difficile l’abrogation de lois, un problème qui pourrait être contourné si l’on proposait d’abolir d’un seul coup un ensemble de règles visant à favoriser des groupes particuliers.

M. Epstein conclut l’entrevue en démolissant l’idée selon laquelle la technologie entraîne la disparition d’emplois. « Ne laissez jamais, jamais quiconque vous dire que le progrès technologique est une source de danger. C’est une source de progrès pour tout le monde dans la société en général, et je pense que ceux qui défendent le point de vue contraire devraient être critiqués publiquement pour cette attitude négativiste. »

Robert Scully s’entretient avec Richard A. Epstein. Il est le Laurence A. Tisch Professor of Law à l’Université de New York. Il est l’auteur de plusieurs livres, notamment Design for Liberty: Private Property, Public Administration, and the Rule of Law (2011). Il signe également une chronique sur les questions juridiques pour le Hoover Institution intitulée « The Libertarian ».

 

La réflexion du jour

On sait que les gens vont à l’urgence en partie parce qu’ils n’ont pas facilement accès ailleurs en première ligne, c’est bien documenté. Cela demande une première ligne beaucoup plus accessible que la nôtre, bien entendu.

Il faut donc corriger un problème crucial: nous sommes les champions canadiens et peut-être mondiaux pour ce qui est des délais d’accès à son médecin de famille quand on est malade. Et là aussi, des solutions existent. --- Alain Vadeboncoeur

Le chiffre du jour : 21,9 %

Alors que l’attente (ndlr aux urgences) décrite par Jean Bottari se passe plutôt avant de voir le médecin. Et comme le rapportait La Presse, ça peu être long:

« Combien d’heures reste-t-on aux urgences?Une personne sur quatre…a attendu entre six et douze heures avant de voir un médecin. Une personne sur cinq (21.9%)… a attendu entre six et douze heures alors qu’elles avaient pourtant un problème urgent. »--- Alain Vadeboncoeur

08 août, 2013

Le chiffre du jour : 59 %

En règle générale, 62 % des investisseurs non retraités croient qu'ils sont prêts pour la retraite, mais la majorité d'entre eux, soit 59 %, n'ont pas de plan, et moins de la moitié des répondants qui ont indiqué avoir moins de 100 000 $ en épargne-retraite disent avoir un plan de retraite. --- Finance et Investissement

(NDLR L'incompétence des Québécois en matière de finance et investissement est ahurissant, mais les gourous du ministère de l'Éducation ne voit pas de problèmes. Le réveil sera douloureux et dramatique.)

07 août, 2013

Le libertarianisme (1ière partie)

(NDLR Dans la vidéo qui suit, Richard A. Epstein explique en des termes simples le fonctionnement d’une société qui souscrit aux valeurs libertariennes. Un must pour tous ceux qui désirent comprendre pourquoi l’interventionnisme étatique est voué à l’échec.)

Les gens tiennent partout à leur liberté, mais s’il n’existait aucune règle, les conflits seraient impossibles à éviter ou à résoudre. Comme l’explique l’éminent expert sur les questions juridiques Richard A. Epstein dans cette entrevue éclairante, la liberté individuelle devrait être limitée d’abord et avant tout par un seul principe : que personne ne puisse avoir recours à la force ou à la fraude envers les autres.

La justification sous-jacente à la mise en place de droits de propriété solidement établis et de la liberté contractuelle, selon Epstein, est que ceux-ci mènent au plus grand bien-être général possible. « Lorsque les gens procèdent à des échanges sur une base volontaire, les deux parties en profitent. Nous devrions donc partir de l’idée qu’ils devraient pouvoir faire ce qu’ils veulent. » Cependant, les règles qui interdisent de recourir à la force ne s’exécutent pas d’elles-mêmes et c’est pourquoi nous avons besoin d’un gouvernement, aussi limité soit-il, de même que des revenus de taxation nécessaires pour financer ses activités.

Nous avons également besoin d’une certaine réglementation pour encadrer quelques types de transactions qui sont tellement compliquées que les marchés ont de la difficulté à s’en occuper. Comme le souligne toutefois Richard Epstein, le problème est que la réglementation est souvent utilisée pour aider ceux qui ont de bons contacts au sein du gouvernement, ou la minorité qui crie fort aux dépens de la majorité. « Toute la théorie de la bonne gouvernance se fonde sur la capacité de développer une réglementation qui améliore les choses pour pratiquement tout le monde et d’éliminer les règles qui sont strictement fondées sur des considérations partisanes. »

Les spectateurs entendront également les explications de M. Epstein sur sa théorie géométrique de la propriété publique et privée; son point de vue sur la nécessité ou non de forcer les gens à être généreux envers les autres; et la distinction importante qu’il fait entre les obligations morales et juridiques. Il conclut avec quelques conseils adressés au prochain président américain, de quelque parti que ce soit, sur les questions de l’emploi, des sauvetages financiers, de la dette et des taxes.

Robert Scully s’entretient avec Richard A. Epstein. Il est le Laurence A. Tisch Professor of Law à l’Université de New York. Il est l’auteur de plusieurs livres, notamment Design for Liberty: Private Property, Public Administration, and the Rule of Law (2011). Il signe également une chronique sur les questions juridiques pour le Hoover Institution intitulée « The Libertarian ».


La réflexion du jour

Si nous sommes à la traîne des autres, c’est probablement plus du fait d’un état d’esprit défaitiste. Les récents scandales n’ont pas aidé, mais c’est une attitude qui ne date pas d’hier. Genre, pourquoi essayer ? Ça ne marchera pas… Pendant ce temps, les citoyens d’une province (ndlr la Saskatchewan) qui n’a pourtant que peu d’atouts nous font la barbe.--- René Vézina

(NDLR Principalement à cause du capitalisme de copinage qui prévaut au Québec. Lorsque les politiciens, les groupes d'intérêt et les fonctionnaires s'entendent pour mettre les bois dans les roues des entrepreneurs, c'est plus que suffisant pour décourager les meilleurs.)

06 août, 2013

La réflexion du jour

Les Québécois sont-ils riches?

Voilà une question à 1000 dollars, si vous me pardonnez l’expression. Nous le savons, tout est relatif dans ce bas monde et nous sommes toujours plus riches que les uns et plus pauvres que les autres. C’est dans cette optique qu’il faut analyser les données publiées jeudi (le 25 juillet) par Environics Analytics, une firme spécialisée dans les analyses de marché.--- Pierre Duhamel

Le chiffre du jour : 265 000 $ c. 400 000 $

L’avoir net des ménages québécois est de 265 000 dollars, contre 400 000 pour la moyenne canadienne et de 465 000 dollars pour celle de nos voisins ontariens.----Pierre Duhamel

05 août, 2013

Les grands médias amuseurs publics

Historiquement, et particulièrement depuis une vingtaine d’années, les grands médias cherchent surtout à amuser la galerie dans le but de mousser les ventes.

Ils rivalisent d’ingéniosité pour monter en épingle des anecdotes anodines : un commissaire a changé son mobilier de bureau, le maire Gendron se félicite d’écraser les chats errants, le directeur d’un CSSS a mangé au restaurant aux frais de la princesse, un fonctionnaire a accepté une bouteille de vin, etc. Pendant que les médias amusent la galerie, les vrais filous en profitent pour contourner les règles et pour dévaliser la population.

Il y a quelques années, alors que les maladies nosocomiales dues à la malpropreté fauchaient de nombreuses vies dans nos hôpitaux, les médias n’avaient rien vu venir. Ils étaient trop occupés à traiter les anecdotes croustillantes dont raffole le public. Pourquoi a-t-il fallu attendre qu’il y ait de nombreux morts avant que les journalistes s’intéressent à cette situation dramatique. Bien entendu, lorsque l’information est devenue publique, les médias en ont fait leur première page. Malheureusement, il était trop tard pour plusieurs.

Pendant que les médias dénonçaient les cônes oranges, les trappes à billets, les photos radars, les ingénieurs-conseils et les entrepreneurs en construction détournaient des centaines de millions d’argent public à leur profit et à celui des politiciens. Il est vrai que ce sont les mêmes médias qui ont débusqué les filous. Mais pourquoi a-t-il fallu subir trente ans de corruption avant que les médias sonnent l’alarme?

En général, les groupes d’intérêt monopolisent les médias en exigeant la réglementation des moindres activités humaines : le goût de beurre de la margarine, le covoiturage rémunéré, la location de chambres aux touristes, la malbouffe, le casque à vélo, le cellulaire au volant, les heures d’ouverture des magasins, etc. Alors que l’attention de la population est monopolisée par une multitude de dossiers farfelus, les filous en profitent pour détourner les fonds publics et mettre en danger la sécurité des gens.

Les exemples ne manquent pas pour démontrer le caractère réactif des grands médias. Pour un dossier traité proactivement, il y en a dix traités réactivement.


Les journalistes et les médias représentent, semble-t-il, le quatrième pouvoir après l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Encore faudrait-il qu’ils s’en servent pour autre chose que d’amuser la galerie et détourner l’attention du public.

La réflexion du jour

Cela nous amène à l’exemple de Singapour. Cette petite économie a accompli un progrès substantiel depuis son indépendance en 1965 pour devenir l’un des pays les plus riches du monde. Avant 1965, Singapour pratiquait une stratégie de substitution des importations, une forme de protectionnisme visant à produire certaines catégories de bien localement plutôt que de les importer. Cette stratégie fut délaissée à l’avantage d’un modèle plutôt axé sur les exportations. Les barrières protectionnistes furent graduellement réduites, jusqu’à ce que Singapour devienne l’une des nations les plus libre-échangistes du monde. Le pays est aussi devenu un endroit où il est très facile de faire des affaires. L’environnement règlementaire est léger et transparent. Le système légal et la protection de la propriété y sont solides. La bureaucratie n’y est pas étouffante et le marché du travail y est flexible. En somme, je viens d’énumérer tous les ingrédients d’une économie dynamique et prospère. --- le minarchiste

(NDLR Tout le contraire de ce qui se fait au Québec.)

03 août, 2013

La réflexion du jour

Résumons: les Québécois veulent de meilleures routes et de meilleurs transports collectifs, mais ne veulent pas payer davantage. --- André Pratte

(NDLR Monsieur Pratte, on ne veut pas payer davantage parce que nous payons déjà suffisamment pour avoir des routes impeccables et des transports collectifs exemplaires. Malheureusement, l'argent est gaspillé au profit des partis politiques et des entreprises mafieuses.)

02 août, 2013

L'héritage intellectuel d'Ayn Rand

Ayn Rand a subi les affres de la révolution russe avant de s’enfuir aux États-Unis à l’âge de 21 ans. Dans cette entrevue inspirante, l’ancien banquier John A. Allison explique comment ses romans philosophiques, en particulier Atlas Shrugged, l’ont aidé à gérer une entreprise rentable et à traverser la récente crise financière.

Ayn Rand a été beaucoup critiquée pour sa défense de l’égoïsme. Toutefois, l’égoïsme qu’elle met de l’avant ne consiste pas à abuser des autres personnes, ce qui finit toujours par se retourner contre soi. Il s’agit plutôt, comme le souligne M. Allison, de se demander : « Dans quelle sorte de monde est-ce que je voudrais vivre? Et qu’est-ce que j’aurais envie de faire pour aider à créer cette sorte de monde? » La version de l’égoïsme défendue par Ayn Rand implique d’avoir un but dans la vie, de prendre soin de son corps et de son esprit, et d’entretenir des relations saines avec les autres.

John Allison aurait pu être accusé de faire preuve d’égoïsme lorsque, malgré la pression du gouvernement pour promouvoir l’achat de maisons, il a décidé que sa banque n’offrirait pas d’hypothèque aux clients qui n’ont pas les moyens d’en avoir. Mais comme il a expliqué à ses employés : « Ne faites jamais, jamais rien qui pourrait avoir des répercussions négatives pour votre client, même si vous pouvez faire un profit à court terme, parce que cela reviendra toujours vous hanter à plus long terme. Et si vous faites ce qui est bien pour votre client, vous connaîtrez le succès à long terme. » Durant la crise qui est survenue plus tard, on sait maintenant que de nombreuses personnes à faible revenu qui ont obtenu des hypothèques d’autres banques ont fini par perdre leur maison.

Les spectateurs pourront entendre le point de vue de M. Allison sur la réglementation et le capitalisme de connivence, et apprendront pourquoi sa banque a été forcée d’accepter des fonds du programme TARP. Même si plusieurs des prédictions négatives d’Ayn Rand se sont réalisées, il reste optimiste parce que, comme elle avait l’habitude de dire, les idées mènent le monde.


Robert Scully s’entretient avec John A. Allison, ancien président et chef de la direction de BB&T Corporation. Il a brièvement travaillé comme Distinguished Professor of Practice à l’école de commerce de l’Université Wake Forest, avant de prendre la direction en 2012 de l’Institut Cato, un think tank libertarien basé à Washington.



Source IÉDM

La réflexion du jour

Les Américains ont une fascination pour ceux qui savent se relever après un échec. L’important n’est pas de tomber; c’est d’apprendre de ses erreurs, de se relever alors que tout le monde vous croyait fini, de remonter dans le ring et d’assommer l’adversaire bête et méchant (en gros).---Judith Lachapelle

(NDLR Cela explique pourquoi les Américains sont plus entreprenant que les Québécois. Ils valorisent l'entrepreneuriat alors que nous on le diabolise.)

01 août, 2013

La réflexion du jour

« Nous avons créé un environnement artificiel (ndlr la gestion de l'offre en agriculture) qui protège le producteur contre les forces du marché, mais le consommateur n’a pas un mot à dire », plaide Sylvain Charlebois, vice-doyen et professeur de politique agroalimentaire à l’Université de Guelph, en Ontario, et grand pourfendeur de cette politique fédérale, en vigueur depuis 1966.--- Pierre Duhamel

Le chiffre du jour : 30 G$

La vache québécoise ne pourrait peut-être pas survivre à l’ouverture des marchés, mais elle est étonnamment résiliente dans les négociations commerciales. Son secret ? Outre les conséquences sur les régions productrices et les transformateurs locaux (pensons à Agropur), Ottawa pourrait se retrouver, si le programme était abandonné, avec une facture de quelque 30 milliards de dollars pour le rachat, à leur valeur comptable, des quotas des producteurs.--- Pierre Duhamel

(NDLR Un exemple de problème créé de toute pièce par des politiciens interventionnistes qui pénalisent les consommateurs et éventuellement les contribuables.)