Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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21 août, 2013

La concurrence du covoiturage profite aux consommateurs

Dans un régime de libre marché, la concurrence est un phénomène qui favorise l’amélioration de la productivité pour le plus grand bonheur des consommateurs. Les entreprises rivalisent d’ingéniosité pour réduire les coûts et améliorer la qualité des produits et services. Celles qui réussissent progressent, les autres disparaissent.

Le covoiturage est un excellent exemple des bienfaits qui découle de la concurrence. Sur le site de covoiturage Amigo Express vous trouvez des offres de transport interurbain peu coûteux par rapport aux modes conventionnels de transport terrestre, soit l’autobus et le train. Le concept est d’une simplicité enfantine. Vous vous inscrivez sur le site, vous annoncez les détails de votre voyage et le tarif demandé et les voyageurs intéressés vous contactent pour réserver leur place.

Par exemple, ce système vous permet de faire le voyage Montréal-Québec pour la modique somme de 15 $. Ce phénomène a pris une telle ampleur qu’Orléans Express et Via Rail ont dû réduire leurs tarifs de moitié pour concurrencer le covoiturage.

Mais dans le paradis du capitalisme de copinage, la réaction ne s’est pas fait attendre. Orléans Express accuse certains conducteurs d’être des professionnels du covoiturage et de ne pas respecter les règles. La réglementation spécifie que pour transporter quelqu’un sans permis, les tarifs demandés ne doivent pas dépasser les coûts d’utilisation et d’entretien du véhicule. Donc, un conducteur qui exige des tarifs lui permettant de faire un profit raisonnable, mais quand même très alléchant pour son passager, opère dans l’illégalité.

Orléans Express a donc déposé une plainte à la Commission des transports du Québec, la suppliant de mettre fin à cette concurrence déloyale. Bien entendu, la Commission s’est empressée de condamner les conducteurs fautifs et de les menacer de représailles s’ils sont pris en flagrant délit.

Le ministère des Transports réalise que la réglementation actuelle ne permet pas de contrôler le covoiturage. Aussi propose-t-il de la modifier pour mieux l’encadrer. J’anticipe que le ministère proposera de délivrer des permis. Il deviendra alors possible d’en augmenter le prix pour limiter le covoiturage à sa plus simple expression. Les transporteurs conventionnels s’en réjouiront et s’empresseront de revenir aux tarifs d’antan. Les grands perdants seront comme d’habitude les consommateurs.

Où sont les organismes censés défendre les intérêts des consommateurs? Malheureusement, dans un régime de capitalisme de copinage les entreprises, le gouvernement et les groupes d’intérêt collaborent pour mieux arnaquer les consommateurs. Alors, ne comptez pas trop sur eux pour défendre vos intérêts.
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