Que l’État se contente d’être juste, nous nous chargerons d’être heureux.---- Benjamin Constant
Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement
Vaut mieux en rire!
Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry
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07 janvier, 2013
La réflexion du jour
Le dérapage budgétaire du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) donne encore une fois aux contribuables québécois la désagréable impression d'être le dindon de la farce. Des gestionnaires de fonds publics défoncent leur budget et contournent les règles, mais qu'importe. Bienvenue chez Laxisme inc., où l'impunité est garantie.--- Brigitte Breton
Le chiffre du jour : 115 M$
Avec ses 15 000 employés et un budget de 1 milliard$, le CUSM est le deuxième établissement de santé en importance au Québec. Pour l'année 2012-2013, son déficit risque d'atteindre 115 millions$. Du jamais-vu.
(NDLR quelqu'un peut me dire pourquoi l'on paît un conseil d'administration, des vérificateurs internes, externes et gouvernementaux, des cadres d'agences régionale et ministérielle? Tous ces fonctionnaires, grassement payés, ne sont-ils pas là pour éviter de tel dérapage?)
(NDLR quelqu'un peut me dire pourquoi l'on paît un conseil d'administration, des vérificateurs internes, externes et gouvernementaux, des cadres d'agences régionale et ministérielle? Tous ces fonctionnaires, grassement payés, ne sont-ils pas là pour éviter de tel dérapage?)
23 septembre, 2011
La réflexion du jour
Le gouvernement aura beau mettre en place une armée à la CCQ pour s'occuper du placement, ajouter des membres externes au conseil d'administration de l'organisation, modifier le régime de négociation et de votation, ces problèmes majeurs ne se résoudront pas. Seule une commission d'enquête aurait permis d'avoir un portrait global de l'industrie et des ratés étalés sur la place publique depuis deux ans, notamment l'octroi des contrats publics et le financement des partis politiques.--- Brigitte Breton
Le chiffre du jour : 30 %
Un sondage commandé par la CCQ révélait en juin que le quart des travailleurs et des employeurs de l'industrie de la construction affirment avoir été témoins de collusion et de gestes de corruption. Selon 49 % des travailleurs et 43 % des employeurs, la part du travail au noir dans l'industrie atteindrait 30 %. --- Brigitte Breton
30 mai, 2011
La réflexion du jour
En 2010, les économistes Gagné, Montmarquette, Godbout et Fortin, mandatés par le gouvernement pour le grand ménage des finances publiques, notaient qu'Hydro était moins performante que la majorité des entreprises comparables. La société d'État pourrait faire mieux. --- Brigitte Breton
(NDLR : c'est vrai, mais un monopole, étatique de surcroît, est voué à la médiocrité. Ce n'est pas les rapports du Vérificateur général qui y changeront quelque chose.)
(NDLR : c'est vrai, mais un monopole, étatique de surcroît, est voué à la médiocrité. Ce n'est pas les rapports du Vérificateur général qui y changeront quelque chose.)
20 mars, 2011
La réflexion du jour
Le Québec effectue encore du rattrapage et il devra faire plus et mieux au cours des prochaines années pour répondre aux besoins de sa population vieillissante.--- Brigitte Breton
Le chiffre du jour : 20 000 $ c. 30 000 $ et 60 000 $
Le groupe de travail, coprésidé par l'expert en gérontologie Réjean Hébert, avait aussi suggéré de privilégier les soins à domicile plutôt que de continuer d'investir massivement dans les centres d'hébergement de soins de longue durée qui accaparent la majorité des fonds. Québec avance très, très lentement sur cette voie. Il saupoudre des millions de dollars dans les soins à domicile, les CHSLD et les ressources intermédiaires. Une personne âgée en CHSLD coûte 60 000 $ à l'État. De bons soins à domicile exigent entre 15 000 et 20 000 $ par année, tandis que la facture grimpe à 30 000 $ dans les ressources intermédiaires privées.
27 décembre, 2010
La réflexion du jour
Ottawa peut certes contribuer à réduire l'inquiétant endettement des Canadiens en resserrant à nouveau les règles du crédit hypothécaire. Il y a cependant des limites à ce qu'un gouvernement peut faire. Impossible de prendre par la main chaque consommateur. Chacun doit se responsabiliser et réaliser que tout ce qui s'achète à crédit doit un jour être payé. --- Brigitte Breton
(NDLR : ...et si les gouvernement prêchait par l'exemple!)
(NDLR : ...et si les gouvernement prêchait par l'exemple!)
31 août, 2010
La pensée du jour
C'est bien beau de répéter que l'éducation est prioritaire et que le développement économique et social repose sur celle-ci. Or, les mots et les énoncés de principes ne suffisent pas. Ils n'amènent pas plus d'étudiants à la maîtrise et au doctorat, ils n'attirent pas les meilleurs professeurs sur nos campus et ils ne modernisent pas les laboratoires. --- Brigitte Breton
Le chiffre du jour : 375 M$
La Conférence des principaux et recteurs des universités du Québec évalue qu'il lui manque 375 millions $ pour supporter la concurrence des universités canadiennes et étrangères.
29 juillet, 2010
La pensée du jour
L'école québécoise est sans cesse dénigrée et pourtant, elle ne cesse d'être appelée à la rescousse pour pallier les lacunes dans la formation et l'éducation des jeunes. La dernière mission que l'on veut lui confier? Offrir obligatoirement un programme d'initiation à la natation aux élèves du primaire pour réduire les risques de noyade. Voilà une autre belle façon de déresponsabiliser les parents. --- Brigitte Breton
08 février, 2008
Le Québec peut-il rattraper l’Irlande?
De 1960 à 1980 l’économie du Québec a fait un bon en avant formidable. Ce miracle a convaincu tout le monde qu’il y avait un modèle québécois de développement. De 1980 jusqu’à tout récemment, il était interdit de remettre en question le modèle de l’État-fait-tout sous peine d’excommunication par tous les grands prêtres de la gogauche.
Au contraire, au milieu des années 1980, les Irlandais en ont eu assez de l’immobilisme engendré par l’État-fait-tout. L’Irlande libéralisa son économie. Les entrepreneurs et investisseurs irlandais, européens et même nord-américains affluèrent. L’Irlande se développa à la vitesse grand V.
Le résultat : de 1982 à 2006 le niveau de vie des Québécois est passé de la 12ième place à la 17ième place des pays de l’OCDE; au cours de la même période, celui des Irlandais est passé de la 24ième à la 4ième place.

Donc, je propose d’envoyer le gouvernement du Québec en Irlande et d’amener celui de l’Irlande au Québec. Ainsi, dans vingt ans nous aurons peut-être rattrapés l’Irlande.
Le mercredi 30 janv 2008
BRIGITTE BRETON : Cap sur la richesse
Le Soleil
Alors que les mots ralentissement économique et récession reviennent continuellement dans l’actualité, les politiciens québécois tenteront plutôt au cours des prochaines semaines d’utiliser les termes prospérité économique, création de richesse, productivité et modernité. Un lexique que les Québécois ont avantage à partager avec eux afin de hausser leur niveau et leur qualité de vie.
La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, vient de soumettre son document de consultation en prévision du budget. Pauline Marois, chef du Parti québécois, a exposé la semaine dernière sa vision économique devant des membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Les deux femmes n’appartiennent pas à la même formation politique, mais le regard qu’elles faire sur l’état de l’économie et sur son avenir se ressemble sur certains points.
Dans les deux présentations, il ne fait aucun doute que le Québec doit poser des gestes pour accroître sa productivité et sa richesse collective. Les deux femmes préviennent de ne pas se laisser berner, de ne pas s’assoupir devant une économie qui semble se tirer bien d’affaire. Le faible taux de chômage et la création d’emplois ne font pas foi de tout et ne garantissent pas que l’avenir sera rose. D’autres éléments sont inquiétants et méritent qu’on s’y attaque.
Les deux politiciennes rappellent que l’objectif visé est juste. Si le Québec veut financer ses programmes sociaux, maintenir et améliorer ses infrastructures publiques, lutter contre la pauvreté, protéger l’environnement et assurer une meilleure qualité de vie à tous, la richesse collective doit forcément croître.
Or, la province affiche un retard. Depuis cinq ans, souligne Mme Marois, la richesse a augmenté en moyenne de 2 % par année au Québec, comparativement à 2,7 % au Canada et à 2,9 % aux États-Unis. En 2006, le niveau de vie se chiffrait à 33 966 $ au Québec. Il s’élevait à 41 117 $ en Ontario et à 45 247 $ aux États-Unis. Entre 1982 et 2006, le niveau de vie des Québécois, comparé à celui des principaux pays de l’OCDE, est passé du 12e au 17e rang, indique le document prébudgétaire de Mme Jérôme-Forget.
Ainsi revient sur la table la question de la productivité. Si Lucien Bouchard s’est fait rabrouer parce qu’il a dit maladroitement que les Québécois ne travaillaient pas assez, Pauline Marois insiste sur l’importance d’accroître la productivité des entreprises afin d’augmenter leur niveau de compétitivité. Cela est d’autant plus nécessaire devant la forte concurrence des économies émergentes.
La ministre signale de son côté que les gains de productivité deviendront la principale source d’accroissement de la richesse puisque la population en âge de travailler est en baisse. Comment augmenter cette productivité et stimuler la prospérité? Mme Jérôme-Forget demande si le gouvernement doit favoriser la croissance des investissements privés et si oui, par quels moyens.
Le prochain budget devra fournir des pistes claires et trouver le dosage adéquat d’interventionnisme étatique qui permettra de propulser l’économie québécoise.
Les libéraux ont décidé de mettre l’accent sur l’économie en 2008. Avec le ralentissement qui sévit chez le voisin américain, avec la compétition des pays émergents, avec le déclin démographique, l’opposition sera bien forcée de s’y intéresser aussi.
Si la chef péquiste a dévoilé les grandes lignes de sa pensée économique, l’Action démocratique du Québec de Mario Dumont mettra à jour ses positions économiques au congrès de la mi-mars, «Façonner la modernité».
Les trois partis s’entendent pour dire que le statu quo ne sert plus les intérêts des Québécois. Pour un Québec accusé maintes fois de se complaire dans l’immobilisme, c’est déjà un début.
Au contraire, au milieu des années 1980, les Irlandais en ont eu assez de l’immobilisme engendré par l’État-fait-tout. L’Irlande libéralisa son économie. Les entrepreneurs et investisseurs irlandais, européens et même nord-américains affluèrent. L’Irlande se développa à la vitesse grand V.
Le résultat : de 1982 à 2006 le niveau de vie des Québécois est passé de la 12ième place à la 17ième place des pays de l’OCDE; au cours de la même période, celui des Irlandais est passé de la 24ième à la 4ième place.

Donc, je propose d’envoyer le gouvernement du Québec en Irlande et d’amener celui de l’Irlande au Québec. Ainsi, dans vingt ans nous aurons peut-être rattrapés l’Irlande.
Le mercredi 30 janv 2008
BRIGITTE BRETON : Cap sur la richesse
Le Soleil
Alors que les mots ralentissement économique et récession reviennent continuellement dans l’actualité, les politiciens québécois tenteront plutôt au cours des prochaines semaines d’utiliser les termes prospérité économique, création de richesse, productivité et modernité. Un lexique que les Québécois ont avantage à partager avec eux afin de hausser leur niveau et leur qualité de vie.
La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, vient de soumettre son document de consultation en prévision du budget. Pauline Marois, chef du Parti québécois, a exposé la semaine dernière sa vision économique devant des membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Les deux femmes n’appartiennent pas à la même formation politique, mais le regard qu’elles faire sur l’état de l’économie et sur son avenir se ressemble sur certains points.
Dans les deux présentations, il ne fait aucun doute que le Québec doit poser des gestes pour accroître sa productivité et sa richesse collective. Les deux femmes préviennent de ne pas se laisser berner, de ne pas s’assoupir devant une économie qui semble se tirer bien d’affaire. Le faible taux de chômage et la création d’emplois ne font pas foi de tout et ne garantissent pas que l’avenir sera rose. D’autres éléments sont inquiétants et méritent qu’on s’y attaque.
Les deux politiciennes rappellent que l’objectif visé est juste. Si le Québec veut financer ses programmes sociaux, maintenir et améliorer ses infrastructures publiques, lutter contre la pauvreté, protéger l’environnement et assurer une meilleure qualité de vie à tous, la richesse collective doit forcément croître.
Or, la province affiche un retard. Depuis cinq ans, souligne Mme Marois, la richesse a augmenté en moyenne de 2 % par année au Québec, comparativement à 2,7 % au Canada et à 2,9 % aux États-Unis. En 2006, le niveau de vie se chiffrait à 33 966 $ au Québec. Il s’élevait à 41 117 $ en Ontario et à 45 247 $ aux États-Unis. Entre 1982 et 2006, le niveau de vie des Québécois, comparé à celui des principaux pays de l’OCDE, est passé du 12e au 17e rang, indique le document prébudgétaire de Mme Jérôme-Forget.
Ainsi revient sur la table la question de la productivité. Si Lucien Bouchard s’est fait rabrouer parce qu’il a dit maladroitement que les Québécois ne travaillaient pas assez, Pauline Marois insiste sur l’importance d’accroître la productivité des entreprises afin d’augmenter leur niveau de compétitivité. Cela est d’autant plus nécessaire devant la forte concurrence des économies émergentes.
La ministre signale de son côté que les gains de productivité deviendront la principale source d’accroissement de la richesse puisque la population en âge de travailler est en baisse. Comment augmenter cette productivité et stimuler la prospérité? Mme Jérôme-Forget demande si le gouvernement doit favoriser la croissance des investissements privés et si oui, par quels moyens.
Le prochain budget devra fournir des pistes claires et trouver le dosage adéquat d’interventionnisme étatique qui permettra de propulser l’économie québécoise.
Les libéraux ont décidé de mettre l’accent sur l’économie en 2008. Avec le ralentissement qui sévit chez le voisin américain, avec la compétition des pays émergents, avec le déclin démographique, l’opposition sera bien forcée de s’y intéresser aussi.
Si la chef péquiste a dévoilé les grandes lignes de sa pensée économique, l’Action démocratique du Québec de Mario Dumont mettra à jour ses positions économiques au congrès de la mi-mars, «Façonner la modernité».
Les trois partis s’entendent pour dire que le statu quo ne sert plus les intérêts des Québécois. Pour un Québec accusé maintes fois de se complaire dans l’immobilisme, c’est déjà un début.
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