Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Je participe à Poolpolitique

________________________________________________________________________

Vaut mieux en rire!

Des Hells à Québec ? Je pensais que c’était le territoire des libéraux.--- Michel Beaudry

________________________________________________________________________

18 août, 2018

La réflexion du jour

En politique, on ne cesse de parler d’éthique et de morale. Or, s’il y a un milieu où l’éthique et la morale se portent mal, c’est bien celui-là !--- Richard Martineau

17 août, 2018

La réflexion du jour

Il est trop tard pour le Québec dans le cas des hydrocarbures. Nous avons «manqué le bateau» en adoptant dès le début une approche irrationnelle dans ce dossier.---Michel Kelly-Gagnon

15 août, 2018

« La Grève » d’Ayn Rand : éloge de la moralité du capitalisme

Si l’œuvre de Rand ne connaît pas dans l’hexagone le succès qu’elle connaît ailleurs, c’est que son propos révolutionnaire, radical, sans compromis, bouscule trop les façons de penser.
Un article de l’Institut économique Molinari.
Ne laissez pas disparaître le héros qui est en vous, par frustration de n’avoir jamais pu vivre la vie que vous méritiez. 
Trente-cinq ans après sa mort, Ayn Rand continue d’enflammer les esprits. Cette flamme à connotation émotionnelle n’aurait pas été du goût de l’écrivaine américaine à succès. Ayn Rand ne jurait que par la raison, la rationalité, la logique, au point d’en faire la base d’un système philosophique global. Sa vision dite objectiviste continue d’être une source d’inspiration pour des millions de lecteurs et, parmi eux, des acteurs majeurs de la vie politique et du monde des affaires.
Le succès littéraire d’Ayn Rand dure depuis des décennies. Il débute avec La Source vive (The Fountainhead, 1943). Il se poursuit avec La Grève (Atlas Shrugged, 1957), roman traduit en français1 aux Belles-Lettres en 2011  dont il s’écoule chaque année aux États-Unis plus de 250 000 exemplaires. En Angleterre, 30 000 livres de Rand sont vendus chaque année, 25 000 en Russie, 13 000 au Brésil.
Nombreux sont ceux à dire avoir trouvé une formidable source d’inspiration chez Rand. Il n’est pas rare qu’une personne affirme que ses romans ont « changé sa vie ». Pour ma part, c’est le cas de La Source vive, initialement découvert au travers du film Le Rebelle de King Vidor. Je me suis ensuite emparée du livre que j’ai lu et relu … au moins 7 fois. Jeune adulte, je fus enthousiasmée, comme tant d’autres, par l’idée, popularisée par l’auteure, que grâce à nos pensées et nos actions nous pouvons créer un monde dans lequel nos efforts seront récompensés. Les romans philosophiques de Rand offrent une vision du monde globale et cohérente, une grille de lecture et des principes qui sont autant d’outils pour résoudre les défis de la vie quotidienne. En exaltant le côté héroïque de ses lecteurs, les romans de Rand séduisent encore et toujours.

L’UN DES LIVRES PRÉFÉRÉS DES AMÉRICAINS

Lors d’une enquête menée par la bibliothèque du Congrès et le Club du livre du mois (Book of the Month Club) en 1991, La Grève a été classé comme le livre le plus influent après la Bible pour les Américains. Plus récemment, en pleine crise financière, le livre a caracolé en tête des ventes sur Amazon. Une page Wikipédia est consacrée aux 100 principales personnalités se disant avoir été influencées par les écrits de Rand. Son influence dans le monde politique passe par Ronald ReaganRon Paul (ancien membre du Congrès), le Sénateur Rand (son fils) ou même le nouveau président américain. L’an passé, elle a fait les manchettes lorsque Donald Trump l’a mentionnée comme l’une de ses auteures préférées. Un choix surprenant, tant la politique du président américain diverge de la philosophie de l’auteure d’origine russe décédée en 1982. Au-delà des frontières américaines, Annie Lööf, leader du parti du centre en Suède et ancienne ministre de l’Entreprise a aidé à lancer la traduction suédoise de La source vive. Mart Laar et Malcolm Fraser, respectivement anciens Premier Ministre en Estonie et en Australie ont aussi reconnu son influence.
Mais c’est sans doute dans le monde des affaires qu’elle a le plus séduit par sa défense inconditionnelle d’un capitalisme de « laissez-faire », son éloge du héros entrepreneur se dressant seul contre tous dans le but de se réaliser et d’en faire profiter toute la société. Dans la Silicon Valley son nom est souvent mentionné par Peter Thiel (co-fondateur de Paypal), Jimmy Wales (co-fondateur de Wikipédia) ou Travis Kalanick (créateur d’Uber). En France, une personnalité comme Henri de Castries (ex-patron d’Axa) aurait offert La Grève à tout son comité exécutif, à des syndicalistes, des hommes politiques.

UN PROPOS RÉVOLUTIONNAIRE

Si l’œuvre de Rand ne connaît pas dans l’Hexagone le succès qu’elle connaît ailleurs, c’est que son propos révolutionnaire, radical, sans compromis, bouscule trop les façons de penser. Ayn Rand affirme haut et fort la moralité du système capitaliste. Elle en fait même le seul système moral de toute l’histoire de l’humanité. Elle érige en vertu l’égoïsme rationnel et vilipende tout ce qui pourrait se rapprocher de près ou de loin à l’altruisme sacrificiel qu’elle considère comme étant la cause de tous nos maux.
Comme le rappelle Eamonn Butler, président de l’Adam Smith Institute, dans un ouvrage récent, on peut résumer le système philosophique d’Ayn Rand en 5 associations reposant sur 12 mots : métaphysique et réalité objective, épistémologie et raison, éthique et intérêt personnel, politique et capitalisme, esthétique et romantisme. Autant de concepts complexes popularisés au travers de ses romans : l’individualisme contre le collectivisme dans La Source vive ; le rôle de la raison comme seul outil de survie de l’humanité et la moralité de l’intérêt personnel dans La Grève.
Pour Rand, les êtres humains sont dotés de 5 sens qui leur permettent de percevoir la réalité. À l’aide de leur raison, ils vont pouvoir identifier les faits, les décortiquer, comprendre les liens de causalité et savoir comment se comporter vis-à-vis d’eux-mêmes. L’usage de la raison est crucial pour une société morale. C’est pour cela qu’elle affirme qu’elle doit être libre de s’exercer et que celui qui s’en sert doit aussi pouvoir bénéficier des fruits de ses efforts. D’où sa défense inconditionnelle des droits de propriété et le rôle minimal qu’elle donne à l’État en tant que défenseur de ces droits.
La philosophie d’Ayn Rand fait l’objet de nombreuses critiques, me semble-t-il justifiées. Il faut néanmoins lui reconnaître le caractère prophétique d’Atlas Shrugged dans lequel elle décrit une société étatisée, croulant sous le poids des réglementations, des subventions et des taxes. Et sans doute avait-elle raison de rappeler que la place de l’État dans la société est une question morale. Comme l’affirme son héros John Galt
Ne perdez pas de vue que ce qui caractérise un homme digne de ce nom, c’est la droiture, un esprit intransigeant et l’inlassable désir de progresser. […] Ne laissez pas disparaître le héros qui est en vous, par frustration de n’avoir jamais pu vivre la vie que vous méritiez. Assurez-vous de la route à suivre et de la bataille à mener. Le monde auquel vous aspiriez existe, il est réel, il est possible, il est à vous.

La réflexion du jour

Il est vrai qu’ici, on vénère la dépense... Et le fric, Ô Saint-Esprit, doit venir des autres. Comme un logement social, un crédit d’impôt ou une subvention à Bombardier et aux millionnaires du showbiz.--- Michel Hébert

14 août, 2018

La réflexion du jour

Je me sens comme un végétarien qui aurait le choix entre une côte de bœuf, un jarret d’agneau, une blanquette de veau et un rôti de porc.---Richard Martineau

10 août, 2018

La réflexion du jour

Le budget actuel du Québec est en équilibre, voire en surplus, si l’on tient compte des résultats comptables inscrits dans les Comptes publics du Québec. C’est une situation un peu paradoxale, car en même temps que les comptes courants sont équilibrés, la dette publique continue de croître.--- Pierre Cliche

09 août, 2018

La réflexion du jour

Vous aimez la Terre et détestez l’homme son prédateur. Vous êtes devenu écocondriaque, enverdeur, biologiste au ministère des machins durables et de la lutte contre les changements climatiques et les couchers de soleil, anti-hydrocarbures, anti-Trump, anti-capitalisme, anti-fracturation hydraulique (même si vous ignorez ce que c’est) anti-tout-ce-qui-crée-de-la-richesse, bref vous êtes devenu un sacré pisse-vinaigre!..Reynald Du Berger

08 août, 2018

Pourquoi le communisme est-il une idéologie ratée ?

Julien Denisot, Ingénieur (2008-présent)
Je vais élargir un peu la réponse. On ne peut pas se contenter de dire “c’est une idéologie ratée” s’il n’y a pas d’alternative qui tient la route en face.
D’abord, définissons :
  • Communisme : les outils de productions ne sont pas privés
  • Capitalisme : les outils de productions sont privés
Il est coutume de répondre : “le capitalisme fait aussi des morts”, et je trouve ce raisonnement biaisé. Mais la question est bonne, et il va falloir définir un critère de réussite : à partir de quand peut on dire qu’un système marche?
L’état initial, le point de départ, c’est la pauvreté. L’humanité n’est pas née riche ou dans l’opulence, et si on ne fait rien, par défaut les gens qui naissent pauvres meurent pauvre. L’objectif est donc de trouver un système permettant au plus grand nombre possible de sortir de cette pauvreté. Dire : dans un pays capitaliste, “des gens nés pauvres sont morts pauvres” n’est pas une preuve de l’échec du capitalisme, tout au plus de son imperfection. C’est ce qui se serait par défaut passé si on n’avait rien fait. Un échec complet, ce serait par exemple : “des gens nés non pauvres sont morts pauvres, et les pauvres sont aussi morts pauvres”.
Mon critère (criticable, évidemment), ce sera donc :
  • un système fonctionne s’il sort plus de gens de la pauvreté qu’il n’en rentre
  • la pauvreté se mesure en absolu. Pas en “pourcentage de gens qui gagnent x”, car sinon il suffit d’appauvrir tout le monde pour considérer qu’il y a moins de pauvres… (précisément ce que je reproche au calcul de seuil de pauvreté actuel, c’est un pourcentage).
Vu de ma fenêtre, voilà donc d’abord ce qu’on peut reprocher au communisme : De très nombreux régimes s’en sont réclamés, et pas un n’a réussi. On ne parle pas d’un ou deux essais, mais de plusieurs dizaines. En science, quand quelqu’un communique le mode opératoire d’une expérience, et que de nombreuses personnes indépendantes échouent à la reproduire, on en conclut raisonnablement que l’expérience ne marche pas. Ça n’est pas une preuve formelle, mais ça donne déjà une idée.
Maintenant, au regard de ces critères :
  • Dans les pays communistes, la majorité a été appauvrie. On a constaté des famines, des épidémies là ou il n’y en avait pas auparavant. Des gens qui étaient nés non pauvres ont été appauvris (c’est le but), mais ça n’a pas permis de sortir les pauvres de la pauvreté.
  • Pire : des gens ont été sans raison jetés dans des camps. Pour moi ça devrait être un critère d’échec à lui seul. Lénine, dont Mme Garrido nous dit qu’il est plus sympa que ce qu’on nous dit, a inventé les goulags. A son arrivée au pouvoir, il a mis en place une police politique, la Tchéka. Citons un de ses illustres chef : “Nous ne faisons pas la guerre contre des personnes en particulier. Nous exterminons la bourgeoisie comme classe. Ne cherchez pas, dans l'enquête, des documents et des preuves sur ce que l'accusé a fait, en acte et en paroles, contre le pouvoir soviétique. La première question que vous devez lui poser, c'est à quelle classe il appartient, quelle est son origine, son éducation, son instruction et sa profession”. C’est là aussi une constante dans les régimes communistes : l’autorité. Et ça leur est nécessaire : comment faites vous pour tout collectiviser si des individus refusent de rentrer dans ce modèle? Par la force…
  • Je fais le parallèle : a t-on systématiquement vu des gens chercher à franchir les barbelés de pays capitalistes en disant “non ! je ne veux plus de libre échange”?
Côté capitalisme, tout dépend des pays. Certains s’en sortent, d’autres non, et certains vraiment pas; ce qui tend à montrer que tous les capitalismes ne se valent pas. Là dessus je vais citer le blog de dantou, très bien fait. Il y a :
  • le capitalisme de connivence : Le capital appartient à des personnes privées, mais son acquisition s'est faite par des privilèges étatiques (réglementations, subventions, corruption, détournements, réserve fractionnaire des banques). Le capital est donc détenu par une oligarchie ayant mis directement ou indirectement la force de l'Etat à son service.
  • le capitalisme libéral : Le capital appartient à des personnes privées qui l'ont acquis grâce à des échanges libres dans le cadre d’une économie de marché.
  • Le capitalisme d’état : Le capital n'appartient plus désormais à des personnes privées, mais à l’état lui-même (une différence avec le communisme, c’est que ce dernier a pour objectif de supprimer l’état). Mais on est vraiment borderline par rapport à “est ce du capitalisme?”.
En France, nous avons fait le choix du capitalisme de connivence. On s’en sort avec du chômage de masse et de nombreux indicateurs en chute libre. Dans certains pays, ce choix de capitalisme de connivence ou d’état s’est là aussi accompagné d’autoritarisme plus ou moins prononcé, et c’est tout à leur déshonneur.
D’autres pays se rapprochent du capitalisme libéral, et pètent la forme. La Suisse en est un exemple.
Mais globalement, dans la majorité des pays capitalistes, il y a de moins en moins de pauvreté absolue. A l’échelle mondiale, depuis 1800 la population est passée de 1 à 7 milliards. Pourtant, malgré toutes ces nouvelles bouches à nourrir, l’humanité meurt moins de faim, et plus âgée. En France, dans les années 1800 on mourrait avant 40 ans. Aujourd’hui 80.
L’inconvénient du système capitaliste est que partout ou il passe, il creuse les inégalités. Mais est-ce important dès lors qu’il réduit la pauvreté?
Churchill résumait ça en : Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses. La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère.
Beaucoup de personnes se focalisent sur les inégalités. Pourquoi pas. Mais tout dépend de ce qu’on veut, et je préfère éradiquer la pauvreté qu’éradiquer les inégalités. Peut être est-il possible de mener les deux fronts à la fois, mais est ce que cela a déjà marché quelque part? (vraie question, je ne prétend pas savoir là dessus).
Ainsi, si le capitalisme semble a priori être une condition nécessaire pour qu’un système économique fonctionne, l’histoire a démontré que ça n’était pas une condition suffisante.
C’est pour cette raison qu’à ce jour, je choisis le modèle du capitalisme libéral (là vous pouvez jeter les tomates :D ). Si demain un pays trouve un modèle qui marche mieux, et sans renier les droits des individus, j’y souscrirai.
Ma conclusion, c’est que pour l’instant, le communisme a prouvé que partout ou il a été essayé il a échoué. Le capitalisme a prouvé que dans certains endroits ou il a été essayé, il a marché. Tout dépendra de ce qu’on définit comme critère de réussite, et on divergera sans doute sur les conclusions si on diverge sur les critères.
Mais si le but est de régler le problème de la pauvreté, à mon avis nous devrions nous concentrer sur ce qui a déjà marché pour ce faire. Et le communisme n’a pour l’instant rien prouvé, si ce n’est qu’il a échoué partout ou il a été essayé.
Une citation que j’adore pour finir :
“L’alternative n’est pas entre : plan ou pas de plan. La question est : de qui vient le plan? Chaque membre de la société doit il faire le plan pour lui même, ou est-ce un bienveillant gouvernement qui devrait seul faire le plan pour tous?”. Ludwig Von Mises.

La réflexion du jour

Le prochain gouvernement du Québec pourrait proposer à l’Ontario un pacte de désescalade fiscale : les deux provinces se promettraient de ne plus surenchérir l’une sur l’autre pour attirer ou retenir les Ubisoft de ce monde. Mieux : ils réduiraient en parallèle la manne alourdit le fardeau des contribuables et tarit le financement des services publics.--- Paul Daniel Müller

07 août, 2018

La réflexion du jour

Je ne peux m’empêcher de me demander quelle importance ces idéologues de l’« appropriation culturelle » accordent aux Autochtones et aux esclaves d’aujourd’hui.--- Joseph Facal

06 août, 2018

La réflexion du jour

Et ça, c’est sans parler de la corruption et de la collusion qui ont fait que pendant des années, on a refait des rues avec des matériaux de basse qualité. Et on paie. Et on paie. Et on paie encore. Parce que la seule chose qu’on sait faire, c’est de raser les moutons et de presser les citrons.--- Richard Martineau

04 août, 2018

La réflexion du jour

Selon les calculs d’une ONG farfelue, la Terre serait maintenant en état de dette écologique. Un article de 2013 qui n’a hélas pas perdu de son actualité.--- Contrepoints

03 août, 2018

La réflexion du jour

n désespoir de cause, j’ai entrepris une démarche auprès de la Clinique du sport à Paris qui, en moins de trois jours, par échange de courriels, m’a confirmé une date et un protocole chirurgicale. Si les choses n’avancent pas ici et vu l’état de souffrances extrêmes dans lequel je me trouve depuis plus de six mois, je serai forcée de dépenser au-delà de 32 000 $ pour recevoir une prothèse de la hanche là-bas!--- Le Soleil

02 août, 2018

La réflexion du jour

Ce qui m’émeut le plus dans toute cette patente, ce sont les enseignants qui tiennent à bout de bras un système scolaire sous-financé, qui ne fonctionne que grâce à eux. Ils bouchent les trous et les ratés. Ils font avec. Comme dans le film La vie est belle où le père tente de cacher à son fils la réalité.---Marc Séguin

31 juillet, 2018

La réflexion du jour

Trop beau pour être vrai ? C’est ce que semblent se dire la mairesse Valérie Plante et son équipe. Depuis le début du mois de juin, ces derniers donnent l’impression de tout faire pour mettre des bâtons dans les roues à ce projet d’envergure.--- La Presse+

30 juillet, 2018

La réflexion du jour

Mais le patron de l’hôpital n’a rien à craindre. Ses sous-fifres non plus. Les responsables de la connerie ne sont jamais mis en cause. On préfère blâmer le ministre. Barrette ou un autre, c’est pareil. Un scrum à la télé et le tour est joué... Jusqu'au prochain cas pathétique, question de nourrir le préjugé du sous-financement...Michel Hébert

25 juillet, 2018

Les relations paradoxales entre État et liberté

Garant du respect du droit, l’État protège les libertés si le pouvoir judiciaire est indépendant. Mais puissance militaire, policière et désormais économique, il ne cherche qu’à renforcer ses propres pouvoirs.
Le rapport entre État et liberté relève du paradoxe. Ces sont les États qui ont libéré les échanges internationaux en développant le multilatéralisme. Mais la puissance des États n’a cessé de croître parallèlement au développement économique. Garants du libre-échange par le respect de conventions internationales, les États sont aussi une menace pour la liberté individuelle.

DÉVELOPPEMENT ET APPARITION DES CHOIX ÉCONOMIQUES

Les sociétés humaines se sont longtemps caractérisées par la pénurie. La pauvreté était le lot de l’écrasante majorité. Il ne s’agissait pas de la pauvreté relative mesurée de nos jours en pourcentage du revenu médian. On évoque ici la pauvreté absolue, celle qui risque de conduire à mourir de faim, de froid ou d’une maladie jugée aujourd’hui bénigne.
Le décollage économique, qui commence en Occident à la fin du 18e siècle, fait émerger en deux siècles des sociétés riches dans lesquelles l’économie joue un rôle essentiel. D’une économie de subsistance, on passe à une économie d’abondance. Les hommes quittent l’antique fatum pour être confrontés à des choix. Autrement dit, le développement économique suppose des choix de politique économique qui ne pouvaient exister lorsqu’il s’agissait simplement de produire sa subsistance.
Ces choix ont principalement porté sur le rôle de l’État : dirigisme ou libéralisme économique ? Libre-échange ou protectionnisme ? À l’issue de deux siècles de développement accéléré, il apparaît clairement que sur l’axe dirigisme-libéralisme, c’est le dirigisme qui a beaucoup progressé. Au contraire, sur l’axe libre-échange-protectionnisme, c’est le libre-échange qui a eu le vent en poupe.

CROISSANCE ÉCONOMIQUE ET CROISSANCE DE L’ÉTAT


En 1800, les dépenses publiques étaient inférieures à 10% du PIB dans tous les pays occidentaux. Le diagramme suivant, réalisé par l’OCDE, indique le pourcentage des dépenses publiques en fonctions du PIB pour les pays du G7 pour l’année 2015.
Il est clair que le poids des administrations publiques a considérablement augmenté dans tous les pays riches, même ceux réputés les plus libéraux comme les États-Unis (37,6%). La France détient le record avec 56,7%. Cette évolution générale résulte d’un facteur principal : le pouvoir politique ne pouvait se désintéresser des choix économiques à partir du moment où la pénurie généralisée avait été vaincue. Des choix étant possibles pour la société globale, ils avaient nécessairement un caractère politique. On peut certes penser que la politique est un mal, mais c’est un mal nécessaire.
L’intervention des États dans des domaines de plus en plus nombreux constitue un danger pour la liberté. De nombreux auteurs ont traité cette question. L’analyse la plus célèbre est celle de Friedrich Hayek, parue en 1944, La route de la servitude. Limitons-nous à deux observations.
  • Les mises en garde de Hayek sur le risque totalitaire lié à l’expansion continue de l’État n’ont eu aucun effet. Toutes les démocraties n’ont cessé d’accroître l’interventionnisme étatique depuis 1944. Malgré les objurgations constantes des partis de gauche concernant le recul actuel de l’État, les chiffres sont sans ambiguïté. Les dépenses publiques ont augmenté de façon quasi-constante depuis la seconde guerre mondiale. Lorsque les prélèvements obligatoires n’ont pas suffi, les politiciens ont recouru sans la moindre vergogne à un endettement public massif pour assurer le financement. Les États les plus riches de la planète sont donc aujourd’hui lourdement endettés. Le risque de prélèvements confiscatoires dans le futur est élevé. La question de savoir si les démocraties se dirigent lentement vers un totalitarisme soft se pose. La douce tyrannie qu’évoquait Alexis de Tocqueville ne semble plus très loin de nous.

  • Là où il s’était implanté, le totalitarisme autarcique a échoué. L’URSS et les régimes communistes d’Europe de l’Est ont disparu. Cuba est un pays pauvre. La Chine s’est ouverte au commerce international tout en conservant une dictature communiste. La Corée du Nord affame sa population pour développer un armement nucléaire.

  • L’avenir dira si une compatibilité peut être trouvée entre destruction créatrice et dictature. L’histoire récente a montré que les démocraties, en laissant le champ libre aux initiatives individuelles, supplantaient systématiquement les dictatures dans les domaines scientifique et technique. Mais la Chine de demain demeure une grande et belle inconnue. En développant avec souplesse et habileté ses relations internationales, elle est sortie de l’isolement dans lequel l’URSS s’était fourvoyée.

  • Les progrès géopolitiques de la Chine sont considérables. Mais le régime politique reste totalitaire. La liberté individuelle n’est pas une valeur de la société chinoise. Sans liberté individuelle, la destruction créatrice schumpétérienne sera-t-elle aussi efficiente ?

CROISSANCE ÉCONOMIQUE ET LIBRE-ÉCHANGE

Le libre-échange est une idée nouvelle. Le principe était auparavant la réglementation stricte des échanges, non seulement entre États mais aussi entre régions ou provinces (douanes intérieures). Des traités bilatéraux de libre-échange, limités à certains produits, pouvaient être conclus, par exemple entre la Grande-Bretagne et la France au 19e siècle. Ils étaient remis en cause si les relations bilatérales se dégradaient.
Parfois même, mais très rarement, une libéralisation unilatérale s’est produite. Ainsi, les Corn Laws, qui interdisaient l’importation de céréales en Grande-Bretagne, furent abrogées en 1846 principalement parce que la bourgeoisie industrielle avait pris l’ascendant sur l’aristocratie terrienne, hostile à l’abrogation.
Les économistes classiques, comme Adam Smith et David Ricardo, ont montré le lien entre libre-échange et croissance. Ce lien n’est contesté que par un nombre très restreint d’économistes. C’est sans doute cette quasi-unanimité qui a amené les États, c’est-à-dire les politiciens, à organiser le libre-échange au 20e siècle.
Le 20e siècle se caractérise par le développement du multilatéralisme. Des groupes d’États concluent des conventions internationales multilatérales débouchant parfois sur la création d’une organisation internationale. Ce fut le cas dans le domaine du commerce international.
De 1947 à 1994, un accord multilatéral de libre-échange à caractère évolutif a cherché à libéraliser le commerce international. C’est le Gatt (General Agreement on Tariffs and Trade), accord conclu entre 23 pays en 1947, qui deviendront 116 à la fin du siècle. Le Gatt se transforme en une véritable organisation internationale en 1994, avec la naissance de l’OMC (Organisation mondiale du commerce). Les résultats d’ensemble sont très positifs : diminution massive des droits de douane, lutte contre le dumping, les subventions à l’exportation, les contingentements, etc.
Les États ont donc joué un rôle essentiel dans la libéralisation du commerce international. Sans le multilatéralisme étatique, il ne fait aucun doute que les barrières aux échanges beaucoup plus importantes auraient subsisté.

PROTECTEUR DES LIBERTÉS OU LÉVIATHAN ?

Le rapport de l’État à la liberté est ambigu. Il organise la liberté des échanges tant à l’intérieur de ses frontières qu’à l’extérieur. Mais sa croissance, qui se manifeste par des dépenses publiques en augmentation constante, crée une puissance qui ne peut être à terme qu’une menace pour la liberté. Le rôle du pouvoir politique a toujours été ambivalent face à la liberté.
Garant du respect du droit, il protège les libertés si le pouvoir judiciaire est indépendant. Mais puissance militaire, policière et désormais économique, il ne cherche qu’à renforcer ses propres pouvoirs, risquant de se transformer à tout moment en un Léviathan incontrôlable.

24 juillet, 2018

La réflexion du jour

L'un des facteurs qu'avait sous-estimés l'éleveur autodidacte était la bureaucratie gouvernementale. « C'est écoeurant, s'écrie-t-il, dans un élan de sincérité. L'environnement, le MAPAQ [ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation], Recyc-Québec, les normes du travail, la santé et la sécurité du travail. C'est fou comment la paperasse me prend une partie de mon quotidien.--- André Dubuc

23 juillet, 2018

La réflexion du jour

«Le gouvernement devrait être là pour dicter les politiques en santé et non pas pour faire de la politique avec la santé».--- Yves Lamontagne via Claude Beaulieu

21 juillet, 2018

Qu'est-ce que le Poolitique?

Nous sommes trois étudiantes en communication appliquée de l’Université de Sherbrooke. Dans le cadre de notre cours d’analytique web, nous devons promouvoir un jeu sur le web : poolitique, dans le but d’augmenter l’intérêt des 18-24 ans envers la politique. Celui-ci consiste à créer un « pool » avec 10 de ses politiciens québécois préférés et ainsi courir la chance de gagner le « pool » et de rivaliser avec ses amis. Pour notre travail de session, nous devons obtenir des liens externes afin d’augmenter le trafic de ce groupe d’âge provenant de sites référents autre que des réseaux sociaux. C’est pourquoi nous croyons que le partage de notre page poolitique sur votre blog pourrait nous aider grandement dans notre travail et aussi vous permettre d’avoir un contenu différent et intéressant.

La réflexion du jour

Soyons francs, ces associations formées sur la base du sexe ou de l’ethnie constituent l’un des plus grands rackets de notre époque.--- Richard Martineau

18 juillet, 2018

Vegan, écolo, gauchistes : la nouvelle religion des donneurs de leçons

Ils prétendent vivre sans Dieu ni maître : mais alors pourquoi les descendants spirituels de Blanqui et de Marx, passent-ils leur vie à faire des leçons de morale aux autres et n’ont de cesse de vouloir imposer leurs préceptes à la Terre entière ?

Avant, il y a longtemps, c’était surtout durant le prêche de la messe dominicale que l’on avait droit à un sermon sensé remettre les brebis égarées dans le droit chemin.
Aujourd’hui, c’est tous les jours qu’on nous explique qu’il ne faut pas manger de viande, ne pas manger trop gras, top salé, trop sucré, qu’il faut trier ses déchets, ne pas rouler en diesel, craindre le nucléaire …
Il est vrai qu’aujourd’hui, plus trop de monde ne va à la messe le dimanche midi. Et pour cause, le grand Karl Marx l’a établi : la religion, c’est l’opium du Peuple. C’est l’outil avec lequel la bourgeoisie aliène les prolétaires. La religion est un instrument de coercition.
Une rapide discussion sur la religion avec un matérialiste éclairera le sujet : elle commencera toujours par des éléments rationnels affichant le manque de preuves de l’existence d’une ou de plusieurs divinités et se clôturera par cette démonstration définitive : si il y a un Dieu qui sait tout, voit tout, connait tout… alors l’histoire est déjà écrite et donc la liberté n’existe pas.
Comme il y a le reductio ad hitlerum, il y a le reducio ad blanquii : le ni Dieu ni maître qui conclut systématiquement et de façon définitive toute discussion sur le sujet : la liberté et le divin sont incompatibles.
En poussant un tout petit peu plus loin cette logique : ni Dieu ni maître signifie que la morale est forcément subjective, l’inverse voulant dire qu’il existerait un « constructeur » de la morale qui régirait nos vies : un Dieu ou un maître.
Mais alors pourquoi les descendants spirituels de Blanqui et de Marx, de Léo Ferré ou de Renaud, passent-ils leur vie à faire des leçons de morale aux autres et n’ont de cesse de vouloir imposer leurs préceptes à la Terre entière ?

MANGER DE LA VIANDE, C’EST MAL

Nous avons tous vu ces vidéos terribles prises dans des abattoirs et dénonçant les atteintes faites aux animaux : le spécisme, faire une distinction entre les êtres vivants, relèverait de la même déviance morale que porter un jugement de valeur sur les êtres humains en fonction de leur couleur de peau (racisme), leur sexe (machisme), leur orientation sexuelle, leur origine ethnique, etc… et donc tuer des animaux serait condamnable au même titre que tuer des êtres humains.
J’aurais tendance à penser que les vegans sont également féministes. Je me demande donc bien comment ils arrivent à concilier la virulente condamnation morale de la mort d’un bébé vache et la revendication du droit à éliminer les embryons humains non désirés. Sans inventer une nouvelle reductio ad foetum, il semblerait bien qu’avortement et véganisme soient incompatibles, pourtant je ne les ai pas vus tourner beaucoup de vidéos dans des centres de planning familial.
Je me demande aussi comment ils arrivent à faire une distinction entre les végétaux (comestibles) et les animaux (non comestibles) sans faire appel à quelque chose qui de près ou de loin ne serait pas du spécisme. Les deux ne sont-ils pas des êtres vivants ? D’ailleurs, on sait que les plantes voient, sentent, entendent, communiquent entre-elles…
Reste que l’élevage produirait des gaz à effet de serre. Or la simple application de la loi de Lavoisier me fait dire que le corps d’un animal étant en grande partie composé de composés carbonés, celui-ci n’est rien d’autre qu’un puits à carbone : en effet s’il n’existait pas sous forme de muscles et de tissus, ce carbone se retrouverait forcément ailleurs, très donc probablement dans l’atmosphère avant d’avoir été fixé par la photosynthèse des plantes que l’animal a mangées.

LE SAUCISSON, LES CHIPS ET LA PÂTE À TARTINER, C’EST MAL

Le corps humain est une merveilleuse machine qui sait elle-même fabriquer tout ce dont elle a besoin pour fonctionner, s’entretenir, se réparer quand nécessaire. Pas vraiment tout, car en plus de l’eau qui le compose aux deux tiers, l’organisme a besoin quotidiennement de graisse, de sel et de sucre.
Le péché serait dans l’excès. Sauf que manger trop grastrop salétrop sucré, c’est exactement comme manger 5 fruits et légumes par jour : ça ne veut absolument rien dire à part peut-être rassurer ceux qui arrivent à avaler 5 citrouilles chaque jour.
Alors le mal serait dans l’industriel qui utiliserait à foison des poisons malicieux, comme le fameux E330 (le jus de citron), les terrifiants E250 et 252 (le salpêtre, avec le sel le plus vieux conservateur utilisé au monde depuis plusieurs millénaires) ou qui transformerait le naturel en artificiel, sauf que cette distinction voudrait simplement dire que l’industrie arriverait à s’affranchir des lois de la nature, ce qui n’a aucun sens.
Au fait, juste pour remettre quelques chiffres en perceptive : l’obésité morbide en France, que les campagnes publicitaires ciblent de ces slogans, c’est 150 000 personnes. Son opposé, l’anorexie : 230 000, que l’on divise en 3 catégories : un tiers d’adolescents, deux tiers d’adultes pour lesquels la maladie est devenue chronique et le restera dans la grande majorité des cas, et un bon quatrième, voire cinquième tiers qui s’ajoute aux 230 000 : celui des victimes, mortes par suicide ou par épuisement et celui des proches.

NE PAS TRIER SES DÉCHETS, C’EST MAL

En dehors du fait que je n’ai toujours pas compris ce qu’était le tri sélectif, n’ayant jamais vu de tri qui ne soit pas sélectif, il semblerait que celui-ci permettrait de préserver les ressources naturelles et de faire barrière à la pollution.
Sauf que sur les 910 millions de tonnes de déchets produits par an en France, 23 millions sont des ordures ménagères dont à peine 20% est réellement recyclable. Le tri domestique ne concerne donc en fait que 0,5% des déchets produits à l’échelle du pays. Même pour un des éléments les plus facilement recyclable, l’aluminium, les emballages triés puis recyclés ne représentent que 5% de la consommation annuelle du métal. Quant aux bouteilles en verre, je n’ai toujours pas compris ce qu’il y avait d’économe en énergie à faire fondre les bouteilles pour en faire de nouvelles plutôt que de les laver et de les réutiliser.
En fait, le recyclage est avant tout une question industrielle et le tri ménager n’a qu’un impact infinitésimal sur la consommation de ressources naturelles et la pollution. Mettre votre canette dans la poubelle de la bonne couleur a quasiment comme seul effet celui de flatter votre ego de superhéros sauveur de la planète.

LE DIESEL, C’EST MAL

Avant c’était bien, maintenant c’est mal. Il faut dire que dans l’intervalle, on s’est rendu compte que la demande de gasoil ayant explosé, le prix hors taxe d’un litre de super a été rattrapé par celui du litre de gasoil qui n’était auparavant qu’un sous-produit du raffinage de pétrole.
On s’est aussi rendu compte que le diesel pouvait facilement passer du statut de carburant pour voiture à celui de carburant pour dépenses publiques. Mais il fallait bien trouver une bonne raison pour justifier l’augmentation des taxes et la hausse du prix du diesel.
Donc : le diesel, est devenu tout d’un coup plus toxique et plus taxé.

LE NUCLÉAIRE, C’EST MAL

Mais quelle planète allons-nous laisser à nos enfants ? Voulons-nous vraiment une planète radioactive pour les générations futures ?
Bien sûr que non ! Et la meilleure solution pour éviter cela s’appelle la centrale nucléaire !
La fission nucléaire, comme toute réaction chimique suit le second principe de thermodynamique (ou principe de Carnot, énoncé en 1824). L’énergie extraite du combustible nucléaire fait que cette matière est bien plus inerte avant qu’après.
En fait, il suffirait de mélanger les « déchets nucléaires » dans les roches dont est extrait le combustible d’uranium et de tout remettre à sa place pour constater que le résultat est bien moins radioactif que n’était le gisement de minerai originel.

REMPLACEZ UNE RELIGION, ELLE REVIENT AU GALOP

L’esprit humain est fait de croyances et d’habitudes, pas de raison. C’est du moins l’avis de Charles S. Pierce. C’est une des théories qui fonde le pragmatisme et c’est aussi ce que de nombreuses études poussent à établir de façon empirique.
La raison a la fâcheuse tendance de suivre à la lettre la loi de Murphy : s’il a une chance, même parfaitement improbable que quelque chose puisse mal tourner, cela se produira forcement. Le raisonnement logique et structuré ne supporte que très mal le réel et ses imperfections, et devient rapidement hors sol dès que l’on veut vulgariser des idées qui paraissent bonnes en les simplifiant et en les généralisant.
C’est pour cela qu’il est absolument impératif de séparer la foi de la raison. Les deux ont leur utilité, mais surtout leurs règles et leurs pouvoirs respectifs.
S’il m’est facile en tant que catholique de me référer ici au schéma que Jean Paul II a décrit dans l’encyclique Fides et Ratio, cela me l’est d’autant plus que la séparation des pouvoirs et la liberté de pensée, la Lettre sur la Tolérance de John Locke, le premier amendement de la constitution US, l’article 10 de la DDHC de 1789 … toutes les idées libérales reposent sur cette pierre angulaire.
La morale laïque qui encombre les spots publicitaires et les magazines et qui vous dépeint le monde rempli d’œuvres diaboliques tentatrices qu’il faut fuir à tout prix, crée une mythologie qui nous pourrit la vie, nous détourne des vrais problèmes et des possibles solutions et est joyeusement instrumentalisée par toute une bande de gourous qui vivent grassement des peurs des gens au premier rang desquelles il y la peur des religions, surtout quand celles-ci proviennent de l’étranger et qu’elles nous sont inconnues.
Car c’est bien là que se pose la question de fond : y a-t’il plus à craindre d’une religion, avec un ordre et donc des responsables identifiables ou d’une pseudo-religion sans visage, sans responsable, sans contre-pouvoir et qui se faufile insidieusement dans la société pour imposer sa vision morale coercitive et en décliner foultitude de lois et de taxes ?