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Vaut mieux en rire!

En campagne, ils avaient dit : « Notre politique est axée sur les familles. » Mais, ils voulaient dire : « Notre politique est taxée sur les familles. » --- Michel Beaudry

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17 octobre, 2018

Ces associations écolos au fonctionnement néo-soviétique

La méthode soviéto-marxiste s’est imposée comme guide stratégique et moral de l’action politique dans le domaine de l’écologie.
Quels sont les dogmes de l’écologisme1 ?
Tout d’abord celui que l’action humaine conduit inexorablement à la ruine de sa propre espèce (la défaite de l’Homme) par les agressions qu’elle opère sur une Nature innocente dont nous pillions et empoisonnons les ressources.
Ensuite, que les modèles économiques en place, orientés vers le productivisme, produisent à répétition des crises sans limites avec des victimes manquant de tout : désagrégation sociale, chaos environnementaux et climatiques, mondialisation injuste.
Nous sommes donc tous les prolétaires d’un environnement insupportable, victimes de l’action égoïste d’un monde économique conduit par une oligarchie, devant nous tenir prêts à nous libérer pour atteindre un avenir radieux de simplicité, d’harmonie entre nous et avec la Nature.
Une action alternative est nécessaire –un projet global– fondée sur l’action locale et mutualisée par une nouvelle gouvernance mondiale, ayant comme objectif  la « mutation écologique de la société » afin de la rendre durable et juste, sans privilèges ni victimes.
Organisé en cellules locales, coordonné par une puissante Internationale, le monde soviétique savait assurer sa mainmise sur le politiquement correct de son époque, malgré les contre-offensives de la propagande yankee. Par compagnons de route interposés et en instrumentalisant bon nombre d’idiots utiles, la méthode soviéto-marxiste s’est imposée comme guide stratégique et moral de l’action politique.
Et nous ne sommes pas près d’en être libérés, le relais étant pris par cette doxa écologiste qui s’est imposée en l’espace d’un demi-siècle. Même buts, le matérialisme en moins et la Nature en plus, même combat, mêmes méthodes : l’histoire nous l’enseigne mais nous n’apprenons pas.
Les néo-Soviets, cellules de base du mouvement, sont les associations écologistes, souvent préoccupées par une défense ou une protection allant du lombric au grand mammifère, d’un biotope particulier à la flore et la faune d’une région entière, ou soucieuses de conserver la biodiversité ou de régler le climat global, etc. Il y a aussi les militants anti-quelque chose –nucléaire, chimie, biotech, béton– ou prônant leur schmilblick –véganisme, LGBT, panneaux solaires et éoliennes, agriculture bio.
Bien que cela ressemble à un inventaire à la Prévert les fondements de ces entreprises se trouvent partiellement ou entièrement dans les dogmes cités plus haut. Avocats et chiens de garde, ces groupes animent la scène en exprimant des revendications ou en réagissant à tout évènement ou publication leur paraissant scandaleux.
Les arguments factuels et rationnels faisant défaut, l’opposant ou le déviant a droit à des attaques ad hominem pour le disqualifier ou l’accuser de crimes imaginaires. Les programmes scolaires en ont été envahis. Les enfants n’en sont pas encore à dénoncer les mauvais comportements de leurs parents, mais la tentation est grande de les y inciter.
Or il est bien connu que les petites racines doivent nourrir de grands arbres. Des fédérations globalisées sont en place qui disposent de moyens énormes, bien supérieurs à ceux que des associations d’industries engagent dans leur lobbying. Leurs noms sont GreenpeaceWWFFriend of the Earth, Sierra Club, Climate Action Network, et d’autres encore.
Quoique dénommées ONG elles jouissent d’un statut quasi gouvernemental, avec des agents infiltrés ayant accès aux préparations et délibérations de conférences internationales qui s’assurent de la rectitude politique des experts publiant des rapports de synthèse pour les décideurs.
C’est une sorte de Komintern virtuel qui fonctionne, maître de l’agenda politique donnant le ton et le rythme, sachant parfaitement user des médias et du levier des réseaux dits sociaux de l’internet. Ni un Pape, ni un comité directeur, ni une académie écolo-climatique ne sont nécessaires, la syntonisation est devenue automatique.
Comme tout producteur d’électricité ne peut se connecter que si sa fréquence et sa phase sont parfaitement synchronisées avec le réseau, tout écart provoque un rejet immédiat du fautif et à sa destruction s’il persiste.
Les compagnons de route sont les habituels collectivistes et planificateurs de bonheur au prix de la liberté individuelle, les étatistes distributeurs d’impôts trop perçus, soutenus par des administrations trouvant là une raison d’exister et de perdurer. Les médias y participent aussi, voulant se donner des airs de maîtres à penser mais en réalité subordonnés à un politiquement correct qu’ils aident à imposer. Ils n’aiment pas savoir qu’ils sont les idiots utiles de la farce, pourtant leur conformisme discipliné prouve leur manque d’opinion propre et d’esprit critique.
La réponse à ce néo-soviétisme est quasiment absente ou muette : ceux qui s’y opposent sont isolés et désorganisés. Dans le monde francophone un Claude Allègre, pourtant socialiste, a été réduit au silence et ridiculisé, les Luc Ferry et autres Pascal Bruckner s’expriment avec talent mais ne disposent d’aucun relai médiatique ou politique pour amplifier leur message, au contraire de n’importe quel incompétent –Président d’une grande république, cheffe d’un département fédéral, ministre d’État, animateur TV ou vedette pop et éphémère– répétant le mantra écologiste avec splendeur.
Pas de place non plus pour un Bjorn Lomborg, considéré comme traitre à la cause écologiste parce qu’il propose une méthode fondée sur les faits et les priorités des peuples concernés plutôt que de s’aligner aveuglément au courant dominant et aux solutions toutes faites des « sachants ».
La fibre écologiste a maintenant été phagocytée par tous les partis traditionnels, tant d’un bord que d’un autre, bien que, à l’exception du dogmatisme vert, n’ayant aucune opinion structurée à propos de la gestion de l’environnement, le monde politique reste fidèle à lui-même : suiveur et opportuniste.
À gauche, le néo-soviétisme bat son plein, bis repetita placent, cette fois sous la métaphore de la pastèque. À droite, personne ne conçoit rien pour s’y opposer ni même n’entrevoit les dérives totalitaires que cela entraînera ; la sidération devant l’avènement de l’État social, percepteur et redistributeur se poursuit face à l’écologisme.
Alors que dans le bon vieux mauvais temps le communisme pouvait mobiliser une opposition déterminée, le néofascisme écologiste ne semble effrayer personne. Même aux USA les Républicains ne mettent pas en cause les causes écologistes mais s’attachent à préserver des avantages politiques et financiers à plutôt court terme, celui de la prochaine élection. Le monde de la finance semble aussi y trouver son beurre, peu lui chaut l’illibéralisme que cela implique.
Faudrait-il alors se résoudre, une fois de plus, à subir les « visions » d’un monde promis comme meilleur, à accepter l’omniprésence d’une propagande qui vend cet avenir radieux au prétexte mensonger que le présent serait des plus horribles, le pire de l’histoire, à obéir à l’ardeur normative et planificatrice contraignant nos besoins et nos désirs, nous imposant des comportements et des croyances absurdes ainsi que des taxes toujours plus élevées ? Faut-il se soumettre au mensonge2 organisé et permanent, à cette contrainte moralisante ? Non, bien sûr !
Mais comment faire, alors que les Soviets et leurs commissaires politiques sont d’ores et déjà en place à tous les niveaux, que les gardiens du temple y font de magnifiques affaires et que la mise à l’index n’a jamais été aussi efficace ?
Il serait plus confortable de se planquer, de rester coi. C’est certainement ce que fait cette majorité silencieuse dont on dit qu’elle sait tout mais ne l’exprime pas. Comment faire pour la réveiller, la secouer ? Je n’en sais rien mais je commence en écrivant ce billet…
  1. Afin d’éviter toute confusion il faut rappeler que l’écologisme n’a rien à voir avec l’écologie, qui est une discipline scientifique. Par définition un « -isme » procède d’une idéologie, avant tout politique, fondé sur un ou plusieurs dogmes. C’est de cela dont il est question ici. Le très court résumé dogmatique qui est présenté a été tiré des déclarations de partis écologistes. ↩
  2. La place manque ici pour démontrer l’inanité, donc le mensonge, du message catastrophiste à propos des malheurs sans précédents des temps modernes. Voir mon livre Réarmer la raisonet ses chapitres consacrés à l’écologie et au développement. ↩

La réflexion du jour

À l’image de l’État providence français actuel, la Suède était soumise à une politique dirigiste et particulièrement spoliatrice dans les années 1980. L’État scandinave confisquait alors plus de la moitié des richesses produites et accumulait pourtant une dette considérable. L’éducation et la santé ont été partiellement privatisées et le statut des fonctionnaires a été supprimé. En Suède, il n’y a plus de régime spécial de retraites ni d’emploi garanti à vie pour les fonctionnaires.--- IREF

16 octobre, 2018

La réflexion du jour

Au cours des 35 dernières années, l’économie duQuébec a progressé à un rythme relativementlent. Résultat : la province est désormais reléguéeen peloton de queue lorsqu’on compare sonniveau de vie à celui des vingt pays qui composent le groupe OCDE20 et à celui des neuf autres provinces canadiennes. --- IÉDM

15 octobre, 2018

La réflexion du jour

« Quand les citoyens et les entreprises ne respectent pas les délais prévus par la loi, le gouvernement n’hésite pas à les pénaliser. La même logique devrait s’appliquer au gouvernement lorsque celui-ci ne respecte pas ses propres délais et règlements », conclut Germain Belzile.

13 octobre, 2018

La réflexion du jour

La seule réforme qui peut finalement donner des résultats est celle qui permettra aux futures réformes de ne pas être appliquées en deux ans ! C’est celle qui permettra de dépolitiser en partie la gestion des soins de santé. Il faut avoir du courage politique pour mettre en œuvre une telle réforme, une telle révolution.--- Christian Loubert

12 octobre, 2018

La réflexion du jour

La priorité économique du nouveau gouvernement devrait donc être d’aider les Québécois à atteindre un niveau de prospérité au moins comparable à la moyenne canadienne et de nous sortir de notre situation de dépendance à la péréquation.--- Germain Belzile

11 octobre, 2018

La réflexion du jour

Pour soigner le système de santé, il faut rompre avec la logique des bonzes du complexe politico-médical qui procèdent par ukases pour faire passer leurs intérêts personnels avant ceux des malades.--- Nathalie Elgrably-Lévy

10 octobre, 2018

Biodiversité : quand WWF prouve que le capitalisme est le meilleur système

Nicolas Hulot se trompe sur la responsabilité du capitalisme dans la dégradation de l’environnement. Et c’est WWF qui le prouve.

Quand fin 2014, le World Wide Fund avait sorti son étude annuelle sur la biodiversité et l’empreinte carbone de l’Humanité, la presse du monde entier s’était saisie avec effroi de l’information principale de l’étude : le Living Planet Index, ou LPI, aurait diminué de 52% entre 1970 et 2010 ! Qu’est-ce donc que ce fameux index ?

UN INDICE DE BIODIVERSITÉ

Il s’agit d’un indicateur concocté par le WWF afin de suivre l’évolution de 10 380 populations d’animaux de plus de 3 038 espèces de vertébrés différentes. À défaut de prendre en compte les millions d’espèces du règne animal, cet indice nous apporte un aperçu intéressant sur l’évolution des grandes populations de vertébrés que le grand public connaît le mieux.
L’envergure de l’étude étant ambitieuse, on pardonnera au WWF l’utilisation de certains procédés peu recommandés par la communauté scientifique pour calculer son indice de biodiversité : méthodologie au cas par cas (ex : pour une espèce on compte le nombre de nids, pour une autre le nombre d’individus, pour une autre sa densité, etc.), utilisation de sources de données non-validées officiellement par la communauté scientifique, ou encore ses choix d’espèces relativement arbitraires.
kevan1
Le monde animal se réduit comme peau de chagrin nous dit le WWF. Effectivement, cette baisse de 52% du LPI en 40 ans semble très inquiétante. Même si l’on peut débattre de la méthodologie utilisée pour obtenir ce chiffre, il est indéniable que certaines espèces et que certains écosystèmes sont aujourd’hui en danger.
Seulement voilà, le WWF omet étrangement d’évoquer les exploits environnementaux mesurés par le LPI dans certaines parties du monde, une omission fort malheureuse puisqu’elle aurait permis d’en savoir plus sur les politiques et l’organisation sociale des pays où la biodiversité s’est portée à merveille ces 40 dernières années. Cet article s’attachera donc à rétablir cet oubli et à tirer au clair les raisons derrière l’érosion de la biodiversité dans certaines parties du globe et son augmentation déconcertante dans d’autres parties.

UNE BIODIVERSITÉ PAS SI MAL EN POINT

Contrairement aux idées reçues, toutes les populations animales ne sont pas sur le déclin. Bien au contraire, une bonne moitié des espèces d’oiseaux, de poissons, de mammifères, de reptiles et d’amphibiens observées se portent comme des charmes depuis 40 ans et ont même vu leurs populations croître comme le montre un des graphiques de l’étude :
kevan2
Où se cachent donc ces populations d’animaux alors que le reste du règne animal semble se dépeupler ? pourrait-on se demander… Le WWF nous apporte la réponse avec le graphique suivant :
fig2
Que constate-t-on ? Au cours des 40 dernières années le Living Planet Index s’est littéralement effondré dans les pays pauvres avec –58% de baisse sur 181 espèces observées.

LES PAYS LES PLUS PAUVRES ONT LES MOINS BONS RÉSULTATS

Malheureusement, les données de l’étude étant trop agrégées, il nous est impossible d’en dire plus sur l’évolution individuelle de chaque espèce observée, cependant le constat général pointe vers un effondrement important de population animale dans les pays les moins développés. Dans les pays aux revenus moyens, c’est-à-dire les pays émergents, le LPI est aussi à la baisse, mais de manière moins forte : -18% sur 1 357 espèces observées.
A contrario, les pays développés, dont plus de 1 979 espèces y ont été suivies depuis 40 ans, affichent une insolente croissance de 10% de leur LPI sur la même période. On notera qu’ici le chiffre affiché est beaucoup plus crédible puisque près de 10 fois plus d’espèces que dans les pays pauvres ont été suivies sur la même période de temps.
Là encore, la rigueur scientifique aurait exigé d’utiliser plus de données pour défendre l’information la plus médiatisée du rapport, à savoir la baisse importante des populations animales dans les pays pauvres, surtout quand on sait que le LPI global dépend fortement de l’évolution du LPI dans les pays pauvres.
Pour faire simple, le LPI global est calculé en appliquant une pondération aux LPIs des différentes zones géographiques étudiées (voir page 142 du rapport pour plus détails). Évidemment, pour les zones géographiques situées dans les pays pauvres, l’échantillon minuscule de 161 espèces étudiées limite la crédibilité des conclusions que l’on peut tirer sur l’évolution des espèces dans ces régions. Comme vous dira tout scientifique, si vos données sont bancales, tous les modèles et théories que vous en tirerez le seront aussi (« garbage in, garbage out » comme disent les chercheurs anglo-saxons).
Qu’à cela ne tienne, passons sur les acrobaties scientifiques du WWF pour nous attarder sur le résultat le plus intéressant de l’étude, à savoir le contraste entre l’évolution du LPI entre les pays riches et pauvres, qui paradoxalement se trouve aussi être celui le moins médiatisé. Pourquoi une telle divergence ?

L’ÉCONOMIE DE MARCHÉ ET LA DÉMOCRATIE, FACTEURS DE PROGRÈS TECHNOLOGIQUE

Principalement à cause du système socio-économique en place dans les pays riches et leur industrialisation avancée par rapport au reste du monde. Comme chacun le sait, les pays les plus riches du monde sont peu ou prou les pays de l’OCDE. Des pays qui se démarquent du reste du monde par leurs économies de marché et leurs démocraties libérales. Ces conditions ont créé au cours des deux derniers siècles un décollage technologique considérable dans ces pays. Décollage qui s’est traduit par un détachement progressif entre l’Homme moderne et les écosystèmes l’environnant, le tout pour le plus grand bien des espèces habitant ces écosystèmes.
Ainsi, dans un pays comme la France, rares sont ceux qui puisent encore dans nos forêts pour trouver de quoi se chauffer l’hiver ou de quoi cuire un repas. La viande que nous mangeons, quant à elle, provient presque entièrement de l’élevage, et beaucoup moins de la chasse comme autrefois. Quant aux légumes, céréales et fruits qui viennent compléter notre alimentation, leur culture requiert désormais de moins en moins de terre chaque année pour des volumes toujours plus grands, grâce aux multiples progrès agricoles ayant décuplé les rendements. On parle ainsi de peak farmland pour expliquer la stagnation ou la diminution des terres cultivées dans les pays développés.
Ci-dessous l’exemple de la production de maïs aux États-Unis comparée à la surface agricole utilisée pour cette culture et le même graphique pour la production de blé en France (étude disponible ici) :
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Enfin, l’économie moderne est avant tout urbaine et non-rurale, d’où l’essor des villes occidentales aux XIXème et XXème siècles et le déclin de la pression démographique dans la majorité des campagnes. Évidemment, les populations humaines se concentrant et utilisant moins de terres agricoles, elles libèrent dans leur sillage de nombreuses terres qui retournèrent plus ou moins à leur état sauvage. Cerise sur le gâteau, l’enrichissement global des populations occidentales créa un essor du tourisme qui donna un élan énorme aux mouvements de conservation des milieux naturels dans les milieux ruraux, afin de maximiser l’attractivité des territoires aux yeux des visiteurs.

LES PAYS PAUVRES SURVIVENT GRÂCE À LA FLORE ET LA FAUNE SAUVAGES

À l’opposé, dans les pays les plus pauvres, la faune et flore sauvages représentent encore trop souvent les seules ressources capables de satisfaire les besoins des populations locales. Une dépendance aux effets dévastateurs démultipliés par la pression démographique importante dans certaines régions du globe.
Par exemple, les besoins énergétiques de ces populations sont encore trop souvent couverts par le découpage de bois en milieu naturel comme nous rappelle le FAO, avec plus de 1,2 milliard de mètres-cube de bois brûlés en 2010 pour satisfaire des besoins énergétiques dans les pays pauvres :
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Résultat ? Certains pays pauvres de ce monde ont perdu des pans entiers de leurs forêts ces 50 dernières années. C’est notamment le cas d’Haïti, dont la situation tranche avec sa voisine, la République Dominicaine comme chacun peut le constater sur Google Earth. D’un côté des forêts luxuriantes, de l’autre une terre rendue aride. Un des pays utilise le bois comme source d’énergie, l’autre les énergies fossiles et l’hydro-électricité comme les pays développés. On comprend vite lequel des deux modèles est réellement durable.

LES PAYS PAUVRES ONT DES MOYENS RUDIMENTAIRES

Abordons maintenant le sujet de la nourriture. Là encore, on s’aperçoit que les pays responsables des pires destructions d’écosystèmes (déforestation, chasse intensive, etc.) sont des pays en voie de développement. De l’agriculture sur brûlis à l’expansion permanente des terres agricoles par la déforestation, en passant par la chasse intensive d’animaux sauvages en Afrique pour subvenir aux besoins en viande (la fameuse bush meat), toutes ces méthodes ne sont en fin de compte que des moyens utilisés par les populations des pays en voie de développement pour tenter de compenser un retard technologique en puisant davantage dans les écosystèmes environnants.
Par exemple l’agriculture sur brûlis, pratique datant du Néolithique et utilisée en Europe jusqu’au XIXème siècle, serait depuis longtemps abandonnée si les paysans qui y ont encore recours avaient accès aux équipements mécaniques (tracteurs, etc.), aux systèmes d’irrigation, aux semences, aux engrais et aux pesticides de leurs collègues occidentaux.
Malheureusement, ces problèmes complexes sont trop souvent caricaturés par les organisations environnementales. En effet, on entend souvent dire que le problème viendrait de l’économie de marché et du capitalisme. Une absurdité quand on voit que les pays les plus capitalistes, c’est-à-dire les pays développés, connaissent depuis 40 ans une progression de leur biodiversité parallèlement à une progression de leurs revenus et de leur niveau de vie. Ce qui prouve une bonne fois pour toutes que croissance et biodiversité ne sont pas incompatibles.
Enfin, on entend parfois qu’il s’agirait d’expliquer aux habitants des pays en voie de développement qu’ils devraient freiner leur croissance économique ou restreindre leur consommation. Facile à dire, mais difficile à faire quand on a déjà peu. Mais surtout, comment espérer la participation des populations concernées si nous nous soucions seulement du bien-être des populations d’animaux sauvages sans nous préoccuper des réalités quotidiennes des populations locales et de leur droit au développement économique ?
En fait, la seule solution aux défis combinés de la croissance démographique, du développement économique et de la sauvegarde de la biodiversité réside dans l’essor technologique des pays en voie de développement. L’Histoire ayant montré que l’économie de marché combinée à un État de droit était le seul système économique pouvant faire naître un tel essor de manière durable, toute personne se souciant réellement de la biodiversité se devrait donc d’encourager les pays en voie de développement à adopter ces idées.
Cet article a été publié une première fois en 2016

La réflexion du jour

Prenons donc la balle au bond : il est temps de renverser cette tendance à la centralisation afin de redonner de l’oxygène aux gestionnaires et aux différents acteurs du réseau. Un tel changement apparaît non seulement souhaitable, mais inévitable si on désire améliorer les choses. Pour y arriver, la solution est moins complexe qu’on pourrait le penser et ne suppose aucun nouveau bouleversement des structures.--- Alain Vadeboncoeur

09 octobre, 2018

La réflexion du jour

Vous croyez peut-être pouvoir bénéficier de quelques mois de répit pendant que les libéraux et les péquistes partiront à la recherche de nouveaux timoniers. Comme je vous l’écrivais, les attentes envers votre gouvernement sont immenses. Si vous n’agissez pas vite, ce n’est pas tant les partis de l’opposition que je craindrais comme la déception des électeurs.--- Michael Fortier

08 octobre, 2018

L'actualité québécoise en caricatures

La réflexion du jour

’est quand même ironique... D’un côté, on déplore le fait que les aliments coûtent de plus en plus cher, empêchant les familles à revenus modestes de se nourrir de façon équilibrée pour 75 $ par semaine. Mais de l’autre, on défend un système qui a pour effet d’augmenter artificiellement le prix du lait, des œufs et des volailles !---Richard Martineau

06 octobre, 2018

La réflexion du jour

Pour les économistes, création de richesse et de bien-être et protection de l’environnement vont de pair. La croissance économique favorise la protection de l’environnement, un « bien » dont la valorisation et la consommation augmentent avec le revenu et la richesse.--- Marcel Boyer

05 octobre, 2018

La réflexion du jour

Québec et au Canada, une multitude impressionnante de chercheurs, de gestionnaires et d’organisations voués à développer des solutions à nos problèmes de santé rivalisent d’idées et de solutions pour améliorer la vie des patients et des utilisateurs. Cependant, ils font face à très peu d’ouverture de la part du ministère de la Santé où la prise de décisions est concentrée, qu’il s’agisse de décider du prix du stationnement jusqu’au choix des solutions informatiques des hôpitaux. Nous devons repenser notre façon d’absorber les innovations pour créer plus de valeur pour tous.--- Joanne Castonguay et Marie-Hélène Jobin

04 octobre, 2018

La réflexion du jour

La moitié des Québécois ne payent aucun impôt, ou très peu (et peu de taxes, si on tient compte des remboursements de TPS/TVQ). L’État gaspille? Bof, c’est pas moi qui paye. Parmi l’autre moitié, plus d’un sur cinq travaille pour l’État (fédéral, provincial ou municipal). Et il y a aussi tous ceux dont le salaire dépend en tout ou en partie des subventions ou du monopole que leur confert le gouvernement.--- David Descôteaux

03 octobre, 2018

L’économie de l’enseignement et les bienfaits de la concurrence

L’Education nationale étatiste et centralisée donne de mauvais résultats avec un coût exorbitant. De meilleurs systèmes existent hors du monopole de la caste enseignante…
Depuis 30 ans l’Éducation nationale, avec son système hypercentralisé, n’a cessé d’augmenter son budget. La loi de finances 2018 a prévu une augmentation de 1,3 Md€ par rapport à 2017 – passant de 50 Md€ à 51,3 Md€ (+ 2,6%). C’est le sixième plus grand employeur au monde.
Pour quel résultat ? Les résultats du classement PISA1 2015 ont été publiés le 6 décembre 2017. La France arrive 26ème sur 70 pays. Un classement pour lequel elle avait terminé 25ème en 2012.
Tandis que le chômage des jeunes augmente, les gouvernements successifs multiplient les réformes scolaires sans jamais remettre en cause le dogme du monopole scolaire.
Pourtant, dans de nombreux pays, la décentralisation, la concurrence et l’innovation sont en train de révolutionner l’éducation. Il est possible d’imaginer effectivement que l’État délègue l’éducation tout en le finançant de façon à assurer un enseignement libre, financé par l’impôt de tous et évalué par des examens nationaux.

L’EXEMPLE BRITANNIQUE : FINANCEMENT PUBLIC MAIS GESTION INDÉPENDANTE

Les Britanniques – dont il ne vous aura pas échappé qu’ils sont mieux classés que nous par l’évaluation PISA – ont créé le système des Academies et des Free schools. Ces écoles peuvent recevoir de l’argent public mais sont complètement autonomes et en concurrence entre elles. La création des Free schools a été l’une des principales réformes de l’éducation introduites par le gouvernement de David Cameron.
Les Academies sont des écoles publiques converties en écoles d’excellence, qui reçoivent de l’argent directement du gouvernement et non des autorités locales (commune ou région). Les Academies ne sont pas tenues de suivre le programme national et peuvent faire leurs propres choix. En revanche, elles doivent toujours suivre les mêmes règles d’admission et d’exclusion que les autres écoles publiques.
Les Free schools sont des écoles financées par les fonds publics mais qui ne sont pas gérées par le gouvernement. En ce sens elles sont libres ou indépendantes. Elles ont plus de contrôle sur la façon dont elles enseignent et pratiquent le processus de sélection. Ce sont des écoles nouvelles, ouvertes à la demande des parents mais aussi des enseignants qui quittent les écoles publiques.
Les 23 premières Free schools ont ouvert leurs portes en septembre 2011 et ce nombre est passé à 425 en septembre 2016. Des centaines de nouvelles Free schools voient leurs demandes approuvées chaque année. Elles peuvent :
  • Fixer le salaire et les conditions de travail du personnel
  • Fixer la durée des cours et les horaires de la journée d’école

UNE RESPONSABILISATION PAYANTE

Ces écoles sont administrées sans but lucratif et peuvent être sponsorisées par des groupes tels que des associations caritatives indépendantes, des groupes confessionnels, des bénévoles, des parents (24% sont confessionnelles). Les sponsors sont responsables de l’amélioration de la performance de leurs écoles. Il n’est pas rare que les employeurs locaux aident à concevoir les programmes pour donner aux élèves ou aux étudiants les compétences et les qualifications dont ils ont besoin.
Ces écoles sont implantées dans les quartiers les plus pauvres des grandes villes, là où le chômage est le plus élevé, où les écoles publiques sont surchargées et sont incapables de contenir la drogue, la violence et l’absentéisme.
Résultat : une augmentation du niveau et une baisse des inégalités. Les dépenses sont réduites de moitié et la qualité augmente. Sans surprise, 80% des écoles gratuites sont jugées « bonnes » ou « exceptionnelles » par les parents.

BRISER LE MONOPOLE DE LA CASTE ENSEIGNANTE

En 1955, dans un article intitulé « The Role of Government in Education »2le prix Nobel d’économie Milton Friedman proposait une distinction fondamentale : que l’État paie pour un service ne signifie nullement qu’il doive le fournir.
Or, disait-il, la bureaucratie du système éducatif a depuis trop longtemps pris la place des parents pour décider du contenu et des méthodes de l’enseignement nécessaire aux enfants. La nationalisation de l’éducation a rendu les élèves et leurs parents otages d’un système uniforme. Dans le même temps, le montant total des dépenses par élève de l’enseignement public aux États-Unis avait été multiplié par cinq depuis les années 1960.
Dès lors que l’on admet qu’il revient aux parents et non aux bureaucrates de choisir l’école de leurs enfants, expliquait Milton Friedman, c’est à eux de déterminer quelles écoles doivent obtenir plus de financements et quelles autres doivent en obtenir moins. Les pouvoirs publics pourraient exiger une scolarité minimale qui serait financée par la collectivité sous la forme de « chèques éducation » (vouchers) que l’État fournirait aux familles pauvres. Ces chèques seraient ensuite utilisés par ces familles pour inscrire leurs enfants dans l’école de leur choix.
Les professeurs et les administrateurs auraient alors toutes les raisons de satisfaire leurs véritables clients : les élèves. En effet, le système actuel de financement de l’éducation subventionne l’établissement et ses employés indépendamment de la qualité de son éducation et de l’adaptation aux attentes des parents et des élèves. Ce système déresponsabilise donc tous les acteurs de l’éducation.
L’hypercentralisation des décisions pédagogiques construit un moule unique alors que les enfants sont tous différents.
En restaurant la liberté de choix des élèves et des parents et en rendant autonome et responsable chaque établissement scolaire, nous aurons un système éducatif plus juste, plus efficace, plus adapté aux aspirations et aux spécificités de chacun et plus économique.
Pour plus d’informations, c’est ici.
  1. Program for International Student Assessment, soit « Programme international pour le suivi des acquis des élèves ». Un ensemble d’études réalisées par l’OCDE tous les trois ans. ↩
  2. Article repris par Milton Friedman, Capitalisme et liberté, Le rôle du pouvoir politique dans l’éducation, p. 151, LEDUC.S Editions, 2010. ↩

La réflexion du jour

Il ne s’agit pas de valoriser le travail au noir. Il s’agit de constater que des gens seraient prêts à travailler plus. Faire des heures supplémentaires, avoir un deuxième emploi. Mais pas pour en donner la plus grande partie au gouvernement. C’est une réalité : des impôts élevés tuent la motivation à travailler.--- Mario Dumont

02 octobre, 2018

La réflexion du jour

Au cours des cinq dernières années, le gouvernement du Québec a perdu pas moins de 450 millions $ dans des prêts faits à des entreprises qui ont connu des difficultés financières ou qui ont carrément fait faillite.--- TVA

01 octobre, 2018

La réflexion du jour

Les récits d’utilisations douteuses d’argent public et du temps des employés continuent à résonner à nos oreilles par des amis, parents, voisins. Ici, des gestionnaires incompétents; là, une mauvaise organisation du travail; ailleurs, des commandes politiques insensées, des formulaires ou des sites Internet mal foutus pour les citoyens, des procédures aberrantes, etc. C’est parfois à désespérer.---François Bourque

29 septembre, 2018

La réflexion du jour

Au cours des dernières semaines, deux nouvelles écoles primaires ont été inaugurées à Sherbrooke : de la Croisée et Plein Soleil. La première est une école publique alors que la seconde est semi-privée. Les deux bâtiments sont à peu près de même dimension, comptent une vingtaine de classes, ont un gymnase double et un service de garde. Pourtant, au total, l'école publique pourrait avoir coûté le double (15,6 millions de dollars) de celle du privé (7 millions de dollars). Qu'est-ce qui explique cette importante différence de coût?--- Geneviève Proulx et de Fanny Lachance-Paquette

28 septembre, 2018

La réflexion du jour

On répète constamment que les subventions du gouvernement sont de 60 %. En réalité, les subventions correspondent à 60 % du coût des « services éducatifs d’un élève comparable » du secteur public. Mais une école offre plus que des « services éducatifs », par exemple l’entretien des bâtiments et des équipements, divers services de soutien aux élèves, le transport. De sorte que l’État ne subventionne le privé que pour 42 % des dépenses globales par élève, selon les chiffres mêmes du ministère.--- Le Devoir

27 septembre, 2018

La réflexion du jour

irecteur d’école qui va lui-même chercher du savon à l’épicerie, des enseignants qui paient de leur poche le savon à mains pour leurs élèves : un mois à peine après la rentrée, un changement de fournisseur à la Commission scolaire de Montréal (CSDM) cause une pénurie de produits d’hygiène et de nettoyage dans plusieurs écoles et force à la débrouillardise.--- La Presse+

26 septembre, 2018

Puisque tu paies, je prends le menu gastronomique

Ceux qui se gavent aux dépens des autres devraient avoir honte. Cette honte arrivera lorsque les autres seront forcés de tailler dans les dépenses.

Alors que le Congrès s’apprête à tenter de réduire les dépenses, je me souviens d’une soirée l’automne dernier au théâtre St. Louis Repertory. Avant le lever de rideau, le directeur de la compagnie est apparu et nous a encouragés à voter contre un projet de limitation des taxes d’État. Il craignait que cela mène à une réduction du financement de sa compagnie.
Je me suis tourné vers ma voisine et je lui ai demandé si le fait que son billet de spectacle soit subventionné par un fermier dans le fin fond du Missouri la gênait.  Elle m’a répondu que non, car il recevait probablement des aides lui aussi. Elle semblait penser que, d’une manière ou d’une autre, cela devait s’équilibrer.
Je l’ai laissée tranquille, mais j’avais envie de dire que non, cela ne s’équilibre pas. Si cela s’équilibrait pour tout le monde, alors la dépense publique serait vraiment d’un ennui mortel : tout cet argent qui circule, tous ces employés du fisc, tous ces taux de taxation marginaux qui découragent l’effort au travail, tout ça pour que chacun reçoive la même part.

LA COLLECTIVISATION NÉFASTE

Ici à St. Louis, nous venons de terminer Metrolink, un réseau de train local. La construction a coûté 380 M$. Nous, les habitants d’ici, n’y avons aucunement contribué de notre poche. Il a été financé par le reste du pays. Ne devrions-nous pas nous sentir coupables de faire payer les habitants du Kentucky, du Mississipi et du Maine pour nos trajets en ville jusqu’au stade de hockey ? Non, disent les bénéficiaires. Après tout, nous avons payé pour BART à San Francisco, pour MARTA à Atlanta et pour tous les autres réseaux de transport en commun extraordinairement chers et sous-utilisés, dont les avantages sont bien en dessous des coûts. Ce n’est que justice, à chacun son tour de profiter de la gamelle.
Cette argumentation implacable me rappelle un drôle de restaurant.
Quand tu manges là-bas, tu dépenses environ 6 $ : un sandwich, des frites et une boisson. Bien sûr, tu aimerais profiter d’un dessert et d’une deuxième boisson, mais cela coûte 4 $ supplémentaires. Le supplément de repas ne vaut pas 4 $ à tes yeux, donc tu en restes à 6 $.
De temps à autre, tu vas dans ce même restaurant avec trois amis. Vous avez l’habitude de diviser l’addition en quatre parts égales. Tu réalises au bout d’un moment que les 4 $ de boisson et de dessert te reviendront à seulement 1 $, puisque le total est divisé par quatre. Pourquoi ne pas commander boisson et dessert ? Si tu es quelqu’un de sympa, tu préfères sans doute éviter à tes amis de subventionner tes suppléments. Il t’est même venu à l’esprit qu’eux aussi pourraient commander des suppléments financés de ta poche. Mais ce sont tes amis. Ils ne te feraient pas une chose pareille et tu ne leur ferais pas ça non plus. Et si l’un des membres du groupe essaye, la pression sociale y mettra bon ordre.

L’ARGENT DES AUTRES

Mais supposons maintenant que l’addition soit répartie non pas à chaque table, mais sur les 100 convives assis à toutes les tables. Maintenant la boisson et le dessert à 4 $ coûtent seulement 4 cents. C’est facile à présent de dépenser sans compter.  D’ailleurs tu ne vas pas te contenter d’une boisson et d’un dessert ; tu vas commander un steak et ajouter une bouteille de vin. Imaginons que toi et tous les autres commandent des repas à 40 $. La note du restaurant sera de 4000 $. Divisée par 100 convives, ta part revient à 40 $. Voilà l’ironie de l’histoire. Comme ma voisine au théâtre, tu auras ta « part équitable ».
Mais ce résultat est désastreux. Quand tu dînes seul, tu dépenses 6 $. Le steak et d’autres bonnes choses à 34 $. Mais une fois dans la course avec les autres, tu as choisi un repas très au-delà de ton budget, dont les avantages sont bien inférieurs au coût.
La sobriété n’est pas récompensée. Si tu reviens à ton menu à 6 $ en espérant économiser de l’argent, ta note sera tout de même proche de 40 $, à moins que les 99 autres convives se modèrent aussi. Le bon citoyen se trouve bien bête.
C’est l’histoire du parlementaire nouvellement élu qui arrive au Congrès, bien décidé à tailler dans le gras du budget, qui se retrouve en difficulté dans sa circonscription car les projets locaux vont aussi être coupés. Au lieu de montrer fièrement la voie, il est obligé de se battre pour ces projets afin de s’assurer que sa circonscription reçoive sa « part équitable ».
La situation empire lorsqu’il y a des gloutons et des ivrognes au restaurant, mêlés à des personnes au régime et des abstinents. L’addition moyenne sera peut-être de 40 $, mais certains mangent pour 80 $ de nourriture alors que d’autres se contentent d’une salade et d’un thé glacé.
Ceux qui ont un appétit modeste aimeraient bien fuir le gueuleton, mais supposons que ce soit le seul restaurant en ville et qu’on soit forcé d’y prendre son dîner chaque soir. La rancœur et la colère arrivent naturellement. Et comme c’est le seul restaurant en ville, on imagine la qualité du service.
Un tel restaurant peut être un lieu agréable si ceux qui ont un appétit léger apprécient le spectacle de la gloutonnerie de ceux qui mangent et boivent allègrement. De nombreux services publics suscitent une large adhésion. Mais pas tous. Combien d’Américains, en dehors des agriculteurs, bénéficient des subventions agricoles ? Combien d’Américains qui ne prennent jamais le train bénéficient des subventions d’Amtrak1 ?
Ceux qui se gavent aux dépens des autres devraient avoir honte. Cette honte arrivera lorsque les autres seront forcés de tailler dans les dépenses. Il faudra des coupes sombres et il faudra fermer le festin public là où quelques-uns s’engraissent aux frais de la multitude.
Traduction fm06 pour Contrepoints.