Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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Vaut mieux en rire!

Les Hells ne devraient pas s’installer à Québec. C’est le territoire des libéraux. --- Michel Beaudry

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13 septembre, 2013

Le pouvoir de la finance

(NDLR La perte de confiance des citoyens envers le politique est le plus grand défi auquel sont confrontées les économies modernes.)

Les marchés libres sont essentiels à l’innovation technologique qui sous-tend les niveaux croissants de prospérité. Dans cette entrevue qui porte à réfléchir, l’économiste Reuven Brenner nous fait toutefois part de ses préoccupations quant à l’avenir des économies de marché, à tout le moins dans le court terme.

Une poignée de pays – le Canada, les États-Unis, l’Australie, le Japon et les nations d’Europe de l’Ouest – ont une certaine expérience historique des avantages que procurent des marchés relativement libres, explique M. Brenner. « Ce qui distingue les douze démocraties occidentales est le fait qu’elles ont trouvé des façons – c’est-à-dire des institutions politiques et la façon dont la loi est appliquée par les tribunaux – de diminuer les coûts de transaction nécessaires pour faire fonctionner ce que nous appelons des “marchés libres” ». Même si l’effondrement du communisme a été suivi d’une certaine libéralisation dans des pays comme la Russie, la Chine, l’Inde et certains pays d’Europe de l’Est et d’Amérique latine, ceux-ci n’ont pas adopté suffisamment rapidement les institutions fondées sur la liberté.

Ce dont nous avons besoin, c’est d’un leadership politique de la part des démocraties occidentales pour expliquer à leurs nouveaux partenaires dans le contexte de la mondialisation comment fonctionnent les institutions nécessaires à une économie de marché, et aussi pour montrer l’exemple. Au lieu de cela, les pays occidentaux se sont éloignés de leur tradition, autant en contribuant aux récentes et actuelles crises économiques qu’en y répondant de façon inappropriée. Selon M. Brenner, « sous couvert de chercher à atteindre d’autres objectifs, tout le monde joue le jeu de la dévaluation monétaire parce qu’ils pensent que c’est cela qui va leur ramener un avantage compétitif, au lieu de s’attaquer aux problèmes fondamentaux ».

Les spectateurs pourront également entendre l’économiste expliquer pourquoi on n’aide pas les entrepreneurs en engloutissant des fonds publics dans les banques et pourquoi la prochaine bulle surviendra dans le domaine de l’éducation supérieure aux États-Unis. Les choses vont s’améliorer, mais à moins que nos dirigeants ne prennent rapidement des décisions difficiles, Reuven Brenner ne croit pas que cela arrivera de sitôt.

Robert Scully en discute avec Reuven Brenner qui occupe la chaire REPAP en économie à la Faculté de gestion de l’Université McGill. Il a signé de nombreux ouvrages, dont The Force of Finance: Triumph of the Capital Markets (2002).

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