Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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Vaut mieux en rire!

Il y a des souris à l’hôpital Charles Lemoyne mais dès qu’elles vont goûter à la bouffe, elle vont déguerpir.--- Michel Beaudry

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09 septembre, 2013

Les abus, une conséquence naturelle de la gratuité


Dans un marché libre, l’offre et la demande s’équilibrent automatiquement grâce au mécanisme des prix. Si la demande excède l’offre les prix augmentent et l’équilibre est vite retrouvé et vice versa.

Lorsqu’un produit ou un service est gratuit, la demande excédera toujours l’offre. C’est pourquoi les gouvernements doivent contrôler l’offre des services largement subventionnés, voire gratuits, qu’ils procurent à la population. En l’absence d’un mécanisme d’autoéquilibrage comme les prix, les gouvernements mettent en place différents mécanismes pour contrôler l’offre à l’intérieur des paramètres budgétaires.

Ces mécanismes, quels qu’ils soient, sont nécessairement gérés par des fonctionnaires pris en étaux entre la population qui en demande toujours plus et la réalité budgétaire qui impose des limites réelles. Si les règles sont rigides, la population reprochera aux politiciens et aux fonctionnaires d’être étroits d’esprit et de ne pas se soucier de leurs besoins.

Si les règles laissent aux politiciens et aux fonctionnaires une marge de manœuvre, ce sera le laisser-aller et les budgets s’épuiseront bien avant la fin de l’exercice budgétaire en cours. Par la suite, les demandes non satisfaites, même si elles sont légitimes, seront systématiquement refusées. La population reprochera alors aux politiciens leur refus d’allonger les budgets pour satisfaire la demande. Inévitablement, dans un tel contexte les coûts des programmes gouvernementaux défoncent systématiquement les budgets alloués au détriment d’une saine gestion des finances publiques.

C’est ce qui se produit avec tous les programmes gouvernementaux, dont le programme de procréation assisté. Les règles sont floues. C’est donc le régime du « premier arrivé » et du « qui connaît qui » qui prévaut.

Il existe une seule solution à ce dilemme : payer les services fournis par l’État à leur juste prix. Afin de ne pas pénaliser indûment ceux dans la société qui ont eu la malchance de tirer la courte paille, il suffirait de leur assurer un revenu minimum décent afin de pouvoir se payer les services dont ils ont besoin. Ce système ne serait pas parfait. Les médias rapporteraient des anecdotes à faire pleurer les plus endurcis, mais il y en aurait certainement moins que dans le système actuel.

En prime, il deviendrait possible d’équilibrer de façon durable les finances de l’État.
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