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20 septembre, 2013

La charité condamne le tier monde à la pauvreté

(NDLR L’entreprise privée et la concurrence sont les ingrédients essentiels à l’éradication de la pauvreté dans le monde. Malheureusement, les bons sentiments gauchistes prévalent sur le rationnel et le pragmatisme.)

Comment peut-on savoir si un pays pauvre deviendra plus prospère dans l’avenir? Dans cette entrevue fascinante, l’auteur, philanthrope et consultant stratégique Michael Fairbanks affirme que cela dépend essentiellement des valeurs et des attitudes qui sont largement répandues dans cette société. Si les gens croient que la concurrence est une bonne chose, s’ils sont confiants face à l’avenir et s’ils comprennent l’importance de la complexité, il est fort probable qu’ils amélioreront leur sort.

Par contraste, les pays où l’on voit les choses uniquement dans une optique matérielle sont condamnés à rester pauvres. « Les citoyens d’un pays pauvre croient que la richesse consiste en une abondance de ressources souterraines [comme] la bauxite, le cuivre; ils croient que cela vient d’un climat ensoleillé; ils pensent que cela découle d’une main-d’œuvre à bon marché; ou encore d’un positionnement géographique. » Pourtant, le Venezuela possède toutes ces choses, souligne M. Fairbanks, et sa croissance reste faible parce qu’il est facile de reproduire ces avantages.

L’auteur discute plus en détail de son rôle en tant que conseiller du président du Rwanda Paul Kagame, qui s’est battu pour éviter le génocide dans son pays. Kagame avait non seulement l’autorité pour faire bouger les choses, il comprenait les idées entrepreneuriales mises de l’avant par Michael Fairbanks. Parmi les succès que ce pays ravagé par la guerre a connus, on compte le développement d’un tourisme haut de gamme pour observer les précieux gorilles du Rwanda. Vendus comme une expérience unique sur la planète, ces safaris ont généré des profits pour les villages environnants et ont permis de mettre fin au braconnage.

Pour ce qui est de l’aide étrangère, M. Fairbanks déclare sans ambages que « les Chinois ont contribué davantage à éradiquer la pauvreté en Afrique que toute l’aide étrangère dans l’histoire ». Même s’il ne nie pas qu’il existe des cas de corruption et d’exploitation, il blâme les médias occidentaux d’avoir exagéré ces incidents et minimisé les bienfaits substantiels découlant de la présence chinoise sur le continent. En cherchant simplement à faire des affaires avec les Africains, les Chinois ont aidé beaucoup de gens, ont construit des routes et procuré des emplois, et tout cela sans l’attitude moralisatrice et condescendante qui accompagne souvent l’aide étrangère.

Robert Scully en discute avec Michael Fairbanks, cofondateur du Fonds SEVEN, une organisation philanthropique dirigée par des entrepreneurs dédiée à la promotion de solutions entrepreneuriales à la pauvreté dans le monde. Il est également le fondateur et le président honoraire du Groupe OTF, la première firme américaine de consultation stratégique financée par du capital de risque qui se concentre sur les pays en développement. Il est le coauteur de Plowing the Sea: Nurturing the Hidden Sources of Growth in the Developing World.


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