Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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Vaut mieux en rire!

Il y a des souris à l’hôpital Charles Lemoyne mais dès qu’elles vont goûter à la bouffe, elle vont déguerpir.--- Michel Beaudry

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11 mai, 2012

Le cercle vicieux des subventions aux entreprises


Le Québec est le champion toute catégorie des programmes de subventions aux entreprises. À 993 $ par habitant, le bien-être social des entreprises québécoises est presque le double de la moyenne canadienne (540$).

Les politiciens défendent le modèle québécois sous prétexte que dans un marché mondialisé, le Québec doit être compétitif pour attirer et retenir les entreprises qui sont de plus en plus mobiles. Cet argument est évidemment faux, car si cela était vrai, il suffirait de matcher la moyenne canadienne pour que le Québec tire son épingle du jeu. Malheureusement, ce faux raisonnement nous enferme dans un cercle vicieux d’où on ne peut plus s’extirper.


Le programme de subventions à l’industrie du jeu vidéo est un exemple probant de cette réalité. En 1997, le Québec a attiré Ubisoft, une entreprise française, à Montréal en lui offrant des subventions à la R & D et en remboursant 37,5 % du salaire des employés. Le résultat : en 2011, le Québec a versé 30 000 $ par employé dans le domaine du multimédia, soit 117 M$.

Suite à l’émigration d’Ubisoft, les Français n’ont eu d’autre choix que de créer un programme de subventions similaire, bien que moins généreux, pour éviter d’autres délocalisations d’entreprises.

En 2007, Eidos, un fleuron de l’industrie anglaise du multimédia, a aussi émigré à Montréal. Encore une fois, pour enrayer ce phénomène, le gouvernement britannique instaurera bientôt son propre programme de subventions.


Le cercle vicieux est enclenché : d’abord le Québec, suivi de la France, suivi de l’Angleterre et au fil des ans d’autres suivront.  Dans ces circonstances, aucun politicien à Québec n’osera terminer ce programme d’aide à l’industrie du multimédia et prendre le risque que ces entreprises retournent dans leur pays d’origine. Donc, ce programme qui devait pourtant être temporaire est devenu permanent. Au fil des ans des centaines de millions, voire des milliards, seront transférés des contribuables, égorgés par les impôts et taxes, aux entreprises.
  

Ce fiasco aurait pu être facilement évité si au lieu d’un programme d’aide, le gouvernement avait utilisé le même argent pour créer un environnement économique et social attrayant : système d’éducation et de santé de qualité, infrastructures efficaces et modernes, régimes réglementaire et fiscal simplifiés, etc. Ce scénario aurait créé un cercle vertueux ou le talent attire le talent et l’argent attire l’argent. Cet effet d’entraînement aurait généré une plus forte croissance économique ce qui en retour aurait permis d’améliorer l’environnement social et économique et ainsi de suite. En prime, la population aurait bénéficié de services de plus grande qualité et d’un meilleur niveau de vie.

Le Québec n’est pas condamné au rôle de cancre des économies nord-américaines, il suffirait d’adopter les bonnes politiques publiques.

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