Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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29 juillet, 2013

Les vraies causes du travail au noir

L’industrie de la construction est un bon exemple qui démontre l’inefficacité d’une économie privée de liberté. Il est généralement admis que les coûts de construction sont plus élevés au Québec qu’ailleurs au Canada, voire en Amérique du Nord. Grâce à la Commission Charbonneau, les politiciens ont une réponse toute prête pour expliquer ce phénomène : la corruption. Pourtant, la corruption n’est qu’un symptôme parmi d’autres.

Quelles sont les vraies causes de cette situation navrante qui grève l’économie québécoise?

La bureaucratie et le syndicalisme corporatiste privent l’industrie de toute liberté d’action. Pour survivre, les entrepreneurs n’ont d’autres choix que de contourner les obstacles bureaucratiques et syndicaux. Parfois, le moyen le plus facile, voire le seul, d’y arriver est la corruption des politiciens, fonctionnaires et agents syndicaux.

La multiplication des frais pour entretenir une bureaucratie obèse et inepte (RBQ, CSST, CCQ, RQAP, AE, etc.) fait exploser les taux horaires. Selon Francis Vailles de La Presse, le taux horaire d’un électricien grimpe de 20 $ l’heure juste pour payer cette bureaucratie.

Les conventions collectives multiplient les contraintes à une gestion efficace des projets. L’industrie québécoise compte plus de 20 spécialités contre moins de 10 en Ontario. Plus le nombre de spécialités est élevé plus les pertes d’efficacités seront importantes. Par exemple, un tireur de joints n’est pas autorisé à installer des feuilles de gypse. Il faut donc deux spécialistes pour construire un mur, alors qu’un seul pourrait très bien faire le travail.

Les heures de travail, les heures supplémentaires, le choix des employés, le transfert des travailleurs d’une région à l’autre, etc., tout concoure pour limiter les droits de gérance des entrepreneurs et limiter l’autonomie des travailleurs. Pour compenser, les entrepreneurs et les travailleurs ont recours au travail au noir. Toujours selon Francis Vailles de la Presse rapporte que selon la Commission de la construction du Québec (CCQ), les travailleurs de la construction déclarent 1010 heures par année. Mais selon Statistique Canada ils travaillent 1915 heures par année. La différence s’explique par les heures travaillées au noir.

À ce petit jeu tout le monde est perdant : les entrepreneurs, les travailleurs et surtout les Québécois. Seuls les politiciens et les syndicats en retirent des bénéfices.

Devant un tel fiasco tout ce que la ministre Maltais trouve d’intelligent à dire, c’est de menacer les entrepreneurs et les travailleurs de répression.

Pathétique!
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