Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry

28 novembre, 2014

La gestion de l’offre, un régime d’une autre époque

La question du régime de la gestion de l’offre, qui réglemente, entre autres, l’industrie laitière québécoise, est soulevée à chaque négociation d’un traité de libre-échange.

Les négociations en vue de la création du Partenariat transpacifique, qui regroupera une douzaine de pays dont l’Australie et la Nouvelle-Zélande, le premier exportateur mondial de produits laitiers ne fait pas exception.

À l’origine, ce concept a été justifié par l’argument qu’il fallait protéger les agriculteurs pour leur permettre de gagner un revenu décent. Les résultats démontrent encore une fois que les bonnes intentions ne suffisent pas.

Les forces du marché ont habilement déjoué les bonnes intentions de nos politiciens interventionnistes. Le système de quota, utilisé pour contrôler l’offre de l’industrie laitière et maintenir les prix du lait élevés, a créé une rareté artificielle et la valeur des quotas s’est emballée. Au départ, des quotas qui ne valaient rien atteignent maintenant plus de 25 000$. Un quota représente à peu près la production annuelle d’une bonne vache. Bien sûr, les agriculteurs qui ont reçu les premiers quotas se sont enrichis. Mais, ce système, en multipliant par deux et même trois le prix d’une ferme, a créé plus de problèmes qu’il n’en a résouts.

Les prix des fermes sont maintenant hors d’atteinte pour les jeunes qui désirent exploiter une ferme laitière. Donc, les petits propriétaires choisissent de vendre leur ferme à des exploitants industriels qui peuvent compter sur des économies d’échelle pour compenser les prix élevés plutôt que de la léguer à leurs enfants. Qui pourrait les en blâmer, c’est leur seul fond de retraite. Mais au bout de la ligne, les consommateurs paient trop cher leurs produits laitiers ce qui pénalise particulièrement les familles pauvres.

Malheureusement, ça ne s’arrête pas là. La gestion de l’offre équivaut à une subvention à l’industrie agricole. Bien qu’elle soit payée par les consommateurs, sous forme de prix artificiellement gonflé, ce n’en est pas moins une subvention. Alors, pour protéger les prix élevés de nos produits laitiers, le gouvernement canadien impose des tarifs à l’importation. Immanquablement, les autres pays nous demandent d’abolir les gigantesques tarifs douaniers de 200 % à 300 % que nous imposons sur les produits laitiers importés.

Les pays exportateurs répliquent en imposant des tarifs sur les produits laitiers canadiens. Ainsi, l’industrie laitière québécoise et canadienne est confinée au marché canadien, un très petit marché à l’échelle mondiale.

Dans une étude préparée par C. D. Howe, Putting the Market Back in Dairy Marketing, les auteurs Colin Busby et Daniel Schwanen recommandent que les intérêts des consommateurs soient mieux défendus, qu’un prix maximum soit imposé pour le lait et que des démarches soient entreprises pour mesurer l’efficacité des fermes et pour ouvrir de nouveaux marchés.

Les auteurs de l’étude maintiennent que le régime de la gestion de l’offre n’est plus nécessaire pour assurer des revenus raisonnables aux agriculteurs. L’emphase devrait plutôt favoriser l’amélioration de la productivité et le développement de nouveaux produits et marchés comme cela s’est produit en Nouvelle-Zélande et en Australie lorsque ces pays ont éliminé leur régime respectif de la gestion de l’offre.

La gestion de l’offre est certainement la réglementation la plus ruineuse qui soit. Il est devenu un boulet qui nuit aux agriculteurs et qui coûte une fortune aux consommateurs, pénalisant particulièrement les plus pauvres. Au lieu de nous inonder de belles paroles sur la guerre à la pauvreté, pourquoi ne pas commencer par abolir la gestion de l’offre. Les pauvres en profiteront bien davantage que tous les programmes bidon prétendant combattre la pauvreté. 

En maintenant les prix des produits laitiers artificiellement élevés, la gestion de l’offre des produits laitiers nuit aux consommateurs et aux industries agroalimentaires et de la restauration. Les seuls bénéficiaires de ce régime sont les premiers propriétaires de quotas.

Il est temps de mettre fin à ce régime d’une autre époque et permettre à nos entrepreneurs/agriculteurs de déployer leurs ailes à l’international. En prime, cela améliorerait la balance des paiements largement déficitaire du Québec.

Le témoignage de l’agriculteur français dans cette vidéo est un bel exemple de ce qui pourrait arriver à nos agriculteurs les plus dynamiques si on éliminait le régime de la gestion de l’offre.

La réflexion du jour

Le pire ennemi de Montréal, en effet, c'est trop souvent... Montréal, une pieuvre administrative dont les tentacules sont entremêlés sur une structure politique et décisionnelle déficiente qui pousse, comme un jeu de domino malsain, le principe de déresponsabilisation d'un palier à l'autre.---Vincent Marissal

27 novembre, 2014

La réflexion du jour

En fait, les pétrophobes ont déclenché une guerre contre le développement. Pour eux, la croissance économique est une malédiction. Le problème, c’est qu’ils sont seuls sur la patinoire médiatique. La classe politique et les gens d’affaires sont dans les estrades. Si les politiciens et les entrepreneurs ne sautent pas sur la glace, la pétrophobie va nous précipiter dans la décroissance.--- Jacques Brassard

26 novembre, 2014

L’État providence, source de la déresponsabilisation des individus

Responsabilisation

Si les gens sont encouragés à penser que quelqu'un d'autre se charge des risques pour eux, on les infantilise. Si on donne plus de responsabilités aux gens, ils se comportent avec plus de responsabilités.

Daniel Hannan


La réflexion du jour

Ce qui est surprenant, c'est de coupler ces résultats aux statistiques canadiennes sur l'emploi, pour vérifier s'il est vrai que c'est notre régime de garderies qui a provoqué une entrée massive des femmes sur le marché du travail. Vérification faite, c'est faux. Les femmes ont quitté le foyer dans les mêmes proportions partout ailleurs au pays, indépendamment des services de garderies en place. Et malgré la générosité du régime québécois, le Québec traîne toujours de la patte derrière l'Ontario au chapitre du travail des femmes. Or l'Ontario est la province où les garderies sont les plus chères au Canada!--- Gilbert Lavoie

25 novembre, 2014

La réflexion du jour

«Au Québec, on a une baisse des emplois, des coupes budgétaires, des hausses de taxes et de tarifs qui s’en viennent. À Ottawa: augmentation de la croissance, augmentation de l’emploi, puis des surplus budgétaires...» (Nicolas Marceau, l’ex-ministre des Finances de Pauline Marois).

Mais l’explication de la différence entre ce qui se passe sur le plan économique et budgétaire au Canada et au Québec est ailleurs.

Le gouvernement Harper a réduit la croissance des dépenses fédérales. Il n’en a pas parlé, il l’a fait.---Michel Hébert

24 novembre, 2014

Hymme à l’éolienne

L’humour sarcastique d’un poète chinois (asiatique?). Très drôle.


La réflexion du jour

Avez-vous vu un seul article de journal qui parle de postes abolis au gouvernement? Du côté d’Ottawa, il y a 26 000 personnes de moins qui travaillent pour le gouvernement fédéral depuis quatre ans, selon le Conseil du trésor. Et devinez quoi? Le gouvernement fédéral prévoit des surplus dans le prochain budget. 

Le Québec est plus endetté, plus taxé et plus bureaucratisé. La solution est-elle vraiment une autre hausse de taxe?--- Youri Chassin

22 novembre, 2014

La réflexion du jour

Parmi les provinces canadiennes, c’est au Québec que les niveaux de taxes sur la masse salariale sont globalement les plus élevées, soit environ 21 % de plus qu’en Ontario.
 .......
« Les études empiriques menées au Canada le confirment: entre 87 % et 100 % des taxes sur la masse salariale finissent par être assumée par les employés. La situation est d’autant plus préoccupante lorsqu’on constate l’écart qui existe déjà au chapitre de la rémunération entre les travailleurs québécois et ceux des autres provinces. Il serait souhaitable que parmi les recommandations de la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise, les salariés puissent bénéficier d’une réduction de ces taxes »--- Yanick Labrie

21 novembre, 2014

Modulation des tarifs des garderies subventionnées. Est-ce une bonne idée?

A priori, je suis enclin de répondre par la négative, car il semble que ce soit un nouveau tour de magie, comme seuls les politiciens et les hauts fonctionnaires savent concocter, pour taxer davantage une catégorie de contribuables qui contribue déjà plus que sa juste part au budget de l’État.

Regardons cela de plus près.

La gauche interventionniste s’oppose à la modulation des tarifs des garderies subventionnées en prétextant que, compte tenu de la progressivité de l’impôt, les plus nantis paient déjà leur juste part. Mais que se passe-t-il? Ils sont tombés sur la tête ou quoi? Depuis quand la gauche interventionniste s’oppose-t-elle à faire payer les plus nantis?

Même s’il est vrai que les familles à revenu élevé paient proportionnellement plus d’impôt, venant de la gauche interventionniste, cela demeure un argument peu convaincant. De plus, comme l’a démontré Alain Dubuc, la progressivité de l’impôt n’a qu’un impact relativement mineur sur le financement des garderies subventionnées.

J’en déduis que l’argument de la gauche interventionniste n’est en fait qu’un prétexte. Il faut donc chercher ailleurs la motivation des opposants. Personnellement, je crois qu’ils craignent avant tout que la modulation des tarifs pousse les parents à délaisser les garderies étatiques en faveur des garderies privées non subventionnées.

En effet, selon Francis Vaille, en tenant compte des impacts fiscaux, une famille gagnant 100 000$ par année qui enverrait son enfant dans une garderie privée non subventionnée, économiserait 2$ par jour par rapport au tarif proposé par la formule de modulation. Une famille gagnant 200 000$ paierait seulement 2,82$ par jour de plus, ce qui est bien peu considérant leur revenu.

Si un tel scénario devait se matérialiser, ce serait la fin du monopole étatique, une catastrophe pour les tenants du modèle québécois. Les garderies non subventionnées, libres du cadre rigide du ministère et des conventions collectives offriraient un meilleur service à moindre coût. À terme, le programme des garderies reproduirait le modèle des écoles privées.

Je ne suis donc pas surpris que les syndicats et autres groupes d’intérêt  s’opposent à la modulation des tarifs telle que proposée. Ils perçoivent cette proposition comme une menace qui réduirait considérablement leur pouvoir d’influence et de recrutement. Beaucoup de parents n’hésiteraient pas à payer quelques dollars de plus pour se libérer d’un monopole pour qui les enfants sont  un mal nécessaire. Les garderies privées non subventionnées grugeraient inévitablement une partie importante de la clientèle des garderies étatiques et par voie de conséquence la clientèle syndicale.

En accentuant la concurrence entre les deux réseaux, on donnerait plus de choix aux parents. La concurrence obligerait les garderies étatiques à prioriser les intérêts des enfants et des parents plutôt que ceux des bureaucrates et des syndicats. Ainsi, elles devraient ajuster les horaires et les programmes éducatifs pour tenir compte des besoins des parents et des enfants. Les syndicats devraient y penser à deux fois avant de déclencher une grève, sous peine de voir s’accélérer le transfert des enfants vers les garderies non subventionnées. Les bureaucrates du ministère devraient actualiser la réglementation en fonction des besoins des enfants et éliminer les tracasseries bureaucratiques inutiles, sinon les garderies étatiques seraient condamnées à disparaître à plus ou moins long terme.

La modulation des tarifs de garderies subventionnées est un excellent moyen de briser le monopole d’État pour le plus grand bien des enfants et des parents. Toutefois, la formule de modulation retenue devrait être financièrement neutre pour le gouvernement. Malheureusement, il est peu probable que le gouvernement laisse passer une telle opportunité de fouiller plus profondément dans les poches des contribuables. Mais même si cela devait s’avérer le cas, ce serait malgré tout un petit prix à payer pour mettre un terme au monopole étatique.

La réflexion du jour

Dans le cas des CLD et CRE, même si certains déchirent leurs chemises, il est notoire que l’ensemble des programmes d’aide aux entreprises est une véritable « maison de fous » où des lobbys défendent âprement un système de crédits d’impôt et de subventions, érigé en véritable « industrie de la subvention », et qui coûte des milliards de dollars aux contribuables tout en étant reconnu comme inefficace.--- Michel Kelly-Gagnon

20 novembre, 2014

La réflexion du jour

Des projets qui devaient coûter 100 millions mais qui coûtent un milliard, des entreprises moribondes qu’on maintient en vie artificiellement, des mégas-hôpitaux qui coûtent la peau des fesses, des entrepreneurs qui se graissent la patte, des dépassements de coûts colossaux, des bonis astronomiques, des factures gonflables, des crosses, du gaspillage, de la collusion, de la corruption, du copinage...--- Richard Martineau

19 novembre, 2014

Ça ne coûte rien, c’est l’État qui paie

Le président de la France, François Hollande croit que si c’est l'État qui paie, ça ne coûte rien. Voilà le mal français.

C’est malheureusement aussi ce que beaucoup de Québécois croient. C’est en parti vrai pour ceux qui ne paient pas d’impôt, mais seulement parce que ce sont les autres qui paient et non parce que ça ne coûte rien. C’est l’effet pervers le plus dommageable de l’État providence.

Pour mitiger ce phénomène, il faudrait que tous les programmes gouvernementaux appliquent le concept « l’argent suit la personne qui en a besoin ». Les frais d’hospitalisation suivraient le patient, les droits de scolarité suivraient l’élève, etc. L’institution impliquée devrait produire une facture et la faire signer par le patient ou le parent pour obtenir le paiement du gouvernement.

Ainsi tous seraient informés que rien n’est gratuit.

Nicolas Doze.


La réflexion du jour

Il faudra bien qu’on nous mette les yeux devant les trous en ce qui concerne notre propension à vivre au-dessus de nos moyens, à vouloir plus de programmes tout en refusant tous les projets économiques. Il faudra bien que quelqu’un nous dise qu’il y a un prix à payer pour dire non au Cirque du Soleil, non au gaz naturel, non au pétrole, non aux mines.---Mario Dumont

18 novembre, 2014

La réflexion du jour

La filière éolienne du Québec compte aujourd’hui 5000 emplois. En déboursant présentement 650 millions pour acheter cette énergie dont elle n’a finalement pas besoin, Hydro se trouve à financer chaque emploi à hauteur de 130 000 $ par année.

Est-il nécessaire d’empirer la situation en continuant de réaliser d’autres projets d’éolienne?--- Michel Girard

17 novembre, 2014

La France humiliée, le Québec le sera-t-il aussi?

Ça y est. La communauté européenne met la France à l’amende. Quelle humiliation!

Les banquiers newyorkais en feront autant avec le Québec si nous retardons encore l’atteinte du déficit zéro.

L'État français est devenu le cancre économique de l'Europe avec un déficit record et Bruxelles pourrait le lui faire payer avec une caution de 4 milliards d'euros qui se transformerait en amende si la France ne rentre pas dans les clous de la bonne santé financière.


La réflexion du jour

Mais dans l’esprit de certains, et en vertu de dogmes défendus par les apprentis marxistes, ne pas dépenser à gogo, sans entrave, dépenser sans réfléchir, et emprunter quand il le faut, tout ce qui constituerait la retenue normale dans une société normalement prudente est ici identifié comme de l’austérité.

Dans l’intérêt de qui ce mensonge est-il répété chaque jour?--- Michel Hébert

15 novembre, 2014

La réflexion du jour

Selon une nouvelle étude publiée aujourd’hui par l’IEDM, les expériences étrangères montrent au contraire qu’une implication du privé dans la gestion d’hôpitaux ou de cliniques peut contribuer grandement à obtenir des gains d'efficacité, à réduire les coûts, à améliorer les services et à diminuer les temps d'attente.--- Yanick Labrie

14 novembre, 2014

Sommes-nous émotifs à ce point?

La mise au rancart du costumier de Radio-Canada a mis le feu aux poudres. À ce jour, plus de 55 000 personnes ont signé une pétition en ligne exigeant son maintien et près de 40 000 personnes adhèrent à sa page Facebook.

Selon Johanne Hémond, présidente de la section locale de Montréal du STARF, ce sont des milliers de souvenirs qui disparaissent. C’est un manque de respect pour le passé, pour l'expertise acquise à travers les années. Elle affirme même que c'est la mort annoncée de tout le secteur design.

Wow! On se calme. On nous annoncerait la fin du monde que je ne serais pas surpris.

Le costumier de Radio-Canada c’est deux employés et 90 000 pièces de vêtements. La plupart n’ont aucune valeur. Les quelques pièces ayant une valeur historique et patrimoniale seront récupérées par les musées ou achetées par des fournisseurs de l’industrie cinématographique ou théâtrale.  Il n’y a pas de quoi déchirer sa chemise sur la place publique.

Je n’arrive vraiment pas à comprendre qu’il y ait autant de gens prêts à monter aux barricades pour si peu, alors qu’ils ignorent des problèmes autrement plus importants.

Il existe des dizaines de pétitions sur le site de l’Assemblée nationale qui concernent des problèmes réels, mais qui recueillent tout au plus quelques centaines de signatures :

Pétition                                                         Signatures (4 nov. 2014)

Maintien des services
d’aide à la réussite scolaire                                  122

Flexibilité du placement des
personnes âgées en CHSLD                                 13

Adoption d’une loi et création d’un
organisme indépendant permettant
le signalement d’anomalies dans
l’administration publique                                      330

Les problèmes qui affligent les enfants, les étudiants, les personnes âgées, sans parler de la corruption, ne sont-ils pas des défis autrement plus importants que le costumier de Radio-Canada?
Il est vrai que le dégraissement de Radio-Canada affecte toute la tribu culturelle québécoise qui ne ménage aucun effort pour dénoncer toutes compressions menaçant le moindrement son confort. De plus, toutes les raisons sont bonnes pour attaquer le gouvernement Harper. Malgré tout, cela ne me semble pas suffisant pour expliquer la levée de boucliers que nous connaissons depuis l’annonce de la fermeture du costumier.

Je crois que l’explication nous a plutôt été fournie par Wilfrid Laurier, il y a plus d’un siècle : « le Québec n’a pas d’opinions, il n’a que des sentiments ». Nos ancêtres avaient donc l'émotion facile. Nous en sommes malheureusement encore là. Ça doit être génétique.

Je crois que c’est la raison pour laquelle il est si difficile de discuter entre adultes des problèmes qui affligent le Québec. Avant même que la discussion débute, les protagonistes montent sur « leurs grands chevaux » et monopolisent le débat. Ils n’hésitent pas à manipuler les faits pour susciter une réaction émotive dans la population. Alors s’installe un dialogue de sourds où toute discussion raisonnée est exclue.

Ce comportement immature nous empêche de progresser. L’attention de la population est centrée sur des problèmes secondaires alors que les vrais problèmes sont escamotés. Il faut réinventer le système de santé, mais l’attention médiatique est centrée sur la taille et le tempérament du Dr Barrette. Le décrochage scolaire est une calamité qu’il faut absolument enrayer, mais l’attention de la population est dirigée sur la réduction du financement public aux écoles privées.

Malheureusement, les politiciens, les hauts fonctionnaires, les groupes d’intérêt manipulent ce trait de caractère des Québécois à des fins partisanes. Il est plus facile de détourner l’attention du public en montant en épingle une anecdote croustillante que d’agir en adulte responsable face aux nombreux défis qui nous assaillent. Il faut toutefois admettre que les médias, friands d’anecdotes croustillantes, font partie du problème.

Les Romains utilisaient « du pain et des jeux » pour pacifier la populace. Nous utilisons des programmes gouvernementaux et des anecdotes croustillantes, dans le même but. Autre temps, autres mœurs.

La réflexion du jour

Les problèmes qui assaillent le Québec en ce moment ne viennent pas de l’extérieur; ils sont de notre propre domaine d’incompétence. Ce n’est pas le Canada qui étouffe l’économie du Québec, mais notre propre gestion – entachée de corruption, de laxisme, dans l’indifférence générale. --- Benoît Aubin

13 novembre, 2014

La réflexion du jour

Tout cela me rappelle 2009-2010. Raymond Bachand nous avait promis un redressement des finances publiques avec 38 % de l’effort venant de nos poches et 62 % venant de réductions de dépenses.

Les hausses de taxes, comme la TVQ, avaient une date précise d’entrée en vigueur et ont toutes eu lieu. Et les baisses de dépenses… on les attend toujours.--- Mario Dumont

12 novembre, 2014

La SAQ pousse le bouchon

Revue de livre par Marc André Gagnon

Je suis allé à la librairie cette semaine comme d'habitude pour acheter mes magazines et le nouveau Guide Aubry. J'ai vu ce livre «La SAQ pousse le bouchon !» d'Éric Duhaime. La libraire m'a mis en garde en me signalant que c'était écrit par un gars de droite. Trop curieux, j'ai pris le risque quand même.

C'est un livre petit format qui se parcours rapidement.

On y rappelle les scandales de l'Uruguay, de l'Euro. On y donne des exemples de bureaucratie extrême, comme les cas de Pur Vodka, du Marché des Saveurs, de la bière Archibald, du cas Marcel, de Michel Julien, du domaine Félibre, des agences et de Radio X. On y fait l'historique de la SAQ, un retour sur l'affaire Geloso-dépanneurs, du «mur de Chine» entourant le Québec.

Au sujet de la privatisation en Alberta, on y rappelle l'obligation de passer les commandes par l'acheteur unique Connect Logistics.

On y parle de la «grande noirceur oenologique» des vins de dépanneurs; des pauvres consommateurs de vin plus taxés que les riches; de la concurrence, des journalistes : «Du propre aveu de la SAQ, ces chroniqueurs se font "suggérer" les thèmes à aborder ou les produits à mentionner». De la censure : «Lorsque vinquebec.com et Yves Mailloux ont sorti ce scandale, aucun des grands médias n'en a même fait mention.» Et encore «Le monopole conduit à la manipulation de l'information.»

On y parle de la peur : «tout le monde a peur de me parler.» «Un régime de terreur semble régner pour tous ceux et celles» qui travaillent dans le monde du vin au Québec. «Tous craignent les représailles de la toute puissante SAQ.»

Au sujet des prix des vins : «on a la conviction de se faire carrément avoir, on tend à acheter moins.»
«La SAQ gère un marché artificiel et cherche à copier les marchés naturels.»

Pour Éric Dumaine, les prêtres des années 1960 ont été remplacés par des fonctionnaires qui sont l'autorité suprême. Il dit que «le monopole public a eu son utilité en son temps», puis «brimant la liberté des consommateurs, des producteurs locaux...» et que maintenant «nous exigeons d'être traités en individus libres qui ont le droit de choisir, de produire et de vendre...»
M.Duhaime propose des solutions et ça ne passe pas par la privatisation.

Somme toute, un livre bien documenté, bien intéressant — pour gens de gauche comme de droite — qui fait le point sur le commerce actuel du vin au Québec et qui contribue au débat récurant sur l'avenir de notre cher Société des alcools du Québec.

La SAQ pousse le Bouchon !
Éric Dumaime, vlb éditeur, Quebecor Media
157 pages. Octobre 2014.  ISBN : 978-2-89649-608-2
19,95 $ en librairie. 11,99 $ en livre numérique.


La réflexion du jour

Tout le monde est d’accord pour dire qu’il est grand temps de couper dans les dépenses et de mettre le système au régime. Mais avant de sabrer dans les services et de hausser les tarifs, pouvez-vous, s’il vous plaît, commencer pas cesser de jeter de l’argent par les fenêtres?
 .......

Un système de radiocommunication pour les services d’urgence qui devait coûter 114 millions et qui va coûter… un milliard de dollars!--- Richard Martineau

11 novembre, 2014

La réflexion du jour

Le simple fait que le Québec soit à la fois l’État le plus taxé en Amérique du Nord, et, en même temps, un des plus – sinon le plus – endettés, devrait nous mettre la puce à l’oreille : notre problème en est un de dépenses, pas de revenus!--- Michel Kelly-Gagnon

10 novembre, 2014

Agir à l’encontre des objectifs, une spécialité politique

Partout on réalise que les subventions aux énergies renouvelables sont une folie qui coûte une fortune aux contribuables et aux consommateurs. Alors que le gouvernement gratte les fonds de tiroir pour atteindre le déficit zéro, l’éolien et la bourse du carbone ralentissent le potentiel économique du Québec. Malgré cela, le gouvernement Couillard persiste et signe. Une petite gêne aurait été de mise.

La CSPE (Contribution au service public de l'électricité) est l'une des taxes que les Français payent sur l'électricité pour subventionner les énergies renouvelables (éolienne et solaire). En 2014, cette taxe ponctionnera 16 milliards d'euros aux Français.

L'exemple allemand du passage aux énergies renouvelables est une catastrophe économique qui va avoir des répercussions sur l'énergie en France.

Colette Lewiner.


La réflexion du jour

Mais en fait, loin d'être inéquitable, la mesure proposée enlève une iniquité ! Le fractionnement du revenu n'est pas une échappatoire fiscale conçue pour les familles à un seul revenu. Au contraire, il a pour objet de mettre ces ménages sur le même pied que les ménages à deux revenus.

Prenons par exemple une famille avec un seul conjoint qui gagne 80 000$. Cette famille paiera 4 170$ de plus qu'une famille à deux revenus de 40 000$ chacun. Voilà qui est inéquitable!--- Adrien Pouliot

08 novembre, 2014

La réflexion du jour

Mais il y a quelque chose de parfaitement schizophrène dans le syndicalisme québécois. Ces organisations sérieuses, avec leurs dirigeants responsables, se transforment souvent en parfaits gauchistes lorsqu'ils interviennent dans le débat public, comme si leurs fonctions strictement syndicales et leur contribution aux débats de société appartenaient à deux univers.--- Alain Dubuc

07 novembre, 2014

Bien sûr que l’argent est nécessaire au bonheur

Donc, selon un sondage internet réalisé par la firme Léger Marketing, 67 % des Québécois estiment que l’argent ne fait pas le bonheur.

C’est le genre de sondage bidon qui réconforte certainement la gauche écologiste qui s’oppose à tout développement économique. Pour eux, le bonheur se résume à un vélo et un jardin sur le toit.

Mais soyons honnêtes, je ne connais personne qui refuserait de doubler ses revenus s’il en avait l’occasion. Je ne doute pas qu’il existe quelques hurluberlus qui puisent leur bonheur dans la contemplation de leur nombril, mais ils sont peu nombreux et je suis convaincu que plusieurs d’entre eux choisiraient un autre style de vie s’ils en avaient les moyens.

C’est quoi le bonheur? Pour moi, le bonheur c’est la liberté de choisir. De choisir les meilleurs soins de santé, de choisir l’école de mes enfants, de choisir le lieu où j’habite, etc..
Et pour avoir la liberté de choisir, ça prend quoi? De l’argent!

Les gens qui prétendent que l’argent ne fait pas le bonheur n’ont pas réfléchi à la question très longtemps. Je conçois que la consommation boulimique ne fasse pas le bonheur. Avoir le plus gros char, la plus grosse maison, les dernières bébelles électroniques, produit un bonheur bien éphémère. Passé l’euphorie des premiers moments, la consommation à outrance devient rapidement une source de tracas. Pire, cela peut même devenir une source considérable de frustration pour ceux qui consomment pour paraître. Il existera toujours quelqu’un qui possède un plus gros char, une plus grosse maison et plus de bébelles.

Pour mieux comprendre pourquoi l’argent est nécessaire au bonheur, il faut s’en remettre à la pyramide de Maslow, une théorie sur la motivation élaborée dans les années 1940 par le psychologue Abraham Maslow.

La pyramide est constituée de cinq niveaux : besoin physiologique, besoin de sécurité, besoin d’appartenance, besoin d’estime et besoin d’épanouissement. Selon Maslow, nous cherchons à satisfaire chaque besoin d'un niveau donné avant de penser aux besoins situés au niveau supérieur de la pyramide. Sans surprise, on recherche par exemple à satisfaire ses besoins physiologiques et de sécurité avant ceux d’épanouissement.  Lorsqu’on a faim et froid, on pense davantage à Tim Horton qu’à une soirée au théâtre. 

Donc l’argent permet de satisfaire ses besoins primaires, condition préalable au bonheur. Certains, par nécessité, se satisfont de cela, mais la plupart d’entre nous aspirent à satisfaire ses besoins d’appartenance, d’estime de soi et d’épanouissement.

L’être humain est un animal social. Nous avons besoin de côtoyer nos semblables. Le meilleur moyen d’y arriver consiste à participer aux activités des gens qui nous entourent. Que ce soit le vélo, la marche, la gastronomie, le cinéma ou le théâtre, il faudra s’équiper, acheter des billets, payer son resto, etc. Et comment pouvons-nous nous procurer tout cela? Avec de l’argent, bien sûr!

Si j’en juge par la consommation effrénée d’antidépresseur des Québécois, le manque d’estime de soi est un fléau qui assaille notre société. L’estime de soi découle du sentiment de compétence que nous ressentons dans différentes sphères d’activités. Il faut donc bien connaître ses goûts, préférences et aptitudes et développer ses talents en conséquence. Cela implique des investissements souvent considérables en temps, formation et parfois thérapie. Et comment paie-t-on pour tout ça? Avec plus d’argent!

Après avoir réalisé toutes les étapes de cheminement en développement personnel et professionnel, la réalisation de soi est l’étape ultime du bonheur. Se réaliser, c’est profiter de chaque instant que la vie nous offre. C’est chercher à repousser ses limites à travers l’engagement, un projet, une entreprise. Tout ce qui nous permet d’obtenir la satisfaction, la plénitude. Il existe autant de façons de se réaliser qu’il y a d’individu : le bénévolat, la promotion d’une cause qui nous tient à cœur, un voyage autour du monde, une ferme à la campagne. Mais faute d’argent, beaucoup parmi nous n’auront malheureusement jamais l’occasion d’atteindre un tel degré de bonheur.

Certes, la consommation à outrance n’est pas un gage de bonheur, mais, à part quelques marginaux, l’argent est nécessaire au bonheur.


La réflexion du jour

Per capita, le Québec est de loin la province canadienne qui accorde le plus d’aide aux entreprises. En même temps, les emplois ne se créent pas. Personellement, je partage l’avis de la FCEI à l’effet qu’il faut des taxes moins élevées pour l’ensemble des entreprises, ce qui est équitable, plutôt qu’une multitude de programmes particuliers pour chaque secteur, pour chauqe région, etc.--- Mario Dumont

06 novembre, 2014

La réflexion du jour

Le privé, croit-on, ne devrait pas offrir de services publics, car la portion des coûts réservée au profit des actionnaires échappe au bien commun. Mais jamais personne ne parle du coût de la rigidité et de l’inefficacité dans un système fossilisé comme le nôtre.--- Lise ravary

05 novembre, 2014

Enseignant, une profession noble dévalorisée

La profession d’enseignant est certainement la plus noble d’entre toutes. Non seulement du point de vue de la transmission des connaissances, mais aussi par l’influence qu’un (e) enseignant (e) exerce sur les élèves. Qui ne connaît pas un (e) enseignant (e) qui a fait « la différence » dans la vie d’un (e) adolescent (e).

Malheureusement, les embûches bureaucratiques, les conventions collectives calquées sur les principes de l’âge industriel (primauté de l’ancienneté), dévalorisent la profession, éloignent les meilleurs candidats et démotivent les meilleurs enseignants (es).

En France, il y a 840 000 enseignants pour 12 millions d'élèves (soit un prof pour 14,28 élèves) pourtant les résultats de ces élèves n'arrêtent pas de dégringoler dans les tests PISA.

Au Québec, le ratio élève/professeur est le même qu’en France, 14,3. Heureusement, nos résultats PISA sont bien meilleures que ceux de la France, mais bien en deçà de ceux des pays asiatiques.

Qu’attendons-nous pour valoriser la profession d’enseignants en créant un ordre professionnel (reconnaissance sociale) et en remplaçant le critère d’ancienneté par celui de compétence dans les conventions collectives?


La réflexion du jour

Le problème, ce n'est pas UberX, ce sont les lois qui empêchent l'évolution d'une industrie formée à l'époque du radio-dispatch, une industrie qui a profité de son monopole pour nous habituer à un service à la clientèle exécrable.--- François Cardinal

04 novembre, 2014

La réflexion du jour

Sur le seul territoire de la ville de Québec, une étude réalisée par la FCCQ en 2012 a identifié 44 organismes intervenant dans l'aide aux entreprises. Ces organismes employaient au total 650 personnes. Les crédits consacrés au financement de ces organismes proviennent généralement des ministères à vocation économique. Autrement dit, l'argent dirigé vers cette « bureaucratie parallèle » est de l'argent destiné au développement qui ne se rend pas directement dans les entreprises pour soutenir leurs projets de croissance.--- Françoise Bertrand

03 novembre, 2014

La réflexion du jour

Il n’est ni simpliste ni démagogique d’affirmer que les valeurs syndicales (ancienneté, l’égalité des conditions, protection des acquis, nivellement par le bas, monopoles syndicaux) nuisent à la qualité des environnements de travail, l’innovation et la création de richesse.--- Joanne Marcotte

L’idéologie écologique, tout comme l’idéologie socialiste, est contre-productive

La Bolivie est assise sur d'énormes réserves de lithium, près de la moitié des réserves mondiales, mais, jusqu’à ce jour, est incapable de l’exploiter. La Bolivie socialiste d’Evo Morales, préfère maintenir la population dans la pauvreté plutôt que de confier à l’entreprise privée l’exploitation du Lithium.

Comme toujours, l’idéologie socialiste promet beaucoup, mais livre peu. D’ailleurs, c’est le grand défaut de toutes les idéologies. Leurs promoteurs sont tellement obnubilés par les grands principes de leur idéologie qu’ils sont incapables de voir qu’ils condamnent leurs concitoyens à la médiocrité.

Ce même phénomène retarde indûment l’exploitation des ressources pétrolières et gazières du Québec. Les promoteurs de l’idéologie écologiste sont incapables de voir qu’ils condamnent les Québécois à une pauvreté relative. De plus, leur aveuglement nuit aussi à la cause même qu’ils prétendent défendre, l’environnement. Faute d’exploiter nos propres ressources d’hydrocarbure, nous consommons du pétrole et du gaz importés sur de grandes distances avec tous les risques que cela comporte.


01 novembre, 2014

La réflexion du jour

Ne faudrait-il donc pas commencer à entrevoir une manière différente d'aborder le problème en se reposant une question fondamentale : quel est le rôle réel de l'état? À mes yeux, la réponse est fort simple : la protection du citoyen.

Or, pour protéger le citoyen, l'État n'a pas nécessairement besoin d'assurer la gestion des services. En définir les rôles et les objectifs et assurer la supervision ou la vérification, selon des paramètres établis, suffit.--- François L'Espérance

31 octobre, 2014

Pourquoi certaines sociétés s’enrichissent, alors que d’autres semblent condamnés à la pauvreté?

Revue de livre par Serge Rouleau

Il existe de nombreuses théories pour expliquer les énormes disparités de richesse entre les différentes nations du monde. Toutefois, elles sont souvent simplistes et rarement universelles. Les économistes Daron Acemoglu du MIT et James Robinson de Harvard ont voulu palier à cette lacune en publiant Why Nations Fail.

Les auteurs ont étudié l’histoire de plusieurs sociétés en Europe, en Amérique et en Asie dans le but de comprendre pourquoi certaines se sont enrichies, alors que d’autres sont demeurées pauvres. Est-ce la géographie, la présence de richesses naturelles, la culture ou encore l’ignorance des leaders?

Le phénomène de l’enrichissement des sociétés date d’au plus 200 ans. Avant la révolution industrielle, les populations étaient égales dans la pauvreté. Le revenu moyen d’un conquistador était environ le double d’un Inca.

Les citoyens de l’Angleterre et des États-Unis se sont enrichis après avoir renversé l’élite dirigeante et l’avoir remplacé par une société plus égalitaire. Les gouvernements devaient rendre des comptes aux citoyens et ceux-ci étaient libres d’entreprendre et de choisir leurs activités en fonction de leurs intérêts économiques.

Selon Acemoglu et Robinson, ce sont les institutions qui encadrent le fonctionnement d’une société qui favorisent ou non son succès. Une société bénéficiant d’institutions inclusives prospère, alors que les sociétés encadrées par des institutions extractives sont condamnées à la misère.

La clé du développement est l’inclusion de la majorité de la population à la vie économique. Lorsqu’un individu peut améliorer son sort en travaillant plus, en prenant des risques ou en innovant, la société se développe et tous en profitent. Les principes sous-jacents aux institutions inclusives sont principalement la propriété privée, le caractère sacré de l’État de droit et la pluralité politique. La propriété privée permet aux individus de profiter des bienfaits des efforts qu’ils déploient dans la société. L’État de droit minimise l’arbitraire et protège les individus des abus. La pluralité politique stimule les débats sociaux et permet de maintenir un bon équilibre entre les diverses options politiques.

Au contraire, une société encadrer par des institutions extractives est caractérisée par la dictature politique et l’arbitraire. Règle générale, lorsque le pouvoir politique est centralisé dans les mains de quelques individus, le gouvernement est instrumentalisé au bénéfice de l’élite dirigeante. La population  ne pouvant bénéficier des bienfaits de leurs efforts a recours à toutes sortes de subterfuges pour éviter la confiscation du fruit de leurs labeurs. Les plus talentueux émigrent quand cela est possible. Ces populations sont condamnées à la pauvreté.

L’État doit être suffisamment fort pour mettre en place des institutions favorisant l’activité économique : des systèmes judiciaire et monétaire forts, une sécurité publique et une justice indépendants de la politique, des infrastructures de base suffisantes et efficaces et des systèmes de santé et d’éducation de qualité. Cependant, le pouvoir de l’État ne doit pas être hégémonique. Pour éviter les systèmes où une minorité au pouvoir exploite la majorité, il doit y avoir plusieurs sources de pouvoirs : plusieurs partis politiques, une société civile militante et des médias forts et indépendants.

Les auteurs utilisent, entre autres, les Corées pour démontrer leur thèse. Au milieu du XXe siècle, les Corées du Nord et du Sud étaient réunies. Elles bénéficiaient donc des mêmes atouts : population homogène, même culture, mêmes ressources naturelles, etc.. La guerre de Corée au début des années 50 créa deux pays, le Nord et le Sud. La Corée du Nord, s’inspirant de la Chine communiste,  a eu recours à des institutions extractives pour gouverner. Par contre, la Corée du Sud, tout en conservant les caractéristiques propres à la culture coréenne, s’inspira des démocraties capitalistes. Elle a adopté des institutions inclusives pour gouverner. Soixante ans plus tard, la population de la Corée du Nord végète parmi les plus pauvres au monde, tandis que celle de la Corée du Sud a rapidement rattrapé la plupart des pays occidentaux.


Toutefois, les auteurs nous rappellent qu’il n’y a rien de permanent. Une société inclusive peut rapidement muter en une société extractive. Il suffit de regarder l’histoire récente du Venezuela pour s’en convaincre.

La réflexion du jour

Certes, le Québec s’en tire mieux que plusieurs pays européens. Malgré tout, il faut prendre le déficit et la dette au sérieux. Parce qu’il faut les maintenir sous contrôle. Parce que chaque dollar payé en intérêt n’est plus disponible pour financer des services qui nous sont chers. Parce que les déficits d’aujourd’hui sont les impôts de demain. Et surtout, parce qu’il est impossible de s’enrichir en vivant à crédit.--- Nathalie Elgrably-Lévy

30 octobre, 2014

La réflexion du jour

Le fait de critiquer la formule Rand a trop souvent été associé, au Québec, aux idées antisyndicales. Disons-le franchement : on peut être syndicaliste et souhaiter une pluralité syndicale. À long terme, c'est même la seule manière de mettre en compétition les organisations syndicales et de s'assurer que celles-ci demeurent près des préoccupations des travailleurs. En ce moment, elles ont le monopole ; pourquoi marcheraient-elles droit ? Pourquoi respecteraient-elles leurs membres ? Pourquoi seraient-elles attachées aux fondements de la démocratie et se doteraient-elles de hauts standards éthiques, par exemple ? Leurs membres sont captifs ; peu importe ce qu'ils font, on prend leurs cotisations à la source, et tant pis pour le reste.---Louis Préfontaine, auteur, blogueur et ex-syndicaliste

29 octobre, 2014

La France, cancre de l’Europe; le Québec, cancre de l’Amérique du Nord

Alors que l'Allemagne annonce un équilibre budgétaire pour 2015, la France laisse filer le déficit de l'État qui sera de (au moins) 4,4% en 2014. Autant de dette en plus pour les générations futures.


La réflexion du jour

Enfin, l'État n'a pas comme rôle de se substituer à l'entreprise privée et ne devrait pas nous dire où travailler, comment épargner, quoi construire ou produire. Il doit plutôt assurer un environnement qui protège les droits de propriété et les contrats librement conclus et favorise la concurrence, source d'innovation bénéfique aux consommateurs.--- Adrien Pouliot

28 octobre, 2014

La réflexion du jour

La rémunération élevée et le grand nombre d'employés à la Ville de Montréal expliquent pourquoi la métropole se classe encore comme l'une des villes les plus chères à gérer au Québec.--- Pierre-André Normandin

27 octobre, 2014

La dette publique est garantie par les épargnes des Québécois

L'État français a accumulé une dette de plus de 2 000 milliards d'euros, soit presque 100% du PIB, et l'économie est en berne, pourtant les investisseurs continuent à lui prêter, car ils savent que l'État français en dernier recours fera un hold-up sur l'épargne des Français et se servira directement dans leur capital.

Autrement dit, c'est l'épargne des Français qui garantit l'endettement de l'État auprès des prêteurs.

La situation du Québec est sensiblement la même que celle de la France. La dette de l’État français est d’environ 42 000 $C par habitant. Celle du Québec, incluant notre portion de la dette fédérale, est d’environ 39 000 $C. Comme en France, la dette publique du Québec est garantie par l’épargne des Québécois. Donc, n’en doutez pas, lorsque les banques viendront sonner à la porte du ministre des Finances, le gouvernement n’hésitera pas à confisquer le capital de ceux qui se seront serré la ceinture pour épargner.


La réflexion du jour

À cet égard, un pays se distingue pour avoir brillamment réussi à relever son économie et à équilibrer son budget. En 1995, le Wall Street Journal le disait au bord de la faillite. Aujourd’hui, il est cité en exemple partout dans le monde. Son nom est sur les lèvres de nombreux politiciens, la revue française Les Échos dit de lui que c’est «un cas d’école de redressement long mais spectaculaire» et le journal Le Nouvel Économiste le présente comme «exemple de réforme réussie». Ce pays, c’est le Canada!--- Nathalie Elgrably-Lévy

25 octobre, 2014

La réflexion du jour

Chaque fois qu'une municipalité modifie un projet, elle doit refaire une demande. De plus, pour chaque demande, plusieurs intervenants doivent se coordonner. Par exemple, pour le service de bus rapide sur Pie-IX, il faut le feu vert de Montréal, Laval, la STM, la STL, l'AMT et les arrondissements. On l'attend depuis 2009...---Paul Journet

24 octobre, 2014

La campagne « ASSEZ » du Parti Conservateur du Québec

Le PCQ vient de lancer la campagne « ASSEZ ». Vous pouvez participer à cette campagne en affichant votre ras-le-bol au moyen d’autocollants que vous pouvez vous procurer sur le site internet du parti. Vous pouvez aussi exprimer votre ras-le-bol directement ici. Je souhaite que la campagne « ASSEZ » lancée par le parti conservateur fasse boule de neige.

Voici la liste de mes « ASSEZ » :

       ·         J’en ai assez des impôts, taxes et tarifs confiscatoires;
·         J’en ai assez du capitalisme de copinage;
·         J’en ai assez des règlements qui me pourrissent la vie pour éviter des évènements malheureux, mais rarissimes;
·         J’en ai assez des attentes à l’urgence;
·         J’en ai assez des attentes pour voir un médecin;
·         J’en ai assez des locaux délabrés dans les écoles;
·         J’en ai assez des fonctionnaires qui torpillent le moindre effort de rationalisation des dépenses;
·         J’en ai assez du peu d’imputabilité des politiciens et des bureaucrates;
·         J’en ai assez de la déresponsabilisation des individus;
·         J’en ai assez de payer 4 ou 5 fois le prix coûtant d’une bouteille de vin;
·         J’en ai assez du prix minimum de l’essence;
·         J’en ai assez de la gestion de l’offre;
·         J’en ai assez des groupes d’intérêt qui prétendent parler en mon nom;
·         J’en ai assez des employés municipaux qui gagnent 35% de plus que leurs confrères du public et du privé;
·         J’en ai assez de me faire voler par des entrepreneurs véreux;
·         J’en ai assez des nominations politiques sans égard à leurs compétences;
·         J’en ai assez des écologistes qui s’objectent à tous développements économiques;
·         J’en ai assez des artistes qui abusent de leur popularité pour promouvoir l’immobilisme;
·         J’en ai assez des bien-pensants qui me sermonnent comme les curés d’antan;
·         J’en ai assez des syndicats qui se croient au-dessus des lois;
·         J’en ai assez…….

Je suis persuadé que, comme moi, vous en avez assez de vous faire promettre des solutions qui n’atteignent jamais leurs buts.

Vous vous imaginez peut-être que les problèmes vont disparaître comme par magie, mais cela n’arrivera pas.

Depuis 40 ans, les gouvernements, tous partis confondus,  ont empilé des dettes et trouvé de nouvelles façons de fouiller plus profondément dans mes poches. Je ne sais pas pour vous, mais moi j’en ai assez de payer sans que les services s’améliorent, voire se détériorent, et que la dette publique augmente sans cesse.

Les interventionnistes argumentent que nous avons fait des choix de société et que maintenant on doit en assumer les coûts. En ce qui me concerne, ce sont les politiciens et les groupes d’intérêt qui ont choisi pour moi.  Pour être qualifié de choix de société, un programme devrait avoir fait l’objet d’un débat de société et avoir reçu l’approbation de la majorité des électeurs par voie de référendum. Aucun des programmes actuels ne satisfait ces critères. 

Bien sûr, il est important de dénoncer l’ineptie du mammouth étatique, sinon les promoteurs du tout à l’État  occuperont l’entièreté de l’espace médiatique comme ils le font depuis plus de quarante ans. Mais faire le ménage dans la fonction publique, ne retardera que de quelques années l’inévitable.

Il faut réduire le rôle de l’État dans l’économie et instaurer des mécanismes de concurrence dans la livraison des services considérés comme essentiels tels que la Santé et l’Éducation. Soyons sérieux, si on ne s’attaque pas aux problèmes à leurs sources, nous nous enfoncerons jusqu’à ce que les banquiers viennent sonner à notre porte. Là nous connaîtrons ce que c’est l’austérité. Pour s’en convaincre, il suffit de penser à la Grèce et à l'Espagne : des milliers de mises à pied, des réductions de salaire de 10% ou plus, un taux de chômage de plus de 20% et plus de 40% chez les moins de trente ans, etc.


Est-ce ça que nous voulons? Je tiens à ce que mes enfants et petits-enfants connaissent des jours meilleurs et soient fiers d’habiter au Québec. Il faut donc cesser d’entretenir un modèle économique interventionniste révolu qui est peu productif et coûteux et qui tue l’entrepreneuriat et l’innovation.

La réflexion du jour

Derrière la protection d’une espèce menacée brandie par des environnementalistes pour ennoblir leur combat, se cache une lutte d’arrière-garde contre l’utilisation des produits pétroliers, à plus forte raison s’ils proviennent de l’Ouest canadien qui nourrit pourtant le Québec par la péréquation, et toute exploitation des ressources naturelles.--- Jean-Jacques Samson

23 octobre, 2014

La réflexion du jour

Le gouvernement ignore combien il a d'employés sur sa liste de paie. Les estimations varient de 500 000 à 650 000. La nébuleuse gouvernementale serait constituée, selon des relevés du Vérificateur général qui datent un peu, de quelque 500 entités. --- Donald Charrette

22 octobre, 2014

L’interventionnisme étatique, la plus grande embûche au développement de l’économie

Stéphane Treppoz est PDG de sarenza.com, il a créé 200 emplois. Il donne un cours, sur le fonctionnement de l'entreprise et les difficultés auxquelles elle est confrontée en France, aux politiciens présents sur le plateau qui eux n'ont pour la plupart jamais créé d'emplois ni de richesse.

La situation est grave pour la France, ça fait 40 ans que le budget de l'État est dans le rouge, qu'il n'y a plus d'investissement et que les impôts augmentent, pourtant des entrepreneurs arrivent encore à s'en sortir malgré tous les bâtons que l'État leur met dans les roues.


La réflexion du jour

L’actualité nous rappelle aussi que les Québécois sont des écologistes non pratiquants. Nous sommes de redoutables consommateurs, mais tous les projets associés au pétrole sont honnis par une frange bruyante de la population.--- Pierre Duhamel

21 octobre, 2014

Caricatures québécoises

La réflexion du jour

On peut à la fois souligner le caractère admirable de la Révolution tranquille, la trouver remarquable dans le contexte qui était le sien et croire en même temps qu'elle a dépassé sa durée de vie et engendré de trop nombreux effets pervers. On peut aussi dire qu'on a étiré l'élastique et transformé une période riche et intéressante en conte de fées.--- Alain Dubuc

20 octobre, 2014

Salaire minimum 101

Les interventionnistes militent en faveur dans le but, disent-ils, de réduire la pauvreté. Pourtant les faits démontrent le contraire.

Emerald Robinson explique pourquoi.


La réflexion du jour

Il faut désormais partir des écoles et établir les services qui devraient être offerts régionalement, des services qui peuvent différer selon les besoins de chaque milieu. Ainsi, la nouvelle c.s. devient une coop de services. Ainsi, si on regarde les instances démocratiques scolaires actuelles, il est difficile de s’y retrouver car les pouvoirs sont dilués à travers la structure. De fait, le véritable pouvoir appartient au ministère de l’Éducation et aux syndicats.---Yvon Robert - Ancien directeur général de commission scolaire et directeur d’écoles privées

18 octobre, 2014

La réflexion du jour

Chaque jour qui passe apporte son lot de protestations «préventives» au sujet d'éventuelles réductions de dépenses du gouvernement du Québec. De tous les segments de la société, on se proclame intouchable et on anticipe les pires malheurs si l'on ose réduire les activités financées par l'État. C'est ainsi que, jour après jour, on voit défiler dans les médias ces défenseurs du statu quo qui s'indignent en cohortes.--- Françoise Bertrand

17 octobre, 2014

Le régime des garderies souffre des mêmes carences que les autres monopoles d’État

Ainsi j’apprends qu’il existe des places fantômes dans les garderies subventionnées. Par exemple, un enfant fréquente la garderie 3 jours par semaine, mais la responsable réclame la subvention pour cinq jours. Ou une mère enregistre son poupon à la garderie trois mois avant son retour au travail, mais la responsable réclame la subvention immédiatement sous prétexte que la place n’est plus disponible.

Le Conseil québécois des services de garde estime que 10% des quelque 15 000 responsables d'un service de garde (RSG) en milieu familial «font une utilisation inappropriée des subventions». C'est une dépense de 15 millions en fonds publics. C’est l’équivalent de 8 000 places subventionnées, mais non utilisées.

Je dois vous avouer que je ne suis pas surpris. Ce phénomène est un des effets pervers des programmes gouvernementaux. Ces programmes sont comme des plats de bonbons laissés sur le comptoir. Tout un chacun y pige à volonté. Les garderies subventionnées ne font pas exceptions.

Il n’existe pas de solution à ce phénomène. Tant qu’il y aura des programmes gouvernementaux où les services sont rendus par des monopoles d’État, il y aura des bougons pour en abuser. Il n’y aura jamais assez de contrôle et d’inspecteurs pour éliminer tous les abus.

Toutefois, ces abus peuvent être réduits à leur minimum en concevant les programmes en fonction des individus visés plutôt qu’en fonction des intérêts des groupes de pression. Croyez-vous que les abus décrits plus haut auraient pu exister si les parents payaient eux-mêmes les frais de garderie? Bien sûr que non, aucun parent n’accepterait de payer pour un service qu’il ne reçoit pas.

Après seulement quelques années d’existence le régime de garderie souffre des mêmes carences que les autres programmes exploités par des monopoles étatiques : santé, éducation, SAQ, Hydro-Québec, Loto Québec, etc. Ce n’est donc pas surprenant que les coûts explosent et la qualité du service diminue.

Si au lieu de subventionner les garderies, le gouvernement subventionnait les parents et confiait au libre marché la responsabilité de les exploiter, la plupart des problèmes connus n’existeraient même pas.

Il n’y aurait pas de pénurie. Le libre marché aurait rapidement trouvé des solutions adaptées aux besoins des parents. Coopératives, OSBL, Garderies à but lucratif, etc. auraient été créés partout au Québec jusqu’à ce que la demande soit entièrement satisfaite.

Les frais de garde seraient moindres. La concurrence que se livreraient les garderies assurerait aux parents le meilleur rapport qualité/prix. Le système actuel favorise avant tout les syndicats au détriment des parents. Le réseau de garderie assure aux syndicats des milliers de membres captifs. C’est devenu une vache sacrée que les syndicats n’hésitent pas à utiliser  pour arriver à leurs fins. Le résultat : les coûts augmentent sans cesse, mais la qualité est aléatoire. Si les garderies étaient exploitées par des entreprises indépendantes, elles rivaliseraient d’ingéniosité pour attirer et conserver le patronage des parents. Les coûts diminueraient et la qualité augmenterait.

Contrairement à ce que prétendent les étatistes, les normes imposées par le ministère seraient mieux respectées. Dans le système actuel, les fonctionnaires  sont en conflit d’intérêts. D’un côté ils doivent assurer le respect des normes, de l’autre ils doivent contrôler les coûts. L’arbitrage du ministre est dicté par les priorités politiques du moment. Dans ces conditions, les groupes d’intérêt, mieux organisés et possédant des moyens considérables, en tirent immanquablement les plus grands bénéfices au détriment des parents. Dans un régime où le gouvernement n’est pas aussi l’exploitant, les fonctionnaires veilleraient uniquement au respect des normes et offriraient ainsi un contrepoids efficace aux groupes d’intérêt.


Ce qui me frustre au plus point dans tout ça, c’est qu’au moment de la création du programme des garderies tous connaissaient très bien les piètres performances des monopoles de la santé et de l’éducation. Il me semble qu’au minimum on aurait pu éviter les erreurs du passé. Mais il semble que la politique a des raisons que la raison ne peut pas comprendre.

La réflexion du jour

Le privé force même l’école publique à s’améliorer pour conserver ses élèves, en multipliant les écoles à vocation particulière. Il faut évidemment souhaiter la renaissance de l’école publique. Elle demeure le fondement du système scolaire. D’ailleurs, mieux l’école publique sera, et moins l’école privée attirera. Mais pour l’instant, l’école publique a l’allure d’un navire qui prend l’eau. Couper le financement de l’école privée reviendrait à entraver l’accès aux canots de sauvetage.--- Mathieu Bock-Côté

16 octobre, 2014

La réflexion du jour

En somme, il est très frustrant de constater que malgré la pause du réchauffement, l’absence de conséquences catastrophiques, les doutes émergents quant au rôle des activités humaines concernant le réchauffement et la piètre performance des politiques gouvernementales visant à réduire les émissions, la propagande de la gauche écolo se poursuit, voire même s’intensifie!--- Le minarchiste

15 octobre, 2014

France-Québec, les mêmes problèmes et les mêmes combats

N’eût été l'accent j’aurais juré qu’ils parlaient du Québec.

Dépenser à gogo l'argent des contribuables est dans l'ADN des fonctionnaires et autres politiciens, même quand il s'agit de faire des économies.

Tout ce gaspillage ne va ni dans le bien-être des Français ni dans la croissance.

Le secteur public français est obèse et ses avantages sont injustes par rapport au secteur privé, tant qu'on n'aura pas d'alignement de ces deux secteurs, toutes les professions auront un sentiment d'injustice. L'État devrait s'attaquer en premier lieu à la masse de fonctionnaires avant de s'en prendre aux professions libérales dites "réglementés" et autres privés.

Agnès Verdier-Molinié et Marc Fiorentino dénoncent l’ineeficacité et les abus de l’État français.


La réflexion du jour

La coalition syndicale a perdu la bataille de l’opinion publique par la violence de ses manifestations et de ses propos.

À preuve, la réaction courageuse de l’administration Coderre à Montréal qui a congédié et suspendu des participants au saccage de l’hôtel de ville, du jamais vu comme réplique dans le secteur public au Québec, a été largement applaudie partout à travers le Québec.--- Jean-Jacques Samson

14 octobre, 2014

La réflexion du jour

Or, tous les monopoles sont intrinsèquement inefficaces et portent en eux les conditions nécessaires à leur dégénérescence. C’est d’autant plus vrai pour un monopole public inspiré du modèle soviétique. Le Dr Barrette peut inventer autant de nouvelles structures que son imagination le lui permet, tant que sa pensée sera enfermée dans le dogme socialiste, ses efforts reviennent à vouloir réaménager les chaises du Titanic pour empêcher son naufrage.--- Nathalie Elgrably-Lévy

13 octobre, 2014

Caricatures québécoises

La réflexion du jour

On proteste contre «l’austérité» alors qu’il faut simplement mettre fin au gaspillage; nous continuerons à dépenser plus, beaucoup plus, que les autres provinces. Mais les bureaucrates, qui sont aussi des stratèges de haut vol, ordonnent des coupes douteuses dans le but d’attendrir l’opinion publique et de faire reculer le gouvernement. Ils souhaitent revenir à la recette traditionnelle: hausser les taxes, les impôts, les tarifs, etc. Ce qui profite toujours à la même minorité.--- Michel Hébert

11 octobre, 2014

La réflexion du jour

Je connais bien toutes les excuses des écoles publiques. Elles sont obligées de s’occuper des cas lourds, etc. La vérité, c’est que dans ces écoles, les intérêts des professeurs et des administrateurs passent trop souvent avant ceux des élèves. Là réside le vrai problème.--- Loïc Tassé

10 octobre, 2014

Faire crever les écoles privées ne sauvera pas les écoles publiques

Le gouvernement est en faillite et recherche par tous les moyens à augmenter ses revenus. C’est à croire que la réduction des dépenses dans les programmes inutiles et en réduisant la taille de l’État est une impossibilité pour tout politicien qui se respecte. Le ministère de l’Éducation ne fait pas exception.

Le ministre Bolduc croit avoir trouvé un nouveau truc pour fouiller encore plus profondément dans les poches des contribuables : réduire les contributions du gouvernement aux écoles privées. Il espère ainsi récupérer quelques dizaines de millions dans les poches des parents qui se serrent déjà la ceinture pour offrir à leurs enfants une scolarité de qualité.

Cela sera certainement très populaire auprès des syndicats et des étatistes qui carburent au tout à l’État. Mais cette fois le ministre se tire dans le pied. Une étude de la faculté d'éducation de l'Université de Sherbrooke, réalisée en 2013 pour la Fédération des établissements d'enseignement privé, conclut que des augmentations entre 1000$ et 2000$ des droits de scolarité résulteraient en un transfert entre 43% et 75% des enfants du privé vers le public.
Selon l’analyse d’Alain Dubuc, si 40% des élèves quittent le privé, le gouvernement ferait une économie de 44,1 millions. Par contre, si 75% des élèves quittent l’école privée, alors le gouvernement perdrait 35,4 millions. Cela découle du fait qu’un élève au privé coûte 40% de moins au gouvernement qu’un élève au public, la différence étant payée par les parents. Alors, au mieux le gouvernement fera un gain minime et au pire une perte négligeable. Mais malheureusement, cela risque de détruire ce qui reste de bon dans le système d’éducation, les écoles privées.
Alors, n’en déplaise aux syndicats et autres faiseurs d’opinions gauchistes pour qui hors de l’État point de salut, l’école privée n’enlève rien à l’école publique. C’est un mythe entretenu par les profiteurs du système qui craignent de se faire démasquer.
La performance internationale remarquable de notre système scolaire tient en bonne partie au réseau privé. Par exemple, aux résultats du test du PISA en mathématiques, en 2012, ce sont les élèves du privé, avec une note de 584 - contre 522 pour le public - qui ont fait grimper les résultats du Québec à 537 et permis d'obtenir un des meilleurs résultats de l’Occident.

La présence du réseau privé crée en outre un climat de concurrence qui rend le public plus performant. Les écoles publiques qui réussissent imitent les écoles privées : directeurs responsables, discipline, enseignants motivés, parents qui ont à cœur la réussite de leurs enfants. Bien entendu, ce n’est pas de tout repos. Le directeur et les profs doivent se battre contre les conventions collectives et les décisions stupides des bureaucrates des commissions scolaires et du ministère, mais les plus tenaces arrivent à battre le système et à réussir des quasi-miracles.

La réduction de la contribution du gouvernement aux écoles privées créera deux catégories d’élèves, les nantis et les pauvres. Les écoles privées qui survivront aux coupures du ministre Bolduc seront réservées non plus aux enfants talentueux,  mais à ceux dont les parents en auront les moyens. La réduction des subventions signifiera que beaucoup d’élèves motivés et qui travaillent fort n’auront plus accès à l'école de leur choix parce que leurs parents n'en auront plus les moyens.

Il serait plus avisé de faire le contraire. L’asymétrie du financement publique des écoles privées et publiques fausse les règles d’une saine concurrence entre les écoles. Pour corriger la situation, il suffirait d’offrir un seul régime de financement pour les écoles publiques et privées. En contrepartie, les critères d’acceptation des élèves seraient les mêmes pour tous. En bonus, cette approche permettrait au gouvernement de privatiser les écoles publiques pour renflouer les coffres de l’État.

Je n’invente rien, c’est ce qui se fait, entre autres, en Suède. Mais le modèle québécois n’a pas de leçon à recevoir de personne. Misère!

La réflexion du jour

La façon la plus vicieuse de la part des paliers intermédiaires de décision de résister à l’opération d’assainissement des finances publiques menée par le gouvernement Couillard est de cibler des coupes budgétaires qui paraîtront odieuses à toute la population.--- Jean-Jacques Samson

09 octobre, 2014

La réflexion du jour

C’est une guerre idéologique. Le Québec a éliminé tous les hôpitaux privés, on travaille à faire disparaître les garderies privées, pourquoi ne pas se débarrasser aussi des écoles privées? On aime tellement les systèmes étatiques uniques et uniformes, syndiqués mur à mur.

Le Québec doit s’occuper mieux de son école publique, oui. Faire croire que l’argent viendra de coupes dans le privé est un grossier mensonge.--- Mario Dumont

08 octobre, 2014

Les socialistes palabrent, les capitalistes agissent

N’en déplaise aux gauchistes, la faim dans le monde recule et les nouvelles technologies capitalistes y sont pour beaucoup, elles permettent une augmentation de la productivité et donc une diminution de la pauvreté et de la malnutrition.


La réflexion du jour

Si le Québec vise des réductions d'émission de GES de 20 % sous le niveau de 1990, la Californie vise 0 %, soit la même quantité d'émissions qu'en 1990. Avec des ambitions si élevées, les entreprises québécoises atteindront rapidement le plafond de droits d'émission disponibles au Québec et devront acheter des droits d'émission de la Californie. En clair, cela signifie que nous paierons directement aux Californiens une partie de la facture de leurs programmes de réduction de GES, soit environ 300 M$ selon Bloomberg.--- Françoise Bertrand

07 octobre, 2014

La réflexion du jour

Les groupes de pression, aussi légitimes soient-ils, exagèrent leur importance. Ils font beaucoup de bruit et finissent par se convaincre qu’ils parlent au nom du peuple. Foutaise. La CSN défend les intérêts de la CSN. Tout comme la Fraternité des policiers. Ou Greenpeace. Ce n’est pas parce que les Québécois «ordinaires» ne menacent pas de renverser l’État, qu’ils ne font pas résonner leurs casseroles et qu’ils ne promettent pas de foutre le bordel qu’ils n’expriment pas leurs préférences.--- Lise Ravary

06 octobre, 2014

Comment appauvrir une nation? La recette française

La France s’appauvrit au profit de l’Angleterre et de la Belgique. Les politiques fiscales confiscatoires sont à la source de ce fiasco. Espérons que nos politiciens prennent des notes.


La réflexion du jour

À l’assaut des organigrammes, ils (ndlr les cadres de la fonction publique) grimpent les échelles salariales, la broue dans l'toupet (ou ce qui en reste), visant le sommet de leurs empires affiliés, misant sur l'assiduité et donc toujours présents aux soirées «reconnaissance» où tout un chacun savoure son statut d’intouchable en se demandant comment on a fait pour se passer d’eux et survivre jusqu’à maintenant…--- Michel Hébert

04 octobre, 2014

La réflexion du jour

«Depuis que je suis en poste (en avril), 12 entreprises m'ont dit: «Si vous ne nous donnez pas de subvention, on ne fait pas notre projet», raconte-t-il. J'ai refusé de le faire dans 11 des 12 cas, et tous les projets sont allés de l'avant quand même. Les gens d'affaires sont habitués de demander des subventions, ils voient ça comme un droit. C'est comme quand vous mettez un enfant devant un plat de bonbons.»--- Jacques Daoust

03 octobre, 2014

Uber : enfin, de la concurrence à l’industrie du taxi

Il y a quelques jours, j’ai dû prendre un taxi pour aller à l’aéroport Trudeau. La gentillesse du chauffeur n’a pu me faire oublier l’état lamentable du véhicule. Il était usé à la corde. L’odeur s’apparentait plus à une poubelle qu’à ce qu’on est en droit d’attendre d’un taxi.

Mais, grâce à Uber, cela pourrait bientôt être une chose du passé. Uber est une application pour téléphone intelligent qui permet de commander un taxi. On télécharge l’application, on enregistre nos données personnelles et notre numéro de carte de crédit et voilà. Non seulement son utilisation est d’une simplicité désarmante, mais en plus, Uber me permet de voir la photo du conducteur, le modèle et l’emplacement de la voiture, le délai d’attente et le coût approximatif de la course. Ensuite, l’application se charge de débiter ma carte de crédit incluant le prix de la course et le pourboire et me transmet un reçu par internet. Je préférerais avoir le choix du pourboire, mais ça viendra.

On est bien loin des centrales téléphoniques des compagnies de taxis.

À ce jour, seuls les taxis peuvent utiliser le service de répartition Uber. Mais la compagnie recrute maintenant des véhicules privés pour son service de covoiturage uberPOP. Ce service, déjà présent dans plusieurs villes d’Europe, recrute des chauffeurs qui n’ont pas de licence de taxi et ne paient pas de frais mensuels à des intermédiaires comme Taxi Diamond. Leurs tarifs seront donc nettement inférieurs à ceux des taxis pour le plus grand bénéfice des consommateurs.

Les chauffeurs d’uberPOP sont non professionnels, titulaires d’un permis de conduire depuis plus de trois ans et possèdent une assurance personnelle pour leur véhicule. La voiture doit être une quatre portes compacte ou une berline standard de moins de six ans, en excellent état. Uber affirme vérifier les antécédents criminels de ses conducteurs et a une politique de tolérance zéro s’il y a des infractions.

Donc, uberPOP offrira un service de meilleure qualité à moindre coût, de quoi secouer les puces de l’industrie du taxi montréalaise. Il était temps, car malgré les belles promesses, les coûts augmentent constamment, mais la qualité des chauffeurs et des véhicules sont aléatoires.

Comme il fallait le prévoir, Benoît Jugand, directeur général du Bureau du taxi de Montréal, crie à l’injustice. Il dénonce que les participants d’uberPOP n’ont pas à se conformer aux lois et règlements en vigueur. Toutefois, il oublie sciemment de mentionner que, dans ce dossier, le but premier du Bureau du taxi est de protéger la valeur des permis de taxi qui atteint la somme faramineuse de 200 000 $.

Un permis de taxi n’est qu’un bout de papier qui n’a aucune valeur. Sa valeur réside dans le fait que les lois et règlements du taxi créent une rareté artificielle en contingentant le nombre de permis. UberPOP, qui facilitera la rencontre d’un chauffeur participant et d’un individu désirant se déplacer entre les points A et B, permet de contourner ce problème. C’est la même chose que si je demandais à mon voisin de m’amener là où je vais.

Alors, le vrai problème de l’industrie du taxi c’est que la valeur des permis passera de 200 000 $ à 0 $. Les chauffeurs qui comptaient sur la vente de leur permis pour financer leur retraite se retrouvent « Gros-Jean comme devant ». Tout ça parce que les politiciens sont intervenus dans une industrie où ils auraient mieux fait de s’abstenir.

Mais je suis prêt à mettre ma main dans le feu que, sous prétexte de sauver l’industrie et de protéger les citoyens, les politiciens vont tout faire pour empêcher le déploiement d’uberPOP. Encore une fois, ce sont les utilisateurs qui paieront la note.

Malheureusement, c’est devenu une constante au Québec : dévaliser les contribuables et les consommateurs au profit des groupes d’intérêt.


(Voir aussi l’excellente chronique de François Cardinal )

La réflexion du jour

Alors que la vente d’essence sera soumise dès le 1er janvier 2015 au marché du carbone formé par seulement le Québec et la Californie, un sondage réalisé par Léger Marketing pour le compte de l’Institut économique de Montréal (IEDM) révèle que près de la moitié des Québécois y sont défavorables lorsqu’ils apprennent que cette mesure pourrait entraîner une hausse du prix de l’essence de 3 ¢ le litre, contre 36 % qui y sont favorables.--- IÉDM