Chaque Québécois doit 67 700 $

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04 février, 2013

Photos radars : l’argent avant tout


C’est sans surprise que le gouvernement annonce qu’il multipliera le nombre de photo radar. Après seulement deux ans d’opération, les quinze photos radars installés en 2009 avaient générés 20,9 M$ pour une moyenne de 1,4 M$ par radar.

Sous l’argumentaire angélique de l’amélioration de la sécurité routière, le gouvernement a trouvé une nouvelle façon de mettre les mains dans les poches des automobilistes. Chaque photo radar est une vraie poule aux œufs d’or, alors il suffit d’en multiplier le nombre pour renflouer le trésor public.

Comme l’explique Ottavio Gallela, expert-conseil en circulation et transport urbain, dans la vidéo qui suit, la sécurité routière dépend de trois facteurs : la conception des infrastructures, la signalisation routière et la surveillance policière. J’admets que les photos radars peuvent marginalement contribuer à l’amélioration de la surveillance, mais je suis convaincu que l’amélioration de la conception des infrastructures et de la signalisation contribueraient bien davantage à la sécurité routière.

La signalisation routière à Montréal est tellement déficiente que seuls les habitués et les propriétaires de GPS réussissent à s’y retrouver. Les exemples ne manquent pas : noms de rues obstrués, lettrage trop petit, voire effacé, signalisations contradictoires et impossibles à interpréter, détours non balisés, etc. Une situation qui n’a rien à envier au tiers monde.

Une signalisation déficiente monopolise l’attention du conducteur bien davantage que le cellulaire au volant et est la cause directe de nombreux accidents. Mais l’amélioration de la signalisation vide les coffres de l’État, les photos radars les remplissent. Le choix est évident pour un politicien.

Mario Dumont en discute avec Ottavio Gallela.

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