Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry

23 novembre, 2012

Les vraies causes de la crise financière de 2008


Les idéologues gauchistes prétendent que la crise de 2008 découle de la déréglementation du système financier. Aveuglés par leur idéologie ils sont incapables de comprendre que les vraies causes de la crise sont l’interventionnisme étatique et le capitalisme de copinage.

Beaucoup de gens sont influencés par les opinions, à première vue, rationnelles des tenants de la gauche. Il est donc nécessaire de périodiquement rectifier les faits. Le texte qui suit utilise un exemple simple pour expliquer les causes de la pire crise économique et financière depuis la grande dépression.
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Comment en est-on arrivé là ? (tout le monde va enfin comprendre)

Marcel est propriétaire d’un bistrot. Il réalise soudain que tous ses clients sont des alcolos qui n’ont pas le temps de bosser et ne peuvent donc plus fréquenter son comptoir, car ils ont vite dilapidé leur RSA.
Il imagine alors un plan marketing génial :

« Picole aujourd’hui, paie plus tard ».

Il tient rigoureusement à jour son ardoise de crédits, ce qui équivaut donc à consentir un prêt à ses clients.

Chiffre d’affaires et bénéfices explosent et son bistrot devient vite, sur papier, le plus rentable de la capitale. Les brasseurs et grossistes se frottent les mains, et allonge bien volontiers les délais de paiement.

Les clients de Marcel s’endettant chaque jour davantage acceptent sans rechigner d’augmentations régulières du prix du godet, gonflant ainsi (toujours sur papier) les marges du bistrot.

Le jeune et dynamique représentant de la banque de Marcel, se rendant compte que ce tas de créances constitue en fait des contrats à terme (Futures) et donc un actif, propose des crédits à Marcel avec les créances-clients en garantie.

Sa trouvaille géniale vaut au banquier visionnaire un plantureux bonus.

Au siège de la banque, un trader imagine alors un moyen pour se faire de belles commissions: il convertit les dettes en PICOLOBLIGATIONS.

Les « Picolobligations » sont alors « titrisées » (converties en paquets de titres négociables) afin d’être vendues sur le marché à terme.

Confiants à l’égard de leur banquier et avides de hauts rendements, les clients ne captent pas que ces titres qui leur sont fourgués comme « obligations AA », ne sont en fait que les créances bidons d’alcolos feignasses.

Les P »icolobligations » deviennent la star des marchés, on se les arrache et leur valeur crève tous les plafonds.

Un beau matin, un « risk manager » oublié dans les caves de la banque se réveille et signale qu’il est temps de demander à Marcel que ses clients règlent leur ardoise.

Marcel essaie, mais ses clients ne bossant pas, … bernique !

La banque exige alors le remboursement du crédit et le bistrot fait logiquement faillite, vire ses employés entraînant la faillite de ses fournisseurs en bibine qui, à leur tour, virent également leurs employés.

Le cours des « Picolobligations » chute brutalement de 90%. La dépréciation de cet actif vaporise donc les liquidités de la banque. Problème : sa banqueroute ruinerait trop d’électeurs (« too big to fail » qu’on dit).
La banque est donc renflouée par l’Etat.

Ce renflouement est financé par de nouvelles taxes prélevées chez des employés, les classes moyennes et un tas de gens qui bossent, ne picolent pas, qui n’ont jamais mis les pieds dans le bistrot du Marcel…
Compris ?

Alors, continuez de bosser !


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