Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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Vaut mieux en rire!

Le gouvernement augmente le coût des cigarettes pour qu’on arrête de fumer. Alors, quand il hausse les impôts, est-ce pour qu’on arrête de travailler ?--- Michel Beaudry

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16 mai, 2014

Les dossiers de circonscription sont la propriété de l’État

Trop souvent, les députés sortants éliminent leurs dossiers avant de quitter leur bureau de circonscription. Dans certains cas, les dossiers sont conservés par le député sortant, dans d’autres ils sont tout bonnement détruits. Dans un cas comme dans l’autre, cela constitue un vol. Ces dossiers ne leur appartiennent pas, ils appartiennent à l’État.

Cette pratique détestable doit être dénoncée, condamnée et enrayée. Les nouveaux élus face à des classeurs vides n’ont d’autres choix que de demander  aux citoyens, entreprises et organismes concernés d’ouvrir un nouveau dossier et de tout reprendre à zéro. En plus d’occasionner des délais considérables dans le traitement des dossiers, cette pratique alimente le cynisme des Québécois envers les politiciens. Il n’est certainement pas utile de ralentir plus qu’elle ne l’est déjà la machine gouvernementale ni d’encourager le cynisme envers la classe politique.

Ces dossiers n’appartiennent pas au député, mais à l’État. Il serait inimaginable qu’un fonctionnaire ou un employé d’entreprise privée détruisent ses dossiers lorsqu’il quitte son emploi. Ces dossiers appartiennent au ministère ou à l’entreprise qui les emploie et non à l’individu qui en avait la responsabilité.

Pourquoi en serait-il autrement pour un député. C’est l’État, c’est-à-dire les contribuables, qui paie le salaire et les dépenses des députés et de ce fait l’État demeure propriétaire de ses dossiers lorsque celui-ci quitte ses fonctions.

Certains députés plaident la confidentialité pour justifier leur irresponsabilité. Foutaise. Est-ce que les médecins, les notaires, les avocats, détruisent les dossiers de leurs clients sous prétexte qu’ils contiennent des informations confidentielles? Certainement pas. Si dans des circonstances particulières, un individu, une entreprise ou un organisme désire que son dossier soit détruit dans le cas où le député en fonction serait remplacé, il suffirait de le spécifier au moment de l’ouverture du dossier.

Malheureusement, il existera toujours un certain nombre de petits politiciens frustrés qui n’hésiteront pas à détruire leurs dossiers par dépit ou par vengeance. Devant autant d’irresponsabilité, c’est au parlement en tant qu’employeur de veiller à discipliner les députés et de s’assurer que les dossiers de circonscription survivront après son départ.

Pour s’assurer que cette pratique puérile et coûteuse disparaisse une fois pour toutes, il suffirait de retenir les indemnités de départ des députés jusqu’à ce que le nouveau député confirme la réception des dossiers en bonne et due forme. En cas de conflit, un arbitre neutre serait mandaté pour trancher le litige.


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