Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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Vaut mieux en rire!

La différence entre les oiseaux et les hommes politiques, c'est que les oiseaux s'arrêtent par moments de voler --- Coluche

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06 janvier, 2014

Dette : la catastrophe nous pend au bout du nez

Le documentaire, The Plague of the Black Debt, préparé par MoneyWeek, un magazine financier anglais, expose clairement les causes et les conséquences de l’endettement cumulatif de l’Angleterre depuis trente ans. Le documentaire prédit qu’à plus ou moins court terme, l’Angleterre est vouée à la catastrophe. MoneyWeek utilise le documentaire pour faire la promotion du magazine et de ses experts, mais au-delà de cette autopromotion, parfois un peu agaçante, le documentaire est bien fait et très instructif. Il devrait être visionné par tous les politiciens de l’Assemblée nationale avant le début de chaque session parlementaire.

Ce qui est vrai pour l’Angleterre l’est d’autant plus pour le Québec. En utilisant les mêmes critères que MoneyWeek (le cumulatif des dettes : gouvernements, individus et entreprises plus les engagements gouvernementaux : fonds de retraite des fonctionnaires, garanties de prêt, etc.), l’endettement du Québec et des Québécois est supérieur à celui de l’Angleterre et des Anglais.

Le seul élément qui différencie le Québec de l’Angleterre, l’Argentine ou la Grèce est le fait que la politique monétaire du Québec relève de la Banque du Canada. Cela représente un avantage indéniable, mais ne fera que retarder l’inévitable. Un jour ou l’autre, les taux d’intérêt augmenteront au-delà de la capacité de payer du Québec. Une augmentation de seulement 1 % des taux se traduira par une dépense en intérêt de plus de 2,5 milliards de dollars. Ou pire, les provinces de l’Ouest en auront assez de nous subventionner et mettront fin à la péréquation. Dans un cas comme dans l’autre, ce sera la catastrophe.


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