Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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03 janvier, 2014

Agroalimentaire : un monopole créé de toute pièce par le gouvernement

Le 18 décembre dernier, le vice-premier ministre et ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, M. François Gendron, a dévoilé les grandes lignes de la Stratégie de positionnement des aliments du Québec sur le marché institutionnel.

Le ministre a déclaré :

« Nous sommes bien conscients qu'il est parfois ardu pour nos PME de faire affaire avec le marché institutionnel. C'est un marché complexe avec des exigences légales qui ont bien souvent de quoi décourager le plus persévérant des entrepreneurs. C'est pourquoi, comme nous nous y étions engagés au moment du lancement de la Politique de souveraineté alimentaire, nous nous sommes rapidement mis à la tâche pour mettre au point cette stratégie qui offre les outils pour favoriser l'accès à cet important marché »

Oui, oui, vous avez bien lu. Le ministre admet qu’à cause d’une réglementation inefficace et désuète, il est quasi impossible pour les PME de vendre leurs produits et services aux institutions gouvernementales. Ce qui est vrai pour l’industrie alimentaire l’est tout autant pour les autres industries.

Alors, je suppose que le ministre a proposé de mettre la hache dans toute cette réglementation pour faciliter la tâche des PME et encourager la concurrence. C’est sans surprise, modèle québécois oblige, que cette avenue n’a même pas effleuré l’esprit du ministre et de ses fonctionnaires.

C’est tout le contraire. Il a préféré compliquer davantage la vie des PME. Il a signé des ententes de collaboration avec deux distributeurs alimentaires, Colabor et Gordon Food Services. En clair, le ministre concède un monopole du marché institutionnel à deux distributeurs de produits alimentaires. Ceux-ci se partageront le marché au détriment des institutions, des contribuables et des PME.

C’est la recette parfaite pour ces deux distributeurs. En situation de monopole, ils imposeront des prix élevés aux institutions gouvernementales et des marges de profits minimes aux PME.

Mais que voulez-vous, le modèle québécois est parfait pour les groupes d’intérêts : les politiciens, les fonctionnaires, les syndicats et les monopoles. Seuls les contribuables et les consommateurs en font les frais, mais comme ils ne s’en rendre pas compte, ce n’est pas grave.
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