Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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31 janvier, 2014

Déficit, si ça fonctionnait, on le saurait

Quiconque analyse objectivement les finances du Québec, sait depuis longtemps qu’elles sont en déficit structurel. C’est-à-dire que les coûts des programmes et engagements du gouvernement excèdent durablement les revenus. Même une économie qui tournerait à plein régime ne suffirait pas à combler le fossé sans cesse croissant entre les dépenses et les revenus. Il n’est donc plus possible d’atteindre l’objectif du déficit zéro sans couper dans les dépenses.

Il faut donc revoir l’ensemble des missions de l’État dans le but de réduire les dépenses les moins utiles. Il ne s’agit pas de couper bêtement dans les programmes sociaux comme cela a été fait à la fin des années 90. À court terme, il suffirait de remplacer certains programmes mur à mur par des programmes ciblés. À moyen et long terme il faut se débarrasser du modèle des monopoles d’État en faveur d’un modèle qui favorise la concurrence entre une multiplicité de fournisseurs (publics, privés, coops, OSBL, etc.

À ceux qui prétendent qu’il suffirait de mieux gérer le système actuel, je réponds « si ça fonctionnait on le saurait ». Après deux décennies d’effort pour reprendre le contrôle des finances publiques sans succès, il est temps d’accepter l’évidence. C’est ce que les Suédois et les Danois ont fait dans les années 90.

Yves-Thomas Dorval du Conseil du patronat du Québec en discute avec Mario Dumont.


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