Chaque Québécois doit 67 700 $

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15 novembre, 2013

Souveraineté alimentaire, un subterfuge électoraliste

La Politique de souveraineté alimentaire du gouvernement Marois vise à favoriser la consommation de produits locaux. Elle prétend :

·         répondre aux besoins alimentaires des Québécois

·         appuyer la prospérité économique du Québec.


Mais qui peut être contre satisfaire ses besoins alimentaires et appuyer la prospérité économique du Québec? Personne n’est contre la vertu.

Malheureusement, à qualité égale et selon les saisons, les produits québécois coûtent beaucoup plus cher à produire. Au milieu de l’hiver, les tomates de serre Savoura coûteront toujours plus cher que les tomates mexicaines ou chiliennes.

Mais pour les politiciens cela n’est pas un problème. Il suffit d’obliger Hydro-Québec à fournir de l’électricité à rabais aux entreprises serricoles. En effet, la Régie de l'énergie s'est rendue aux arguments du gouvernement du Québec et a autorisé une baisse des tarifs d’électricité pour les serriculteurs. C’est une subvention invisible à l’oeil des contribuables, mais non moins onéreuse.

En offrant des produits québécois à un prix moindre que ce qu’ils coûtent à produire, le gouvernement trompe les consommateurs, encourage l’inefficacité des entreprises concernées et nuit au bon fonctionnement des marchés.

La nouvelle politique de souveraineté alimentaire appauvrira les Québécois. Les revenus perdus par Hydro-Québec ne seront plus disponibles pour investir dans son développement ou pour verser en dividende au gouvernement. C’est tout le contraire de l’objectif énoncé de la politique prétendant appuyer la prospérité économique du Québec.

La Politique de souveraineté alimentaire est un subterfuge qui vise avant tout à utiliser l’argent des contribuables pour satisfaire les lobbys de l’industrie agroalimentaire et racoler les socialo-écolos.
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