Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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Vaut mieux en rire!

Les Hells ne devraient pas s’installer à Québec. C’est le territoire des libéraux. --- Michel Beaudry

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08 novembre, 2013

Petit cours d'autodéfense en économie101

Revue de livre par Ianick Marcil


Petit cours d'autodéfense en économie de l'économiste canadien Jim Stanford, publié en 2011 chez Lux, connaît depuis sa parution un grand succès de librairie (dans sa version originale comme dans sa traduction). Relativement copieux (près de 500 pages), il demeure néanmoins très accessible et pédagogique. Stanford a le talent des grands vulgarisateurs - comme le sont Hubert Reeves ou Stephen Hawking pour les sciences de la nature, par exemple. Stanford est l'auteur d'une chronique dans le Globe and Mail et l'un des fondateurs du Progressive Economics Forum. On peut donc le considérer comme un économiste «de gauche» - à tout le moins critique à la fois des développements du capitalisme contemporain et des théories économiques dominantes, plus ou moins proches de la pensée néolibérale.
Le

De fait son ouvrage présente d'abord une critique articulée et documentée des dérives du capitalisme - la dernière section du livre a d'ailleurs pour titre «Remettre en cause le capitalisme». L'auteur, il importe cependant de le noter, présente les choses de la manière la plus équitable et objective que possible. En réalité, ce livre propose, au final, une «évaluation» du capitalisme contemporain. Dès le premier chapitre (pp.41-45) Stanford présente sept critères à l'aune desquels nous devrions évaluer les succès de notre système économique: sa capacité à créer de la prospérité, à générer de la sécurité, à favoriser l'innovation et la liberté de choix, à atteindre un plus grand niveau d'égalité, à prendre soin de l'environnement et à consolider la vie démocratique. Les explications qu'il offre par la suite serviront, en quelque sorte, à dresser le bilan du capitalisme - le capitalisme reçoit la note C- dans son «bulletin de notes» -, ce qu'il fait dans l'un des derniers chapitres. Un constat sévère qui est suivi de propositions pour «dépasser le capitalisme» (ch.24). On sortira de cette lecture mieux outillée, à la fois pour comprendre notre système économique ainsi que pour le critiquer sur la base d'arguments étoffés et d'analyses factuelles.
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