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04 octobre, 2013

En économie le Québec est un cancre

Le 24 septembre dernier, le Conseil du patronat du Québec a publié son Bulletin de la prospérité du Québec. M. Yves-Thomas Dorval, président du CPQ qualifie les résultats de préoccupant. C'est un euphémisme. La situation est catastrophique.

Comment pourrait-on qualifier autrement les statistiques suivantes :



Mais quelles sont les causes profondes de cette catastrophe?

Elles sont évidemment multiples : la trop grande part de l'État dans l'économie, un endettement monstre, l'immobilisme engendré par les groupes d'intérêt, une fiscalité qui puni l'effort et le succès, des lois du travail d'un autre âge, une réglementation nuisibles à l'entrepreneuriat, l'interventionnisme de l'État à des fins partisanes, etc.

Ce qui est convenu d'appeler le modèle québécois a été construit au fils des ans sur la croyance que l'intervention de l'État est essentielle au développement économique du Québec. Ce qui était vrai et nécessaire dans les années soixante est devenu un boulet qui maintient le Québec dans le peloton de queue des économies nord-américaines. Selon l’étude de l'Institut Fraser, intitulée Economic Freedom of North America 2012, la liberté économique au Québec ne dépasse que la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard, parmi les provinces canadiennes. Si l’on tient également compte des États américains, le Québec se classe au 50e rang parmi 60 provinces et États.

Le message du grand patron du Conseil du patronat, Yves-Thomas Dorval, aux politiciens :

«Dès lors, à notre avis, les attaques contre des projets d’investissements d’entreprises, l’adoption de moratoires ou la tenue de débats non prioritaires devraient être évitées au profit d’actions constructives, que ce soit en matière de main-d’œuvre, de fiscalité, de réglementation ou d’environnement d’affaires.»

«Il ne peut y avoir de prospérité sans des entreprises qui réussissent et qui investissent, et il ne peut y avoir des entreprises qui réussissent de façon durable sans condition favorable.»

Malheureusement, les politiciens ont des priorités électoralistes autrement plus urgentes à relever : promouvoir le projet de la charte des valeurs québécoises, suivre les débats de la commission Ménard, réagir aux révélations de la commission Charbonneau, paqueter le conseil du statut de la femme, préparer les élections, distribuer des subventions pour amadouer les groupes d'intérêt , etc. À ce rythme le Québec risque de demeurer dans le peloton de queue des économies nord-américaines très longtemps.
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