Chaque Québécois doit 67 700 $

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19 mars, 2014

Salaire minimum 101

La gauche socialo syndicale prétend défendre les intérêts des plus démunis. Pourquoi alors préconise-t-elle des mesures qui appauvrissent ceux mêmes qu’elle prétend défendre?

Prenons le cas du salaire minimum. S’il n’en tenait qu’aux promoteurs du socialisme, le salaire minimum passerait à 15 $ l’heure, voire 25 $. Pourtant un salaire minimum qui excède la valeur économique de celui ou celle qui le reçoit, le ou la condamne à l’assistance sociale.

Personne ne prétend que quelqu’un peut vivre décemment avec un revenu de 5 $ de l’heure. Dans le langage socialiste, un salaire minimum décent c’est une sorte de premium à la dignité. Ce discours est peut-être valable pour ceux qui bénéficieront du salaire minimum, mais qu’en est-il de ceux qui ne seront jamais embauchés parce que le salaire minimum excède leur valeur économique : les étudiants qui désirent se payer un peu de bon temps, quelqu’un qui cherche une activité à temps partiel pour se désennuyer, un apprenti, un handicapé léger qui vit chez ses parents, etc.

L’argument selon lequel il n’est pas possible de vivre avec un salaire en deçà d’un certain niveau est valable, mais cela ne justifie pas l’imposition d’un salaire minimum. Il existe bien d’autres façons moins dommageables économiquement et socialement d’assurer à chacun le minimum vital. Ceux qui préconisent une telle mesure ignorent les coûts invisibles de cette politique et rendent un bien mauvais service à ceux qu’ils prétendent défendre.

En définitive, l’imposition d’un salaire minimum c’est comme enlever les deux premiers barreaux d’une échelle, les moins débrouillards ne pourront jamais l’escalader.

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