Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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Vaut mieux en rire!

Les Hells ne devraient pas s’installer à Québec. C’est le territoire des libéraux. --- Michel Beaudry

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21 février, 2014

Le Plateau, l’exemple parfait du processus interventionniste

Le 27 janvier 2014, la Ville de Montréal annonçait un programme de subventions pouvant atteindre 749 120 $ aux Sociétés de développement commercial (SDC) et aux associations de commerçants pour stimuler le développement commercial du Plateau.

C’est le plus bel exemple du processus interventionniste dénoncé par Ronald Reagan : si ça bouge, taxez-le, si ça bouge encore, réglementez-le, si ça ne bouge plus, subventionnez-le.

Dans un passé pas si lointain, le Plateau était l’un des quartiers le plus dynamiques de Montréal. La valeur des propriétés augmentait rapidement, les boutiques et restaurants se multipliaient.

Profitant du dynamisme du quartier, les élus, avec à leur tête Luc Ferrandez, enclenchèrent la phase 1 de l’interventionnisme. L’augmentation de la valeur des propriétés fit exploser les revenus de taxes. Ils auraient dû réduire le taux de taxation afin de maintenir les revenus de l’arrondissement stables, mais ils choisirent plutôt d’augmenter les dépenses. Comme si cela n’était pas suffisant, ils doublèrent le nombre et les tarifs des parcomètres pour générer encore plus de revenus.

Malgré tout, le Plateau poursuivait sa croissance. Alors les élus initièrent la phase 2 de l’interventionnisme : la réglementation. Ils rivalisèrent d’imagination pour créer le plus d’embûches possibles au développement : application à la lettre de règlements anachroniques, élimination des places de stationnement à proximité des restaurants, création de sens unique ne menant nulle part, priorisation des pistes cyclables au détriment des véhicules, etc.

Ce qui devait arriver arriva. Les marchands fermèrent ou déménagèrent leurs boutiques et restaurants. Les propriétaires et locataires dénoncèrent les taux exorbitants d’impôts fonciers. Les habitants déplorèrent la perte des marchands de quartiers.

Mais, les élus connaissaient déjà la solution : la phase 3 de l’interventionnisme. Ils créèrent un programme de subventions pour ramener les boutiques et les restaurants dans le quartier.


Et voilà, la boucle est bouclée : si ça bouge, taxez-le, si ça bouge encore, réglementez-le, si ça ne bouge plus, subventionnez-le.
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