Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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Vaut mieux en rire!

Il y a des souris à l’hôpital Charles Lemoyne mais dès qu’elles vont goûter à la bouffe, elle vont déguerpir.--- Michel Beaudry

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22 avril, 2013

Rapport D'Amours sur les régimes de retraite

Le rapport D’Amour sur les régimes de retraite est le produit typique d’un Québec qui refuse de voir la réalité en face.

La situation désastreuse des régimes de retraite est le résultat prévisible d’un État interventionniste manipulé par les politiciens au profit des groupes d’intérêt. Ce fiasco trouve ses racines au début des années 70, alors que les politiciens construisaient les fondations de ce qu’il est convenu d’appeler le modèle québécois ou si vous préférez, l’État providence à la sauce québécoise.

Le RRQ a été promu auprès de la population sous de fausses représentations. Aujourd’hui l’on prétend que l’on ne pouvait pas prévoir l’évolution des hypothèses de calcul. Foutaise, en 1970 on savait très bien que la pyramide démographique s’inverserait, que la longévité des gens augmenterait et que les placements peu risqués produiraient des rendements moindres.

Mais l’on savait aussi que si les hypothèses utilisées pour calculer les contributions requises au régime avaient été réalistes, la population aurait refusé le projet. Pour les politiciens du moment, la priorité consistait à créer un bas de laine qui leur permettrait d’intervenir dans l’économie, pour le reste, on aurait bien le temps de voir venir.

Cette situation a créé une iniquité intergénérationnelle devenue intenable. Les jeunes paient pour un régime auquel ils n’auront pas droit.

De plus, la croissance démesurée de la fonction publique et sa syndicalisation a créé un monstre que les politiciens devaient satisfaire à tout prix pour demeurer au pouvoir. Ce qui d’ailleurs est toujours vrai aujourd’hui. Ainsi, au fil des ans les fonctionnaires obtinrent des bénéfices de retraite en or. Encore une fois, aujourd’hui les politiciens prétendent qu’ils ne pouvaient pas prévoir. Bien sûr qu’ils savaient, mais ils savaient aussi que ce problème ne serait visible que dans quelques décennies, alors pourquoi s’en préoccuper.

Les politiciens d’hier ont acheté la paix, mais à quel prix? Cette situation a créé deux catégories de citoyens : ceux qui prendront une retraite dorée et ceux qui travailleront, parfois jusqu’à leur mort, pour payer la retraite des premiers. Cela crée un climat social explosif qui risque de dégénérer en une crise sociale majeure.

Le rapport D’Amours recommande de régler le problème en poussant plus loin l’iniquité intergénérationnelle et en assurant la pérennité des retraites dorées des fonctionnaires. Donc, selon ce rapport il suffirait d’exacerber les causes du problème pour le régler. C’est ce que l’on fait depuis vingt ans en santé et en éducation avec les résultats que l’on connaît.

Richard Martineau en discute avec Robert Bernier, Jérôme Landry et Joanne Marcotte.


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