Chaque Québécois doit 67 700 $

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24 avril, 2013

Le système de santé : une planque pour fonctionnaires

Aussi incroyable que cela puisse paraître, dans notre système de santé hypertrophié, il y a plus de bureaucrates que de personnel soignant (médecins, infirmières, préposés).

Ce n’est ni surprenant ni difficile à expliquer. Une bureaucratie centralisée opère toujours de la même façon. Au début, tout fonctionne merveilleusement bien, car on s’attaque en premier aux inefficacités les plus évidentes et les plus rentables. C’est ensuite que ça se gâte. Très rapidement on atteint le stage ou un dollar dépensé pour contrôler le système produit peu d’économie, voire génère des coûts additionnels. Les raisons pouvant expliquer cette situation sont multiples, mais cela résulte principalement de la centralisation décisionnelle extrême des monopoles étatiques.

Prenons par exemple le processus budgétaire du système de santé. Le Conseil du trésor embauche un bureaucrate chargé de raffiner le processus budgétaire. Alors, le ministère embauche un ou plusieurs bureaucrates pour colliger et analyser les informations demandées par le Conseil du trésor et pour veiller aux intérêts du ministère. Ensuite, les Agences régionales embauchent d’autres bureaucrates pour répondre aux demandes des bureaucrates du ministère et pour défendre les intérêts de l’Agence. Enfin, les institutions (CLSC, hôpitaux, CMF, etc.) embauchent encore plus de bureaucrates pour répondre aux bureaucrates des Agences et pour promouvoir les intérêts de l’institution.

Le résultat : chaque bureaucrate embauché au Conseil du trésor génère l’embauche d’au moins 3 bureaucrates additionnels dans le système de santé. Bien sûr, les proportions peuvent varier, mais vous comprenez le principe. Ce cycle infernal se répète jusqu’à ce qu’on y mette fin en décentralisant les responsabilités et en éliminant les paliers intermédiaires.

Mario Dumont en discute avec François Bonnardel.

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