Chaque Québécois doit 67 700 $

_______________________________________________________________________

28 avril, 2012

Leadership 101


Trois étudiants, Martine Desjardins (FEUQ), Léo Bureau-Blouin (FECQ) et Gabriel Nadeau-Dubois (CLASSE), à peine sortis de l’adolescence, sont en voie de donner une magistrale leçon de leadership à l’ensemble de nos politiciens. Malgré l’immense faussé séparant le caractère et les idéologies des trois leaders étudiants, ceux-ci ont maintenu un front commun aussi improbable que remarquable. Existe-t-il un seul Québécois qui croit que Jean Charest, Pauline Marois et Amir Khadir pourraient en faire autant?

Jean Charest récolte ce qu’il a semé. Les reculs successifs et les nombreuses allégations de corruption du gouvernement pourrissent l’atmosphère depuis trop longtemps. Ce gouvernement n’a plus la légitimité requise pour gouverner. Les centrales syndicales l’ont bien compris. Elles utilisent le leadership remarquable de trois étudiants pour manipuler les associations étudiantes et semer la pagaille. Évidemment, le but est le retour du PQ, parti par excellence des syndicats, au pouvoir.

L’état d’anarchie qui règne depuis deux mois a déjà trop duré. Le gouvernement doit voter une loi spéciale pour ramener la paix sur les campus et dans les rues et déclencher sans délai des élections.
Dans les circonstances, il est probable que le prochain gouvernement sera minoritaire. Un gouvernement de transition laissera les coudées franches aux policiers et à la Commission Charbonneau pour nettoyer les écuries. C’est un prérequis incontournable pour assainir les mœurs politiques, syndicales et d’affaire.

Il faut espérer que le nettoyage en cours permettra à une nouvelle génération de leaders de prendre les rênes du pouvoir. Ils et elles auront l’immense défi de rebâtir la confiance de la population dans leurs institutions démocratiques. C’est une étape essentielle au retour de la légitimité du gouvernement.  
Publier un commentaire