Au Québec, il est de bon ton de haïr l’entreprise privée à un point tel que 34 % des lecteurs de LaPresse.com attribue la désuétude de nos infrastructures routières aux entreprises privées.
Bien sûr, un certain nombre d’entreprises ont coupé les coins ronds et dans certains cas n’ont pas respecté les règles de l’art lors des travaux de construction ou de réparation de nos routes.
Mais de là à tenir les entreprises privées responsables de l’état lamentable de nos infrastructures routières, il y a un pas à ne pas franchir.
Ce n’est quand même pas les entreprises privées qui ont la responsabilité de déterminer les budgets d’entretien de nos infrastructures! On ne peut non plus leur reprocher la mauvaise gestion des soumissions et l’absence de surveillance des travaux!
Si les milliards payés par les utilisateurs en taxes, en frais et en amendes avaient été utilisés pour entretenir et réparer les infrastructures routières, nous aurions un réseau qui ferait l’envie de nos voisins au lieu d’en être la risée. La désuétude de nos ponts et chaussées se compare plutôt à ceux d’une zone de guerre qu’à ceux d’un pays qualifié de « développé ».
L’état lamentable de nos infrastructures découle de l’irresponsabilité de nos politiciens qui préféreront toujours utiliser l’argent des contribuables à des fins électoralistes. Réparer un pont ou repaver un segment d’autoroute n’est pas très glorieux. Les inconvénients dus aux travaux minent la popularité du gouvernement. Il n’y a pas de conférences de presse vantant la contribution du ministre et du parti au développement de la région.
Du point de vue du politicien, réparer et entretenir est une source de problèmes, construire est une source de promotion. Le choix est évident.
L’État québécois devrait se concentrer sur ses responsabilités premières : définir les politiques, tel l’accès universel aux services, établir des normes et des standards, établir les règles du jeu et contrôler la qualité des prestations. Il doit par contre confier la livraison des services à des opérateurs qualifiés, publics ou privés, dans un contexte d’émulation, et de flexibilité et de qualité.--- Focus Stratégique
Le Québec fonce vers le mur ....
....à la vitesse de 28 M$ par jour.
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Vaut mieux en rire!
Le gouvernement nous donne le pain et le beurre, mais c’est lui qui a les couteaux. --- Michel Beaudry
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20 janvier, 2012
Infrastructures routières : qui blâmer?
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