Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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Vaut mieux en rire!

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02 décembre, 2015

La faillite du climatisme


Petit essai sur la pensée unique régnante en matière de réchauffement climatique.

Invitée le mois dernier sur le plateau du Grand journal de Canal+ à s’exprimer au sujet de ceux qui dénoncent une manipulation des faits et des esprits sur la question du réchauffement climatique, l’ancienne ministre française de l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet avait répondu : « Dans ma tête, c’est très clair, je dirais que c’est des connards. »

Réunis au sein d’un collectif baptisé The Oyster Club, quelques-uns d’entre eux ont publié dans la bien nommée Collection des Insoumis, aux Belles-Lettres, un court ouvrage dans lequel ils font le point sur la question. Ils prononcent La Faillite du climatisme et démontrent que cette idéologie prend prétexte d’un hypothétique réchauffement d’origine humaine pour essentiellement permettre à ses défenseurs de se servir et d’asservir le reste du monde.

Il faut parler d’un hypothétique réchauffement, car, malgré les shows d’Al Gore Jr, l’ancien vice-président des États-Unis qui s’est reconverti en businessman dans la foire aux horreurs climatiques, et malgré les imprécations de ces autres prophètes de l’apocalypse climatique qui soutirent des millions de dollars en faveur d’organisations et causes dont ils sont les promoteurs et qui les nourrissent, comment ignorerait-on, s’interrogent les auteurs de La Faillite du climatisme, que ces 18 dernières années la température de la terre n’a pas augmenté, la banquise du pôle Nord n’a toujours pas fondu, alors que certains en avaient prédit la disparition complète pour 2008, et les ours blancs y sont de plus en plus nombreux, alors qu’ils étaient soi-disant en voie d’extinction ?

Comment les experts ès réchauffement anthropique de la planète expliquent-ils qu’ils repoussent continuellement les échéances de leurs funestes prédictions et reformulent leurs hypothèses statistiques que ce soit sur 1000 ou 800.000 ans ? Et, comment ne s’étonnerait-on pas du recours à des méthodes dignes de l’Inquisition et de la Stasi au sein d’une université presque deux fois centenaire pour discréditer et faire taire la voix dissidente d’un chimiste refusant de faire sienne la pensée unique en matière de climatologie ? Enfin, l’homme est-il responsable d’un réchauffement qui reste hypothétique ? Chacun jugera.


Et que font les médias ? La Faillite du climatisme en constate la passivité et le conformisme et attribue leur propagation de la peur climatique à l’ignorance, à une propension à « ne jamais parler des trains qui arrivent à l’heure » et au capital sympathie dont bénéficient spontanément auprès de nombreux journalistes les ONG ayant fait de l’écologisme leur fonds de commerce.

Pour ce qui est de l’intelligentsia, l’agit-prop autour du réchauffement climatique lui fournit, comme le communisme ostentatoire d’autrefois, l’occasion de combattre ce qu’elle déteste par-dessus tout : le libéralisme. Et, comme le communisme dont il a pris le relais dans la fantasmagorie collectiviste, l’écologisme, idéologie totalisante à vocation totalitaire, touche l’ensemble des activités humaines et s’immisce dans tous les domaines d’intervention de l’État (économie, agriculture, industrie, énergie, environnement, urbanisme, logement, etc.). Sa mise en œuvre, avertissent les auteurs, implique de passer d’une économie de marché à une économie centralisée et planifiée. C’est une régression, font-ils remarquer, qui se manifeste déjà dans le domaine de l’énergie en Europe avec des conséquences dramatiques sur la croissance économique et le bien-être de la société.

« Si la tolérance naît du doute, qu’on enseigne à douter des modèles et des utopies, à récuser les prophètes de salut, les annonciateurs de catastrophes », écrivait Raymond Aron en conclusion de l’Opium du peuple et il appelait de ses vœux la venue des sceptiques pour éteindre le fanatisme. Madame Kosciusko-Morizet devrait mieux choisir ses lectures et commencer par celle de La Faillite du climatisme pour éviter d’enfumer le monde.


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