Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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Vaut mieux en rire!

Les urgences des hôpitaux sont les meilleurs endroits pour raconter une joke. T’as 9 heures pour la pogner.--- Michel Beaudry

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15 août, 2014

La gestion de l’offre, un régime d’une autre époque

Le régime de la gestion de l’offre réglemente, entre autres, l’industrie laitière québécoise.

À l’origine, ce concept a été justifié par l’argument qu’il fallait permettre aux agriculteurs de gagner un revenu décent. Les résultats démontrent encore une fois que les bonnes intentions ne suffisent pas.

Les forces du marché ont habilement déjoué les bonnes intentions. Le système de quota utilisé pour contrôler l’offre de l’industrie laitière pour maintenir les prix élevés a créé une rareté artificielle et la valeur des quotas s’est emballée. Au départ, des quotas qui valaient 0$ atteignent maintenant environ 25 000$. Un quota représente à peu près la production annuelle d’une bonne vache à lait. Bien sûr, les agriculteurs qui ont reçu les premiers quotas se sont enrichis. Mais, ce système, en multipliant par deux et même trois le prix d’une ferme, a créé plus de problèmes qu’il n’en a résouts.

Les prix sont hors d’atteinte pour les jeunes qui aimeraient exploiter une ferme laitière. Les petits propriétaires choisissent de vendre leur ferme plutôt que de la léguer à leurs enfants. Le prix élevé des fermes favorise les exploitations industrielles qui peuvent compter sur des économies d’échelle. Les consommateurs paient plus cher qu’il ne devrait leurs produits laitiers.

Malheureusement, ça ne s’arrête pas là. La gestion de l’offre équivaut à une subvention aux producteurs. Bien qu’elle soit payée par les consommateurs, sous forme de prix artificiellement gonflé, ce n’en est pas moins une subvention. Alors, pour protéger les prix élevés de nos produits laitiers, le gouvernement canadien impose des tarifs à l’importation. Les pays exportateurs répliquent en imposant des tarifs sur les produits laitiers canadiens. Ainsi, l’industrie laitière québécoise et canadienne est confinée au marché canadien, un très petit marché à l’échelle mondiale.

Il est temps de mettre fin à ce régime d’une autre époque pour permettre à nos entrepreneurs de déployer leurs ailes comme l’a fait l’agriculteur français qui témoigne dans la vidéo qui suit :


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