Chaque Québécois doit 67 700 $

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28 juin, 2013

La présomption de culpabilité (2)

Le 7 juin dernier, je dénonçais le fait que nos lois et règlements bafouent de plus en plus le principe de présomption d’innocence.

Comme pour me donner raison, Jean-Marie De Koninck, président de la Table québécoise de la sécurité routière, veut obliger tous les conducteurs à « souffler dans la balloune » aux barrages routiers. Si monsieur De Koninck a gain de cause, selon la loi, tous les conducteurs deviendront coupables de consommation d’alcool au volant, à moins de prouver le contraire.

Cette recommandation du président de la Table québécoise de la sécurité routière est l’exemple type des lois et règlements promus par les groupes d’intérêt ultra-interventionnistes de la gauche québécoise. À partir d’une bonne intention, la sécurité routière, on en arrive à gruger toujours un peu plus le principe de présomption d’innocence.

Ces interventions, subventionnées à grands frais par les contribuables, sont extrêmement difficiles à combattre. Qui peut être contre la vertu? Bien des gens réagiront en se disant que c’est une bonne idée, car cela augmente le risque que les conducteurs fautifs soient pris en défaut, élément essentiel de l’efficacité d’une loi répressive.

Pris un à la fois, ces lois et règlements semblent bien inoffensifs, voire nécessaires. Mais le cumul de ceux-ci risque de vider de tout sens le principe de présomption d’innocence.

L’histoire démontre que les dictatures, de gauche comme de droite, utilisent le principe de présomption de culpabilité pour plus facilement contrôler leurs populations. Nous n’en sommes pas là heureusement, mais nous jouons dangereusement avec le feu?
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