Selon la plupart des économistes, la concurrence est le seul moyen de déterminer le juste prix d’un produit ou d’un service. Dans un environnement sans concurrence les prix s’emballent inévitablement.
En pratique, il est très rare de pouvoir vérifier cette affirmation, car les deux systèmes, avec et sans concurrence, sont mutuellement exclusifs.
L’analyse des contrats d’infrastructures de la Ville de Montréal nous offre une opportunité unique de démontrer le bien-fondé de cette théorie économique.
Avant le scandale des compteurs d’eau, les contrats d’infrastructures de la ville étaient monopolisés par un cartel. Il n’y avait donc pas de concurrence.
Les prix étaient établis par un processus de négociation entre les soumissionnaires et les fonctionnaires. Ces derniers déterminaient au meilleur de leurs connaissances un prix de référence. Si le prix de la soumission excédait le prix de référence, les fonctionnaires négociaient avec l’entrepreneur pour finaliser le coût du projet. Ensuite, ce nouveau prix était incorporé à la base de données de la ville laquelle est utilisée pour calculer les futurs prix de référence. D’un contrat à l’autre, cette procédure gonflait les prix de référence et le coût des contrats pour le plus grand bonheur des membres du cartel.
Le scandale des compteurs d’eau a mis fin, au moins temporairement, au manège très profitable du cartel. Depuis plus d’un an, les soumissions des projets d’infrastructures sont régulièrement de 25 % à 30 % sous les prix de référence établis par les fonctionnaires.
Même si les deux systèmes, avec et sans concurrence, n’ont pas coexisté, compte tenu du court délai entre l’avant et l’après, il est raisonnable de conclure que la baisse des prix est la conséquence directe de la concurrence.
Si la concurrence a permis de réduire les coûts des contrats des projets d’infrastructure de Montréal de 25 % à 30 %, pourquoi n’en serait-il pas ainsi pour la santé, l’éducation, le transport en commun, la SAQ, Hydro-Québec, etc.?
Cela fait plus trente ans que l’on engraisse une fonction publique censée résoudre tous nos problèmes. Malheureusement, d’une promesse à l’autre, les services se dégradent et les coûts explosent. Il est temps d’essayer autre chose, le contraire relèverait d’un entêtement masochiste.
L’État québécois devrait se concentrer sur ses responsabilités premières : définir les politiques, tel l’accès universel aux services, établir des normes et des standards, établir les règles du jeu et contrôler la qualité des prestations. Il doit par contre confier la livraison des services à des opérateurs qualifiés, publics ou privés, dans un contexte d’émulation, et de flexibilité et de qualité.--- Focus Stratégique
Le Québec fonce vers le mur ....
....à la vitesse de 28 M$ par jour.
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Vaut mieux en rire!
Le gouvernement nous donne le pain et le beurre, mais c’est lui qui a les couteaux. --- Michel Beaudry
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16 novembre, 2010
La concurrence serait-elle la solution?
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