Les allégations de trafic d’influence des collecteurs de fonds du PLQ ramènent à l’avant-scène l’épineuse question du financement des partis politiques.
Sous prétexte de favoriser la démocratie, plusieurs politiciens péquistes profitent de l’occasion pour proposer de multiplier par trois le financement public des partis, le faisant passer de 0,50 $ à 1,50 $ par électeur. La vérité est beaucoup plus simple. S’ils réussissent à convaincre la population de subventionner encore plus les partis, ils seront libérés des corvées de financement, activités indignes de leur statut de député.
En finançant les partis politiques à même les revenus consolidés de l’État, une partie importante des contribuables financent contre leur gré des partis et des politiciens qui préconisent des politiques diamétralement opposées à leurs valeurs. C’est moralement inacceptable.
Le financement des partis politiques est la responsabilité de ses membres. Il y a environ 6 millions d’électeurs au Québec. Si les frais annuels d’adhésion aux partis sont de 50 $, non déductibles, cela représente un potentiel de revenu de plus 300 millions par année pour l’ensemble des partis. Si seulement 20 % des électeurs adhèrent à un parti, cela est plus que suffisant pour financer adéquatement une campagne électorale tous les 4 ou 5 ans. Si les partis sont incapables de recruter 20 % des électeurs, c’est qu’ils ne répondent plus aux intérêts de la population. Dans ce cas, il est évident qu’il nous faut de nouveaux partis plus dynamiques et à l’écoute de la population.
Cette approche offre plusieurs avantages :
• Le DGE pourrait facilement vérifier la légalité des contributions puisque seules les personnes physiques en âge de voter et demeurant au Québec pourraient être membres d’un ou de plusieurs partis politiques;
• Les partis devraient être à l’écoute de la population pour attirer le plus de membres possible;
• Le renouvellement annuel des cartes de membre donnerait aux électeurs l’opportunité d’envoyer un message fort et clair aux politiciens;
En somme, cela améliorerait considérablement le fonctionnement de la démocratie.
L’État québécois devrait se concentrer sur ses responsabilités premières : définir les politiques, tel l’accès universel aux services, établir des normes et des standards, établir les règles du jeu et contrôler la qualité des prestations. Il doit par contre confier la livraison des services à des opérateurs qualifiés, publics ou privés, dans un contexte d’émulation, et de flexibilité et de qualité.--- Focus Stratégique
Le Québec fonce vers le mur ....
....à la vitesse de 28 M$ par jour.
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Vaut mieux en rire!
Le gouvernement nous donne le pain et le beurre, mais c’est lui qui a les couteaux. --- Michel Beaudry
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02 novembre, 2010
Financement des partis politiques
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