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07 mai, 2022

Les raisons de l’échec électoral de l’écologie politique

 Par Max Falque.

Il y a plus de 10 ans nous avons publié une chronique demandant au Verts de répondre à 12 « petits mensonges ». Depuis aucune réponse sinon des affirmations relevant de l’idéologie.

 

Les mensonges

Les écologistes sont-ils sincères ou ignorants ? La question mérite d’être posée au moment où cette idéologie entend se présenter comme une nouvelle religion mêlant paganisme, socialisme et malthusianisme.

Chaque « Petit mensonge » y fait l’objet d’un chapitre présentant les douze lieux communs et croyances et leurs réfutations

 

Affirmation n°1 : Épuisement des ressources pétrolières (peak oil)

La production annuelle de pétrole, bien que croissante au cours du dernier siècle, demeure stable et sur le point de diminuer en raison d’une pénurie croissante. Notre dépendance au pétrole et la vitesse à laquelle nous le consommons exige des mesures politiques pour sauvegarder ce qui reste.

Réfutation : personne ne connaît vraiment quelles sont les réserves disponibles. Au fur et à mesure qu’elles diminuent, l’augmentation du prix stimule l’exploration et les progrès technologiques accroîtront l’offre et les énergies de substitution. L’augmentation des prix contribuera à freiner la consommation et réorientera la demande en énergie vers des substituts.

 

Affirmation n°2 : Les énergies renouvelables doivent être stimulées

Les énergies non renouvelables sont exploitées à un tel rythme que la pénurie est imminente. En outre elles sont polluantes. Elles doivent être stimulées afin d’assurer une offre d’énergie propre.

Réfutation : les sources d’énergies renouvelables ont un potentiel limité à court et moyen terme pour faire face à la demande. Choisir le gagnant que l’on doit stimuler a toutes les chances d’être une erreur compte tenu de la rapidité des évolutions technologiques.

 

Affirmation n°3 : Les choix de consommation doivent intégrer les caractéristiques environnementales de produits tels que distance (food miles), empreinte écologique, contenu énergétique, eau virtuelle, et empreinte carbone

Les citoyens doivent être informés de leurs impacts sur l’énergie, la faune, la flore, l’eau, le climat etc. lorsqu’ils achètent des biens et des services afin qu’ils puissent réduire leur impact sur ces ressources. Chaque ressource est rare et de valeur. Nous devons les conserver, plus spécialement pour les générations futures.

Réfutation : en mettant l’accent sur une seule ressource rare (eau, énergie…) lors de leurs décisions de consommation, les citoyens risquent d’ignorer leurs impacts sur d’autres ressources rares. Il en résulte une fausse économie. Lorsque les impacts sur de multiples ressources font l’objet d’un indice, les distorsions apparaissent. Les prix sont plus efficaces pour mettre en évidence la rareté.

 

Affirmation n°4 : La population mondiale devrait être limitée

À l’accroissement de la population correspond une pression plus forte sur les ressources limitées de la planète dont l’environnement. La seule façon de protéger l’environnement, supprimer les famines et assurer des ressources suffisantes aux générations futures implique de bloquer la croissance démographique.

Réfutation : l’homme est une ressource. Il a la possibilité de recourir à des technologies innovantes et des institutions pour faire face à la rareté croissante de certaines ressources. De nouvelles façons de satisfaire les besoins et de nouvelles sources de ressources rares peuvent être découvertes. On observe aucune corrélation entre densité de population et qualité de l’environnement… plutôt l’inverse !

 

Affirmation n°5 : La croissance économique et l’échange sont défavorables pour l’environnement

La croissance économique, favorisée par l’échange international, signifie davantage de pression sur des ressources rares, dont l’environnement. Afin de protéger l’environnement et sauvegarder des ressources pour les générations futures , l’échange doit être limité afin de réduire la croissance.

Réfutation : l’échange et la croissance apportent la richesse aux hommes. La richesse accroît la demande pour la protection de l’environnement (courbe de Kuznets) et permet à la société d’agir, notamment par le recours au progrès technologique.

 

Affirmation n°6 : Aucun déchet ne devrait être mis en décharge

Les déchets ne devraient pas être gaspillés. Ce sont des ressources pouvant être réutilisées et recyclées. Mettre en décharge implique que plus de ressources « vierges » devront être exploitées. En outre les déchets peuvent constituer des sources de pollution de l’air et de l’eau.

Réfutation : recycler et réutiliser le déchet est un processus qui utilise des ressources rares. Les politiques qui interdisent les décharges peuvent entraîner une consommation de ressources supérieures à celles que l’on se propose de conserver sans forcément limiter de nouvelles exploitations. Les décharges ne sont pas par nature des sources de pollution.

 

Affirmation n°7 : L’eau et l’énergie doivent être utilisée efficacement, quel qu’en soit le coût

Des ressources telles l’eau et l’énergie sont rares. Leur utilisation doit être minimisée afin d’en assurer la disposition aux générations futures. Les pouvoirs publics doivent investir dans des technologies qui permettront un usage minimum pour la production de biens et services.

Réfutation : investir dans « l’efficacité » implique souvent l’utilisation d’autres ressources rares comme substitut à l’eau et l’énergie. Il en résulte une fausse économie parce que les autres ressources, y compris le travail et le capital, peuvent se révéler plus rares que l’énergie et l’eau.

 

Affirmation n°8 : L’environnement a une valeur infinie et ne doit pas faire l’objet d’atteintes

L’environnement nous offre un système de support de la vie. En son absence nous ne pouvons pas survivre et par conséquent nous devons le protéger à tout prix.

Réfutation : sans l’environnement nous n’existerions pas et, à ce titre, sa valeur est infinie. Cependant, cette question n’est pas pertinente au regard de la politique. Les modifications environnementales apportent des coûts et bénéfices limités dont l’arbitrage relève de la décision politique.

 

Affirmation n°9 : Nous devons réduire les émissions de gaz à effet de serre afin d’éviter un changement climatique global.

Le changement climatique anthropique est une sérieuse menace pour l’humanité et les écosystèmes. Les dommages liés au changement climatique seront si importants que les émissions de GES doivent être limitées maintenant.

Réfutation : réduire les émissions de GES serait coûteux. Les décisions concernant la charge de ces coûts devrait être prise en fonction des bénéfices attendus par la réduction des émissions. Réduire les émissions de GES n’élimine pas le risque de changement climatique.

 

Affirmation n°10 : Prendre soin de l’environnement ne peut être confié au secteur privé

L’environnement produit des « biens publics » qui doivent être fournis à tous gratuitement. Ceci signifie que les pouvoirs publics doivent être responsables de l’environnement. Le secteur privé le détruira ou essaiera d’en tirer profit.

Réfutation : le secteur public sera confronté au problème de gestion de l’environnement. Réunir les informations pour une prise de décision efficace est coûteux. Les motivations des politiciens et des bureaucrates peuvent entrer en conflit avec l’intérêt public bien compris. Les solutions privées peuvent être moins coûteuses et plus conformes aux aspirations de la communauté.

 

Affirmation n°11 : L’agriculture et l’extraction minière sont toujours en conflit avec l’environnement

L’agriculture et les mines sont des activités d’extraction qui diminuent notre stock de ressources naturelles, souvent de façon irréversible. Elles entraînent aussi des dégradations environnementales dont l’érosion des sols, la perte de biodiversité et une contamination de l’air, de l’eau et du patrimoine génétique.

Réfutation : bien qu’il convienne de procéder à quelques arbitrages entre l’agriculture, l’extraction minière et l’environnement, les problèmes peuvent être limités par le recours aux technologies et au management. Les mesures de compensation peuvent maintenir, voire améliorer les conditions environnementales.

 

Affirmation n°12 : Les décisions concernant le futur de l’environnement doivent être prises en se référant au principe de précaution

S’il existe un risque qu’une action porte atteinte à l’environnement, le principe de précaution exige que les responsables réglementent contre ce risque et déplacent la charge de la preuve d’absence de dommage sur ceux ayant proposé cette action.

Réfutation : il existe toujours un risque d’atteinte à l’environnement résultant de l’action de l’homme. Démontrer qu’il n’existe pas de risque est impossible. Il existe aussi une incertitude liée à l’absence d’action qu’ignore le principe de précaution.

 

Conclusion sur l’écologie politique

Bien entendu, ces propos méritent une argumentation détaillée et n’ont pour but que de substituer le débat à la polémique. Ils peuvent ouvrir aussi la voie à des politiques environnementales plus efficaces, moins coûteuses et plus favorables à l’initiative et à la liberté individuelle.

En effet, si l’échec électoral témoigne du recul des thèses écologistes, il est à craindre que la crise économique entraîne un brutal rejet par l’opinion, et donc à terme par les responsables politiques, des justes et nécessaires préoccupations de protection et de gestion des ressources environnementales. Jeter le bébé avec l’eau du bain constitue un risque majeur si nous n’ouvrons pas de perspectives raisonnables

 

Des leaders politiques et médiatiques peu crédibles

Depuis le Club de Rome en 1970, des personnalités telles que Al Gore, Nicolat Hulot, Jimmy Goldsmith… ont multiplié les prévisions catastrophiques qui se sont révélées erronées tandis que l’arrivisme des militants s’étalait dans les médias complaisants, jetant un doute sur la pureté des intentions et des financements.

EELV a été incapable de maitriser le flot des bêtises inspirées par le wokisme et le féminisme militant. L’électeur n’a pas compris qu’on lui demande de voter pour une femme qui se vantait d’avoir un conjoint déconstruit et pour laquelle la maitrise de la pollution n’était pas la priorité. À ce point l’opinion délaisse la radicalité et rejoint la foule des pêcheurs à la ligne !

La survie de l’écologie politique est liée à l’absence de propositions des autres partis qui se refusent à proposer le recours aux droits de propriété et à l’échange comme alternatives à une règlementation de plus en plus inefficace, coûteuse, sinon contreproductive.

30 décembre, 2021

Lorsque les politiciens agissent au nom de la science

 Par André Dorais

Dans le texte qui suit j'essaie de reproduire fidèlement et simplement la pensée de Geert Vanden Bossche relativement aux effets de la vaccination contre la Covid19.  Diplômé en médecine vétérinaire et en virologie (PhD), Vanden Bossche ne se préoccupe pas tant de l'inefficacité des vaccins que de la stratégie employée par de trop nombreux gouvernements pour les déployer.  Il évoque deux erreurs stratégiques qui sont liées l'une à l'autre: une vaccination de masse et une vaccination contre un virus alors que celui-ci est en circulation. 

Vacciner la majorité d'une population constitue une erreur stratégique

Vacciner tout le monde dans le but de bloquer le virus constitue une erreur monumentale, car il mourra uniquement dans les corps des individus dont le système immunitaire permet de l'absorber sans tomber malade.  Pour cette raison, Vanden Bossche s'insurge non pas contre la vaccination en général des enfants, mais contre la vaccination ayant pour objectif de les protéger de la Covid.  Il s'agit d'une grave erreur, d'abord parce que leur système immunitaire leur permet d'absorber le virus sans tomber gravement malades, ensuite et surtout parce que ce faisant ils risquent de développer d'autres maladies généralement non associées à leur âge. 

La protection offerte par les vaccins entre en compétition avec l'immunité innée et acquise des individus.  Étant donné que cette immunité naturelle n'est pas aussi développée chez les enfants que chez les adultes, l'immunité artificielle produite par les vaccins tend à la déjouer et à la remplacer.  Le problème est que cet échange n'est pas égal.  On remplace leur immunité naturelle qui, malgré qu'elle soit en développement, les protège contre un éventail de maladies beaucoup plus large que celui conféré par la vaccination.  Autrement dit, les risques de la vaccination chez les enfants pour contrer ce virus sont beaucoup plus élevés que les bénéfices qu'ils peuvent en tirer.

Vacciner les gens alors que le virus est présent constitue une autre erreur stratégique

En temps normal, on se fait vacciner à un jeune âge contre des maladies qu'on retrouve un peu partout dans le monde, ou encore à un âge adulte avant de voyager dans certains pays.  Il n'y a aucun problème avec ces façons de faire, car ces vaccinations sont établies dans un milieu qui est exempt de ces maladies.  Or, ce n'est pas le cas présentement avec la vaccination contre la Covid.   

Règle générale, si on attrape un virus, on risque fort de le transmettre à d'autres individus, mais en même temps on développe une protection immunitaire et ainsi le virus s'éteint.  Au contraire, lorsqu'on vaccine des gens alors que le virus court, celui-ci tend à se transformer pour s'introduire dans nos corps.  Selon le variant (forme) prédominant un individu vacciné peut être protégé, mais le virus ne meurt pas pour autant.  Il meurt uniquement une fois qu'il trouve ou bien des individus non vaccinés dont le système immunitaire permet de l'absorber sans grave conséquence, ou bien des individus vaccinés mais dont la protection vaccinale est épuisée, ce qui permet de nouveau à l'immunité naturelle de rejouer son rôle de première défense contre les infections.

Que doit-on faire maintenant pour enrayer le virus?

Il n'y a pas lieu de vacciner tout le monde, car la population à protéger contre ce virus est essentiellement âgée et vulnérable.  Vacciner l'ensemble de la population risque de produire l'effet inverse à celui désiré, soit de rendre tout le monde vulnérable à la maladie.  En effet, une immunité collective n'est possible que si elle est produite naturellement.  Essayer de l'obtenir par l'entremise d'une vaccination de masse constitue une erreur qui peut s'avérer d'autant plus grave dans la mesure où les gens sont vaccinés à répétition, car dans ces circonstances la protection contre le virus s'établit au détriment du système immunitaire, donc elle ouvre la porte à d'autres maladies.

Considérant que l'immunité naturelle et collective constitue la porte de sortie de la pandémie, que la vaste majorité des gens n'est pas à risque d'attraper une forme grave de la maladie et que cette immunité se développe chez les individus non vaccinés d'une part et d'autre part, chez les individus vaccinés mais dont la protection vaccinale est échue, il est temps de cesser de paniquer, de laisser la nature faire son œuvre et de se concentrer sur les individus plus à risque de complications.

Si, au contraire, on poursuit dans le même voie et que l'on vaccine des gens qui sont peu, voire aucunement affectés par le virus, alors on permet à celui-ci de se propager sous une forme ou une autre.  Une porte fermée par un vaccin en temps de pandémie constitue une porte mal barrée et conséquemment le virus risque de prendre une autre forme pour entrer, car c'est sa nature.  Ses probabilités d'y arriver sont d'autant plus grandes qu'il ne trouve plus personne pour s'éteindre, car tout le monde est vacciné et soi-disant protégé. 

Pour Vanden Bossche les vaccins ont bel et bien un rôle important pour prévenir les virus et la maladie, mais encore faut-il savoir s'en servir et prendre le temps de bien les développer.  Si cela n'est pas fait adéquatement sous les prétextes qu'il y a urgence et qu'ils constituent la seule façon de remédier au virus, alors on risque de lui prolonger la vie et conséquemment lui permettre de faire son sale boulot, soit de nous rendre malade.  Bref, en santé comme en économie, voire comme dans tout autre domaine d'activités humaines, un État moins interventionniste est plus propice à maintenir la santé des gens. 

Souhaitons que Vanden Bossche ait tort, mais je crains fort qu'il ait raison.  Et si c'est le cas, saurons-nous l'admettre et corriger la situation rapidement?  Peut-on admettre qu'on ait eu tort après avoir bafoué avec arrogance autant de libertés? 

Pour ma part, science et liberté sont indissociables.  Par conséquent, il ne me surprend guère de constater qu'on s'éloigne et de l'une et de l'autre depuis près de deux ans, mais cela me déçoit énormément.  La majorité des politiciens, de tout temps, s'arroge le pouvoir sous prétexte qu'elle connaît mieux que quiconque ce qui est bon pour l'ensemble des individus sous son contrôle.  Tout aussi pénible est de constater qu'on retrouve toujours des individus qui implorent son autorité pour l'inciter à appliquer leur idée de la science, alors que le résultat est plus souvent qu'autrement une forme ou une autre de dictature. 

Vous dites que j'exagère?  Mais comment qualifier autrement les confinements?  Les couvre-feux?  Les fermetures à répétition des centres de loisirs et de conditionnement, des restaurants, cinémas, théâtres et petits commerces sous le prétexte qu'ils ne sont pas essentiels?  Les obligations de porter le couvre-visage et de montrer son passeport vaccinal pour accéder aux lieux publics?  Les interdictions de se rencontrer en groupe, de voyager, d'utiliser des médicaments inoffensifs?  Les mises à pied des médecins qui remettent en cause l'efficacité des vaccins?  Les mises à pied des employés qui ne veulent pas se faire vacciner?  Etc.  Dites-moi, comment ne pas qualifier ces mesures de dictatoriales?  Croyez-vous vraiment qu'elles vous protègent de la maladie?  Qu'elles sont basées sur la science et établies uniquement pour votre bien? 


03 septembre, 2021

Où s’arrêtera la folie de l’écologie politique ?

 Le dessein des différents candidats verts est finalement convergent et sans surprise : remettre le marxisme au goût du jour.

Depuis leurs élections remarquées à plusieurs grandes municipalités françaises, les nouveaux maires écologistes avaient à la fois fait rire et pleurer. Grégory Doucet, maire de Lyon, s’était attaqué au Tour de France, Pierre Humic maire de Bordeaux aux arbres de Noël et Léonore Moncond’huy maire de Poitiers… aux rêves des enfants.

La primaire EELV prévue en septembre devrait donner lieu à une surenchère de propositions délirantes sauf peut-être de la part du raisonnable Yannick Jadot dont on comprend de moins en moins comment il peut encore s’accommoder d’une telle folie collective. Son ex-collègue François de Rugy l’avait parfaitement compris avant la dernière présidentielle.

LA FOLIE DÉCROISSANTISTE

L’ancienne ministre de François Hollande Delphine Batho a fait du décroissantisme sa marque de fabrique. Selon elle :

La décroissance est une société du plus, pas du moins, c’est une société avec plus de bien-être, plus de culture, plus de liens humains, plus de respect des personnes.

Je l’invite à relire dans le détail les écrits des décroissantistes assumés comme le politologue Philippe Ariès, l’économiste Serge Latouche, l’écrivain Pierre Rahbi ou l’ancien diplomate Majid Rahnema. Concaténant trois filiations (l’écologisme, le marxisme et l’anarchisme), le décroissantisme promeut une nouvelle société « décolonisant l’imaginaire économique et productif ».

Reprenant l’idéologie du prêtre philosophe viennois Ivan Illich, il prône un retour à une société vernaculaire primitive rejetant en masse les principaux vecteurs de développement. Ainsi, accroître l’espérance de vie ou réduire la mortalité infantile deviennent pour les décroissantistes des contre-objectifs. La pauvreté absolue est finalement leur seul menu !

Sandrine Rousseau défend pour sa part « l’éco-féministe », un concept révolutionnaire (selon elle !) :

Notre système économique, social, environnemental est fondé sur la prédation des ressources mais aussi… du corps des femmes ou des racisés […] il n’y a pas de capitalisme vert possible.

LE DÉMON CAPITALISTE

Derrière ces considérations apparemment absurdes et assimilant des causes sans aucun rapport on retrouve pourtant tous les ingrédients du climato-gauchisme : le dessein n’est en rien de résoudre de façon rationnelle la problématique climatique mais de faire la peau de la société de croissance et de son démon capitaliste.

Mais la palme revient probablement à l’édile de Grenoble Éric Piolle qui, en dehors d’un « ISF climatique », propose ni plus ni moins qu’une collectivisation de l’agriculture française en créant sur fonds publics

25 000 fermes communales et agroécologiques qui emploieront 100 000 personnes. Ces fermes pourront appartenir à la commune, à une association ou à un propriétaire privé, mais elles devront répondre à une mission d’intérêt général.

Le candidat veut

Lutter contre l’impunité des lobbys agroalimentaires […] qui privilégient le rendement de leurs actionnaires à la santé des citoyens et à la préservation du vivant. Nous sommes dans une société où certains s’accaparent nos biens communs. Il faut inverser la tendance et remettre l’intérêt général devant les intérêts privés ».

Une démarche qui n’est pas sans rappeler la collectivisation de l’agriculture soviétique des années 1930.

Au nom de l’idéal marxiste, Staline élimina en 1932 une classe de paysans aisés et performants surnommés « koulaks » et les transforma en une classe unique d’agriculteurs au sein de grandes fermes d’état collectives : les « kolkhozes ». La dékoulakisation s’accompagna de violentes réquisitions surtout après la promulgation de la « loi des épis » légitimant l’exécution de milliers de citoyens soviétiques.

La terreur et la terrible famine qui s’ensuivirent firent 8 millions de morts. Les rescapés tentèrent d’émigrer en masse vers les villes, laissant leurs champs en jachère. L’agriculture soviétique ne s’en est jamais remis. Par suite des résultats catastrophiques de la collectivisation, l’URSS, qui « nourrissait de son pain la moitié de la planète » devint l’un des plus gros importateurs mondiaux de denrées alimentaires. La collectivisation a détruit à tout jamais le remarquable savoir-faire agricole des koulaks.

REMETTRE LE MARXISME EN SELLE

Le dessein des différents candidats verts est finalement convergent et sans surprise : remettre le marxisme au goût du jour. Ne faisant plus recette auprès des classes populaires qui ont glissé vers le Rassemblement national il est instrumentalisé au nom de causes davantage porteuses : climat, féminisme, racisme. Les écologistes politiques ne cherchent en rien à résoudre la problématique climatique.

Comme les marxistes d’antan leur unique obsession est l’égalitarisme. Fort heureusement très divisée, la gauche purgée des sociaux-démocrates a peu de chances d’accéder au pouvoir. Mais elle représente plus que jamais un risque majeur pour la France. Contrairement aux apparences le cancer français n’est pas islamique mais gauchiste.

10 juillet, 2019

Le marché peut-il être un rempart contre le populisme ?

La relation entre le populisme et l’économie de marché n’est pas simple. On entend souvent dire que les dirigeants populistes défendent les intérêts du petit peuple contre les élites, jouent avec les peurs et emballements des gens et se soucient peu des effets de leur politique sur le pays. D’où la tension entre des politiques fondées sur l’existence d’un marché sain et l’instabilité de politiques économiques démagogiques, redistributives à outrance, faisant fi des conséquences en termes d’inflation, de dette publique ou de croissance. Lorsqu’un parti populiste est au pouvoir, on peut donc logiquement s’attendre à ce qu’il ne fasse pas bon ménage avec le marché. 
D’un point de vue théorique, cependant, l’effet pourrait être inverse. Difficile, pour un parti populiste, de s’attaquer à des pays fortement pro-marché. Il est hautement probable que leur message s’y heurterait à l’hostilité des citoyens, élites comprises, qui ne renonceraient certainement pas à tous les avantages d’un marché libre – forte croissance, protection de la propriété privée, rôle limité du secteur public.
Mon étude sur les liens entre populisme et économie s’appuie sur deux ensembles de données. J’ai utilisé le récent « Global Populism Database » du Guardian, qui analyse les propos populistes des présidents et premiers ministres de 40 pays, démocratiques ou non, entre 2000 et 2018. J’ai en outre relevé, dans l’Index of Economic Freedom publié par Heritage Foundation et le Wall Street Journal, le degré de liberté économique dans le monde pour l’année 2012.
J’étais donc, avec ces outils, en mesure de comparer le degré de liberté économique dans un pays donné en 2012 avec le degré de rhétorique populiste utilisée par le gouvernement l’année suivante.
La fig. 3 confirme nos attentes : plus l’indicateur de liberté économique est élevé dans un pays, moins le message populiste a d’impact l’année suivante. Et inversement. Cela reste valable pour des catégories regroupant plusieurs pays, par exemple, « les démocraties ».
Cette corrélation antinomique entre rhétorique populiste et liberté économique ressort plus fortement que la corruption des politiques, autre source d’inspiration du populisme. Comme le montre le tableau de la figure 3, le niveau de corruption politique en 2012 est perçu comme corrélé négativement à la rhétorique populiste de l’année suivante. Mais moins négativement que le lien entre la rhétorique populiste et la liberté économique.
En bref, bien que la presse populaire (et pas seulement elle...) prétende que ce qu’elle appelle des politiques néolibérales entraîne le populisme, ces résultats suggèrent quelque chose de différent : des politiques plus ou moins pro-marché pourraient constituer le meilleur rempart contre la diffusion du message et de la rhétorique populistes dans un pays donné. Alors que la néolibéralisation n’a jamais été aussi décriée qu’aujourd’hui au sein des partis et du public. C’est un (triste) paradoxe.

11 novembre, 2016

La réflexion du jour

Nombre de gens sont également dégoûtés par la monumentale hypocrisie d’une industrie politique qui a repris toutes les ficelles du marketing et de la télé-réalité : vendre du rêve, du faux, du vide à coups de slogans et de messages simplistes.--- Joseph Facal

28 avril, 2016

La réflexion du jour

Moins les politiciens ont d’emprise sur la réalité, moins ils ont de pouvoir, plus ils doivent faire preuve d’imagination pour donner l’illusion à leurs électeurs qu’ils servent à quelque chose. À défaut d’action véritable, on nous offre le spectacle de l’action.--- Richard Martineau