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04 décembre, 2013

Déficit zéro : plus ça change plus c’est pareil

Il semble que tout le monde le savait, à l’exception de la première ministre et du ministre des Finances. Le déficit zéro ne sera pas atteint en 2013-2014.

Mais même ceux qui s’attendaient au pire ont été surpris. En effet, non seulement nous n’atteindrons pas le déficit zéro, mais il sera près de 50 % plus élevé qu’en 2012-2013. De plus, le ministre a annoncé que le déficit serait remboursé sur une période de 12 ans. Pourtant, la loi sur le déficit zéro stipule qu’un déficit doit être remboursé sur une période de 5 ans.

C’est peut-être une bonne chose. Le ministre a posé un acte illégal et sera condamné à la prison. Je sais, vous allez me dire que ça n’arrivera pas, mais vous êtes tous des cyniques inguérissables. Moi, je crois que tout le monde est égal devant la loi (sarcasme voulu).

Comment peut-on prétendre qu’il n’était pas possible de rencontrer le déficit zéro quand le gouvernement :

·         a annoncé 10 milliards de subventions entre septembre et novembre 2013;

·         préfère ouvrir des CPE plutôt que de subventionner des garderies privées existantes;

·         gèle les droits de scolarité à un niveau qui défie toute logique;

·         augmente le nombre de fonctionnaires a un rythme alarmant;

·         gèle les tarifs d’Hydro-Québec à un niveau qui favorise le gaspillage;

·         s’engage à acheter de l’électricité éolienne qui coûte trois fois plus qu’elle ne rapporte;

·         finance les fonds de retraite déficitaire des fonctionnaires, sans exiger une contribution raisonnable de leur part;

·         etc., etc., etc.

Il est évident que le déficit zéro était facilement atteignable, mais j’oublie le plus important : on est à la veille d’une élection. Au Québec il n’est pas politiquement dommageable de renier une promesse électorale si cela permet de distribuer  des bonbons à tout un chacun.

J’ai perdu espoir. Nos politiciens, tous partis confondus, sont incapables d’imposer la moindre discipline financière. Malheureusement, je dois, bien malgré moi, me résigner à attendre que les marchés financiers sonnent la fin de la récréation.
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