Le ministre du Développement économique a annoncé que le gouvernement va revoir l’ensemble des programmes de subventions aux entreprises.
Les entreprises bénéficient de plus de 3 milliards $ de subvention du gouvernement du Québec. Si on ajoute les subventions municipales et fédérales, le montant double. C’est plus que partout ailleurs au Canada. Et encore, cela ne représente que les subventions directes aux entreprises. Les subventions indirectes : l’électricité au rabais, la gestion de l’offre en agriculture, le prix minimum de l’essence, etc., représentent des montants de subvention encore plus importants.
Le ministre a déclaré que tous les membres du Conseil des partenaires économiques « sont d'accord pour que l'on regarde si nous pouvons nous améliorer dans ces programmes ».
Quoi? Le ministre a consulté le Conseil des partenaires économiques et ils sont d’accord pour « regarder » si nous pouvons nous améliorer!
Bordel, on n’en est plus au stage de « regarder ». Je me serais attendu à ce que le ministre annonce qu’il réduira de 50 % les programmes de subvention directe aux entreprises et qu’il a « demandé » au Conseil d’identifier les programmes à abolir avant la fin juin 2010. De plus, il aurait pu annoncer que, dans un deuxième temps, il reverrait l’ensemble des programmes de subventions indirectes.
Dans les circonstances, après nous avoir imposé des augmentations de taxes et de tarifs de plus de 3 milliards $, c’est le minimum que nous pouvions espérer.
Je ne suis pas optimiste. Je parie qu’après des mois de tergiversation le ministre va annoncer les larmes aux yeux qu’il met fin à quelques programmes inactifs depuis des lunes. Bien entendu, il prétendra que si les programmes abolis n’avaient pas été inactifs, cela aurait coûté des centaines de millions en subvention. Donc, leur abolition représente des économies du même ordre de grandeur!
C’est vraiment désespérant!
(Voir aussi Ces fameux crédits d’impôts de Joanne Marcotte)
L’État québécois devrait se concentrer sur ses responsabilités premières : définir les politiques, tel l’accès universel aux services, établir des normes et des standards, établir les règles du jeu et contrôler la qualité des prestations. Il doit par contre confier la livraison des services à des opérateurs qualifiés, publics ou privés, dans un contexte d’émulation, et de flexibilité et de qualité.--- Focus Stratégique
Le Québec fonce vers le mur ....
....à la vitesse de 28 M$ par jour.
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Vaut mieux en rire!
Le gouvernement nous donne le pain et le beurre, mais c’est lui qui a les couteaux. --- Michel Beaudry
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20 avril, 2010
Réduction des dépenses gouvernementales : ça n’augure pas bien.
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