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15 juillet, 2021

La nature de la monnaie selon Ludwig von Mises (3/3)

 Entre les débauches monétaires des banquiers centraux et la Théorie monétaire moderne, il est utile de revoir les thèses classiques pour se vacciner contre la folie.

Comme nous l’avons vu ici et Ludwig von Mises a réfléchi sur la nature de la monnaie. Premièrement, il a commencé par hiérarchiser ses fonctions (à savoir : moyen d’échange, réserve de valeur, et unité de compte). Deuxièmement, il a clairement distingué la monnaie et les « substituts monétaires ». Troisièmement, il a établi qu’on ne pouvait pas quantifier ou chiffrer la satisfaction et attribuer une valeur constante à la monnaie.

Mises a démontré qu’il n’existe aucune relation quantitative constante entre l’action humaine et ses répercussions dans la sphère sociale. Par exemple, une augmentation de la demande de pommes doit nécessairement mener à des prix plus élevés que si la demande était restée stable, mais il n’existe aucune loi universelle permettant de déterminer qu’une hausse de 10 % de la demande doit entraîner une hausse des prix de par exemple 8 % ou 14 %. Les données réelles dépendront toujours des circonstances particulières liées à chaque situation.

CONTRE LES CHARTALISTES

Quatrièmement, Mises s’est attaqué de façon plus directe que Carl Menger aux affirmations des chartalistes, partisans d’une vision étatiste de la monnaie. Alors que Menger pensait que la monnaie pouvait émerger spontanément sur un marché libre, les économistes étatistes affirmaient que la monnaie était une création de l’État.

Ce débat peut être retracé jusqu’au temps de Platon et d’Aristote. Il a continué de faire rage à travers tout le Moyen-Âge, et un consensus fut trouvé temporairement par les économistes de l’école classique qui défendaient un point de vue similaire à celui de Menger.

Mais à la fin du XIXe siècle, les étatistes ont fait leur grand retour et ont contre-attaqué. Cernuschi en France, Neupauer en Autriche et Lexis en Allemagne ont réaffirmé l’idée que c’est à l’État de décider de ce qui doit être utilisé comme monnaie1.

LA MONNAIE ET L’ÉTAT

Le plus célèbre défenseur de cette vision était Georg Knapp (celui-là même qui fut pionnier dans l’étude des lois germaniques en tant que force de libération des paysans d’Europe de l’est).

Dans son ouvrage intitulé Staatliche Theorie des Geldes (Théorie étatique de la monnaie), Georg Knapp défendait l’idée que la monnaie est une création issue du système juridique et que par conséquent la théorie monétaire doit être étudiée en tant que branche de l’histoire juridique2.

D’après Knapp, la monnaie existe par décret de l’État. Celui-ci possède le pouvoir de proclamer que telle ou telle chose est une monnaie, donnant instantanément à cette chose une valeur d’échange contre des biens et services réels. La monnaie serait donc par essence une devise proclamée par le gouvernement (charta, en latin) dotée d’un statut de moyen de paiement à cours légal3.

Les idées de Knapp ont été largement rejetées dans un premier temps4, mais ont reçu rapidement le soutien de grands banquiers5, et sa théorie a finalement rallié de nombreux sympathisants.

L’ERREUR FONDAMENTALE DES ÉTATISTES

Après tout, sa théorie chartaliste venait compléter à la perfection la vision étatiste déjà dominante à l’époque parmi les professeurs d’économie allemands.

Comme Mises l’a observé plus tard :

« L’école étatiste d’économie en Allemagne a probablement atteint son apogée avec la Théorie étatique de la monnaie de Georg Friedrich Knapp. L’émergence de cette théorie n’est pas très étonnante. Après tout, les principes sur lesquels elle est basée sont défendus depuis plusieurs siècles par les juristes, romantiques, canonistes, ainsi qu’un certain nombre de socialistes. Ce qui est plus surprenant, c’est le succès de cet ouvrage6»

L’erreur fondamentale de Knapp fut de ne pas voir que le gouvernement ne peut décréter le statut légal d’une monnaie que si celle-ci a été préalablement sélectionnée par le marché en tant que moyen contractuel de paiement des créances.

Le gouvernement ne peut déterminer qu’a posteriori ce qui doit être utilisé comme monnaie et par conséquent comme moyen de paiement. En revanche, il n’a pas la capacité d’imposer préalablement aux intervenants sur le marché un moyen d’échange pour les transactions futures :

« Seul le commerce peut transformer une simple matière première en moyen de paiement ordinaire. Ce n’est pas l’État, mais les transactions menées au quotidien par les agents économiques sur le marché, qui a permis de donner naissance à  la monnaie.7 »

Article traduit avec l’autorisation du Mises Institute. Original en anglais ici

Pour plus d’informations, c’est ici

 

Un article initialement publié le 5 avril 2019.

  1. Sur ce sujet : Henri Cernuschi, Legal Tender (Appleton & Co., New York, 1877) ; Josef von Neupauer, Die Schäden und Gefahren der Valutaregulierung für die Volkswirtschaft und die Kriegsbereitschaft (Lesk & Schwidernoch, Vienne, 1892) ; Wilhelm Lexis, “Papiergeld”, Handwörterbuch der Staatswissenschaften (Gustav Fischer, Iéna, 1893, 2nd éd., 1901, 3è éd., 1910). Mises mentionne l’ouvrage de Neupauer dans Die wirtschaftspolitischen Motive der österreichischen ValutaregulierungZeitschrift für Volkswirtschaft, Sozialpolitik und Verwaltung, 16 (1907), p. 578. ↩
  2. Sur ce sujet : Georg F. Knapp, Staatliche Theorie des Geldes, 2nd éd. (Duncker & Humblot, Munich et Leipzig, 1918), p. 1. ↩
  3. ibid., p. 31. Knapp pensait qu’il devait créer tout un vocabulaire nouveau afin de traiter de façon adéquate de la théorie de la monnaie. Il inventa ainsi l’expression chartalisme et fut à l’origine de nombreuses autres innovations linguistiques. ↩
  4. L’une des critiques les plus défavorables est venue d’Andreas Voigt, l’un des leaders d’un petit (mais grandissant) groupe d’économistes s’opposant aux idées de Schmoller. Voir à ce sujet Andres Voigt, “Die staatliche Theorie des Geldes”, Zeitschrift für die gesamte Staatswissenschaft, 62 (1906), pp. 317-340. ↩
  5. Sur ce sujet : L. Calligaris, “Staatliche Theorie des Geldes”, Münchener Allgemeine Zeitung (1er février 1906) ; idem, “Staatliche Theorie des Geldes,” Österreichische Rundschau 7, no. 80 (10 mai 1906) ; F. Bendixen, Das Wesen des Geldes (Duncker & Humblot, Leipzig , 1908), p. 3 ; idem, “Fünf Jahre Geldtheorie”, Bank-Archiv, n° 10 (1911) : pp. 145 sq. ; W. Lexis, “Eine neue Geldtheorie”, Archiv für Sozialwissenschaften und Sozialpolitik, 5 (1906), pp. 557-574 ; idem, “Die Knappsche Geldtheorie,” Jahrbücher für Nationalökonomie und Statistik, 3rd series, 32 (1906), pp. 534-545. ↩
  6. Ludwig von Mises, Staat, Nation und Wirtschaft (Manz, Vienne, 1919), p. 5, n. 3. Mises se réfère ici à la critique écrite par Anderson concernant l’ouvrage de Knapp : « Il a eu une grande influence sur la pensée allemande en matière monétaire. Il est typique chez les penseurs allemands de désirer mettre l’État au centre de tout. » Benjamin M. Anderson, The Value of Money (Macmillan, New York, 1917), p. 433. Mises s’est également appuyé sur un commentaire critique écrit par Carl Menger, qui s’exaspérait du succès de l’ouvrage de Knapp, Théorie étatique de la monnaie. « Il s’agit du développement logique de la police de la pensée scientifique prussienne. Que faut-il penser d’une nation dont les élites, après deux siècles de recherche économique, peuvent encore porter autant d’admiration à de telles absurdités, et en parler comme d’une grande révélation alors qu’aucune de ces idées ne sont réellement nouvelles ? » Mises, Erinnerungen, p. 20 ; Notes et mémoires, p. 35. ↩
  7. Mises, Théorie de la monnaie et du crédit, p. 93. Red. ↩

14 juillet, 2021

La nature de la monnaie selon Ludwig von Mises (2/3)

 Entre les débauches monétaires des banquiers centraux et la Théorie monétaire moderne, il est utile de revoir les thèses classiques pour se vacciner contre la folie.

Comme nous l’avons vuLudwig von Mises a réfléchi sur la nature de la monnaie. Premièrement, il a commencé par hiérarchiser ses fonctions (à savoir : moyen d’échange, réserve de valeur et unité de compte). Deuxièmement, il a clairement distingué la monnaie et les « substituts monétaires ».

Troisièmement, Mises a réfuté l’idée que les prix représentent une mesure appropriée de la valeur d’un bien. Il s’est appuyé sur le travail de l’économiste tchèque Franz Cuhel qui, quelques années plus tôt, dans son ouvrage intitulé Zur Lehre von den Bedürfnissen (Théorie des besoins), a résolu plusieurs problèmes fondamentaux que posait la théorie mengerienne, qui était encore nouvelle à cette époque.

Cuhel était un partisan de la théorie psychologique de l’utilité marginale (Gossen-Jevons-Wieser), mais plusieurs de ses contributions à la théorie de la valeur et de l’utilité se sont néanmoins révélées très utiles. Cuhel a réfuté la théorie de l’utilité marginale développée par Böhm-Bawerk et Wieser, selon laquelle l’utilité de chaque unité à l’intérieur d’une certaine quantité de biens est identique.

D’après Böhm-Bawerk, l’utilité résultant de la consommation de plusieurs unités d’un produit est proportionnelle à la quantité de produits. Par exemple, la satisfaction retirée de la consommation de 15 prunes serait égale à 15 fois la satisfaction retirée de la consommation d’une prune.

Cuhel s’est opposé à cette idée, arguant qu’elle était en contradiction avec la loi des rendements décroissants, c’est-à-dire le fait que la satisfaction retirée de la consommation d’une unité d’un produit tend à décroître avec la quantité consommée, autrement dit chaque unité supplémentaire consommée nous procure moins de satisfaction que la précédente.

ON NE PEUT PAS MESURER OBJECTIVEMENT LA SATISFACTION D’INDIVIDUS DIFFÉRENTS

Cuhel s’est également opposé à l’idée qu’il soit possible d’évaluer objectivement et de comparer le niveau de satisfaction retiré par différents individus dans la consommation d’un bien. Les bénéfices retirés par un individu dans la consommation de deux biens différents pourraient être comparés, mais seulement indirectement, et uniquement dans un cas précis — à savoir lorsqu’un individu réalise un choix à un point précis dans le temps.

En observant qu’un individu décide de consommer un bien A plutôt qu’un bien B, on peut en déduire qu’il retire davantage de satisfaction de la consommation du bien A par rapport au bien B, puisque les deux biens étaient en compétition directe au moment où cet individu a fait son choix. Par conséquent, l’observation des choix des individus permet de déterminer le niveau relatif de satisfaction qu’ils retirent des différents biens disponibles.

En revanche, il est fondamentalement impossible de comparer la satisfaction que procure un même bien à deux individus différents. Un individu ne peut que connaître directement l’utilité que lui procure la satisfaction de ses propres besoins. Dans le cas des autres individus qui l’entourent, il n’est possible que de déduire indirectement à partir de l’observation de leur choix l’utilité relative qu’ils accordent aux différents biens disponibles.

LA MONNAIE ELLE-MÊME N’A PAS DE VALEUR CONSTANTE

Il s’ensuit qu’il est impossible de mesurer ou de calculer la valeur de quelque chose. Même la monnaie n’a pas de valeur constante, et ne peut par conséquent fournir une base de calcul de la valeur. De plus, étant donné que les prix résultent du processus d’évaluation des biens réalisé par chaque individu, ils dépendent toujours des circonstances particulières dans lesquels ils émergent. Contrairement à ce que suggère le système mathématique de Walras, il n’existe pas de relation constante entre les prix des biens à travers le temps et sur les différents marchés.

Il était donc hors de question pour Mises de rejoindre Irving Fisher dans sa tentative d’établir une équation quantitative (comme en physique) mettant en relation la quantité de monnaie en circulation et le niveau général des prix. Mises a mis l’accent sur les implications en termes de méthodologie économique de ce point crucial de la théorie de la valeur :

« Puisqu’il n’existe aucune relation constante dans le domaine de l’action humaine, il est impossible d’établir des équations catallactiques afin de résoudre des problèmes pratiques de la même façon qu’il est possible d’établir des équations physiques afin de résoudre des problèmes en s’appuyant sur des données et des lois constantes qui ont pu être déterminées empiriquement.

Dans mon ouvrage sur le sujet de la monnaie, je n’ai jamais écrit un seul mot à l’encontre des partisans de la mathématisation de l’économie. Je me suis contenté d’exposer ce qui constitue pour moi la doctrine la plus juste, tout en m’abstenant d’attaquer la méthode mathématique.

J’ai même résisté à la tentation de démontrer pourquoi le terme de « vélocité » est en fait vide de sens. J’ai réfuté les théories mathématiques en démontrant que la quantité de monnaie en circulation et le pouvoir d’achat de chaque unité de monnaie ne sont pas inversement proportionnels.

Ceci m’a permis de démontrer que la seule relation constante que l’on croyait exister entre des grandeurs quantifiables en économie est en réalité une variable déterminée par les données spécifiques à chaque situation. J’ai ainsi entièrement démoli l’équation des échanges d’Irving Fisher et Gustav Cassel. »

La critique que fait Mises de la version purement mécanique de la théorie quantitative de la monnaie a eu une influence qui va bien au-delà du champ de la théorie monétaire. Cette version de la théorie quantitative de la monnaie a en effet des implications beaucoup plus larges : il s’agit d’une volonté d’appliquer les méthodes quantitatives à l’ensemble des sciences sociales.

Article traduit avec l’autorisation du Mises Institute. Original en anglais ici

13 juillet, 2021

La nature de la monnaie selon Ludwig von Mises (1/3)

 Entre les débauches monétaires des banquiers centraux et la Théorie monétaire moderne, il est utile de revoir les thèses classiques pour se vacciner contre la folie.

Par Jörg Guido Hülsmann.

En tant qu’authentique disciple de Carl Menger, Ludwig von Mises débuta la présentation de sa théorie monétaire par une analyse de la nature de la monnaie. Il poursuivit par la question du pouvoir d’achat d’une monnaie et de l’effet sur le système monétaire des instruments fiduciaires, c’est-à-dire les moyens de paiement non adossés à un actif réel, ce qu’il appelait Umlaufsmittel.

Mises s’est beaucoup appuyé sur le travail de Carl Menger pour traiter du sujet de la nature de la monnaie. Carl Menger, le père fondateur de l’École autrichienne d’économie, expliquait que la monnaie ne peut être définie en fonction simplement des caractéristiques physiques des métaux ou autres marchandises utilisées en tant qu’instrument d’échange.

D’après lui, pour qu’une marchandise puisse être utilisée comme une monnaie, elle doit être

  1. une matière première
  2. utilisée comme moyen d’échange intermédiaire
  3. principalement achetée et vendue dans le but précis de pouvoir réaliser de tels échanges.

Menger a également mis en avant le fait que la monnaie émerge spontanément dans un marché libre pour apporter une solution au fait que les besoins des agents économiques coïncident rarement de façon simultanée. Un moyen d’échange intermédiaire est par exemple nécessaire lorsqu’un artisan fabricant de chaises a besoin d’acheter des œufs, mais que le fermier ne souhaite pas avoir de chaises supplémentaires, ou lorsqu’un peintre désire acheter une bière auprès d’un brasseur, mais que ce dernier n’apprécie pas son art. Ils ont donc intérêt à vendre dans un premier temps leur production en échange de matières premières, telles que le sel, le blé, ou des pièces d’argent, afin d’utiliser ultérieurement ces « instruments d’échange » pour acheter des œufs ou de la bière.

Ceci implique que l’existence d’un système monétaire est possible sans intervention du gouvernement et sans l’existence au préalable d’un contrat social.

UNE HIÉRARCHIE DES FONCTIONS DE LA MONNAIE

Mises a enrichi cette analyse de quatre façons.

Premièrement, il s’est opposé à l’idée que les fonctions principales de la monnaie (à savoir : moyen d’échange, réserve de valeur et unité de compte) étaient d’égale importance. Mises défendait l’idée qu’une matière première ne peut servir d’unité de compte qu’à la condition qu’elle puisse être utilisée comme moyen d’échange.

De la même façon, une matière première ne peut jouer le rôle de réserve de valeur qu’à la condition de pouvoir être facilement échangée contre quelque chose d’autre. Par conséquent, il existe une hiérarchie des fonctions qui caractérisent une monnaie : il est primordial qu’elle puisse servir en tant qu’instrument d’échange, car c’est une condition nécessaire à toutes les autres fonctions.

Deuxièmement, Mises a développé une typologie détaillée des « objets monétaires », c’est-à-dire, dans le jargon mengerien, l’ensemble des choses qui sont habituellement acceptées comme moyen de paiement. Il a fait la distinction fondamentale qui existe entre les différents types de « monnaie au sens strict » et les « substituts à la monnaie ».

La monnaie au sens le plus strict possède une valeur intrinsèque. Les substituts monétaires en revanche correspondent à des certificats adossés à une monnaie au sens strict. Ces certificats étaient généralement émis par les banques. Ils restaient ainsi échangeables au guichet de la banque émettrice contre la monnaie réelle à laquelle ils étaient adossés.

Mises a utilisé certaines des idées de Böhm-Bawerk, un économiste pionnier dans l’étude économique des structures juridiques, afin d’établir cette distinction fondamentale entre la monnaie et les différentes formes de titres adossés à cette monnaie. Il souligna que « les certificats représentent un droit de disposer d’un bien sous-jacent, ils doivent être différenciés du bien en lui-même, ceci est fondamental pour comprendre leur nature et leur importance dans l’économie ».

Cette distinction est d’une très grande importance à la fois pour pouvoir analyser correctement le rôle du système bancaire dans le fonctionnement du système monétaire et pour intégrer la théorie monétaire de Mises dans le cadre d’analyse des prix et de la valeur de Menger.

Mises a observé que les substituts monétaires peuvent être soit entièrement couverts par une quantité égale de monnaie en réserve (ce qu’il qualifiait de “certificats monétaires”), ou seulement partiellement couverts (ce qu’il qualifiait d’instruments fiduciaires, Umlaufsmittel). Mises a consacré la totalité du dernier tiers de son livre à l’analyse des conséquences économiques de l’utilisation de ces Umlaufsmittel.

Nous couvrirons ce point très prochainement.