Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry
Aucun message portant le libellé Adélaïde Motte. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Adélaïde Motte. Afficher tous les messages

08 avril, 2022

RAPPORT DU GIEC : REFAITES VOS CALCULS ET LAISSEZ-NOUS VIVRE

 Par Adélaïde Motte.

Le GIEC (groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat) a publié cette semaine un nouveau rapport évoquant les solutions qui nous restent pour limiter le réchauffement climatique et garder une planète “vivable”. Le secrétaire général de l’ONU prévoit la disparition d’un million d’espèces, des canicules, des tempêtes, des pénuries d’eau. Bref, il est grand temps d’entamer un exode vers les rares espaces encore vivables. A moins que nous ne décidions de suivre les préconisations du GIEC, à savoir diminuer notre utilisation des énergies fossiles, atteindre la neutralité carbone, passer au télétravail, aux “mobilités douces”, aux véhicules électriques et au boycott de l’avion.

Prenons néanmoins un instant pour examiner les alarmes du GIEC. D’abord concernant le fait que la planète devienne bientôt invivable. Sans forcément remettre en cause de futures inondations et autres catastrophes, les digues néerlandaises et les immeubles antisismiques japonais prouvent que l’homme sait depuis bien longtemps s’adapter à son environnement et le dompter pour y vivre : en un siècle, les morts de catastrophes climatiques ont diminué de 99%.

Les experts du GIEC martèlent que les émissions de gaz à effet de serre réchauffent la planète, et qu’il faut donc les diminuer pour enrayer le réchauffement. C’est simple, et ça l’est justement un peu trop. L’étude du climat telle que nous la connaissons date d’à peine deux siècles, soit bien opportunément du début de la révolution industrielle. Il est donc facile d’affirmer que réchauffement et émissions de gaz à effet de serre sont liés. Quand on examine plus sérieusement le sujet, on constate que le climat du Moyen-Âge avoisinait le nôtre, alors que les émissions de gaz à effet de serre étaient probablement proches de zéro. Le GIEC ferait bien de se détacher des conclusions hâtives et militantes d’Al Gore pour étudier sérieusement le climat. Peut-être alors suivrait-on ses directives avec plus d’entrain, d’autant qu’elles seraient probablement moins alarmistes.

13 décembre, 2021

Le péril vert, par Pascal Perri

 par Adélaïde Motte

La vérité sur les écologistes n’est pas forcément simple à dire : ses militants sont aussi extrêmes que susceptibles. Face aux risques d’une telle besogne, Pascal Perri a choisi de prendre le taureau par les cornes, en décrivant les errements de cette idéologie avec des mots forts, n’hésitant pas à la comparer à un fascisme.
Une fois qu’on a accepté de dire les choses telles qu’elles sont, le chantier est vaste. Entre la décroissance, une vision faussée de la nature qui serait forcément bonne, alors même que l’homme a dû la domestiquer pour ne pas y mourir, les mensonges de la filière bio ou ceux liés au glyphosate, sans parler des errements communautaristes des écologistes, Pascal Perri brosse un portrait aussi juste que complet de ce qu’il appelle fort justement le « péril vert ». On comprend mieux ce qu’a de possible sa prévision dystopique d’un Paris de 2050 si écolo qu’il a perdu toute attractivité économique au profit de potagers qui, pour n’être pas rentables, ont l’avantage d’être verts.
Fort de sa connaissance de l’actualité, Pascal Perri, entrepreneur et journaliste bien connu sur LCI, appuie ses thèses sur les faits et gestes de personnalités politiques et médiatiques, membres anciens ou actuels du parti écologiste comme Esther Benbassa. Il évoque également certaines ONG plus militantes que conscientes, comme L214, connu pour ses films tournés dans des abattoirs. Enfin, il décrypte la pensée des fondateurs de l’écologisme, comme Illich. L’écologie n’est pourtant pas morte. Pascal Perri aborde à plusieurs reprises la logique des Grünen allemands, qui ont mieux compris que leurs homologues français l’importance de l’innovation.
Le Péril Vert est un ouvrage réussi qui parvient à aborder, dans un format réduit (à peine plus de deux cents pages), les errements des écologistes, en n’oubliant ni l’aviation, ni l’énergie, ni l’alimentation, ni la décroissance. Le défi était de taille, et Pascal Perri l’a relevé dans un style que les exemples et mots justes rendent fluide et facile à lire.

 

24 novembre, 2021

GIEC : comment l’étude du climat est confiée à des militants

 par Adélaïde Motte

Le changement climatique est un sujet qui prend beaucoup de place dans nos vies, dans des lieux aussi triviaux que la pompe à essence. Il serait donc capital de confier son étude à des scientifiques aussi honnêtes que sérieux. Malheureusement, le GIEC ne mérite pas ces deux adjectifs.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) rassemble des scientifiques bénévoles mandatés par ses 195 Etats-membres. Ils ont pour charge de synthétiser des milliers d’études climatiques pour rédiger des rapports dont les Etats-membres valideront le résumé. Ce dernier n’est pas prescriptif mais sa validation sous-entend un accord, non seulement avec ses conclusions, mais aussi avec les solutions proposées.

Le GIEC a déjà fait preuve de son imprécision scientifique

A travers le monde, les rapports du GIEC sont parole d’Evangile. Pourtant, leurs conclusions ne sont pas d’une rigueur scientifique irréprochable. Ainsi, le GIEC se base sur des modèles informatiques censés prédire les évolutions climatiques sur plusieurs décennies. Or, les scientifiques savent et répètent que le climat est par nature chaotique, et ne peut donc être prédit sur une très longue durée. Cela peut expliquer les multiples erreurs du GIEC. Les modèles utilisés sont en réalité des algorithmes gérés par des ordinateurs et programmés par l’homme, qui a donc appliqué au climat les caractéristiques qui lui ont semblé pertinentes. En d’autres termes, les scientifiques estiment qu’un critère, comme le gaz à effet de serre, a des effets importants sur le climat. Ils construisent donc un modèle informatique basé sur ce critère, et prédisent ensuite les changements climatiques.

Cependant, il peut arriver que ces critères soient surestimés. En 2007, le GIEC et Al Gore, vice-président des Etats-Unis sous Bill Clinton, ont reçu le prix Nobel de la Paix pour leur apport à la lutte contre le changement climatique. Celui d’Al Gore consistait principalement en un film montrant avec une certitude éclatante que le CO2 était responsable du réchauffement. La preuve principale : une double courbe exponentielle liant l’évolution de la température de la planète et l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère. Or, on sait maintenant qu’au Moyen-Âge, il faisait plus chaud sur Terre qu’aujourd’hui, alors qu’il n’y avait que peu de CO2 à déplorer. Il ne s’agit là que d’un exemple parmi d’autres. Les rapports du GIEC alertent sur les risques du changement climatique en montrant les phénomènes actuels, sans préciser que ces phénomènes ne sont pas nouveaux et qu’on observait les mêmes à une époque où l’influence de l’homme sur son environnement était bien moindre.

Le GIEC compense la rigueur scientifique par le militantisme

Le GIEC doit recenser objectivement les données allant ou non dans le sens d’un changement climatique négatif et anthropique. Ainsi, le ministère français de la Transition écologique explique que « le GIEC a pour mandat d’évaluer, sans parti pris et de manière méthodique et objective, l’information scientifique, technique et socio-économique disponible en rapport avec la question du changement du climat. » On se demande pourtant où est l’objectivité lorsque le GIEC ne prend pas en compte les données de Stephen Koonin ou de Pascal Richet, qui montrent que le changement climatique est bien loin d’être un consensus parmi les scientifiques.

La France gère ses relations avec le GIEC via l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique, aussi nommé ONERC. Celui-ci a trois missions principales : collecter et diffuser des informations sur les « risques liés au réchauffement climatique », proposer des recommandations sur les mesures qui pourraient limiter ces risques et assurer la liaison avec le GIEC. Sa mission est donc d’être catastrophiste. Belle objectivité !

D’ailleurs, le parti pris du GIEC apparaît déjà dans la structure même de ses rapports, qui contiennent une partie sur la stratégie d’atténuation des impacts du changement climatique. La possibilité que le changement climatique ne soit pas négatif, ou que l’homme ne puisse rien y changer, n’est donc même pas envisagée. Rappelons que ces rapports de plusieurs milliers de pages sont rédigés par des scientifiques bénévoles, qui ont donc de fortes chances d’être aussi des militants. Ils ont surtout besoin de cette collaboration au GIEC pour obtenir des crédits pour leurs laboratoires et leurs recherches. Résultat : si les rapports sont parfois mesurés, on ne peut pas en dire autant des résumés, la seule chose que lisent les décideurs politiques.