Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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Vaut mieux en rire!

25 juillet, 2014

La bourse du carbone, une taxe déguisée

C’est le premier janvier 2015 que la bourse du carbone québécoise entrera en vigueur. Cette nouvelle réglementation fera augmenter les prix de tout ce qui est produit au Québec. Sous un prétexte populiste, le réduction des émissions de gaz à effet de serre, le gouvernement nous impose une initiative qui affaiblira le Québec par rapport à ses partenaires économiques.

Pourquoi croyez-vous que personne, sauf la Californie, ne nous suit? Ils comprennent qu’affaiblir l’économie du Québec c’est la même chose que de subventionner la leur, mais sans devoir débourser un sou. Il n’y a pas meilleure façon de se tirer dans le pied.

Selon l’économiste Youri Chassin à l’IÉDM, le prix de l’essence augmentera de 3¢ le litre dû uniquement à cette nouvelle taxe. Déjà que l’essence consommée au Québec est la plus taxée en Amérique du Nord, la décence aurait commandé que l’on arrête d’en ajouter. Le verre déborde.

Un Québécois qui fait 20 000 km par année et dont le véhicule consomme huit litres par cent kilomètres devra débourser 480 $ de plus. Ce n’est quand même pas rien. Malheureusement, l’histoire ne s’arrête pas là. Tout coûtera plus cher : le transport, les matières plastiques, les emballages, le chauffage, les produits agricoles, etc.

Toujours selon Youri Chassin, d’ici 2020, ce sont plus de 2,4 milliards de dollars que les entreprises devront débourser pour acheter des droits d’émission. Les entreprises devront ajuster leurs prix en conséquence. C’est plus de 300 $ par Québécois ou 1 200 $ par famille de quatre.

Cette taxe régressive pénalisera en premier lieu les plus pauvres de la société. Si 1 000 $ c’est bien peu pour celui ou celle qui gagne 100 000 $, c’est une tout autre histoire pour ceux et celles qui travaillent au salaire minimum ou vivent de l’assistance sociale.

Comme si cela n’était pas suffisant, cette nouvelle taxe nuira à la compétitivité de nos entreprises. Les entreprises du Québec doivent se mesurer aux entreprises canadiennes et américaines. Ces dernières profitent déjà d’un avantage considérable au niveau des coûts des énergies fossiles. La taxe carbone ne fera qu’empirer les choses. Certaines devront fermer, d’autres déménageront sous des cieux plus cléments. Enfin, certaines, qui auraient considéré le Québec pour investir et créer des emplois, opteront pour l’Ouest canadien ou un état américain.

Bien sûr, nos génies politiques profiteront de la situation pour intervenir davantage dans l’économie. Ils bonifieront les programmes d’aide existants et en créeront de nouveaux pour compenser le coût élevé des énergies fossiles. C’est le cas type du politicien qui crée un problème et ensuite promet de le résoudre. Mais à la fin, c’est toujours le même contribuable/consommateur qui paie et qui s’appauvrit.

Les écologistes argumentent que les entreprises que nous perdrons à cause de la taxe du carbone seront favorablement remplacé par des entreprises de l’économie verte.

Je ne doute pas que l’économie verte créera un certain nombre d’emplois. Mais les bons emplois seront créés par les entreprises qui oeuvrent dans le domaine. Les emplois créés par l’interventionnisme gouvernemental seront créés au détriment des emplois dans d’autres secteurs de l’économie. La taxe carbone ne constitue pas un apport additionnel de ressources dans l’économie. Elle ne fait que redistribuer l’argent des entreprises énergivores aux entreprises oeuvrant dans le domaine des énergies vertes. Au mieux, les emplois seront déplacés de A à B. Au pire, ces emplois ne survivront que dans la mesure où ils seront grassement subventionnés. Ils seront donc voués à disparaître à plus ou moins court terme.

Il y a plus de 150 ans, Bastiat dénonçait ce phénomène dans le pamphlet intitulé Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. Les écrits de Bastiat sont toujours d’actualité. Ils devraient être une lecture obligatoire pour qui veut siéger à l’Assemblée nationale. Les députés devraient passer un test à chaque rentrée parlementaire et ceux qui ne le passeraient pas seraient jugés inaptes à siéger.


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