Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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Vaut mieux en rire!

Valérie Plante avait mal lu. Montréal n’a pas un trou de 300 millions. Montréal a 300 millions de trous.--- Michel Beaudry

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23 juin, 2008

Le régime fiscal pénalise les fourmis

La célèbre fable de Jean de La Fontaine, La Cigale et la Fourmi, explique bien l’importance de travailler et de faire des économies. Si Jean de La Fontaine vivait dans le Québec d’aujourd’hui, il n’aurait pas écrit une fable louangeant les vertus du travail et dénonçant l’oisiveté. En effet, le régime fiscal québécois enlève aux fourmis le fruit de leur travail et le remet généreusement aux cigales. Au Québec les fourmis sont la risée des cigales.

Prenons le cas de deux québécois qui recevront exactement les mêmes revenus tout au long de leur vie. L’un est une fourmi qui travaille fort et fait des économies en prévision de sa retraite. L’autre est une cigale qui travaille peu et consomme tous ses revenus au fur et à mesure. De plus, supposons qu’au jour de leur décès ils ont tous les deux dépensé tout leur revenu.

Dans ce scénario on est en droit de croire qu’ils auront payés exactement les mêmes montants de taxes et d’impôt. Cette conclusion est exacte en ce qui concerne les taxes puisqu’ils ont tous les deux dépensé le total de leur revenu. Par contre, la Fourmi aura payée beaucoup plus d’impôt que la Cigale.

La Cigale parce qu’elle ne fait pas d’économie, ne recevra pas de revenu de placement. À sa retraite elle ne pourra compter que sur ses revenus de pension pour vivre. Au contraire, la Fourmi paiera de l’impôt sur ses revenus de placement au taux marginal maximal tout au long de sa vie. À sa retraite elle aura accumulé un actif important. Ses revenus de placement réduiront ses prestations de supplément de revenu garanti (SRG) ou augmenteront ses impôts.

Supposons que la Cigale et la Fourmi reçoivent toutes les deux un salaire annuel de 50 000 $ pendant trente ans et qu’ils prennent leur retraite à 65 ans. De plus, supposons que la Fourmi économise 5 000 $ par année et obtient un rendement de 5 % sur ses économies. Si le taux marginal maximal d’imposition de la fourmi est de 35 %, à 65 ans elle aura payé 39 375 $ en impôt de plus que la Cigale.

Si au moment de la retraite la Fourmi a droit aux prestations SRG, ses revenus de placement réduiront d’environ 1 900 $ par année ses prestations SRG. Donc, si la Fourmi et la Cigale vivent jusqu’à 85 ans, le gouvernement paiera environ 38 000 $ de plus en prestations SRG à la Cigale. Dans ce cas, les économies de la Fourmi auront simplement servi à payer les prestations SRG de la Cigale. Dans ces conditions, il faut être taré pour économiser!

En conclusion, le régime fiscal désavantage les citoyens responsables qui épargnent en prévision de leur retraite. Les comptes d’épargne libres d’impôt (CÉLI), qui entreront en vigueur en 2009, ont pour objectif de corriger cette injustice. Malheureusement, ce programme limite l’épargne libre d’impôt à 5 000 $ par année. Les fourmis qui désirent économiser davantage, sans se faire voler par le gouvernement au profit des cigales, devront, à leurs risques et périls, placer leur argent dans des abris fiscaux.
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