Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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Vaut mieux en rire!

«Jamais à court de bonnes idées, le ministère des Transports annonce que le Québec adoptera la conduite automobile à gauche, à la manière britannique. Le ministère amorce l'expérience progressivement, en commençant avec les automobiles. Par la suite, si les choses se déroulent bien, il étendra la mesure aux camions.»--- Jean-Simon Gagné

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31 octobre, 2015

La réflexion du jour

Un examen des déclarations fiscales de 2005 fait par un organisme lié à l’Université de Montréal a établi qu’une femme retraitée du secteur public reçoit une rente moyenne deux fois plus élevée qu’une femme retraitée du secteur privé. Et la retraite lui est due cinq ans plus tôt! La situation est similaire chez les hommes retraités.--- Michel Hébert

30 octobre, 2015

La réflexion du jour

La sécurité d'emploi quasi-absolue existe au Québec, celle que l'État garantit de près ou de loin. En plus d'échapper aux tracas (financiers, psychologiques) d'être viré, l'employé profite d'un salaire sûr assorti de hausses modestes, voire d'extras. Or, cette sûreté lui confère l'option permanente, en cas de sous-production, voulue ou pas, d'encaisser quand même plein salaire à date prévue. D'où la logique que la sécurité d'emploi vaille au minimum cette option de plein salaire. Nos calculs suggèrent qu'elle équivaudrait à majorer d'environ 12% un salaire sécurisé sur au moins 25 ans. --- Guy Charest

29 octobre, 2015

La réflexion du jour

La province Slomeau compte une part de responsabilité pour cette culture du retard. Trop d’intervenants, trop de paliers décisionnels, trop de réglementation, de blabla, de gros ego, d’intrusion syndicale. Trop de groupes de pression, de mauvaise planification. Pas assez de coups de poing sur la table.--- Lise Ravary

28 octobre, 2015

Le livre qui vous transforme en libéral

Publié le 25 octobre 2015 dans Lecture

L’auteur évoque comment « La Route de la Servitude » a eu une influence décisive.

Par Nathalie MP

Le mois dernier, j’ai fait successivement la connaissance réelle de deux personnes du monde libéral avec lesquelles je discutais jusque-là exclusivement sur les réseaux sociaux. Dans les deux cas, mes interlocuteurs m’ont demandé comment j’étais venue au libéralisme. J’ai expliqué que lorsque j’étudiais encore au lycée, mon père m’avait fait lire La route de la servitude de Friedrich Hayek. À l’âge tendre qui était le mien à l’époque, les politiques de planification du Royaume-Uni ne me captivaient guère, mais cette idée qu’on peut se placer avec les meilleures intentions du monde sur une route de servitude m’est restée. Par la suite, étudiante, j’ai eu la chance d’être confrontée aux idées libérales avec des professeurs tels que Florin ftalion ou André Fourçans et leurs collègues. Ayant récemment commenté le livre de Copeau, Les rentiers de la gloire, dont la phrase de conclusion est : « Nous ne voulons simplement pas d’esclaves », c’est tout naturellement que je me suis replongée dans le livre essentiel et, à bien des égards, tellement actuel de Hayek. Et c’est tout aussi naturellement que je vous en livre ici (en deux épisodes) une revue agrémentée de quelques extraits.

Commençons par situer rapidement Friedrich Hayek. Il est né en Autriche en 1899 dans une famille d’intellectuels. Par sa mère il est cousin du philosophe et logicien Ludwig Wittgenstein. D’abord socialiste, il se rapproche des idées libérales suite à un séminaire avec l’économiste autrichien Ludwig von Mises. C’est le désir d’éviter au monde de retomber dans les erreurs qui ont débouché sur la Première guerre mondiale, où il a combattu, qui l’a incité à se consacrer à la philosophie et l’économie. Naturalisé britannique en 1938, il passe une grande partie de sa vie académique à la London School of Economics. En 1947, il fonde la Société du Mont-Pèlerin, association internationale d’intellectuels, qui a pour but de promouvoir le libéralisme. Il reçoit le prix Nobel d’économie en 1974 pour ses travaux sur « la monnaie et les fluctuations économiques ».

Hayek publie La route de la servitude en 1944. À ce moment-là, le monde occidental est en guerre contre le nazisme, avec la conviction que la destruction de la liberté en Allemagne s’est faite en réaction au socialisme des années antérieures, alors qu’Hayek estime au contraire que le nazisme en fut une conséquence directe et inéluctable, confirmée par les ressemblances qu’on commence alors à observer entre certains traits du communisme russe et du nazisme allemand. Constatant avec inquiétude que les caractéristiques socialistes de l’Allemagne de l’entre-deux-guerres sont en train de se manifester en Angleterre, Hayek considère que l’Angleterre court le risque de connaitre le même sort que l’Allemagne. Son livre a pour objet de faire prendre conscience de ce danger à temps. Notons qu’il est dédié « Aux socialistes de tous les partis ». (Introduction, pages 9 à 14)

La route abandonnée

La civilisation occidentale était sur une route de liberté, non seulement depuis la théorisation du libéralisme au XVIIIème siècle et sa mise en pratique au XIXème siècle, mais depuis l’émergence de l’individualisme fondamental dont nous avons hérité puis approfondi à travers les apports du christianisme, de la Grèce, de Rome et de la Renaissance. L’individu s’est vu peu à peu libéré des liens qui entravaient ses activités quotidiennes. La liberté politique nouvellement acquise déboucha sur la liberté économique avec, entre autres résultats, le développement des sciences et une formidable élévation du niveau de vie.

Les progrès furent tels que l’on en vint à considérer les maux encore existants comme insupportables. À la fin du XIXème siècle, on oublia l’élan de liberté qui avait provoqué les progrès pour ne plus s’intéresser qu’à éradiquer les défauts persistants, contre lesquels on considéra que seul un changement complet de politique pouvait avoir une chance d’opérer valablement. La tradition individualiste à l’origine de la civilisation occidentale fut abandonnée au profit d’une politique collective organisée en vue d’objectifs sociaux délibérément choisis, et la vie intellectuelle, qui allait d’Angleterre vers l’est de l’Europe, se centra en Allemagne, avec Hegel et Marx notamment, pour se propager vers l’ouest. (Chapitre I, pages 15 à 23)

Les deux sens opposés de la liberté

Le socialisme était né dans des habits autoritaires en réaction au libéralisme de la Révolution française. Comme le soupçonnait Tocqueville« La démocratie étend la sphère de l’indépendance individuelle, le socialisme la resserre. La démocratie donne toute sa valeur possible à chaque homme, le socialisme fait de chaque homme un agent, un instrument, un chiffre » (cité par Hayek page 25). Afin de faire taire ces soupçons, le socialisme intégra dans sa doctrine la promesse d’une « nouvelle liberté ». Dans la tradition libérale, être libre voulait dire être dégagé de tout pouvoir arbitraire exercé par autrui, mais pour le socialisme, il s’agissait au contraire d’obtenir le pouvoir afin de procéder à une égale répartition des richesses. (Chapitre II, La grande utopie, pages 24 à 29)

Les deux sens contenus dans le terme socialisme

À l’ambiguïté sur le mot liberté, s’ajoute une confusion sur le concept de socialisme. La plupart des gens qui se disent socialistes n’en voient que les fins dernières qui sont des idéaux de justice sociale, d’égalité et de sécurité. Mais le socialisme signifie aussi la méthode particulière par laquelle il est possible d’atteindre ces fins. Son sens correspond dans ce cas à l’abolition de la propriété privée des moyens de production, qui est remplacée par un système central d’économie planifiée qui permettra de procéder à l’idéal de redistribution souhaité. Dès lors, la controverse entre libéraux et socialistes porte sur la méthode collectiviste que les socialistes comptent mettre en œuvre, pas sur les fins recherchées.

Le succès du planisme provient aussi de notre souhait de voir traiter nos affaires le plus rationnellement possible. Mais là où le libéralisme se donne pour objectif de favoriser les conditions de la concurrence en traçant un cadre rationnel au sein duquel chacun se livre à ses activités personnelles, y compris avec l’aide de l’État qui en assure l’efficacité par des garanties juridiques, le planisme des socialistes abolit toute concurrence au profit d’un schéma « conscient » de production complètement dirigée. (Chapitre III, Individualisme et collectivisme, pages 30 à 37)

Le planisme est-il « inéluctable » ?

Pour enfoncer le clou, les tenants du planisme centralisé assènent l’argument que le progrès technique et la complexité industrielle croissante qui en découlent le rendraient non seulement « souhaitable », mais « inéluctable ». La concurrence ne suffirait plus dans un grand nombre de domaines, et il n’y aurait plus qu’à choisir entre le contrôle de la production réalisé par des monopoles privés ou par le gouvernement. Et il est vrai qu’on observe une croissance des monopoles depuis le début du XXème siècle. Hayek montre, en s’appuyant notamment sur l’exemple de l’Allemagne, que l’évolution vers les monopoles n’est pas le résultat nécessaire du progrès technique, mais le fruit de politiques délibérées en faveur du planisme contre le libre jeu de la concurrence.

Il montre également que la préférence à l’égard du planisme, qui permettrait d’avoir une vision coordonnée de la complexité du monde faute de quoi celui-ci tomberait dans le chaos, est le symptôme d’une méconnaissance du fonctionnement d’un système de prix en régime de concurrence. Au contraire, plus l’environnement devient complexe, plus la division entre les individus isolés s’accroit et plus les informations indispensables deviennent difficiles à obtenir, plus la coordination des renseignements par le système impersonnel des prix montre sa puissance et sa supériorité sur tous les systèmes de coordination « consciente ».

Enfin, le planisme ouvre la possibilité aux idéalistes et aux techniciens qui se sont consacrés à une tâche unique dans leur existence d’imposer ce domaine aux planificateurs, avec tous les conflits de choix et toutes les mauvaises utilisations des ressources d’un pays que cela induit. Exemple spectaculaire : les magnifiques autoroutes italiennes et allemandes de l’entre-deux guerres, sans commune mesure avec la situation générale des pays en question. (Chapitre IV, pages 38 à 46)

Planisme et démocratie

Les collectivismes, qu’ils soient communistes ou fascistes, veulent tous organiser les travaux de la société en vue d’un but social unique et refusent de reconnaître les fins individuelles. Hayek constate d’abord l’impossibilité de déterminer ce but social unique appliqué à des milliers d’individus eux-mêmes animés d’une variété infinie d’activités différentes sans en passer par l’existence d’un code éthique complet, lequel n’existe pas dans la mesure où l’homme, qu’il soit égoïste ou altruiste, ne peut parvenir à envisager intellectuellement plus qu’un champ limité des besoins de l’humanité. Les fins sociales ne sauraient donc être autre chose que les fins identiques d’un grand nombre d’individus.

Lorsque leur réalisation par le biais du planisme est confiée à l’État, le risque s’accroit de voir l’exécution dépasser l’accord qui existe dans la société sur les fins souhaitables. Le recours à l’arbitrage parlementaire n’est pas une solution, car si le peuple a décidé qu’un planisme central est nécessaire, il faut encore se mettre d’accord sur les objectifs du plan, ce qui implique des choix entre des fins concurrentes ou incompatibles. Dans ce contexte, les parlements ont montré combien ils sont incapables de légiférer sur un grand nombre d’aspects économiques détaillés. Et c’est là qu’apparait l’idée qu’il faudrait « libérer les autorités du plan des entraves démocratiques », c’est-à-dire faire appel à un « dictateur économique » afin d’obtenir la réalisation forcée de la fin sociale idéale. Pour mieux faire passer cette évolution, on avance l’argument que tant que le pouvoir est aux mains d’une majorité, c’est-à-dire démocratique, il ne saurait être arbitraire. Or ce qui empêche l’arbitraire, ce n’est pas la source du pouvoir, mais sa limitation. (Chapitre V, pages 47 à 57)

Planisme et Règle de la loi

Pour donner une idée de la différence absolue entre ces deux concepts, on peut citer l’exemple donné par Hayek : « On peut soit établir un code de circulation, soit dire à chaque automobiliste où il doit aller. » Le code de circulation (Règle de la loi) est élaboré a priori, pour une longue durée et n’implique pas une préférence pour des fins ou des individus particuliers. Il permet de plus à chacun de prévoir l’action de l’État. Tandis que la seconde solution (planisme) donne au législateur tout pouvoir sur les individus et lui permet de favoriser certaines catégories aux dépens d’autres, ce dernier point supposant l’existence d’un système de valeurs complet dont on a vu qu’il était impossible à établir. On est donc dans le domaine de l’arbitraire, et l’égalité formelle des individus devant la loi tend à disparaître.

La Règle de la loi limite la législation aux règles générales et s’oppose à celles qui cherchent à favoriser une catégorie de personnes plutôt qu’une autre. À l’inverse, « le contrôle gouvernemental du développement industriel offre des possibilités presque illimitées à une politique d’oppression et de discrimination ». Exemple, pour qui se préoccupe des droits de l’homme, comme H. G. Wells, auteur de L’homme invisible et grand adepte du planisme : comment garantir la liberté de la presse si le papier et la distribution sont contrôlés par les autorités ? (Chapitre VI, pages 58 à 67)

Contrôle économique et totalitarisme

Un des arguments en faveur du planisme consiste à dire qu’il nous « libère » de nos soucis matériels pour faciliter le plein développement de notre personnalité et de nos préoccupations élevées, comme si les fins économiques n’avaient aucun rapport avec nos autres fins dans l’existence. Hayek conteste cette approche. Il considère au contraire que le contrôle de la production a une influence directe sur nos choix de consommation qui se trouvent ainsi limités par les décisions du planificateur, pas selon un critère de prix et de rareté (cas du régime de concurrence), mais selon un critère d’approbation morale des autorités. L’ingérence des autorités ne s’arrêtera donc pas à notre vie économique puisque tous nos actes dépendent de l’activité économique de quelqu’un d’autre. Hayek signale qu’en Russie comme en Allemagne ou en Italie, les loisirs sont devenus partie intégrante du planisme et font l’objet d’une réglementation minutieuse.

Obsédés par l’idée de la répartition équitable des richesses et par la satisfaction collective des besoins, les socialistes sont d’ailleurs assez peu préoccupés par le niveau de la production, d’où des possibilités non nulles de pénurie. Mais il s’agit avant tout de faire « l’éducation politique des masses ». À ce titre, ils ont « bien travaillé pour préparer l’avènement du totalitarisme ». Le planisme y contribue « en nous privant de tout choix pour nous accorder, au moment voulu, ce que le plan prévoit ». (Chapitre VII, pages 68 à 76)

Pour qui ? Éducation vs propagande

Compte tenu de ce qui précède, Hayek établit que dans le régime de concurrence, l’homme qui part de zéro a moins de chance d’acquérir une grande richesse que l’homme qui bénéficie d’un héritage, mais qu’il peut y parvenir, et d’autant mieux que ce résultat ne dépend pas des faveurs des autorités. Dans la société planifiée, le même ne pourra améliorer sa situation qu’en influençant en sa faveur ceux qui détiennent le pouvoir. Il en découle alors que toute question économique ou sociale devient politique, sa solution dépendant de « qui fait des plans pour qui ».

Comme l’idéal de redistribution selon une égalité parfaite est difficile à mettre en œuvre, il se transforme en recherche d’une plus grande équité et devient flou, car il suppose d’évaluer les mérites comparés des différents groupes sociaux. La seule idée qui vient à l’esprit du planiste consiste alors à prendre aux riches autant que possible, mais ça ne résout pas la question du « pour qui ? »  Quel groupe imposera son idéal aux autres ?

Le planisme doit donc insuffler « des principes communs portant sur des valeurs essentielles ». L’éducation était censée y pourvoir, mais la connaissance à elle seule ne pousse pas à adopter de nouvelles valeurs. Seule la propagande peut y parvenir et les socialistes ne se sont pas privés d’y avoir recours. Les fascistes et les nazis n’ont fait que récupérer les structures totalitaires établies antérieurement en Italie et en Allemagne. L’établissement d’une opinion commune est d’autant plus facile à réaliser que le pouvoir peut s’appuyer sur un groupe défini, en l’occurrence les ouvriers. Chacun se rend compte que sa situation s’améliorera s’il peut appartenir à un groupe capable d’influencer les autorités. (Chapitre VIII, Pour qui ? pages 77 à 88)

Conclusion intermédiaire

« La meilleure chance de bonheur que le monde ait jamais entrevue a été gâchée parce que la passion de l’égalité a détruit l’espoir de la liberté. » Lord Acton, cité par Hayek en exergue de son chapitre VIII.

Friedrich A. Hayek, La Route de la Servitude, Quadrige, 276 pages.




La réflexion du jour

Harper a commis l’erreur de couper 115 millions au budget de 1 milliard de Radio-Canada. Trudeau, lui, a promis de l’augmenter de 150 millions. Il n’en fallait pas davantage pour que Radio-Canada devienne Radio-Trudeau au cours des dernières semaines.--- Nathalie Elgrably-Lévy

27 octobre, 2015

La réflexion du jour

Sur 121 villes étudiées par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), Québec a obtenu le 114e rang. Gênant. Mais il y a pire. Montréal a de son côté décroché la dernière place du classement pour une deuxième année de suite. Wow!--- Pierre Couture

26 octobre, 2015

La réflexion du jour

En résumé, avec cette seule décision (ndlr baisse de la TPS de 2%), Stephen Harper laisse en héritage des centaines de dollars annuellement disponibles dans les poches des ménages des autres provinces. Dans notre société distincte, cet héritage a été saisi. Il est devenu un «espace fiscal occupé par notre bon gouvernement québécois». Il nous reste à espérer que notre gouvernement dépense cet argent de meilleure façon que nous le ferions nous-mêmes. Pas sûr...--- Mario Dumont

24 octobre, 2015

La réflexion du jour

Par analogie avec le manager de l’entreprise qui s’emploie à réaliser les intérêts des actionnaires, l’homme politique adoptera les programmes ou les lois les mieux réglées sur les intérêts des groupes actifs, les plus susceptibles d’apporter le support financier indispensable, de monter une publicité effective et souvent de susciter l’endossement de leaders éminents. --- Jean-Luc Migué

23 octobre, 2015

La réflexion du jour

Des taxes élevées et trop de « red tape », ou lourdeur bureaucratique, coûteuse en temps et en argent pour les commerçants. Les taxes foncières des entreprises sont quatre fois plus élevées que les taxes foncières résidentielles, et 70 % des revenus de la ville viennent des taxes foncières. Avec pour résultat que Montréal se retrouve 121e sur 121 villes pour l’entrepreneuriat.--- Michel Kelly-Gagnon

22 octobre, 2015

La réflexion du jour

À l’instar d’Al Gore – « Science is settled »- , Radio-Canada persiste et signe. Sur la question du réchauffement climatique « la Science » a parlé, point final! Ce n’est pas sans me rappeler le fameux « toé, tais-toé !!!» de l’époque de Duplessis.--- Reynald Du Berger

21 octobre, 2015

La réflection du jour

La cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre visée par le gouvernement Couillard est irréaliste et se traduira par une fuite de capitaux par centaines de millions vers la Californie, prévient le Conseil patronal de l’environnement (CPE).--- Régys Caron

20 octobre, 2015

La réflexion du jour

En conférence de presse, les promoteurs de Devenir entrepreneur ont indiqué qu’il pourrait manquer jusqu’à 38 000 entrepreneurs au Québec d’ici 2020, pour créer ou reprendre des entreprises, alors que 100 000 entreprises devraient changer de main pendant la prochaine décennie. Toutefois, seulement 19 % de la population québécoise a l’intention de se lancer en affaires, contre 27 % dans le reste du Canada.--- Carl Renaud

19 octobre, 2015

L'actualité québécoise en caricatures

La réflection du jour

Bien sûr, la littérature des mouvements Stop Harper est remplie d’allusions à l’écologie et aux pipelines, mais, au fond, ce que la constellation autoproclamée progressiste combat, c’est la loi sur la transparence syndicale et l’élimination du crédit d’impôt supplémentaire donné aux fonds de travailleurs comme le Fonds de solidarité de la FTQ.---Dominic Maurais

18 octobre, 2015

La réflexion du jour

Selon la Fédération, le coût total des dépenses pour chacun des trois partis d’ici l’année fiscale 2019-2020 sera de 21,7 milliards pour le NPD, 20,9 milliards pour les libéraux et 1,2 milliard pour les conservateurs. Tout ça, alors que la dette fédérale est de 612 milliards de dollars. Chaque année, nous payons 26 milliards de dollars en intérêts seulement! Je sais que Harper n’a pas la cote auprès de plusieurs personnes. Mais lorsqu’on regarde le coût des promesses faites par les trois partis, il faut se rendre à l’évidence: fiscalement parlant, le PC est de loin le plus responsable des trois.--- Richard Martineau

17 octobre, 2015

La réflexion du jour

M. Trudeau a touché la cible sans le savoir: au Québec, les déficits ne font plus scandale. On y voit plutôt une forme d’aide humanitaire. Ici, universités, cégeps et hôpitaux s’enfoncent dans l’endettement dans l’indifférence générale. Inutile d’en faire la manchette...--- Michel Hébert

16 octobre, 2015

Expliquer la liberté et l’oppression à un enfant

Publié le 12 octobre 2015 dans Lecture

Un livre illustré pour enseigner aux enfants le mal qui ronge les gouvernements.


Vos enfants apprennent-ils des principes éthiques et politiques appropriés en classe ? Comment expliquer la liberté et l’oppression à un enfant de 7 ans ? Les parents sont souvent démunis pour assumer la charge d’éduquer leurs enfants et de leur transmettre l’amour de la liberté.

Je voudrais vous parler d’un livre écrit par un américain, en vente sur amazon.fr, et traduit par mes soins. Ce livre est dédié aux parents ou aux enseignants qui ont peu ou pas de matériel pédagogique pour parler aux enfants des concepts de droit, de gouvernement limité, de propriété, de spoliation légale. Il s’agit d’une initiation à la philosophie du droit pour les enfants inspirée de Frédéric Bastiat et qui comporte de très belles illustrations : Connor Boyack, Les Jumeaux Tuttle étudient la Loi.

J’ai rencontré personnellement l’auteur lors d’un voyage aux États-Unis il y a un an. Et quand j’ai découvert son livre, j’ai pensé qu’il fallait absolument qu’il soit disponible en français. La Loi, dont s’inspire ce livre, est un essai de l’économiste et député français du XIXe siècle : Frédéric Bastiat (1801-1850), qui soutient que la loi, dans une société libre, doit protéger les droits individuels et tout particulièrement le droit de propriété, source de paix et de prospérité. Paradoxalement, Frédéric Bastiat est trop mal connu chez nous. En attendant la publication de ses œuvres complète par les éditions de l’Institut Coppet, à un prix très accessible, voici déjà un premier aperçu de sa philosophie pour un jeune public.

Dans ce petit conte illustré, deux personnages nommés Emily et Ethan apprennent de leur voisin Fred que le gouvernement peut agir comme un pirate et piller les gens par des lois qui instaurent toutes sortes de taxes et de droits de douane. On apprend souvent aux enfants que le gouvernement protège notre vie, notre liberté et nos biens, mais se pourrait-il que certaines lois autorisent effectivement des gens à nous nuire et à nous voler ?

« Les vraies lois protègent les personnes et leurs biens contre la spoliation », explique Fred. « Lorsque de vraies lois existent et sont respectées, les gens travaillent dur pour améliorer leur vie et ils travaillent en paix avec les autres. Tout le monde est plus heureux. » Fred continue : « quand il n’y a pas de spoliation légale, les gens peuvent compter sur la bonté et le dévouement des autres quand ils en ont besoin. ».

Les jumeaux Tuttle étudient la Loi sera d’un grand secours pour démarrer une conversation au sein de votre famille. Il vous incitera également à lire Frédéric Bastiat, pour une meilleure compréhension des enjeux éthiques et politiques de la loi et du droit de propriété.

Connor Boyack, Les Jumeaux Tuttle étudient la Loi, Libertas Institute, traduit par Damien Theillier, septembre 2015.



La réflexion du jour

La province figure aujourd'hui en queue de peloton en ce qui a trait au revenu disponible des ménages, tout juste devant l'Île-du-Prince-Édouard. Elle figure aussi parmi les plus pauvres relativement au niveau de vie de ses habitants. Signe de cet appauvrissement, les paiements de péréquation qu'elle reçoit du fédéral ont doublé depuis dix ans pour atteindre 9,5 milliards cette année.
Dans un tel contexte, être assis autour de la table du Conseil des ministres a l'avantage de faire entendre clairement la voix, les sensibilités et les préoccupations des Québécois, par exemple sur des enjeux touchant les secteurs forestiers et manufacturiers.
Voilà la différence entre cogner à une porte ou se trouver dans la pièce où les décisions se prennent.--- Pascale Breton

15 octobre, 2015

La réflexion du jour

L’État se sert d’Hydro-Québec pour distribuer des subventions à gauche et à droite. Comme si c’était une branche de la Caisse de dépôt ou de la SGF! C’est le rôle d’Hydro-Québec de pomper des millions de dollars dans des petites entreprises mori­bondes pour acheter la paix en région? On n’est pas censé se serrer la ceinture, au Québec? Contrôler nos dépenses? Gérer les deniers publics de façon responsable?--- Richard Martineau

14 octobre, 2015

Génération tonique, par David Baverez

Critique du livre Génération tonique de David Baverez (Plon).


Forte de trente ans de restructuration sociétale et économique, la Chine s’avère la grande gagnante de la crise de 2008, que ce soit sur le plan géopolitique ou économique, avance David Baverez dans le chapitre liminaire de Génération tonique (paru aux Editions Plon).

S’adressant à la génération des 20 à 30 ans, il la prévient de la refonte nécessaire du modèle de société insoutenable de l’Europe des dernières décennies et l’invite à comprendre les mutations, à résister à la morosité ambiante et à se prendre en main. Ayant vécu à Berlin, Londres, New York et Hong Kong, l’auteur semble mieux placé qu’un simple navetteur Paris-Bruxelles-Strasbourg pour dispenser une vision panoramique du monde et des idées toniques aux candidats entrepreneurs et investisseurs, toutes générations confondues.

« Si l’Europe représente à peine plus de 7% de la population mondiale, produit environ un quart du produit intérieur brut global et doit financer 50% des dépenses sociales mondiales, alors il est évident qu’elle devra travailler très dur pour préserver sa prospérité et sa manière de vivre », avait déclaré Angela Merkel dans une interview accordée au Financial Times en décembre 2012. David Baverez cite la chancelière allemande (tout en omettant curieusement d’en reprendre la conclusion concernant l’âpreté au travail, garant de la prospérité) et il applique son équation à la France : 1% de la population mondiale, 4% du PIB global et 15% des charges sociales mondiales. Faut-il s’étonner, ironise-t-il par ailleurs, du manque de sagacité à l’égard des réalités nouvelles de la part des élites d’un pays, la France, qui fut la seule à lutter contre la réunification allemande en 1989 et la seule à reconnaître les généraux russes responsables de l’éphémère tentative de putsch en 1991 ?

David Baverez voit dans les nouvelles réalités d’aujourd’hui et de demain le résultat de trois révolutions concomitantes, celle de la mondialisation qui a démultiplié le nombre d’acteurs économiques et de talents disponibles, celle de l’énergie (domaine dans lequel il juge la politique de l’Europe comme la plus funeste, rejoignant en cela l’argument développé par Corentin de Salle et David Clarinval dans leur livre Fiasco Energétique) et celle des technologies de l’information (domaine dans lequel il dénonce l’erreur stratégique que l’Europe a commise en maintenant une fragmentation artificielle de son marché intérieur face aux géants mondiaux que sont Google, Amazon et Facebook, rejoignant en cela l’argument développé par Guy Verhofstadt dans son mémorable débat sur France 2face à Jean-Luc Mélenchon et Henri Guaino).

S’inspirant du best-seller de l’historien écossais Niall Ferguson, Civilisations : l’Occident et le reste du monde, Baverez énumère les facteurs ayant favorisé l’hégémonie de l’Europe dans le monde par le passé : la concurrence comme source d’innovation ; la science, gage de supériorité militaire ; le droit de propriété, pilier de la démocratie représentative ; la médecine, source de bien-être collectif ; la société de consommation, moteur de l’industrialisation ; l’éthique du travail, ciment social. Si l’on mesure les perspectives de l’Occident et du reste du monde à l’aune de ces facteurs et en particulier du dernier (l’éthique du travail), l’on peut comprendre le déclin relatif de l’Occident et l’essor du reste du monde. Mais, quel que soit le facteur retenu à l’exception du dernier, l’ardeur au travail, l’on se montrera plus réservé que l’auteur quant à leur valeur explicative du développement économique de la Chine. Que ce soit sur le plan de l’état de droit ou celui du bien-être collectif, la réalité peut paraître plus enivrante du haut d’une tour hongkongaise qu’à Shenzhen ou à Guangzhou (comme peut en témoigner l’auteur de cette recension) voire même à Shanghai (comme en témoigne l’article publié récemment dans le FT sous le titre Life as a trashpicker in a Shanghai Hole). La Chine, reconnaît David Baverez, présente simultanément les caractéristiques d’un pays développé, d’un pays émergent et d’un pays du tiers monde. Elle n’est pas, non plus, immunisée contre un accident de croissance dû à la spéculation immobilière et boursière.

Reste Hong Kong, le poste d’observation qu’a choisi l’auteur de Génération tonique. Il se montre dithyrambique pour sa « terra entrepreneuria » et raconte ce déjeuner au cours duquel un investisseur chinois s’enquit auprès de la ministre française déléguée à l’économie s’il devait changer d’avocat car le sien ne cessait de lui réclamer de nouveaux documents pour créer sa société et ouvrir un compte en France et comment il fallait développer une affaire sans personnel car tout le monde – banquier, comptable et épicière – lui déconseillait vivement d’en embaucher. Cette anecdote, puisée dans ce livre bouillonnant de réflexions et d’idées, à lire absolument, ne suffit-elle pas à montrer où le bât blesse dans notre modèle de société ?


La réflexion du jour

Lorsqu’il est question d’austérité, de nombreux commentateurs ont le réflexe keynésien traditionnel d’affirmer qu’une diminution des dépenses publiques a nécessairement pour effet de ralentir la croissance économique. Cette idée est contraire aux résultats de la recherche universitaire récente en science économique. Celle-ci démontre qu’une baisse des dépenses publiques en proportion du PIB(1) est moins susceptible de provoquer une récession qu’une augmentation des taxes et impôts et qu’elle a en réalité des effets positifs sur la croissance(2).---Mathieu Bédard, Vincent Geloso, Youcef Msaid

13 octobre, 2015

La réflexion du jour

Hypocrites, en marge du débat public, les commissions scolaires préservent leurs effectifs administratifs – protégés par l’absurde sécurité d’emploi – en faisant des mises à pied dans le personnel au service des enfants. L’odieux de leurs décisions est ensuite mis au compte du gouvernement, peu importe sa couleur.---Michel Hébert

12 octobre, 2015

La réflexion du jour

Surprise. L’horloge de l’austérité se fait entendre partout au Québec, mais pas au gouvernement du Québec. Selon un rapport de recherche de la Banque Nationale, il n’y a jamais eu autant de fonctionnaires au Québec. Au troisième trimestre de 2015, la part des travailleurs du secteur public représente maintenant 27 % de la main-d’œuvre totale au Québec. Un niveau record, selon les économistes de la Banque Nationale. Cette proportion est de 24 % en Ontario.---Pierre Couture

10 octobre, 2015

La réflexion du jour

Tant que la réussite scolaire dépendra de la négociation patronale-syndicale d’un contrat de travail ou de l’opportunisme politique, on n’avancera pas.--- Égide Royer via Catherine Dubé

09 octobre, 2015

La réflexion du jour

Si aucun des orthophonistes, orthopédagogues et psychologues de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys n’a perdu son emploi en cette ère d’austérité, c’est en partie grâce à Geneviève Hotte. Tel un limier, elle scrute à la loupe les dépenses de la commission scolaire de l’ouest de Montréal. Pas seulement quand le ministre de l’Éducation décrète des compressions, mais tout au long de l’année.--- Catherine Dubé

08 octobre, 2015

La réflexion du jour

Si on mettait bout à bout les milliers de pages de la loi fiscale canadienne, elles s'échelonneraient sur plus de cinq terrains de football, évalue le Fraser Institute. L'organisation estime qu'il en coûte aux Canadiens 6 milliards de dollars par année pour remplir leurs déclarations de revenus, notamment pour le recours aux services des comptables et pour l'achat de logiciels.--- Sophie-Hélène Lebeuf

07 octobre, 2015

Un pas timide vers l’abolition de la gestion de l’offre

L’entente PTP ouvre la porte à l’abolition éventuelle de la gestion de l’Offre. Il aurait été préférable d’abolir ce régime anachronique et de proposer un programme de compensation comme l’ont fait l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Mais les priorités électorales en ont décidé autrement.


La réflexion du jour

Vrai, le système capitaliste n'est pas parfait. Mais le Pape semble maintenant avoir compris que ce système a généré des centaines de milliards de dollars de richesse partagée par tous et est économiquement supérieur à tout autre système de marché en tirant des millions de personnes de la pauvreté. Non seulement est-il économiquement supérieur, mais il est aussi moralement supérieur aux autres systèmes d'organisation économique.--- Adrien Pouliot

06 octobre, 2015

La réflexion du jour

Ce qui signifie en passant que la péréquation n’a aucun fondement. Il faut savoir que la péréquation est un régime institué par le gouvernement fédéral dans l’après-guerre, par lequel le gouvernement d’Ottawa verse aux provinces dont le revenu par habitant est inférieur à la moyenne canadienne, des allocations qui leur permettraient d’offrir les mêmes services publics que les provinces prospères. Le Québec touchera près de 9.3 milliards en 2015-16 en vertu de ce programme. Mais puisque le revenu réel par tête dans les occupations semblables converge dans toutes les régions canadiennes, ces versements n’ont aucun fondement.--- Jean-Luc Migué

05 octobre, 2015

La réflexion du jour

Quand des producteurs se regroupent pour convenir du volume de production et du prix de vente, il s’agit d’un cartel. Le SGO (ndlr système de gestion de l'offre) est donc un cartel agricole. Et le fait qu’il s’abrite derrière une phraséologie fumeuse ou qu’il bénéficie de la bénédiction de l’État n’y change rien.--- Nathalie Elgrably-Lévy

03 octobre, 2015

La réflexion du jour

En fait, je suis certaine que la source du problème (ndlr du système d'éducation) réside précisément à quelque part dans les conventions collectives de ces soi-disants professionnels à qui on impose un mode de travail codifié où le patron… ben, le patron, c’est le syndicat. Je serais même prête à parier que c’est là la grande différence entre le secteur public et privé.--- Joanne Marcotte

02 octobre, 2015

La réflexion du jour

Le règlement parfois dramatique de conflits municipaux est refilé depuis des dizaines d’années à de simili fonctionnaires, des gens qui n’ont pas été élus et qui, du fait de leurs accointances syndicales, ont souvent donné raison aux syndicats. Tout le monde sait ça depuis longtemps. Sauf la majorité taxable. Qui a fini, un peu tard, par se rendre compte qu’on la prenait pour une belle dinde... Résultat: des conventions collectives chromées et des conditions de travail qui font saliver tout le monde, à commencer par les fonctionnaires provinciaux. Un avantage de rémunération de 40 %! Ne vous étonnez donc pas de payer des taxes municipales exagérément élevées!
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 Ça fait longtemps qu’on n’a pas vu ça, au Québec, un gouvernement qui se range du côté des maires et de la majorité taxable...---Michel Hébert

01 octobre, 2015

La réflexion du jour

En général, la population a l'impression que le gouvernement a délaissé l'éducation ces dernières années, qu'il a failli à sa mission. Or, au contraire, le Québec a beaucoup investi dans l'éducation depuis 10 ans et les écoles ont eu plus de ressources.--- Francis Vailles