Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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Vaut mieux en rire!

28 février, 2014

Fiscalité, en rire pour ne pas déprimer

Les Québécois comme les Français sont surfiscalisés. Les impôts, les taxes et les tarifs représentent la plus grande partie du budget familial. En moyenne, les uns et les autres travaillent plus de six mois pour le gouvernement.

Mais malgré une fiscalité confiscatoire, les déficits budgétaires s’accumulent et les dettes publiques atteignent des niveaux astronomiques qui font trembler les banquiers.

Les humoristes français Les inconnus kara-rap-tout ont produit une vidéo très drôle sur le sujet. Faute de pouvoir faire entendre raison aux politiciens, autant en rire pour ne pas tomber dans la déprime.


La réflexion du jour

Le Québec va mal économiquement, le Québec est dernier ou avant-dernier presque partout quand on le compare aux autres provinces canadiennes, le Québec risque le même sort que la Grèce, le Québec vit au dessus de ses moyens, le Québec serait en faillite sans la péréquation canadienne et les Québécois devront faire des sacrifices dans les prochaines années. Ce n'est pas parce que je n'aime pas le Québec que je dis ça. Je le dis parce qu'il faut enfin se l'admettre.--- Jean-Nicolas Gagné

27 février, 2014

La réflexion du jour

Le maintien du prix à 7 dollars est devenu un symbole politique fort. Pour les uns, il sera un symbole de générosité sociale. En ce qui me concerne, il s’agit d’un symbole de mauvaise gestion institutionnalisée motivée par le gain électoral. Un vrai beau cas d’administration des affaires de l’État empoisonnée par les critères de politique partisane.--- Mario Dumont

26 février, 2014

Budget, une arnaque machiavélique

Raymond Bachand, ex-ministre des Finances, s’était engagé à atteindre le déficit zéro en 2013-2014. Pour y arriver, il proposait d’augmenter les tarifs et les taxes et de réduire le taux de croissance des dépenses par rapport au taux de croissance historique.

En utilisant cette logique tordue, diminution du taux de croissance des dépenses, il concluait que l’effort respectif des contribuables et de l’État pour assainir les finances publiques seraient de 38 % et 62 % respectivement. En clair, cela signifiait que tous les efforts pour atteindre le déficit zéro proviendraient des contribuables. Une telle logique ferait rougir Machiavel d’envie.

Comme nous pouvons le constater dans les chiffres du budget Marceau, non seulement il n’y a pas eu de réduction des dépenses du gouvernement, mais il n’y a pas eu de réduction du taux de croissance des dépenses. Par contre, l’augmentation des tarifs et des taxes a représenté 44 % au lieu de 38 % de l’effort de réduction du déficit anticipé.

Après ça, si vous croyez encore que le PQ ou le PLQ vont reprendre le contrôle des dépenses de l’État, c’est que vous êtes un incorrigible naïf. Cela se fera seulement lorsque les banquiers débarqueront à Québec.

Mario Dumont en discute avec Youri Chassin de l'IEDM.


La réflexion du jour

Avant, le Québec voyait grand. Aujourd’hui, il se berce en camisole sur son balcon en empochant son chèque de péréquation. Mais ça ne fait rien, on est pur. On ne plonge pas les mains dans le cambouis. On est pauvre, mais on a des principes. Sans parler des paysages.--- Richard Martineau

25 février, 2014

La réflexion du jour

En réalité, l’État n’est ni neutre ni indépendant face aux syndicats. Au contraire, ils fricotent ensemble. Ils complotent et manigancent, souvent au détriment de l’intérêt des Québécois. ---- Nathalie Elgrably-Lévy

24 février, 2014

Le budget Marceau, une farce grotesque

Christian Dubé, critique de la CAQ en matière de finance publique, explique aux parlementaires ce qui ne va pas dans le budget Marceau.

À écouter absolument. C’est un 10 minutes bien investi.


La réflexion du jour

À ce sujet, une étude de Schuknecht et Tanzi (2005), pour le compte de la Banque centrale européenne, montre que plusieurs pays ont réussi à réduire leurs dépenses publiques (parfois de plus de 10 %) sans contrecoup. Ces réductions à la taille de l’État n’ont pas affecté le bien-être des populations selon les grands indices macroéconomiques et de bien-être conventionnels. Au contraire, ces ambitieux programmes de réformes ont eu des effets positifs sur la croissance économique et l’innovation.--- Pierre Simard

22 février, 2014

La réflexion du jour

Le fiasco des expériences dirigistes où les politiciens ont gagé au casino avec nos impôts est révélateur. Soquip et la perte de 80% de la valeur de son investissement dans Scepter Ressources, le plan de Jacques Parizeau de transformer le Québec en OPEP de l'amiante qui a coûté 338 millions (en dollars de 1979), l'aventure du minerai de fer par Sidbec-Dosco (perte de 919 millions en dollars de 1990), Québecair, Steinberg, Provigo, Brascade, Domtar, Québecor Média et la SGF (perte d'opportunité de 7 milliards de dollars), pour ne nommer que ceux-là... Voilà quelques rappels de la déroute interventionniste à la soviétique que le PQ et le PLQ ont pratiquée depuis 40 ans.--- Adrien Pouliot

21 février, 2014

Le Plateau, l’exemple parfait du processus interventionniste

Le 27 janvier 2014, la Ville de Montréal annonçait un programme de subventions pouvant atteindre 749 120 $ aux Sociétés de développement commercial (SDC) et aux associations de commerçants pour stimuler le développement commercial du Plateau.

C’est le plus bel exemple du processus interventionniste dénoncé par Ronald Reagan : si ça bouge, taxez-le, si ça bouge encore, réglementez-le, si ça ne bouge plus, subventionnez-le.

Dans un passé pas si lointain, le Plateau était l’un des quartiers le plus dynamiques de Montréal. La valeur des propriétés augmentait rapidement, les boutiques et restaurants se multipliaient.

Profitant du dynamisme du quartier, les élus, avec à leur tête Luc Ferrandez, enclenchèrent la phase 1 de l’interventionnisme. L’augmentation de la valeur des propriétés fit exploser les revenus de taxes. Ils auraient dû réduire le taux de taxation afin de maintenir les revenus de l’arrondissement stables, mais ils choisirent plutôt d’augmenter les dépenses. Comme si cela n’était pas suffisant, ils doublèrent le nombre et les tarifs des parcomètres pour générer encore plus de revenus.

Malgré tout, le Plateau poursuivait sa croissance. Alors les élus initièrent la phase 2 de l’interventionnisme : la réglementation. Ils rivalisèrent d’imagination pour créer le plus d’embûches possibles au développement : application à la lettre de règlements anachroniques, élimination des places de stationnement à proximité des restaurants, création de sens unique ne menant nulle part, priorisation des pistes cyclables au détriment des véhicules, etc.

Ce qui devait arriver arriva. Les marchands fermèrent ou déménagèrent leurs boutiques et restaurants. Les propriétaires et locataires dénoncèrent les taux exorbitants d’impôts fonciers. Les habitants déplorèrent la perte des marchands de quartiers.

Mais, les élus connaissaient déjà la solution : la phase 3 de l’interventionnisme. Ils créèrent un programme de subventions pour ramener les boutiques et les restaurants dans le quartier.


Et voilà, la boucle est bouclée : si ça bouge, taxez-le, si ça bouge encore, réglementez-le, si ça ne bouge plus, subventionnez-le.

La réflexion du jour

En somme, il est présumé que le client est celui qui sait le mieux ce qui est bon pour lui. Cela lui donne la liberté de choix. Dans un système bureaucratique, cette liberté de choix n’existe pas ou, si elle existe, ce n’est qu’en théorie. Les bureaucrates ont la conviction qu’ils savent bien plus que nous-mêmes ce qui est bon pour nous et ils s’arrangent pour nous l’imposer.--- Mario Dumont

20 février, 2014

La réflexion du jour

La spirale de la taxation: un gouvernement cassé qui est forcé de toujours hausser ses revenus de toutes sortes de façons. Ce faisant, on maintient des taux de taxes et d’impôt élevés qui découragent l’effort de travail des contribuables et découragent l’investissement par les entreprises. Le modèle québécois arrive au point de rupture en matière de taxation. On s’en sort comment? Sabrer les dépenses radicalement? Couper les subventions? Réduire la taille de l’État qui continue de grossir même si les élus disent faire l’inverse? Pour changer la donne, il faudra un autre remède de cheval.--- Mario Dumont

19 février, 2014

Gaz de shale, victime des dogmes écologistes

L’énergie est une composante importante des coûts de production des biens et services. Des coûts d’énergie élevés nuisent au développement de l’économie : compétitivité moindre des entreprises, coût élevé des biens et services, pertes de revenus fiscaux, etc.

La France et le Québec sont aux prises avec des déficits structurels qui contribuent à la croissance hors contrôle de la dette. L’exploration et l’exploitation éventuelle des gaz de shale permettraient de stimuler l’économie et de réduire en partie le fossé qui sépare les revenus et les dépenses de l’État.

L’exploitation des gaz de shale dans les autres provinces canadiennes, aux États-Unis et dans plusieurs pays d’Europe, crée des emplois bien rémunérés et contribue substantiellement aux recettes de l’État. Mais au Québec comme en France, les politiciens, cédant aux pressions des sectes écologiques, ont imposé des moratoires permanents sur l’exploration des gaz de shale. On ne veut même pas savoir s’il y en a. C’est incroyable, non!

À cause de cette politique mal avisée, l’écart entre les économies française et québécoise et leurs partenaires économiques respectifs s’accroîtra considérablement au cours de la prochaine décennie.

C’est la recette pour s’assurer que nous demeurerons les parents pauvres des pays de l’OCDE. En contrepartie, on nous promet un paradis vert. Ça ne vous rappelle pas « le paradis à la fin de vos jours » d’une autre époque?

La croissance américaine s'accélère grâce au gaz de schiste et l'écart avec l'Europe va devenir spectaculaire du fait du différentiel du coût de l'énergie. Le bonus du gaz de schiste est une tendance appelée à durer des décennies.
N'en déplaise à Philippe Martin et Cécile Duflot.
Marc Fiorentino.


La réflexion du jour

Il est temps que nos gouvernements prennent conscience des dommages qu’ont causés leurs expérimentations socialistes. Il est urgent d’alléger le fardeau fiscal et le poids de la réglementation, et d’injecter une dose d’humilité aux syndicats pour libérer le Québec des boulets qui la paralysent. Il suffirait d’à peine cinq ans pour que la province prenne un envol spectaculaire. La prospérité est à portée de main. Mais quel gouvernement aura le courage de faire passer l’intérêt économique de toute la nation avant ses petits intérêts politiques?--- Nathalie Elgrably-Lévy

18 février, 2014

La réflexion du jour

Le Québec s'est installé dans une culture de dépendance dans le cadre fédéral. Et cela crée un malaise chez les provinces riches qui ont l'impression que le Québec ne fait pas tout ce qui est en son pouvoir pour s'en sortir, notamment en ce qui a trait au développement de ses ressources. On dit non au gaz et au pétrole, on méprise les provinces qui en produisent, mais on accepte leur argent.--- Alain Dubuc

17 février, 2014

60 milliards d’économie!

Revue de livre par Serge Rouleau

Il est ahurissant de réaliser jusqu’à quel point les modèles sociaux économiques du Québec et de la France se ressemblent : les mêmes problèmes, les mêmes défis, les mêmes solutions. Ce qui différencie la France du Québec c’est la population, il y a huit fois plus d’habitants en France qu’au Québec, et le moment où nos modèles respectifs ont été créés. Le modèle français est né après la Deuxième Guerre mondiale, alors que le modèle québécois est né avec la Révolution tranquille.

60 milliards d’économie est un nouveau livre qui s’attaque à la façon dont est géré l’État en dévoilant la face cachée du secteur public.

Pour nous protéger, l’État, les collectivités locales et la Sécurité sociale sont prêts à tout, même à nous spolier. Grâce à la mise en commun de nos impôts et de nos cotisations, nous avons les services publics parmi les plus onéreux d’Europe. Mais sont-ils pour autant efficaces ?

Plus la France s’enfonce, plus nous renforçons le modèle de l’État-social qui nous ruine, et plus nous avons peur de le réformer. Un rapport secret de l’inspection des finances, commandé avant l’alternance, dressait pourtant la liste des économies possibles pour redresser le pays. Aujourd’hui, malheureusement, toute perspective de création de richesses est cassée, l’avenir est sombre : chômage de masse, travail au noir, dette publique, précarité croissante... En même temps, ceux qui veulent réformer sont broyés par la machine administrative qui protège ses intérêts. Alors que les indignés de tout poil nous disent que notre sécurité sociale et les acquis de 1945 auraient régressé, les chiffres disent exactement le contraire : notre système n’a jamais été aussi généreux malgré les modestes tentatives actuelles pour le réformer.

Ce n’est plus soixante milliards d’euros d’économies sur les dépenses publiques sur la durée du quinquennat, comme l’a annoncé François Hollande, qu’il faut réaliser, mais soixante milliards chaque année, si on ne veut pas voir notre système s’effondrer !

Ce livre ouvre les yeux sur un modèle qui doit changer s’il veut survivre.

Agnès Verdier-Molinié est directrice de l’iFRAP (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques). Elle est aussi l’auteur des Fonctionnaires contre l’État (Éditions Albin Michel, 2011).


La réflexion du jour

Nombreux sont les Québécois à réclamer un gouvernement qui se tient debout pour réduire les dépenses. Mais il faut que ça touche les autres. Si l’on est soi-même affecté, alors on s’en balance des finances publiques--- Mario Dumont

15 février, 2014

La réflexion du jour

La décision du gouvernement du Québec de financer massivement le projet de la cimenterie de Port-Daniel-Gascons est incompréhensible, autant d'un point de vue économique, politique, stratégique ou environnemental.
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Non seulement cette construction apparaît comme un très mauvais placement, mais l'utilisation de nos fonds publics semble relever d'un pur aveuglement politique à saveur électoraliste.--- Gaëtan Lafrance, professeur honoraire au Centre Énergie Matériaux Télécommunications de l'INRS

14 février, 2014

Subventions et cadeaux préélectoraux

Le PQ est en mode préélectoral depuis l’automne 2013. Les ministres distribuent l’argent des contribuables comme si l’argent poussait dans les arbres.

Par exemple, le 31 janvier dernier, la ministre Martine Ouellet annonçait des subventions à cinq organismes de Nicolet-Bécancour pour un total de 16 500 $. C’est le genre de saupoudrage inutile qu’utilise le parti au pouvoir pour acheter des votes. Jugez par vous-mêmes :

Le Lien Maison de la famille offre un lieu de rencontre et de vie communautaire en privilégiant l'entraide, le respect et la solidarité entre les familles.

La Maison des jeunes du Bas-Saint-François offre un lieu de rencontre pour les jeunes de 12 à 17 ans. Elle favorise la prise en charge, la créativité, la démocratie ainsi que la conscientisation des jeunes à l'égard des problèmes sociaux.

Entraide Bécancour vient en aide aux personnes en difficulté qui résident dans la Ville de Bécancour. L'organisme offre un service de distribution alimentaire et de friperie.

La Relance Nicolet-Bécancour est là pour aider les personnes dans le contrôle de leur dépendance afin qu'elles puissent retrouver leur autonomie et retourner sur le marché du travail.

La Fédération québécoise Nourri-Source est composée d'organismes régionaux et de groupes soutenant l'allaitement maternel auprès de toutes les familles du Québec.

D’aucuns diront que ce n’est pas utile de déchirer sa chemise pour dénoncer des subventions totalisant 16 500 $. C’est vrai, mais ce qu’il faut retenir c’est qu’au dernier décompte, il existe plus de 5 000 organismes subventionnés recevant plus de 880 millions dollars de subvention annuellement. Certains de ses organismes sont utiles et méritent d’être financés encore plus généreusement qu’actuellement. Mais il en existe aussi des centaines qui sont des organismes bidon servant de courroie de transmission aux partis politiques.

Un simple ménage permettrait d’économiser des centaines de millions.

La réflexion du jour

Le problème budgétaire du Québec? C’est son coûteux secteur public. Au seul palier provincial, la rémunération du personnel accapare 55% des dépenses budgétaires. Avant de couper dans les sommes consacrées aux programmes sociaux offerts aux familles et aux personnes âgées, le gouvernement du Québec pourrait peut-être réduire la taille de sa fonction publique et parapublique.--- Michel Girard

13 février, 2014

La réflexion du jour

Au Québec, malgré des constants répétés sur un État lourd et coûteux déresponsabilisant les citoyens, nous sommes également incapables de donner un coup de barre vers plus de rigueur, dans une société conservatrice sous un progressisme de surface.---Christian Dufour

12 février, 2014

Un budget avant les élections?

Je vous annonce en primeur qu’il n’y aura pas de budget avant les élections.

Selon des sources généralement bien informées, le ministre des Finances aurait confirmé qu’il ne présentera pas son prochain budget avant les élections.

Ne se sachant pas écouté il aurait dit à un collègue : « J’en ai plein mon casque de toujours mentir à la population. Je présenterai un budget lorsque j’aurai carte blanche pour dire la vérité. À ces conditions, je n’ai pas d’autres choix que d’attendre après les élections. »

Toujours sous le couvert de la confidence il ajouta : « C’est bien évident que nous sommes en faillite. Je le sais mieux quiconque, tous les indicateurs sont au rouge. Mais j’ai convaincu le caucus et la première ministre qu’il fallait donner un grand coup. J’ai un plan pour rembourser la dette du Québec en quatre ans. Si on calcule bien, il n’y a rien là : 260 milliards divisé par 4 ans, divisé par 8 millions de populations, ça ne fait que 8 mille dollars par habitant par année.»

Son interlocuteur, dont je ne peux révéler le nom, lui fit remarquer que les étudiants avaient mis le Québec à feu et à sang pour contester une augmentation de 500 $ des droits de scolarité et qu’ils n’accepteraient certainement pas un impôt de 8 000 $ par année même si c’est seulement pour quatre ans. Ce à quoi le ministre aurait répondu : « Je ne suis pas complètement fou quand même. Je sais bien qu’il faut protéger certains groupes : les élus, les étudiants, les syndiqués et les pauvres. »

« On ne peut pas non plus augmenter les impôts des entreprises, déjà que nous n’en avons pas suffisamment. Non,  j’ai bien pensé à mon affaire et ce sont les riches qui devront payer. Quelqu’un qui gagne plus de 50 000 $ peut facilement économiser 8 000 $ par an en se serrant la ceinture. Ceux qui gagnent plus de 100 000 $ peuvent économiser 16 000 $. Mais là où ça compte, c’est ceux qui gagnent plus de 200 000 $. Eux on les imposera à 100 %. »

Son interlocuteur, un gauchiste dogmatique, salua la créativité et l’audace du ministre : « Enfin les riches vont le prendre en plein dans le nez. Il était temps que quelqu’un aille chercher l’argent là où elle est. »
Un député qui écoutait la conversation demanda : « Oui, mais comment vivront-ils si on impose 100 % de leur revenu? »


Le gauchiste dogmatique répondit : « Ils n’auront qu’à emprunter pendant quatre ans et rembourser leur dette lorsque le gouvernement aura remboursé la sienne. Au salaire qu’ils font, ça ne devrait pas être difficile. Ils sauront enfin ce que c’est que d’êtres pauvres. »

La réflexion du jour

Si l’on compare nos dépenses publiques à notre création de richesse, nous vivons effectivement au-dessus de nos moyens.

Par contre, si on compare notre création de richesse à notre potentiel, nous vivons nettement au-dessous de nos moyens. C’est anormal, voire carrément révoltant.--- Nathalie Elgrably-Lévy

11 février, 2014

La réflexion du jour

Nos infrastructures sont en ruine, des écoles fermées par les moisissures, sans parler de nos services de santé. Cela pourrait-il signifier que cet argent supplémentaire issu de nos grosses taxes et énormes emprunts a coulé dans un panier percé. Grosse fonction publique, programmes sociaux exagérés, subventions aux entreprises tous azimuts, notre modèle de gouvernement brûle l’argent plus vite que nous sommes capables de payer.--- Mario Dumont

10 février, 2014

Déficit : ce n’est pas l’argent qui manque, c’est le jugement des politiciens

Le 27 janvier dernier le ministre délégué au Tourisme, monsieur Pascal Bérubé, annonçait une aide additionnelle de 82 500 $ au Club de golf Revermont. Cette aide s'ajoute à celle de 50 000 $, annoncé en juin 2013 et au 22 030 $ de remboursement d’intérêt, portant ainsi le montant total de la contribution à 154 530 $.

Lorsque j’ai lu ce communiqué de presse, je suis littéralement tombé en bas de ma chaise. Je ne pouvais pas croire que, dans le contexte actuel de déficit chronique et de manque d’argent pour l’essentiel, nos valeureux élus se permettaient de financer un club de golf. Bordel, ça n’a aucun sens. S’il y a une activité au Québec qui devrait s’autofinancer, c’est le golf.

Comment voulez-vous que les gens respectent les responsables d’une telle connerie?

D’aucuns me diront qu’il n’y a rien là, 154 530 $ ce n’est même pas une goutte d’eau dans le budget du gouvernement. Vrai, mais il faut multiplier ce montant par 100, 500, voire 1 000. Cette anecdote démontre bien la culture de nos politiciens qui n’hésite pas à utiliser l’argent durement gagné par les contribuables pour distribuer des faveurs comme si l’argent poussait dans les arbres.

Ce n’est probablement pas illégal, car je présume que cette subvention respecte les paramètres du Programme d’infrastructures en entrepreneuriat collectif. Mais ce n’en est pas moins injustifié, inacceptable, intolérable et tous les autres in…. du dictionnaire. Dans le temps de Duplessis, on asphaltait des bouts de routes, aujourd’hui on subventionne des golfs. Le premier était plus utile à la société que le second.

En ce qui me concerne, c’est suffisant pour me convaincre que ce n’est pas l’argent qui manque, mais le jugement de ceux qui le gèrent.


La réflexion du jour

À l’évidence, le problème, au Québec, c’est l’État. Si rien n’est fait pour contrer la boulimie bureaucratique, les travailleurs de demain devront assumer un fardeau fiscal démesuré. La question qui se pose est simple: «Cet État peut-il encore exiger davantage des autres que de lui-même?»--- Michel Hébert

08 février, 2014

La réflexion du jour

À Davos, l’entrepreneur saguenéen Charles Sirois a dit que le Québec est prisonnier d’une mentalité de syndiqués. J’ajouterais qu’une partie des Québécois sont aussi prisonniers d’une mentalité d’assistés sociaux, doublée d’une mentalité de fonctionnaires.--- Lise Ravary

07 février, 2014

Le modèle québécois n’est pas viable

Nous le savions depuis longtemps, mais maintenant, grâce aux travaux de la  Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke, nous connaissons l’ampleur du désastre. Les politiciens ne peuvent plus prétendent qu’ils ne le savaient pas :

Dans l’état actuel des choses, la projection révèle que le gouvernement du Québec n’est pas en mesure de garantir l’application de ce principe d’équité entre les générations. En ce sens, des choix doivent être faits pour remédier à la situation et le plus tôt possible sera le mieux. En l’absence de tels choix, le Québec connaîtra un ralentissement économique prolongé et des difficultés budgétaires persistantes.

Pour minimiser l’amertume du traitement prescrit, la réduction des dépenses de l’État, il est primordial de stimuler le développement économique. Les politiciens seront tentés d’intervenir sous prétexte de corriger la situation, mais nous ne devons surtout pas augmenter l’interventionnisme étatique, mais le réduire. Nous n’avons surtout pas besoin de plus de fonctionnaires, plus de commissions, plus de conseils, plus de structures, plus de subventions. Ce dont nous avons besoin c’est plus d’entrepreneurs.

Il y en a des centaines qui tiennent l’économie québécoise à bout de bras. Ils innovent, créent des emplois, investissent, exportent. Certains deviennent riches, plusieurs tombent et recommencent. Il faut tout mettre en œuvre pour les encourager, les soutenir et reconnaître leur immense contribution à la société.

Les grands moyens, diffusée récemment à Télé-Québec, aborde le rôle essentiel des entrepreneurs dans l’économie.

Chapeau à Télé-Québec et à Bernard Derome, il fallait un certain courage pour donner la parole à de riches Québécois. Des entrepreneurs qui modèlent notre société et qui devraient avoir droit à plus de reconnaissance et d'encouragement. Voilà une belle façon de promouvoir l’entrepreneuriat et de contribuer à modifier positivement l’attitude des Québécois envers l’argent.

Les grands moyens, argent-pouvoir-société, c’est l’argent vu par des entrepreneurs qui ont réussi. Il faudrait peut-être les écouter. Certains seront surpris de constater que leurs attitudes envers l’argent sont tout le contraire de celles véhiculées par les interventionnistes qui ne jurent que par l’État.



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La réflexion du jour

Le ministre délégué au Tourisme, ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent et député de Matane-Matapédia, monsieur Pascal Bérubé, au nom du ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, ministre des Transports et député de Jonquière, monsieur Sylvain Gaudreault, annonce une aide additionnelle de 82 500 $ au Club de golf Revermont. Cette aide s'ajoute à celle de 50 000 $, annoncée en juin 2013, portant ainsi le montant total de la contribution à 132 500 $. Cette somme, qui provient du Programme d'infrastructures en entrepreneuriat collectif (PIEC), servira à la réalisation de l'ensemble des travaux au chalet principal du club.---Portail Québec

(NDLR Assez incroyable, non! Financer un club de golf dans le contexte actuel est un geste aussi criminel qu'accepter une enveloppe brune.)

06 février, 2014

La réflexion du jour

Nous sommes une société, je vous le rappelle, qui consacre un dollar public sur deux à la santé, où une question lilliputienne comme les droits de scolarité a créé un pire psychodrame que le référendum de 1995, et où m-o-r-a-t-o-i-r-e est le maître-mot de notre politique à l’endroit d’un de nos principaux atouts, les ressources naturelles.--- Joseph Facal

05 février, 2014

France et Québec, le même système désuet

Il semble que les Français réalisent enfin que l’État providence est un leurre qui sert prioritairement les politiciens, les fonctionnaires et les groupes d’intérêt de tout acabit. Feront-ils comme les Québécois qui dénoncent les abus du système gouvernemaman, mais votent pour les politiciens qui leur promettent de tout faire pour eux?

Les Français deviendraient-ils un peu libéraux ?

D'après un sondage BVA, 66% des Français sont pour diminuer la pression fiscale sur les entreprises, ils sont aussi 74% pour simplifier leurs procédures de création et 51% pour assouplir les règles sur le marché du travail (embauches / licenciements).

Les Français veulent de moins en moins un État hypertrophié qui s'occupe de tout, qui gère tout et qui prend en charge la vie des gens.

Nicolas Doze.



La réflexion du jour

Une étude de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), avance que la paperasserie coûterait 10 milliards $ aux citoyens canadiens, soit 730 $ par ménage et 31 milliards $ aux PME. Pour les PME québécoises, on parlerait de 7 milliards $ par année.---Laurent Cloutier

04 février, 2014

La réflexion du jour

Le Québec est bloqué dans son développement économique parce qu’il est prisonnier d’une mentalité d’employé syndiqué héritée de la Révolution tranquille.--- Charles Sirois

03 février, 2014

Hôpitaux, des hôtels sans étoiles

Le ministère de la Santé jongle avec l’idée (NDLR rumeur démentie par le ministre Hébert, mais il ne faut jamais se fier aux démentis d’un politicien) de faire payer l’hôtellerie (chambres et repas) par les patients lors d’un séjour à l’hôpital. À première vue, l’idée semble logique puisque le patient est bien obligé de se nourrir lorsqu’il habite chez lui. De plus cela respecte le principe de l’utilisateur-payeur.

Toutefois, en y réfléchissant bien, cette proposition ne tient pas la route. D’abord, parce que le patient hospitalisé doit quand même payer son loyer ou son hypothèque. Comme si le fait d’être malade n’était pas suffisant, en lui imposant des frais de chambre on l’obligerait à payer deux fois son logement. À moins bien sûr que le PQ songe à adopter une loi qui forcerait les propriétaires de logement et les banques à annuler les paiements du locataire ou du propriétaire hospitalisé. Cela peut vous sembler improbable, mais ce ne serait pas la première connerie d’un gouvernement interventionniste.

Ensuite, compte tenu de l’inefficacité légendaire du système de santé, le rapport qualité/prix des repas serait tel que les patients préféreraient jeûner ou se résigneraient à commander du pout pout ou de la pizza. À moins bien sûr que le PQ songe à interdire l’accès des hôpitaux aux livreurs de poulets et de pizzas. Cela peut….vous voyez ce que je veux dire.

Cette proposition est simplement la dernière trouvaille pour financer un système qui croule littéralement sous le poids de son immense bureaucratie. Compte tenu des levées de boucliers que cette rumeur a suscitées, il semble peu probable qu’elle soit adoptée un jour. Mais ne soyez pas inquiet ils trouveront bien une autre façon de confisquer ce qui vous reste de monnaie dans vos poches.

Jasmin Guénette, vice-président de l'Institut économique de Montréal, en discute avec Mario Dumont dans le cadre de son émission à TVA, le 15 janvier 2013.



La réflexion du jour

Le gouvernement Marois a préféré en faire un psychodrame national. C'est clairement plus payant de réchauffer la clientèle électorale, de s'approprier le débat identitaire, d'embarrasser l'opposition et de ne pas avoir à parler des vraies priorités du Québec, comme les attentes aux urgences, les pertes d'emploi ou la détérioration de nos infrastructures. Et pendant ce temps, on occulte les vrais problèmes et le Québec continue de s'endetter et de s'enliser.--- Adrien Pouliot

01 février, 2014

La réflexion du jour

Cependant, depuis son lancement, BIXI n'est rien de moins qu'une histoire d'horreur sur le plan financier, un gâchis sur toute la ligne . Il s'agit d'un bon concept, mais d'un concept qui a été mal planifié, mal lancé, mal financé et mal géré, comme cela arrive souvent dans le secteur public ou avec un organisme à but non lucratif.--- Gaétan Frigon