Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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Vaut mieux en rire!

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30 décembre, 2013

La réflexion du jour

Mais du même souffle, elle (ndlr Johanne Desrochers, PDG de l'AICQ) souligne que le gouvernement joue du bâton «sans jamais s'inclure» dans l'origine de la crise (ndlr corruption dans l'industrie de la construction). «On ne peut pas continuer à faire de la politique là-dessus», dit-elle, avant d'ajouter: «S'il y a eu de l'argent donné, c'est parce qu'il y a de l'argent reçu. Les prête-noms, ça servait à qui? Pas à monsieur Tout-le-Monde. Ça servait aux politiciens.»--- KATHLEEN LÉVESQUE

28 décembre, 2013

La réflexion du jour

Le poids fiscal de l’État est devenu tellement énorme qu’il faudrait que le pays soit peuplé d’anges ou de saints pour échapper à une corruption généralisée. --- Philippe Simonnot via Richard Martineau

27 décembre, 2013

Pourquoi devons-nous subventionner les partis politiques?

Sous prétexte d’assainir le financement des partis politiques, le PQ a réduit à 100 $ par parti la contribution annuelle maximale par électeur. Mais en contrepartie, la contribution gouvernementale a explosé. En 2013, le gouvernement a versé près de 6 millions de dollars aux trois principaux partis : le PQ, le PLQ et la CAQ, alors que les électeurs ont contribué moins de 2 millions.

Cela ne devrait surprendre personne. Dans le modèle québécois, l’État doit tout subventionner, alors pourquoi pas les partis politiques? Mais ce régime de financement a des effets pervers. D’un côté, les partis sont trop heureux de ne plus avoir à faire l’effort de recruter des membres ni de s’astreindre aux corvées de lever de fonds. De l’autre, les électeurs se déresponsabilisent et laissent au gouvernement le soin de financer les partis. À moyen terme, la contribution des électeurs va s’éroder, voire disparaître. Alors pour compenser, le gouvernement augmentera le financement public au détriment des contribuables.

Je n’en ai pas contre le fait de limiter le montant de contribution annuelle des électeurs. Au contraire, c'est une excellente idée. Les élites politiques sont déjà très déconnectées de la réalité des Québécois. Il n’y a rien de mieux qu’une campagne de recrutement/financement pour obliger les politiciens à écouter les contribuables qui paient leur salaire. Malheureusement, les partis n’ont plus besoin de recruter des membres pour se financer. Le gouvernement les finance généreusement.

Mais pourquoi la CAA, les clubs sociaux, les organisations bénévoles, etc., peuvent-ils se financer en recrutant des membres, mais que les partis politiques ne le pourraient pas?


La force d’un parti politique et par extension de la démocratie réside dans la participation active de la population. Le régime actuel de financement va à l’encontre de ce principe, mais cela est tout à fait compatible avec la culture qui prévaut dans le modèle québécois : pourquoi s’embarrasser de la démocratie quand les élites politiques savent bien mieux que nous ce dont nous avons besoin. En finançant les partis avec l'argent des contribuables, ils vont jusqu’à prétendre connaître le parti politique que nous désirons soutenir.

La réflexion du jour

Avant, on envoyait notre argent à l’Église, qui se chargeait de le distribuer aux déshérités. Maintenant, on l’envoie à l’État.

C’est le même principe: on centralise nos dons et sous-traite notre solidarité. On a juste remplacé les curés par les fonctionnaires.

Le hic est que les curés donnaient l’argent qu’ils recevaient aux pauvres et aux malades. Alors qu’avec l’État, rien n’est moins sûr.---Richard Martineau

23 décembre, 2013

Pont Champlain : politiciens, écologistes et entreprises se bousculent à la caisse

Il se construit annuellement à travers le monde des dizaines de ponts, tous plus compliqués et exotiques les uns que les autres. Mais nulle part, la tâche n’est-elle plus compliquée que le remplacement du pont Champlain.

Il y a bien sûr les défis politiques. Qui dit politique, dit politicaillerie. Les trois paliers de gouvernement voudront manœuvrer pour retirer le maximum de retombées électoralistes. Cela laisse entrevoir des chicanes épiques au détriment du projet et de ses utilisateurs. Les sujets de discorde ne manquent pas : architecture, tracé, SLR, coûts, qui va payer quoi, etc.

Il ne faut surtout pas négliger le potentiel de nuisance des écologistes. Les grands projets, grâce à la complicité crasse des médias, leur offrent une vitrine médiatique sans pareil. Ils dénicheront bien quelques subventions pour financer leurs recherches de couleuvres, grenouilles et poissons en voie d’extinction. Au besoin, ils en inventeront. Sous prétexte d’une catastrophe écologique irréparable, ils n’hésiteront pas à recourir à la désobéissance civile pour arrêter les travaux et exiger plus de subventions.

Enfin, que dire des lobbys de l’industrie de la construction? Un projet de plusieurs milliards de dollars offre de multiples opportunités pour tout le monde. Personne ne remarquera la disparition de quelques centaines de millions. Ils salivent déjà à l’idée de se servir à deux mains à même la caisse.

Ce sera long, ça coûtera très cher, mais souhaitons que contrairement au stade olympique, nous héritions d’un pont beau, utilisable et durable.

En attendant, autant rire un peu avec Mario Dumont et Jean Lapierre.

Extrait de l'émission Mario Dumont sur les ondes de LCN, mercredi 4 décembre 2013.


La réflexion du jour

Le Québec, tous gouvernements confondus, investit des milliards dans une filière énergétique plus coûteuse que les barrages et dont on n'a pas besoin. Tout cela pour aider les régions.

On aurait manifestement besoin d'une réflexion sur toutes ces questions. En principe, ce serait le rôle de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec, lancée cet automne. Mais le document de consultation de cette commission, intellectuellement confus, ne parle ni du prix de l'électricité, ni du rôle du gaz, ni de l'illogique économie de la filière éolienne. Bienvenue au pays de l'absurde.--- Alain Dubuc

21 décembre, 2013

La réflexion du jour

Trop souvent, les différents lobbies font obstacle à la moindre réforme de l’État au nom des «droits acquis». Abolir un programme? Scandale! En social-démocratie, les programmes sociaux deviennent vite des «droits fondamentaux». On traite ensuite de prophètes de malheur ceux qui nous expliquent que, tôt ou tard, le modèle finira par craquer.--- Mathieu Bock-Côté

20 décembre, 2013

Privatisation : la solution pour Poste Canada

Tout ce que le Québec compte de populistes, socialistes, interventionnistes, syndicalistes, déchirent leur chemise sur la place publique pour dénoncer le plan de sauvetage de Poste Canada. Ils ont raison, mais pour les mauvaises raisons.

Ce n’est pas un autre plan de sauvetage dont a besoin Poste Canada, mais d’une privatisation. Le plan de sauvetage proposé ne fera que retarder de quelques années l’inévitable privatisation. Il permettra à Poste Canada de survivre grâce à une augmentation de 59 % des tarifs postaux de son monopole sur les lettres et petits colis. C’est l’équivalent d’une subvention payé par les utilisateurs. Mais l’augmentation des tarifs accélérera l’abandon de Poste Canada au profit de l’internet et des services de courrier indépendants. Aussi à plus ou moins long terme Poste Canada sera toujours déficitaire.

Vincent Géloso, chercheur associé à l'Institut économique de Montréal, en débat avec Alexandre Boulerice, député du NPD dans Rosemont La Petite-Patrie, à l'émission "À la une", du Canal Argent, du 11 décembre 2013.



Source : IÉDM

La réflexion du jour

On comprend la discrétion du gouvernement: le rapport (ndlr rapport sur les nominations partisanes) suggère de ne pas nommer n’importe qui n’importe où, de miser sur la compétence (ça nous changera…), et, surtout, de mettre fin à une pratique voulant que des politiciens professionnels finissent leurs jours dans des fonctions utiles en apparence.--- Michel Hébert

19 décembre, 2013

La réflexion du jour

Nous sommes la province la plus endettée par personne, celle dont le revenu par famille est le plus bas, celle qui taxe le plus et celle qui a les programmes sociaux les plus généreux.

Je comprends que c'est le mode de vie que nous avons choisi, où le gouvernement joue le plus grand rôle dans l'économie en Amérique du Nord et qu'apparemment nous sommes aussi les plus heureux, comme peuple, en Amérique du Nord. Toutefois, souvenons-nous que ce fut le cas de la cigale; l'hiver peut venir!---GILLES TREMBLAY, L'auteur a été sous-ministre adjoint au ministère des Finances

18 décembre, 2013

L'inflation monétaire et sa comptabilité

André Dorais

Avant la crise économique de 2008, l’inflation monétaire avait pour source principale les banques commerciales.  Il s'agissait donc d'une inflation monétaire par l'entremise du crédit.  Celle-ci est possible grâce à une réglementation qui permet aux banques de prêter plus d’argent qu’elles en ont d'enregistré.  Les livres comptables sont ajustés après coup. 

Depuis cette crise et jusqu'au début de 2010, l’offre de crédit a été en baisse pour ensuite reprendre une direction à la hausse et se retrouver, aujourd'hui, approximativement au même niveau que le sommet atteint en 2008.  Malgré cette baisse l'inflation monétaire s'est poursuivie de plus belle grâce aux injections monétaires de la Fed (banque centrale américaine).

La Fed se sert de ce nouvel argent pour acheter, auprès des banques membres, des obligations gouvernementales et des titres adossés à des créances hypothécaires.  Les écritures comptables relatives à ces transactions sont les suivantes: pour la Fed, l'argent nouvellement créé constitue un passif, tandis que les titres obtenus en échange de ce nouvel argent constituent un actif; pour les banques commerciales membres du système on pourrait penser qu'il s'agit d'un simple échange d'actif, à savoir l'obtention d'argent liquide contre des titres à revenu, ce qui n'est pas faux, mais il y a plus.

Ce nouvel argent est aussi inscrit du côté des passifs des banques, plus précisément comme dépôt à vue et contrebalancé par un nouvel actif.  Il est donc considéré comme étant de l'épargne malgré que la Fed, au contraire des vrais épargnants, n'a rien à sacrifier pour l'obtenir.  Dans le but de sauver les apparences, cette fausse épargne obtenue de la Fed est également considérée comme un actif, mais un actif de couverture, ou d'assurance.  Évidemment, celui-ci ne joue pas le même rôle que l'or autrefois puisqu'on peut le multiplier à volonté.  Néanmoins, il se présente comme tel.  

L'argent provenant de la Fed est donc considéré, par les banques commerciales, à la fois comme un actif et un passif, mais non au même endroit.  À titre d'actif, on le retrouve uniquement dans la définition de la «base monétaire», soit l'argent ayant pour source la Fed, mais comme passif on le retrouve dans les autres définitions de la «masse monétaire», soit l'argent provenant à la fois de la Fed et des banques commerciales.  La base monétaire se compose essentiellement des pièces, billets et des réserves bancaires, tandis que la masse monétaire, selon l'école autrichienne, se compose des pièces, billets et de l'argent déposé dans les comptes chèques et les comptes d'épargne.

Les réserves: requises et excédentaires

L'actif de couverture ou d'assurance porte un nom, celui de «réserve».  On l'utilise au singulier ou au pluriel selon le contexte.  Les réserves se subdivisent en deux catégories, requises et excédentaires, mais les deux ont le même rôle, soit d'assurer une partie de l'argent comptabilisé dans la masse monétaire.  Je dis «une partie», car ce ne sont pas tous les comptes bancaires qui sont assujettis à une couverture ou à un minimum de réserves.  Les réserves requises sont les réserves minimales exigées par les autorités.  Pour leur part, les réserves excédentaires ne constituent pas la différence entre le montant assujetti à un taux de couverture et les réserves requises, mais plutôt le montant de couverture qui dépasse les réserves minimales.
 
Par exemple, si 100 000 $ sont déposés dans les divers comptes bancaires aux États-Unis, il se peut qu'uniquement 20 000 $ soient assujettis au seuil minimum de couverture.  Si le taux de couverture minimale est de 10 %, alors les réserves requises sont de 2 000 $.  Si les banques commerciales détiennent 10 000 $ de réserve, alors les réserves excédentaires sont de 8 000 $.

L’argent comptabilisé à titre de réserve, d’actif de couverture ou d’assurance ne constitue pas une provision, un fonds ou un trésor dans lequel les banques puisent au besoin.  En ce sens, le terme est trompeur, car il ne renvoie pas à l'usage populaire.  Les réserves dont il est ici question ne sont pas comptabilisées dans la masse monétaire.  Elles constituent plutôt un double quasi virtuel qui se présente comme une assurance, mais qui n'assure rien puisqu'elles sont reproductibles à volonté.  Je dis «quasi virtuel», car elles n'ont pas d'impact direct sur les épargnants.

Le terme est d'autant plus trompeur que même les tenants de l'école autrichienne d'économie y font peu attention.  En effet, lorsqu'ils parlent du système à «réserves fractionnaires», ils ne réfèrent pas aux réserves à titre de couverture, mais au mécanisme qui permet aux banques de créer de l'inflation monétaire.  Celle-ci est comptabilisée dans la masse monétaire, mais pas les réserves à titre de couverture.  Pour éviter les malentendus il serait judicieux d'utiliser une expression qui porte moins à confusion.  Considérant que l'expression «multiplicateur d'argent» renvoie au même phénomène que celui décrit par l'expression «réserves fractionnaires», elle constitue une bonne alternative.

Les réserves de fausse assurance ne font que remplacer les retraits des comptes chèques et des comptes d'épargne.  Pour saisir ce processus on peut le décomposer en deux, soit d'après les perspectives de la banque et de son client.  L'individu qui retire de l'argent de son compte obtient des billets, voire un chèque certifié.  C'est-à-dire qu'il remplace une monnaie scripturale (ou électronique) pour des billets, ce qui n'affecte pas la masse monétaire.  S'il s'agit d'un retrait important et que la banque n'a pas l'argent liquide sur place, alors non seulement elle débite le compte du client, mais elle doit convertir des réserves en billets.  Cependant, même dans ce cas la masse monétaire n'est pas affectée, car les réserves n'y sont pas comptabilisées. 

Les banques n'ont pas le droit de prêter leurs réserves au grand public, mais uniquement à d'autres banques.  À l'exception de ce pouvoir les banques ne contrôlent pas leurs réserves.  De même, les épargnants qui retirent leur argent de leurs comptes ont bien un certain contrôle des réserves, mais il est marginal à comparer celui de la Fed.  Il s'ensuit que le contrôle des réserves relève essentiellement de la Fed. 

Lorsque les banques prêtent plus d'argent qu'elles en ont d'enregistré, soit lorsqu'elles créent de l'inflation monétaire, les réserves totales ne sont pas affectées, seule l'est leur répartition.  On reprend l'exemple précédent en y ajoutant quelques données.  Données précédentes: 100 000 $ sont déposés dans divers comptes bancaires; 20 000 $ sont assujettis au seuil minimum de couverture; il y a 10 000 $ de réserve; le taux de couverture minimale est de 10 %.  Nouvelles données: 50 000 $ de prêts sont émis par les banques, mais de ce montant uniquement 20 000 $ aboutissent dans des comptes assujettis au taux minimum de couverture.  D'après les nouvelles données qu'advient-il des réserves requises, des réserves excédentaires et des réserves totales?

D'abord, les réserves totales demeurent inchangées à 10 000 $, car elles ne sont pas affectées par le volume de prêt effectué par les banques.  Les réserves sont sous le contrôle de la Fed.  Il s'ensuit que seule la répartition entre les réserves requises et les réserves excédentaires change.  Les premières se retrouvent avec 2 000 $ de plus pour un total de 4 000$, tandis que les secondes se retrouvent avec 2 000 $ de moins pour un total de 6 000 $. 

De ces constats on doit faire attention pour tirer les bonnes conclusions.  Par exemple, ce n'est pas parce que les réserves excédentaires n'ont jamais été aussi élevées qu'aujourd'hui que les banques s'apprêtent à prêter et à investir plus d'argent.  Si elles peuvent prêter beaucoup d'argent, aujourd'hui comme demain, c'est d'abord parce qu'elles en reçoivent beaucoup sous forme d'«épargne» de la part de la Fed, mais aussi parce que les gouvernements leur octroient le pouvoir d'en créer.  Cette double source d'inflation monétaire est attribuable à la nature même de la monnaie.  Plus celle-ci est reproductible par l'entremise de jeux comptables, plus elle risque de perdre son pouvoir d'achat, par conséquent moins elle est fiable.
  
Une autre conclusion à ne pas tirer des constats précédents est de prétendre que le multiplicateur d'argent soit un mythe parce que les montants prêtés par les banques ne correspondent pas aux réserves inscrites aux livres.  Le raisonnement erroné est le suivant: on pense généralement que les prêts augmentent proportionnellement à la quantité de réserves puisqu'on tend à définir celles-ci comme étant des provisions.  Toutefois, sachant que les réserves ne sont pas des provisions, on devrait réaliser que les prêts peuvent augmenter dans un contexte où les réserves sont en baisses et, à l'inverse, qu'ils peuvent diminuer en même temps que les réserves sont en hausse. 

De ces probabilités il ne s'ensuit pas que ledit multiplicateur soit un mythe, car il ne dépend pas des réserves comptabilisées, mais de la législation relative à la comptabilité bancaire.  En d'autres mots, qu'il n'y ait pas de relation entre les prêts effectués par les banques et les montants détenus à titre de réserve est une chose, que le multiplicateur d'argent soit inopérant en est une autre. 

Une troisième conclusion à ne pas tirer des constats précédents est de penser qu'un changement fondamental est survenu depuis que la Fed paie de l'intérêt sur les réserves bancaires.  Il s'agit bien sûr d'un changement important, mais qui annule en partie cet autre changement important, à savoir la prédominance de la Fed comme source de l'inflation monétaire. 

Lors de la dernière crise économique la Fed craignait, avec raison, que les banques réduisent le crédit et conséquemment l'inflation monétaire.  Elle a donc décidé de les remplacer à titre de principal agent inflationniste.  À ce titre, la Fed crée de la nouvelle monnaie, ainsi qu'un montant équivalent de monnaie de couverture.  Grâce à ce formidable pouvoir elle achète des obligations gouvernementales et diverses créances adossées à des actifs, ce qui entraîne une hausse de leurs prix et une baisse des taux d'intérêt, y compris celui des fonds fédéraux.  Le contraire est aussi vrai, soit lorsque la Fed vend des obligations leurs prix tendent à baisser et leurs taux, à augmenter. 

Ainsi, si la Fed avait pris l'initiative de s'imposer comme principal agent inflationniste sans payer les banques pour «leur» monnaie de couverture, ou leur réserve, elle se retrouverait coincée à maintenir bas le taux des fonds fédéraux.  En effet, à trop l'augmenter, c'est-à-dire à trop vendre d'obligations de son bilan, elle risquerait un effondrement des marchés, voire une baisse de la masse monétaire, ce que la Fed craint au plus haut point.  Par contre, en payant les banques un taux d’intérêt équivalent au taux des fonds fédéraux elle s'assure de pouvoir l'augmenter sans faire plonger les marchés, du moins c'est ce qu'elle pense.

Par ce processus, les banques ne sont pas incitées à prêter leurs réserves à leurs comparses, car elles n'en tirent pas de profit.  Elles tirent bien sûr un profit de l'intérêt que la Fed leur donne, mais il s'agit d'une forme de compensation pour les profits que certaines d'entre elles obtiendraient, en prêtant leur argent de couverture à d'autres banques, si la Fed ne s'était pas engagée à jouer le rôle d'inflationniste principal. 

Bien que la Fed ait préservé sa capacité d'augmenter le taux des fonds fédéraux, ce ne signifie pas que tout est beau pour autant, mais uniquement qu'elle ait préservé son rôle d'inflationniste en chef.  C'est en ce sens que je dis qu'il n'y a rien de fondamentalement nouveau; la Fed est la cheffe inflationniste et l'a toujours été.  Elle laisse généralement les banques commerciales être les sources principales de l'inflation monétaire, mais il lui arrive de se réserver ce rôle, comme elle le fait présentement depuis 2008.

De cette étrange comptabilité on vient de décrire quelques-unes des conclusions à ne pas tirer, mais quelles sont celles à déduire?  De par la nature actuelle de la monnaie, les réserves, aussi bien requises qu'excédentaires, constituent une distraction plus qu'autre chose, du moins pour l'instant car cela pourrait changer dans l'avenir.  En effet, ce n’est pas le montant ajouté aux réserves qui est important, mais celui ajouté aux dépôts à vue.  L’usage que les banques peuvent faire des réserves est limité, tandis que l’éventail de ce qu’elles peuvent effectuer grâce aux dépôts à vue est plus large.  Autrement dit, l'argent créé par la Fed qui se trouve sous forme d'épargne dans les comptes chèques a un impact économique beaucoup plus grand que son double comptabilisé dans les réserves. 

On pourrait penser qu'il n'y ait pas double comptage du fait que l'argent comptabilisé dans les réserves ne soit pas ajouté à celui comptabilisé à titre de dépôt à vue dans les comptes chèques, mais ce serait une erreur.  En effet, considérant que les banques peuvent utiliser ces deux sources d'argent pour en tirer profit, on doit conclure qu'il y a double comptage.  Certes, le profit qu'elles tirent des réserves en temps normal, soit en les prêtant à d'autres banques, est bien circonscrit et relativement petit à comparer celui qu'elles tirent des dépôts à vue, mais il ne demeure pas moins vrai que cet usage restreint des réserves va à l'encontre du rôle passif qu'elles jouent à titre d'actif de remplacement ou d'assurance. 

C'est le genre de problème auquel on doit s'attendre lorsqu'on exclut les réserves de la masse monétaire, mais qu'on leur donne néanmoins un rôle actif à usage restreint.  Certains rétorqueront qu'il n'y a pas de problème, car les réserves sont inclues dans la définition de la base monétaire qui constitue elle-même une des nombreuses définitions de la masse monétaire.  C'est vrai, mais dans ce cas on doit reconnaître que la base monétaire est composée de réserves dont le rôle, à titre d'actif de remplacement ou d'assurance, est essentiellement passif, et de pièces et de billets dont le rôle est éminemment actif.  Bref, on joue sur deux tableaux. 


C'est le genre de problème auquel on doit s'attendre lorsqu'on a plus d'une définition de la masse monétaire.  C'est le genre de problème auquel on doit s'attendre lorsqu'on se sert de la comptabilité non pas pour offrir un juste portrait des ressources, mais pour mieux contrôler l'économie.

La réflexion du jour

Vivre à crédit coûte cher. C’est ce qui explique pourquoi les frais de la dette du gouvernement du Québec ont royalement grimpé au cours des quatre dernières années. Le service de la dette est passé de 6,2 milliards (2009-2010) à 8,6 milliards pour l’exercice en cours. Cette hausse de 2,4 milliards représente une augmentation de 37,8%.--- Michel Girard

17 décembre, 2013

La réflexion du jour

Ce n’est pas le socialisme, c’est le commerce qui a fait en sorte que les objectifs du Millénaire de l’ONU en matière de réduction de l’extrême pauvreté ont été atteints cinq ans avant la date butoir. Chutant, en Asie du Sud, de 51% à 22% en 10 ans. Et de 60% à 12% en Chine.--- Lise Ravary

16 décembre, 2013

Dette: le compte à rebours est commencé

L’agence de crédit Fitch a placé la note de crédit du Québec sous surveillance avec perspective négative. Pour le moment, les autres agences maintiennent le statu quo, mais maintenant que le processus est enclenché ce n’est qu’une question de temps avant que les autres suivent.

Cela ne devrait surprendre personne. Il est surtout surprenant que cela ne soit pas arrivé plus tôt et avec plus de sévérité. Une société gérée par des politiciens irresponsables où la marge de manœuvre a été réduite à zéro : une dette stratosphérique, des déficits structurels, une fiscalité usuraire, c’est la recette qui a mené les Grecs, les Portugais et les Espagnols à la faillite. Pourquoi le résultat serait-il différent pour le Québec, si ce n’est le fait que l’économie canadienne est solide et offre une certaine garantie de solvabilité au gouvernement du Québec?

Une décote de la dette enclenchera un cercle vicieux conduisant directement à la catastrophe : augmentation des taux d’intérêt, une augmentation de seulement 1 % des taux coûtera 2,5 milliards de dollars en intérêts, coupure des dépenses sans discernement, fonctionnaires dans la rue, et ainsi de suite jusqu’à la faillite.
Alors que tout s’effondre autour de nous : économie, ponts, chaussées, aqueducs, emploi, nos politiciens s’amusent à débattre de laïcité, prix unique du livre, nominations partisanes, bourse du carbone. Pour faire bonne mesure, ils distribuent à crédit des centaines de millions en subventions à des fins électoralistes.

Je ne me fais pas d’illusion. À la veille d’une élection, nos politiciens trouveront bien le moyen de blâmer tout le monde, à l’exception d’eux-mêmes, et de retarder encore les décisions difficiles, mais incontournables. Toutefois, les faits ont la mauvaise habitude d’avoir la tête dure et ils s’imposeront de façon toujours plus intense jusqu’à ce qu’il ne soit plus possible de les ignorer.


Je l’ai déjà dit dans un texte antérieur, je me suis résigné à attendre que les marchés financiers nous imposent un peu de discipline financière. Cela arrivera peut-être plus tôt que prévu.

La réflexion du jour

Résumons, donc. Le Québec n’arrive pas aujourd’hui à équilibrer ses finances, malgré une forte croissance des taxes et impôts. Les dépenses en santé devraient augmenter de façon substantielle au cours des prochaines années, alors que la croissance des revenus générés par la croissance économique sera plus faible. On voit tout de suite l’ampleur de l’impasse.---Pierre Duhamel

14 décembre, 2013

La réflexion du jour

Comme on ne peut rien changer au vieillissement de la population, la seule planche de salut est donc de mieux gérer la santé, pour stabiliser les coûts. L'idée n'est pas de geler bêtement les dépenses en réduisant les services. Non, ce serait les patients qui en souffriraient.

Il faut plutôt améliorer l'efficacité du système. Peu de pays dépensent autant d'argent en santé. Malheureusement, notre système n'offre pas un bon rapport qualité/prix.---Stéphanie Grammond

13 décembre, 2013

Forêt : l’exploitation forestière est bénéfique pour l’environnement

Il existe au Québec de nombreux groupes qui préconisent l’immobilisme dans tous les domaines d’activité. Selon ces prophètes de malheur, il ne faut pas exploiter les mines, les hydrocarbures, les ressources hydrauliques, les ressources marines, etc. Ces activités gâchent le paysage et mettent en péril notre propre survie. Ils véhiculent des demies-vérité, quand ce n’est pas purement des mensonges. Ils manipulent les émotions, en particulier la peur, pour convaincre les gens d’adhérer à leur croisade.

À les écouter, il faudrait vivre de l’agriculture de subsistance comme nos arrières-grands-pères ou mieux encore, disparaître de la surface du globe.

Pourtant, depuis un siècle, l’exploitation de nos ressources a grandement contribué à améliorer notre niveau de vie.

L’IÉDM est un des rares « think tanks » québécois, non subventionné, qui offre un point de vue rationnel pour faire contrepoids aux prophètes de malheur.

Par exemple, le documentaire suivant permet de comprendre que l’exploitation forestière, loin d’être une calamité, est bénéfique pour l’environnement :

Comme vous le savez, plusieurs personnes et groupes d'intérêt affirment que la forêt va disparaître si elle continue d'être coupée comme elle l'est maintenant. Dans le cadre d'un documentaire éclairant sur le sujet, le vice-président de l'IEDM, M. Jasmin Guénette, est allé interviewer des gens qui côtoient la forêt au quotidien et voir sur le terrain la situation réelle de la forêt afin de mesurer l'impact des coupes sur la biodiversité.

En visionnant le documentaire, on apprend que la forêt, en tant que ressource qui se régénère, peut être coupée et remise en production sans pour autant menacer son existence. D'ailleurs, les arbres trop vieux en viendraient à dépérir s'ils n'étaient pas récoltés. Conserver pour conserver ne sert à personne, pas même aux animaux qui ont besoin de forêts à différents stades de maturité pour s'alimenter.

Source: IEDM


La réflexion du jour

Le gouvernement Marois ajoute ainsi sa contribution à la grande illusion entretenue par nombre de politiciens au fil des ans, illusion voulant que les Québécois puissent obtenir de plus en plus de services publics sans sacrifier quelque chose. Cette illusion mène l'État québécois à un mur. Le mur est là, on le distingue de mieux en mieux. La collision se produira. Bientôt.--- André Pratte

12 décembre, 2013

La réflexion du jour

Il faut dire que le gouvernement s'est montré très gourmand depuis 2011 en nous imposant des nouvelles hausses de taxes et d'impôts.
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Décompte de ces hausses de taxes et d’impôts: une ponction supplémentaire annuelle de cinq milliards de dollars.---Michel Girard

11 décembre, 2013

La santé du régime de santé passe par le privé

De plus en plus de gens se tournent vers les cliniques privées pour se faire soigner au Québec. Dans le cadre du programme de recherche sur les soins de santé de l'IEDM, son vice-président, Jasmin Guénette, est allé rencontrer des patients et des professionnels de la santé pour mieux comprendre le rôle positif des cliniques médicales privées au Québec. 

Tourné au printemps 2013, ce court documentaire démontre que les cliniques privées répondent à un besoin réel et font parties de la solution pour assurer des soins accessibles à la population dans des délais raisonnables.

Pour plus d'informations sur le rôle positif des cliniques médicales privées au Québec, veuillez consulter la Note Économique rédigée par l'IÉDM.




La réflexion du jour

L’épisode du CHUM donne quel enseignement à tous les administrateurs d’établissements de santé? Faites-en le minimum. Plaisez aux patrons au-dessus de vous. Le patient, bof... en dernier. Le plus prudent, ne faites donc rien, vous aurez la paix.

 Le plus beau, c’est que ce message est envoyé sous la forme du congédiement d’un haut salarié... Alors, le peuple applaudit.---Mario Dumont

10 décembre, 2013

La réflexion du jour

Le gouvernement est prisonnier d’un paradoxe: son poids, son omniprésence et la fiscalité confiscatoire qu’il impose aux Québécois, tout cela tue la consommation et la reprise économique.--- Michel Hébert

09 décembre, 2013

Prix unique du livre : une belle façon de berner les consommateurs

Tout le monde, à l’exception du lobby des libraires, s’entendent pour dénoncer le projet de loi du ministre Maka Kotto visant à imposer un prix minimum du livre. Les effets pervers de ce projet dépassent de beaucoup les bénéfices imaginaires prévus :
  • Pénalise surtout les moins nantis;
  • Favorise un groupe d’intérêt au détriment des consommateurs;
  • Va à l’encontre de l’objectif d’encourager les Québécois à lire davantage;
  • Encourage l’inefficacité des libraires.

L’argument des interventionnistes est toujours le même : il faut protéger les libraires, sinon ils vont disparaître. Le même argument a servi à protéger les distributeurs indépendants d’essence, les agriculteurs, les dépanneurs, etc. Le résultat : les Québécois ont l’immense privilège de payer plus pour moins.

Il ne faut pas s’y tromper, ce protectionnisme est un programme de subvention camouflé. Au lieu que la subvention soit financée par l'ensemble des contribuables, elle est financée par les consommateurs, mais cela n’en est pas moins une subvention.

Le Québec dispense plus de subventions que tout autre province ou état. C’en est devenu gênant de proposer de nouveaux programmes de subventions. Alors, les politiciens ont recours à des subterfuges comme l’imposition d’un prix minimum pour berner la population. Il ne faut surtout pas sous-estimer la créativité des politiciens quand vient le temps de piger plus profondément dans nos poches.


Les forces du libre marché réglementent efficacement le marché du livre. L’intervention de l’État ne peut que nuire aux consommateurs et aux libraires. Espérons que les partis d’opposition auront le courage de dénoncer ce projet.

La réflexion du jour

Le vrai problème est le niveau général des dépenses. La société québécoise se paie un panier de services publics plus généreux que partout ailleurs au Canada, alors que notre richesse pour le financer est moindre.

Nous vivons au-dessus de nos moyens, donc à crédit. On ne sent pas l’ombre du début d’un mouvement pour changer cela. Rien de plus tristement révélateur que notre déchirement sur la question relativement mineure des droits de scolarité universitaires.--- Joseph Facal

07 décembre, 2013

La réflexion du jour

Pour l’automobiliste coincé aux abords de ce pont dangereux, malade et condamné, la situation est attribuable à tous «nos» politiciens, toutes marques confondues, qui, pendant des années, n’ont trouvé rien de mieux que faire de la politique avec un problème qui ne demandait qu’à être réglé…--- Benoît Aubin

06 décembre, 2013

CPE contre garderie privée : idéologie ou électoralisme?

Le PQ, tout comme le PLQ auparavant, utilise le programme de création de garderies subventionnées à des fins électoralistes. Comment pourrait-on expliquer autrement le fait que le gouvernement accorde des permis à de nouveaux CPE au lieu de qualifier des garderies privées existantes?

Les CPE coûtent beaucoup plus cher aux contribuables que les garderies privées subventionnées :

·         Le gouvernement finance la construction des locaux;
·         Les subventions accordées aux CPE sont plus élevées que celles accordées aux garderies privées;
·         Les garderies privées paient la TVQ, la TPS et les taxes municipales et scolaires. Les CPE sont exemptés de taxes;
·         Les garderies privées qui déclarent des profits paient de l’impôt;
·         Les coûts d’exploitation des CPE croissent plus rapidement que ceux des garderies privées : sécurité d’emploi blindée, fonds de pension garantie par l’État, convention collective rigide, etc.

Mais aux yeux d’un politicien à la veille d’une élection, le coût du programme de garderie subventionnée est une considération fort négligeable. Il faut en priorité distribuer des bonbons aux syndicats et autres partis intéressés.


Source : Joanne Marcotte

La réflexion du jour

Toujours plus d’employés, toujours plus de syndiqués avec une solide convention, toujours plus de dépenses gouvernementales, à travers les époques, c’est la tangente qu’a suivie le Québec. Selon la CAQ, dans la dernière décennie, le nombre d’employés de l’État québécois est passé de 500 000 à 550 000! Cela s’est produit pendant que ceux qui gouvernaient prétendaient s’affairer à restreindre les dépenses.--- Mario Dumont

05 décembre, 2013

La réflexion du jour

La petite histoire du “déficit zéro” au Québec est révélatrice. Tous les partis politiques du Québec y ont participé. Depuis une quinzaine d’années maintenant, nos gouvernements choisissent en toute conscience de perpétuer des artifices comptables qui étouffent la classe moyenne, découragent le travail, méprisent l’investissement et tuent le désir de faire des affaires au Québec.--- Joanne Marcotte

04 décembre, 2013

Déficit zéro : plus ça change plus c’est pareil

Il semble que tout le monde le savait, à l’exception de la première ministre et du ministre des Finances. Le déficit zéro ne sera pas atteint en 2013-2014.

Mais même ceux qui s’attendaient au pire ont été surpris. En effet, non seulement nous n’atteindrons pas le déficit zéro, mais il sera près de 50 % plus élevé qu’en 2012-2013. De plus, le ministre a annoncé que le déficit serait remboursé sur une période de 12 ans. Pourtant, la loi sur le déficit zéro stipule qu’un déficit doit être remboursé sur une période de 5 ans.

C’est peut-être une bonne chose. Le ministre a posé un acte illégal et sera condamné à la prison. Je sais, vous allez me dire que ça n’arrivera pas, mais vous êtes tous des cyniques inguérissables. Moi, je crois que tout le monde est égal devant la loi (sarcasme voulu).

Comment peut-on prétendre qu’il n’était pas possible de rencontrer le déficit zéro quand le gouvernement :

·         a annoncé 10 milliards de subventions entre septembre et novembre 2013;

·         préfère ouvrir des CPE plutôt que de subventionner des garderies privées existantes;

·         gèle les droits de scolarité à un niveau qui défie toute logique;

·         augmente le nombre de fonctionnaires a un rythme alarmant;

·         gèle les tarifs d’Hydro-Québec à un niveau qui favorise le gaspillage;

·         s’engage à acheter de l’électricité éolienne qui coûte trois fois plus qu’elle ne rapporte;

·         finance les fonds de retraite déficitaire des fonctionnaires, sans exiger une contribution raisonnable de leur part;

·         etc., etc., etc.

Il est évident que le déficit zéro était facilement atteignable, mais j’oublie le plus important : on est à la veille d’une élection. Au Québec il n’est pas politiquement dommageable de renier une promesse électorale si cela permet de distribuer  des bonbons à tout un chacun.

J’ai perdu espoir. Nos politiciens, tous partis confondus, sont incapables d’imposer la moindre discipline financière. Malheureusement, je dois, bien malgré moi, me résigner à attendre que les marchés financiers sonnent la fin de la récréation.

La réflexion du jour

Même lorsqu’on tente de maintenir des cibles serrées de contrôle des dépenses, ce sont des milliards de plus que les contribuables doivent assumer. En fait, depuis 2009-2010 (il y a 4 ans seulement), les dépenses consolidées de l’État ont bondi, passant de 81,5 à 93,8 milliards de dollars, selon le dernier budget du Québec. Entre vous et moi, bien que le gouvernement dépense 12,3 milliards de dollars de plus, on n’a pas pour autant l’impression d’avoir de meilleurs services publics.---Youri Chassin

03 décembre, 2013

La réflexion du jour

À l'ère où on est obnubilé par des concepts chimériques comme le transport en commun et où l'on se préoccupe d'avantage du sort de la moindre espèce vivante en danger, comme les couleuvres brunes, ne serait-il pas grand temps de retourner aux priorités de base? Il y a une espèce vivante qui fait les frais de ces dérives sociétales et c'est l'être humain qui se lève tous les matins pour aller travailler.--- Isabelle Robillard

02 décembre, 2013

Le cynisme ambiant envers l’État est-il justifié?

….quand un fonctionnaire exige d’abaisser une clôture même si cela n’a aucun sens;

….quand un juge condamne les abus de revenu Québec;

….quand un bureaucrate de l’Office de la langue française demande d’enlever le portrait de René Lévesque fumant une cigarette;

….quand un préposé au stationnement émet 30 billets de stationnement à des résidents stationnés en bordure d’une piste cyclable;

….quand un ministre des finances annonce un déficit de 2,5 G$ quelques mois seulement après avoir juré de livrer un déficit zéro;

….quand une ministre des ressources naturelles menace les entreprises qui veulent investir au Québec;

….quand le gouvernement annonce des subventions à la douzaine, alors que les finances publiques croulent sous le poids d’une immense dette;

….quand le parti au pouvoir amorce un débat de société hautement émotif pour faire oublier que l’économie s’en va chez le diable;

….quand le pont le plus achalandé au Canada menace de s’effondrer et que ça fait 10 ans que les politiciens se renvoient la balle;

…..quand les fonctionnaires municipaux gagnent 40 % de plus que les fonctionnaires provinciaux qui, eux, gagnent 25 % de plus que les travailleurs du secteur privé;

…..quand les politiciens nomment leurs petits amis à la tête des entreprises paragouvernementales en faisant abstraction des compétences requises;

…..etc., etc., etc.

Oui, comment voulez-vous que les Québécois croient que nos élus gèrent les affaires de l’État pour le plus grand bien de la population?

La réflexion du jour

Un sondage CROP réalisé pour le compte de La Presse démontre qu'une proportion importante de Québécois accorde la priorité absolue au remboursement de la dette accumulée, qui atteindra 623 milliards de dollars en 2014-2015 (ndlr la dette du gouvernement du Canada), dernier exercice financier déficitaire avant le retour à l'équilibre. Avant la crise économique de 2008, la dette accumulée s'élevait à 457 milliards.---Joël-Denis Bellavance