Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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Vaut mieux en rire!

Il y a des souris à l’hôpital Charles Lemoyne mais dès qu’elles vont goûter à la bouffe, elle vont déguerpir.--- Michel Beaudry

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29 juin, 2013

La réflexion du jour

Ce n'est pas un hasard. Il y a un lien entre les révélations de la commission Charbonneau et le conflit actuel. Ce lien, c'est le régime de construction monstrueux dont le Québec s'est doté, un régime unique en Amérique du Nord, centralisé, bureaucratique, étouffant, qui incarne ce qu'il y a de pire dans le modèle québécois.--- Alain Dubuc

Le chiffre du jour : 26 c. 10 métiers

Enfin, cette structure très centralisée, très bureaucratique, a engendré une grande rigidité que la PDG de la CCQ, l'ex-ministre Diane Lemieux, combat courageusement. Par exemple, au Québec, il y a 26 métiers mutuellement exclusifs où une accréditation est indispensable pour qui veut travailler sur un chantier. En Ontario, il n'y a que 10 métiers pour lesquels une accréditation est obligatoire. Pourquoi?--- Alain Dubuc

28 juin, 2013

La présomption de culpabilité (2)

Le 7 juin dernier, je dénonçais le fait que nos lois et règlements bafouent de plus en plus le principe de présomption d’innocence.

Comme pour me donner raison, Jean-Marie De Koninck, président de la Table québécoise de la sécurité routière, veut obliger tous les conducteurs à « souffler dans la balloune » aux barrages routiers. Si monsieur De Koninck a gain de cause, selon la loi, tous les conducteurs deviendront coupables de consommation d’alcool au volant, à moins de prouver le contraire.

Cette recommandation du président de la Table québécoise de la sécurité routière est l’exemple type des lois et règlements promus par les groupes d’intérêt ultra-interventionnistes de la gauche québécoise. À partir d’une bonne intention, la sécurité routière, on en arrive à gruger toujours un peu plus le principe de présomption d’innocence.

Ces interventions, subventionnées à grands frais par les contribuables, sont extrêmement difficiles à combattre. Qui peut être contre la vertu? Bien des gens réagiront en se disant que c’est une bonne idée, car cela augmente le risque que les conducteurs fautifs soient pris en défaut, élément essentiel de l’efficacité d’une loi répressive.

Pris un à la fois, ces lois et règlements semblent bien inoffensifs, voire nécessaires. Mais le cumul de ceux-ci risque de vider de tout sens le principe de présomption d’innocence.

L’histoire démontre que les dictatures, de gauche comme de droite, utilisent le principe de présomption de culpabilité pour plus facilement contrôler leurs populations. Nous n’en sommes pas là heureusement, mais nous jouons dangereusement avec le feu?

La réflexion du jour

......C'est qu'il y a des trous dans la chaussée. Beaucoup de trous.

Alors, on conduit en regardant tout près de son véhicule de peur de se faire avaler par l'un d'eux. Avec raison. Ou bien ils causent d'importants bris, ou bien ils accélèrent la détérioration de certains composants de nos véhicules. On ne compte plus le nombre de pneus fendus, de jantes abîmées, de cardans arrachés ou de suspensions démolies par cette chaussée qu'un spécialiste de la mise au point des châssis chez Jaguar a récemment décrite «comme étant le pire réseau routier du monde».---Éric LeFrançois

Le chiffre du jour : 263,54 $

Troisième avenue: on paie. C'est ce que j'ai fait la semaine dernière. Le montant s'est élevé à 2642$. Revenu Québec a recueilli 263,54$ de cette transaction. Maintenant, il reste à voir si c'est pour boucher un trou et, si oui, lequel.---Éric LeFrançois

(NDLR Finalement des chaussées du tiers monde ça fait l'affaire du gouvernement!)

27 juin, 2013

La réflexion du jour

L'entrepreneur électricien Carl Corbeil trouve qu'il y a beaucoup de «gratteux de papier» dans l'industrie de la construction. Et il n'a pas tort. Pour chaque heure travaillée, les ouvriers et les entrepreneurs se voient prélever une quantité ahurissante de frais de toutes sortes, en plus des impôts.--- Francis Vailles

Le chiffre du jour = 34,75 $ c. 81,56 $

Dans le secteur résidentiel lourd, un électricien est payé 34,75$ de l'heure, selon le taux horaire des conventions collectives. À cela, l'entrepreneur doit ajouter les frais et inspections de la RBQ, le prélèvement de la CCQ, les cotisations et frais de licence de la CMEQ, sans oublier les cotisations de l'AECQ. Il doit aussi payer pour la RRQ, le RQAP, l'AE, le FSS et la CSST 1.

Bien sûr, il doit budgéter des frais pour le fonds de formation, le fonds d'indemnisation, les vacances et les avantages sociaux. Bref, il doit ajouter presque 20$ au salaire horaire de 34,75$ de son électricien, pour un total de 54$. L'entrepreneur, maître électricien, doit bien sûr prévoir des fonds pour son camion, son outillage et ses frais généraux, ce qui augmente le taux horaire par électricien à 81,56$.--- Francis Vailles

26 juin, 2013

Citations de Margareth Thatcher

Margareth Thatcher, première ministre de la Grande-Bretagne de 1979 à 1990, marqua son époque en sauvant la Grande-Bretagne de la faillite. Elle privatisa les entreprises d’État, simplifia la réglementation et mit fin aux abus des syndicats. Bien sûr, les conséquences furent difficiles pour certains, mais la G-B renoua avec la croissance.

Le portrait d’une femme d’exception à travers ses citations les plus connues.

 ‘Si vous voulez qu’une chose soit dite, demandez-le à un homme. Si vous voulez qu’une chose soit faite, demandez-le à une femme.’

‘Pendant que les coqs chantent, les poules pondent.’ (version agricole de la citation ci-haut)

‘Mes politiques ne reposent pas sur des théories économiques, mais sur ce que j’ai appris, ainsi que des millions de gens, en grandissant: une journée de travail honnête pour un salaire honnête; vivre selon ses moyens; économiser pour les jours de pluie; payer ses factures à temps; respecter la police.’

‘Défaite? Je ne reconnais pas ce mot.’

‘Reculez si vous voulez. La dame, elle, ne recule pas.’

‘Je suis très patiente à condition d’avoir ce que je veux à la fin.’

‘Le problème du socialisme c’est qu’un jour l’argent des autres finit par disparaître.’

‘Avoir du pouvoir, c’est comme être une dame. S’il faut le dire aux gens, c’est que ce n’est pas votre cas.’

‘Il est possible que vous ayez à vous battre plus d’une fois avant de gagner.’

‘Savez-vous qu’un des grands problèmes de notre époque, c’est que nous sommes gouvernés par des gens qui se préoccupent plus des émotions que des idées et des pensées? ‘

‘Quand je vais quitter la politique, je vais m’ouvrir un commerce. Ça va s’appeler: ‘Louez une colonne vertébrale.’ (rent-a-spine)

‘Autrefois, on essayait de faire quelque chose. Aujourd’hui, on essaie d’être quelqu’un.’

‘Bien sûr que c’est toujours la même histoire. La vérité ne change pas.’


Mario Dumont en discute avec Vincent Geloso.



La réflexion du jour

Au Canada, au lieu de subventionner les producteurs laitiers, on a choisi de soutenir leurs revenus en contrôlant le marché par la gestion de l'offre. On limite la production avec des quotas laitiers, ce qui maintient les prix élevés. Et pour que le système tienne le coup, on le protège contre la concurrence étrangère, avec des quotas à l'importation et des tarifs prohibitifs. Au lieu de soutenir la production laitière à travers nos impôts, nous le faisons en payant plus cher.--- Alain Dubuc

Le chiffre du jour : 77 %

Aux États-Unis, selon les données du US Bureau of Labour Statistics, le gallon de lait 3,25%, un format très fréquent là-bas, se vendait en moyenne 3,43$ US en mars. Soit 3,56$ CAN pour quatre litres, ou 89 cents le litre. Au Québec, où les prix sont fixés par un organisme public, la Régie des marchés agricoles et alimentaires, le quatre litres en sac peut varier entre 6,32$ et 6,92$. Choisissons le prix minimum, qui donne 1,58$ le litre, même si le prix de formats choisis par les consommateurs oscille plutôt entre 2,00$ et 2,25$. L'écart Québec-États-Unis est de 77%.--- Alain Dubuc

25 juin, 2013

La réflexion du jour

Si l'on souhaite véritablement mettre fin, de manière durable, aux conflits de travail dans l'industrie de la construction et éradiquer la corruption ou la collusion sur nos chantiers, il ne suffit pas de trouver un simple terrain d'entente entre la partie patronale et l'alliance syndicale. Le gouvernement du Québec doit avoir le courage de redonner au plus vite la liberté d'association aux travailleurs.--- Éric Duhaime

Le chiffre du jour : 3,4 G$

Ce cloisonnement des métiers (26 au Québec contre 6 en Ontario) et cette rigidité législative uniques coûtent excessivement cher au Québec. L'économiste Pierre Fortin a mesuré l'impact de ces mesures et arrive au chiffre astronomique d'une perte pour l'économie québécoise de 3,4 milliards$ annuellement, soit l'équivalent de 52 000 emplois.--- Éric Duhaime

22 juin, 2013

La réflexion du jour

Comme les Québécois doivent consommer l'énergie qui coûte très cher à produire (ndlr l'énergie éolienne), Hydro-Québec est en mesure d'exporter plus d'hydroélectricité, une énergie verte et renouvelable produite à faible coût, qui profite de plus en plus… aux Américains, conclut M. Chassin.

(NDLR une bonne façon d'appauvrir les Québécois.)

Le chiffre du jour : 695 M$

Invoquant d'« évidentes considérations économiques », soit une économie annuelle de 24 millions de dollars, le gouvernement du Québec a annulé en février dernier six projets de petites centrales hydroélectriques. En avril, il annonçait pourtant de nouveaux contrats d'approvisionnement en énergie éolienne, alors que cette filière est déjà assurée de recevoir une subvention implicite de 695 millions de dollars par an jusqu'en 2020. Pour Youri Chassin, économiste à l'IEDM et auteur de la Note économique dévoilée aujourd'hui, nous avons un urgent besoin de décisions rationnelles basées sur les besoins, et non axées sur un soutien artificiel de filières énergétiques. ---M. Chassin

21 juin, 2013

Éducation : ce serait drôle si ce n'était pas si triste

La capsule humoristique de Guy Nantel fait rire, mais elle fait aussi réfléchir sur  l’ignorance crasse des adolescents et jeunes adultes.

Après ça, comment croire au sérieux du grand brouhaha du printemps érable? Comment croire que les étudiants comprenaient les enjeux complexes du financement universitaire, alors qu’ils ne connaissent même pas le nom du premier ministre?

La capsule de Guy Nantel révèle beaucoup plus que l’ignorance des étudiants. Elle permet de conclure qu’ils sont facilement manipulables et qu’en 2012 ils ont été instrumentalisés par les syndicats et les groupes souverainistes pour démoniser le PLQ à la veille des élections.

Peut-être que les étudiants seraient plus motivés à devenir des adultes responsables et capables de contribuer efficacement aux grands débats de  société si les droits d’accès aux cégeps et aux universités correspondaient un peu mieux à leurs coûts réels.

En attendant, vaut mieux en rire pour ne pas trop déprimer.



(Via le blogue de Richard Martineau)

La réflexion du jour

Cette situation (ndlr le transport scolaire) est parfaitement représentative de ce qui se passe au Québec.

Ce n’est pas le système qui est au service des citoyens, ce sont les citoyens qui doivent se plier en quatre pour s’adapter au système!

Entre les enfants et les autobus, on choisit… les autobus.--- Richard Martineau

Le chiffre du jour : 75 chroniques

Je pourrais écrire 75 chroniques d’affilée sur l’argent que nous gaspillons dans des projets mal gérés qui pètent leur budget (l’informatisation des hôpitaux et des cliniques, par exemple, qui va coûter 1,6 milliard de dollars, soit trois fois le prix prévu initialement) ou des subventions inutiles ou farfelues.

Mais quand vient le temps d’aménager l’horaire des écoles ou de donner un bain aux personnes âgées, désolé, chers amis, mais on est à court de ressources. --- Richard Martineau

20 juin, 2013

La réflexion du jour

Parmi les explications syndicales (ndlr aux nombreuses absences des fonctionnaires fédéraux), on allègue que les fonctionnaires fédéraux font un travail stressant et sont soumis à beaucoup de pression. Je vais éviter tous les clichés concernant les fonctionnaires. La plupart travaillent correctement. Mais de là à les mettre dans une catégorie à part tellement ils seraient plus pressurisés que les travailleurs du secteur privé? C’est un peu gros.--- Mario Dumont

Le chiffre du jour : 18,2 c. 6,7 jours

Cette semaine, cette réforme (ndlr réforme de la fonction publique fédérale) a touché le point très sensible des congés de maladie. Comme point de départ à la réflexion, des données assez frappantes: les fonctionnaires utilisent en moyenne plus de 18,2 jours de maladie par année. Par comparaison, dans le secteur privé, les employés en requièrent 6,7, c’est-à-dire deux fois et demie moins.--- Mario Dumont

19 juin, 2013

Santé : Les dix travaux de madame Morin

Dans son texte publié dans La Presse, Sylviane Morin raconte comment elle et son père, souffrant d’un cancer, ont été soumis à des péripéties kafkaïennes par le système de santé et services sociaux.

Depuis un an, le système leur a imposé un cheminement digne des dix travaux d’Astérisk. Ils ont été charroyés d’une intervenante à l’autre à dix reprises. Et ce n’est peut-être pas fini. Certains diront que ce n’est qu’un cas parmi les milliers de patients traités et qu’il ne faut pas généraliser. C’est certainement vrai, mais ce cas extrême porte à réfléchir sur l’inhumanité de notre système de santé digne de l’ère soviétique.

Je ne blâme pas les intervenantes, lesquelles j’en suis certain, n’ont fait que respecter les consignes de leur organisation. Mais c’est justement là que réside tous les problèmes du système de santé et de services sociaux. L’organisation du travail est en priorité motivée par les luttes de pouvoir entre les cadres du ministère, des agences, des syndicats et des Ordres professionnels. Chacun cherche à protéger et à croître sa zone d’influence en cloisonnant son organisation au détriment des intervenants et des patients.

Malgré les nombreuses évidences d’inefficacité, certains économistes, réputés sérieux, persistent à prétendre qu’il n’est plus possible de réduire les dépenses de l’État sans couper dans les services. Foutaise. En plus du temps perdu et des dépenses encourues par madame Morin, combien a coûté l’implication de dix intervenantes dans le dossier de son père? Si on multiplie un tel gaspillage par 10 000, voire 100 000, cela représente des dizaines de millions en pure perte.

Si je me fie à ma propre expérience dans un monopole privé, quoiqu’en pensent certains économistes, il serait facile de réduire les coûts du système de santé de 15 % à 20 %, tout en améliorant la qualité des soins. Mais pour cela il faudrait faire autrement et pas seulement dans les discours et les promesses électorales.

La seule solution viable à cet état de fait navrant réside dans l’application systématique de deux concepts de gestion fort simples : la décentralisation et la concurrence. Évidemment, cela impliquerait l’élimination du monopole d’État en tant que fournisseur de service. Toutefois, cela ne menacerait en rien le caractère universel et gratuit du système.

Malheureusement, dans le Québec actuel on ne peut même rêver d’en discuter sans que le Québec tout entier se retrouve dans la rue.

La réflexion du jour

Et pendant que le travailleur québécois se fait presser de tous bords, tous côtés par des gouvernemamans et des villes de plus en plus affamés, des cadres d’organismes publics encaissent de généreuses primes de rendement, des sénateurs s’en mettent plein les poches, des ministres voyagent, des élus dépensent, des fonctionnaires approuvent de faux extras, des chargés de projet défoncent leur budget, la fonction publique engraisse, l’État s’empiffre, le nombre de cadres dans les hôpitaux explose, le prix de l’essence grimpe. --- Richard Martineau

Le chiffre du jour : 50 %

Finalement, nous donnons 50 % de notre salaire au gouvernemaman pour qu’il finance le système public.

Et nous consacrons la moitié du 50 % qu’il nous reste à pallier les failles dudit système que nous finançons!--- Richard Martineau

18 juin, 2013

La réflexion du jour

D’un autre côté, je me demande aussi si notre indignation n’est pas à géométrie variable. Que fait-on de toutes ces petites décisions, prises jour après jour par les politiciens, et qui finissent par nous coûter la peau des fesses?--- David Descôteaux

Le chiffre du jour : 70 %

Un exemple parmi d’autres : le bureau d’enquête de TVA a appris qu’ériger une éolienne au Québec coûte près de 70 % plus cher que n'importe où en Amérique du Nord. Et surtout : Hydro-Québec va nager dans les surplus d’énergie dans les années qui viennent. Qu’importe, le PQ vient de lancer un appel d'offres de 800 MW de puissance éolienne. Cette décision coûtera des millions à Hydro, donc ultimement aux consommateurs et contribuables.--- David Descôteaux

17 juin, 2013

Caricatures québécoises

La réflexion du jour

Le Dossier santé Québec est pour le gouvernement du Québec ce que le Registre des armes à feu a été pour Ottawa: un symbole d’impuissance et de dilapidation honteuse des fonds publics.--- Jean-Jacques Samson

Le chiffre du jour : 1,6 G$

En mai dernier, le gouvernement du Québec a nommé son sixième pilote en sept ans à la tête du projet (ndlr le Dossier santé Québec). L’informatisation totale du réseau de la santé ne sera pas terminée avant 2021. Le coût estimé est passé de 560 millions $ à 1,6 milliard $. Il a encore le temps de monter de beaucoup.--- Jean-Jacques Samson

15 juin, 2013

La réflexion du jour

La croissance économique est responsable du deux tiers de la réduction de la pauvreté dans un pays. L’autre tiers provient d’une plus grande égalité de revenus. « La plus efficace mesure anti-pauvreté est de libéraliser les marchés et laisser les gens pauvres devenir plus riches. »--- David Descôteaux

Le chiffre du jour : de 43 % à 21 %

Les plus à gauche auront beau qualifier les 20 dernières années de « néolibéralisme », ou de « capitalisme débridé », il se trouve qu’entre 1990 et 2010, le nombre de personnes dans cette situation a fondu de moitié en pourcentage de la population totale dans les pays en voie de développement. Il est passé de 43 % à 21 %, écrit le prestigieux hebdomadaire The Economist dans sa dernière édition. --- David Descôteaux

14 juin, 2013

Libérez-nous des syndicats

Revue de livre par l’auteur

De progressiste, le syndicat se métamorphose en réactionnaire. Le mouvement syndical au Québec évoquait, il y a un demi-siècle, une organisation de défense des travailleurs. D’une force de changement légitime, rebelle et contestataire, il s’est transformé en privilégié du système. Les syndicats sont véritablement devenus la principale force d’inertie qui aujourd’hui empêche le Québec de se moderniser.

Éric Duhaime met en lumière dans cet essai une réalité syndicale, économique et politique que l’on doit regarder bien en face, tout en proposant des pistes de solutions constructives. De gauche ou de droite, travailleur ou employeur,
syndiqué ou non, sa vision ne laissera personne indifférent et suscitera certainement une importante réflexion.

Quand les syndicats sont devenus des activistes politiques, stoppant depuis des décennies tous les changements vitaux à l’évolution sociale et économique du Québec, tout ça avec de l'argent subtilisé dans les cotisations des syndiqués obligés de verser plus d'un milliard de dollars...

Mario Dumont et Éric Duhaime discutent des conclusions de son dernier livre : Libérez-nous des syndicats.


Adrien Pouliot, chef du Parti Conservateur du Québec, en discute à CHOI 98,1


(Voir aussi le texte de Mario Dumont)

La réflexion du jour

Et ce système (ndlr gestion de l'offre en agriculture), qui aide mal les agriculteurs, qui pénalise les consommateurs, qui nuit à l'économie, risque peut-être de faire dérailler l'entente avec l'Europe, parce que les gouvernements, de peur de représailles politiques, continuent à le défendre.--- Alain Dubuc

Le chiffre du jour : 3,5 fois

Il y a un fait incontestable. Un Québécois qui veut manger du fromage fabriqué ici avec du lait d'ici, paiera trois fois et demi plus cher qu'un Français qui achète un fromage de chez lui. Peu importe les explications savantes, il y a là une injure au bon sens, qui mène à de jolies contradictions.--- Alain Dubuc

13 juin, 2013

La réflexion du jour

Pourquoi cette étrange défectuosité mentale (ndlr propension à croire les écologistes) nous affecte-t-elle aussi massivement? Parce que des scientifiques défendent bec et ongles leur carrière toute entière fondée sur le réchauffisme; parce que l’État et la classe politique siphonnent les contribuables pour combattre le réchauffement; parce que le clergé écolo s’en sert pour saper l’économie capitaliste. --- Jacques Brassard

Le chiffre du jour : 0,04 %

Et l’Assemblée Nationale unanime vous avertit de ne pas vous laisser baratiner par les enjôleurs climato-sceptiques qui vont vous susurrer à l’oreille que, tout compte fait, 0,04% de CO2 dans l’air, c’est quand même très peu et qu’il n’y a pas de quoi se construire des bunkers pour échapper à la friture planétaire. 0,04%? Plutôt insignifiant, non? Et puis, ça va être bénéfique pour les récoltes et la croissance des arbres. --- Jacques Brassard

12 juin, 2013

L’Inquisition syndicale

Les étudiants à l’emploi de la Ronde ont été forcés de prêter serment d’allégeance au syndicat des cols bleus. Quelle sera la prochaine étape? Déjà que les travailleurs doivent payer une cotisation même s’ils n’adhèrent au syndicat, devront-ils bientôt prêter serment d’allégeance pour éviter le bûcher comme au temps de l’Inquisition?

Mario Dumont en discute avec Éric Duhaime.

La réflexion du jour

Je suis vraiment mal à l’aise devant les stratagèmes visant à surprotéger nos entreprises boursières contre les OPA, hostiles ou pas. Et ce peu importe le stratagème utilisé, que ce soit par l’entremise de la Caisse de dépôt et placement ou d’Investissement Québec qui achètent des blocs d’actions, par des restrictions dans la loi sur les valeurs mobilières, par le contrôle des votes grâce à des actions multi-votantes, etc.--- Michel Girard

Le chiffre du jour : 28 G$

Lors de l’OPA sur Alcan par la multinationale Rio Tinto, si le gouvernement du Québec avait demandé en 2007 à la Caisse et à Investissement Québec de bloquer la transaction, on se retrouverait aujourd’hui avec une immense perte de 28 milliards $. L’OPA s’est faite à 38 milliards alors que la multinationale vaut aujourd’hui moins de 10 milliards! --- Michel Girard

11 juin, 2013

La réflexion du jour

Le SRB Pie-IX est la priorité de la Ville. Mais le maître d'oeuvre est l'AMT. Tandis que l'opérateur est la STM, et les utilisateurs, la Société de transport de Laval et la MRC Les Moulins.--- François Cardinal

(NDLR La structurite aiguë dont sont si friand les politiciens n'est pas sans conséquence.)

Le chiffre du jour : 84 mois c. 84 semaines

«Istanbul a fait son SRB en 84 semaines. Nous aurons eu besoin de 84 mois!», déplore le patron de la STM, Michel Labrecque.--- François Cardinal

(NDLR La structurite aiguë dont sont si friand les politiciens n'est pas sans conséquence.)

10 juin, 2013

The Art of Deception

La peur est une émotion causée par un danger anticipé. Elle est essentielle à la survie de l’espèce humaine. Elle nous permet de rapidement identifier les dangers qui menacent notre bien-être et parfois nos vies. Elle nous protège en nous obligeant à évaluer la situation à laquelle nous sommes confrontés et à choisir le meilleur moyen de se protéger.

Si nous ignorons la peur, nous nous exposons à des dangers dont les conséquences peuvent être dramatiques. Notre code génétique nous prédispose à craindre les dangers réels ou imaginaires.

Les politiciens, mieux que tout autres, comprennent cette caractéristique fondamentale de l’être humain. Ils la cultivent et l’exploitent à satiété. Que ce soit un état impérialiste comme les États-Unis ou un État-providence comme la France ou le Québec, l’un et l’autre exploitent la peur pour soumettre la population. S’il est vrai que les démocraties modernes dépendent de l’opinion publique, il est aussi vrai que celle-ci est largement dictée par la peur.


Le film The Art of Deception utilise l’exemple du réchauffement climatique pour illustrer ce phénomène. À voir absolument.


La réflexion du jour

Puis-je oser rappeler que l’automobiliste n’est pas seulement un portefeuille, ni une vache à lait qu’on rêve de traire jusqu’au sang. Cette façon de positionner l’automobiliste comme le méchant de l’équation du transport, comme un suspect dans la société, devient franchement ridicule.

L’automobiliste mérite le respect. L’automobiliste s’en va au boulot (pour redonner la moitié de sa paye au gouvernement), l’automobiliste s’en va faire ses courses pour ramener l’épicerie à la maison, l’automobiliste s’en va reconduire son enfant au cours de natation, l’automobiliste est en route pour visiter un proche à l’hôpital. Et à chaque kilomètre franchi, il verse quelques sous de taxes au gouvernement.---- Mario Dumont

Le chiffre du jour : 5¢

Cette semaine s’est tenue une consultation sur la «mobilité durable », qui couvre les enjeux liés à l’avenir du transport collectif. Inévitablement, la question de déterminer qui va payer revient au centre de la consultation. Parce qu’on ne manque pas de bonnes idées en la matière: tramways, trains légers, prolongement de métro, et autres. Ce qui manque, c’est de l’argent. Solution simple: les méchants n’ont qu’à mettre la main dans leurs poches. La solution envisagée: une hausse de cinq sous de la taxe sur l’essence.---- Mario Dumont

08 juin, 2013

La réflexion du jour

Le Vérificateur général dresse un bilan navrant de la gestion des grands travaux à Montréal. Les chantiers de l’eau et de la voirie sont si mal gérés que l’état des infrastructures, déjà critique, risque d’empirer au cours des prochaines années, prévient Jacques Bergeron. Son rapport soulève des problèmes de gouvernance qui sont tout aussi importants que la collusion dans la métropole.--- Brian Myles

Le chiffre du jour : 98,5 à 178 M$

Les constats du Vérificateur général feront grincer des dents. Les rues de l’île souffrent d’un déficit d’investissement évalué entre 98,5 et 178 millions de dollars… par année. Pour toutes sortes de raisons aussi nébuleuses qu’inacceptables, la Ville connaît mal l’état de la chaussée, elle planifie mal les travaux et elle a dépensé à peine 40 % des sommes affectées à l’entretien et à la réfection des grandes artères en 2010 et en 2011.--- Brian Myles

07 juin, 2013

La présomption de culpabilité

La présomption d’innocence est un principe fondamental de notre système de justice. Ce principe est incontournable pour qui veut protéger les libertés individuelles et la démocratie.

Malheureusement, ce principe est de plus en plus bafoué. Depuis quelque temps, nos lois et règlements semblent faire fi de la présomption d’innocence.

Par exemple, la loi sur la qualité de l’environnement inverse le fardeau de la preuve et nous considère coupables tant que nous n’avons pas prouvé notre innocence.  

Plus récemment, les révélations de la commission Charbonneau ont poussé la population au bord de la révolte. Les politiciens ont jugé nécessaire de légiférer rapidement pour apaiser la grogne populaire. La nouvelle loi, adoptée à toute vapeur, stipule que les gestionnaires d’entreprise désirant participer aux lucratifs contrats publics ne bénéficient plus de la présomption d’innocence. Ils doivent donc démontrer qu’ils n’ont pas péché pour avoir le privilège de participer aux appels d’offres de l’État.

Ces exemples démontrent que les politiciens semblent prêts à sacrifier le principe de la présomption d’innocence dans le but de satisfaire des groupes d’intérêt (les écolos) ou de contrôler les abus des pourris. Malheureusement, nos politiciens s’empressent de satisfaire les uns et les autres sans trop se soucier des conséquences potentielles à long terme. Espérons que l’on saura se ressaisir avant qu’il ne soit trop tard.

La réflexion du jour

Je n’ai aucun bogue idéologique avec le soutien de l’État aux arts et à la culture. Mais quand un gouvernement se permet de couper dans les services en santé, dans les soins aux personnes âgées, dans les CPE et dans l’éducation, l’heure n’est pas à subventionner à coups de dizaines de millions une forme d’art à laquelle très très peu de gens s’intéressent.

Surtout quand des enfants fréquentent des écoles insalubres et que les rues et routes du Québec sont en si mauvais état que la chaîne de nouvelles américaine CNN trouve important de le dire au monde entier.--- Lise Ravary

Le chiffre du jour : 63 M$

Pendant que madame Maltais reporte des mesures pour venir en aide aux plus démunis, le très discret ministre de la Culture, Maka Kotto, a annoncé en douce, l’octroi, pardon l’investissement, de 63 millions de dollars, je dis bien 63 millions, pour rénover un édifice du quartier des spectacles qui servira de quartiers généraux pour quatre organismes reliés à danse classique et moderne, soit les Grands Ballets Canadiens, Tangente, l’Agora de la danse et l’École de danse contemporaine de Montréal.--- Lise Ravary

06 juin, 2013

La réflexion du jour

La vraie question que pose la décision de Jacques Villeneuve est celle de la capacité du Québec de séduire les gens à succès. Hauts revenus, grosses fortunes, idées de développement audacieuses, volonté agressive d’investir, si vous vous retrouvez dans ces catégories, pensez-vous que le Québec est un super endroit où vous établir et vivre vos prochaines phases de succès? Malheureusement, ils sont trop nombreux à dire NON.--- Mario Dumont

Le chiffre du jour : 70 %

Ériger une éolienne au Québec coûte près de 70 % plus cher que n'importe où en Amérique du Nord, selon ce qu'a appris notre Bureau d'enquête.

En raison des conventions collectives, il en coûte 250 000 $ pour monter une éolienne au Québec tandis que, partout ailleurs, c'est plutôt une moyenne de 150 000 $.

(NDLR Lorsqu'on est pauvre, on n'est pas regardant sur les coûts. Est-ce que ceci expliquerait cela?)

05 juin, 2013

Sommes-nous des esclaves?

Selon Wikipédia  :

« L'esclavage est l'état ou condition d'un individu sur lequel s'exercent les attributs du droit de propriété ou certains d'entre eux. »

« Voici une définition du travail forcé que l'on peut rapprocher de celle de l'esclavage : le terme travail forcé ou obligatoire désignera tout travail ou service exigé d'un individu sous la menace d'une peine quelconque et pour lequel ledit individu ne s'est pas offert de plein gré. »

« On désigne une société dont les esclaves occupent une fonction indispensable à son fonctionnement global sous les termes de  société esclavagiste »

À la lumière de ces définitions, il est clair que le gouvernement exerce sur nous des attributs du droit de propriété en confisquant la plus grande part de nos revenus.

Les Agences du revenu du Québec et du Canada confisquent, sans notre consentement,  plus de 50 % de nos revenus, sans nous fournir en retour des produits et services correspondant aux montants confisqués.

En résumé, nous sommes des esclaves à temps partiel.

Ce statut donne le droit aux politiciens de se servir de nous pour satisfaire les exigences des groupes d’intérêt.

C'est aussi ce statut qui explique l’arrogance des fonctionnaires envers les citoyens qui paient leur généreuse rémunération.

Tous en réalité nous voient comme nous sommes : des esclaves à temps partiel.

Pour abolir un régime qui profite autant à l’élite étatique et à celle de groupes d’intérêt, il faudra que des centaines de milliers de demi-esclaves descendent dans la rue avec leurs casseroles. Ce n’est pas demain la veille. L’esclavagisme favorise l’aliénation des individus, un terrain peu propice à la révolte.

Stephan Moulyneux décrit l’évolution du processus d’esclavage des humains de l’antiquité à aujourd’hui.


La réflexion du jour

Ma question est la suivante. Qu'est-ce que l'acceptabilité sociale? Comment la mesure-t-on? Dans bien des cas, ce sera l'opinion des groupes militants qui monopolisent l'espace médiatique, ou qui auront réussi à terroriser l'opinion publique, comme sur la Côte-Nord. Et non pas le fruit du dialogue et de la recherche de la vérité.--- Alain Dubuc

Le chiffre du jour : 10 à 20 personnes

Mon pessimisme a été renforcé en regardant, la semaine dernière à RDI, l'excellent documentaire intitulé Uranium, PQ, qui suit, de façon neutre, le débat sur l'exploration de l'uranium à Sept-Îles. On peut certainement interpréter ce documentaire de bien des façons, mais ce que j'en retire, c'est que 10 ou 20 personnes, déterminées et bien organisées, sont capables de bloquer n'importe quel projet.--- Alain Dubuc

04 juin, 2013

La réflexion du jour

La création de la BDEQ ne répondait pas à une demande des principaux concernés, les dirigeants des PME. Ce que ceux-ci réclament depuis des années au gouvernement du Québec, c'est qu'on réduise leur fardeau fiscal et réglementaire. Quel que soit le parti au pouvoir, Québec s'acharne plutôt à dessiner des organigrammes et à créer de nouveaux programmes: Investissement Québec, «super SGF», Financière du Québec, fin de la «super SGF», fin de la Financière, fusion d'Investissement Québec et de la SGF, Banque de développement... Les guichets changent et se multiplient.--- André Pratte

Le chiffre du jour : 6,1 G$

Selon la compilation du journaliste Pierre Duhamel, de 2000 à 2009, le gouvernement du Québec a versé aux entreprises 6,1 milliards en subventions, presque trois fois la somme versée par l'Ontario. Pourtant, le Québec traîne toujours de la patte en matière d'investissements privés et de création d'entreprises. Compte tenu de ce résultat, élus et fonctionnaires devraient cesser de jouer aux apprentis sorciers et donner plus d'air aux entrepreneurs.--- André Pratte

03 juin, 2013

Caricatures québécoises

La réflexion du jour

«Nos attitudes envers l’exploitation des ressources naturelles doivent changer, sinon c’est notre économie qui va se trouver au fond du trou». Tel est le message percutant qu’a livré avec passion l’entrepreneur d’origine mascoutaine Pierre Lassonde lors du discours de clôture du congrès de l’Association des économistes québécois, à Québec.--- Pierre Duhamel

Le chiffre du jour : 393 permis

Certains croient qu’exploiter une mine est l’équivalent d’une promenade dans le jardin.

Toute une promenade ! Brian Coates, d’Osisko relatait plus tôt toutes les étapes qui ont conduit à la réalisation de la plus grande mine d’or du Québec. L’entrepreneur fait d’abord l’hypothèse qu’il pourrait y avoir un gisement sur un terrain donné. Il achètera des droits, les fameux claims. Il devra vérifier son hypothèse en faisant de la prospection, en forant dans le sol et en commandant une étude de faisabilité. Il devra ensuite intéresser les investisseurs et trouver plus d’un milliard de dollars sur les marchés financiers pour financer l’opération. Ce n’est pas tout, Osisko a dû obtenir 393 permis et autorisations avant de débuter ses activités. --- Pierre Duhamel

01 juin, 2013

La réflexion du jour

Si le ministre Nicolas Marceau a insisté en début de congrès sur les retombées économiques, la ministre Martine Ouellet a réitéré certaines de ses grandes convictions. Il faut changer la méthode de faire du développement économique, le modèle précédent ayant conduit à des impasses, des blocages et des échecs.--- Pierre Duhamel

(NDLR : la ministre Martine Ouellet croit-elle que le modèle socialiste est irréprochable? Probablement, c'est dans la nature des socialistes d'idéaliser leur modèle.)