Le Québec fonce dans le mur ....

....oups! On l'a frappé.
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Vaut mieux en rire!

Repas typiquement québécois : sur une table d’impôt épaisse, assiette fiscale craquée, couteau à la gorge et coupe qui déborde.---- Michel Beaudry

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31 juillet, 2012

Subventions : les perles du 21 au 27 juillet 2012


Chaque semaine, le blogue de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.

Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques. La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.

La perle des perles cette semaine est une subvention de 55 652 964 $ à 440 organismes (pas 100, pas 200, mais bien 440 organismes)! Qui aurait cru qu’il y avait autant d’organismes qui profitent de la grande générosité de la ministre St-Pierre? C’est certainement un record Guinness. Mais tenez-vous bien, cela n’a rien à voir avec le déclenchement des élections demain!!!!!
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49,1 M$
À Québec
C’était fête à Québec cette semaine, encore une fois. La ministre de la Culture, Christine St-Pierre, a d’abord annoncé que la Société du Palais Montcalm pourrait faire l’acquisition d’un grand orgue Casavant pour sa salle Raoul-Jobin, grâce à une subvention de 500 000 dollars. La province, la Ville et la Société payent une part égale de l’instrument valant 1,5 million $. L’achat d’un orgue de concert vient mettre un terme aux travaux de cet édifice et vient clore toute une série d’investissements. En effet, en ajoutant à ces montants l’investissement annoncé, le gouvernement du Québec aura versé 13,6 M$ pour ce projet.  Puis Jean Charest est venu annoncer une contribution de 30 millions $ au projet Diamant du dramaturge Robert Lepage, un chantier de 60 millions, appelé à former au carré d’Youville, avec le Palais Montcalm, le noyau d’un quartier des spectacles.  La salle de spectacle de 650 places, située à côté du Capitole, sera aménagée pour l’automne 2015.  Puis, Québec a annoncé que 18,6 millions seront investis d’ici cinq ans dans la préservation des Nouvelles Casernes, un ensemble de bâtiments militaires du XVIIIe siècle, propriété de l’Hôtel-Dieu, et honteusement laissé à l’abandon.  La ministre St-Pierre a annoncé que ces bâtiments seraient classés monuments historiques.  Il est grand temps qu’on restaure ces bâtiments du Vieux-Québec. Reste à leur trouver un usage.

55 652 964 $
À 440 organismes
Le Conseil des arts et des lettres du Québec annonce qu’en vertu du Programme de soutien au fonctionnement 2012, des subventions au montant total de 55,6 M$ seront versées à 440 organismes de création et de production, diffuseurs spécialisés, périodiques culturels ainsi qu’à des associations, regroupements d’artistes et organismes de service oeuvrant dans l’ensemble des disciplines artistiques soutenues par le CALQ et sur tout le territoire du Québec.

500 000 $
À la Cinémathèque
Subvention à la Cinémathèque québécoise, afin que celle-ci poursuive certains travaux prioritaires, lesquels touchent principalement le traitement et la numérisation de ses imposantes collections.

39 millions $
Au gouvernement régional d’Eeyou Istchee-Baie-James
Somme que consacrera Québec sur cinq ans à la création d’un nouveau gouvernement régional qui remplacera la municipalité de Baie-James et qui sera composé de représentants Cris et Jamésiens.  L’entente vise à accorder aux Cris des compétences élargies sur les terres et les ressources. 

2 797 461 $
À 251 municipalités et MRC
251 nouvelles municipalités et MRC entreprennent la démarche Municipalité amie des aînés, ce qui portera à 579 le nombre de municipalités québécoises engagées dans l’adaptation des politiques, des infrastructures et des services municipaux au vieillissement de la population.

3 millions $
Pour l’entretien des chemins forestiers
Investissement maximal pour l’entretien des chemins forestiers dans les zones d’exploitation contrôlée (zecs) d’ici le 31 mars 2016.

2 millions $
Au 175e du Saguenay-Lac-Saint-Jean
Subvention accordée à la corporation des Fêtes du 175e du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Entre les mois d’octobre 2012 et de décembre 2013, les activités se dérouleront dans l’ensemble des 49 municipalités ainsi que sur le territoire de la Ville de Saguenay et de la communauté de Mashteuiatsh.

480 000 $
À Kéroul
Renouvellement, pour la période 2012-2015, du partenariat avec Kéroul, un organisme pour la promotion du tourisme et de la culture accessibles aux personnes à capacités physiques restreintes.

63 000 $
À la Traversée du lac Saint-Jean
Attribution d’une aide financière pour la cinquième étape de la Coupe du monde des marathons de 10 km en eau libre FINA 2012, qui se tient aujourd’hui le 26 juillet. L’épreuve s’inscrit dans la programmation de la 58e Traversée internationale du lac Saint-Jean.

100 000 $
Au CGD de Développement économique Saint-Laurent
Une subvention est accordée au Centre de gestion des déplacements de Développement économique Saint-Laurent pour les dépenses de fonctionnement de cet organisme pour l’année financière 2012.

14 389 571 $
À Saint-Hyacinthe
Engagement des gouvernements du Canada et du Québec à verser une contribution conjointe d’un maximum de 25 776 582 $ à la Ville pour la réalisation de la deuxième phase d’un projet de traitement des matières organiques par biométhanisation.

85 000 $
Au Festival MEG
Subvention au Festival Montréal Électronique Groove (MEG) qui se déroulera jusqu’au 5 août prochain à Montréal.

145 000 $
Au Festival des arts de Saint-Sauveur
Aide financière au Festival des arts de Saint-Sauveur.

56 393 $
À Saint-Lambert
Aide financière versée pour l’amélioration de la Route verte dans la municipalité de Saint-Lambert.

8 010 000 $
À Victoriaville
Financement conjoint du projet du Centre de diffusion culturelle de Victoriaville. Le centre sera constitué de deux salles de spectacles, une salle classique à l’italienne, d’un lieu de diffusion pour les arts visuels, ainsi que des installations sécuritaires et professionnelles pour les artistes et les techniciens. Le coût total du projet est estimé à 20,5 M$ millions de dollars.

2 660 000 $
Pour des initiatives locales en environnement
Lancement du Programme d’initiatives locales en environnement, doté d’une enveloppe initiale de 2,66 M $ pour l’ensemble du Québec, Le PILE regroupe différentes subventions destinées à soutenir l’action communautaire pour favoriser le financement de projets locaux et régionaux dans le secteur de l’environnement.

3 230 000 $
à Saint-Apollinaire
Un investissement fédéral-provincial permettra la réalisation du projet du centre multifonctionnel de Saint-Apollinaire. Le projet vise la construction d’un bâtiment de près de 5 000 mètres carrés sur deux étages comprenant un gymnase double, des vestiaires, des salles polyvalentes et des bureaux administratifs, la mise en place d’une aire de stationnement ainsi que la réalisation de travaux d’aménagement extérieur. Le coût total du projet est estimé à 9,7 millions de dollars.

300 000 $
À Les Basques et la MRC de Témiscouata
Les Basques et la MRC de Témiscouata verront respectivement leur aide financière bonifiée de 100 000 $ annuellement pour les trois prochaines années, afin de poursuivre la démarche de revitalisation de l’économie.

1 191 494 $
À Saguenay
Un investissement Canada-Québec de 2 382 988 $ permettra la construction du Centre multiservice de Shipshaw. Le projet présenté par la Ville de Saguenay prévoit la construction d’un centre multiservice qui accueillera plusieurs organismes communautaires et leur offrira des salles adaptées à leurs besoins. Un investissement de 3 574 484 $.

40 millions $
Au Fonds de l’industrie bioalimentaire du Québec
Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation a annoncé la création du Fonds de l’industrie bioalimentaire du Québec.  (FIBEC). La création de ce levier économique permettra aux petites et aux moyennes entreprises du secteur de la transformation bioalimentaire d’avoir accès à des capitaux d’investissement à un coût raisonnable de même qu’à une expertise confirmée en matière de financement, notamment pour des interventions variant de 300 000 dollars à 2 millions de dollars.

76 899 $
À Port-Daniel-Gascons
L’aide financière permettra à la Municipalité de Port-Daniel-Gascons d’assurer adéquatement la protection de sa population grâce à l’achat d’un camion-citerne.

1 220 000 $
Au parc national du Mont-Saint-Bruno
Québec annonce la décision d’agrandir le parc national du Mont-Saint-Bruno, situé en Montérégie. Du projet d’acquisition de terres il résultera un accroissement de 52 % de la superficie de ce parc, qui passera de 578 à 884 hectares.

4,8 millions $
À 16 MRC
16 municipalités régionales de comté verront leur aide financière bonifiée de 100 000 $ annuellement pour les trois prochaines années, afin qu’elles poursuivent leur démarche de revitalisation de l’économie.

24 000 $
À Yamachiche
Québec décerne l’appellation de « village-relais » à la municipalité de Yamachiche pour une période de cinq ans. L’implantation de villages-relais s’inscrit dans la foulée des efforts gouvernementaux de modernisation du réseau des haltes routières.

205 600 $
À la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine
Investissement total pour la réalisation de deux projets en faveur des aînés de la région. Un premier montant de 105 600 $ sur deux ans est accordé pour la création d’un carrefour d’information pour aînés. Un deuxième montant, soit 100 000 $, est accordé à la municipalité de Gaspé pour la construction d’une salle communautaire multigénérationnelle.

20 000 $
À l’OBV de la Yamaska
Aide financière à l’Organisme de bassin versant de la Yamaska pour l’organisation d’états généraux sur la rivière Yamaska.

953 947 $
À neuf projets
L’Autorité des marchés financiers a dévoilé les neuf projets d’éducation, de sensibilisation et de recherche qui obtiennent un appui. Les projets retenus contribuent à l’atteinte les objectifs en matière de protection

La réflexion du jour

Questions aux candidats 

Que ferez-vous pour que la TVQ, les taxes sur l’essence ou les tarifs de toute sorte cessent de grimper et de nous étouffer? À quand le retour d’une loi anti-déficit quand le Québec n’est pas en récession? Une vraie, cette fois. Avec des dents! À voir les cadeaux que le père Noël libéral lance à droite et à gauche ces temps-ci, nous avons besoin de cette loi au plus vite.--- David Descôteaux

Le chiffre du jour : 7 G$

Pourquoi pas commencer par un sevrage collectif de l’endettement? Nous ajoutons en moyenne plus de sept milliards $ par année sur la dette du secteur public depuis 10 ans. Si on ne fait rien, les intérêts de cette dette vont prendre une place croissante dans le budget — même si les taux demeurent bas. Et nous devrons couper dans d’autres missions de l’État.

30 juillet, 2012

La CLASSE, la vision révélée du bien commun

Dans son manifeste, la CLASSE s’est ridiculisée en prétendant représenter le peuple. Cette association étudiante, noyautée par une petite clique de la gauche radicale, représente moins de deux pour cent de la population, loin derrière Québec Solidaire.

Mathieu Bock-Côté la déboulonne magistralement de son piédestal autoproclamé.

La réflexion du jour

Parmi les défis de société qui devraient interpeller les différents partis politiques, le vieillissement démographique et les moyens de mitiger ses effets sur notre productivité collective figurent certainement en tête de liste. Notre capacité à attirer de nouveaux investissements privés dans la province et à stimuler l'entrepreneuriat pour créer davantage de richesse au cours des prochaines années constitue également une des préoccupations majeures pour assurer le bien-être de la société. Enfin, la situation de nos finances publiques et la croissance constante de notre dette collective, qui risquent d'hypothéquer lourdement les générations futures, nécessitent assurément des choix douloureux, mais nécessaires, et donc, un leadership politique.---Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat du Québec

Le chiffre du jour : 21e sur 37

Pourtant, en 2011, la province ne figurait qu'au 21e rang sur 37 provinces canadiennes et pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) au chapitre de son produit intérieur brut (PIB) par habitant à parité de pouvoir d'achat. Avec toutes les forces dont il dispose, comment expliquer que le Québec ne mérite pas mieux? Comment justifier que le Québec ait une dette si élevée et doive recevoir un tel niveau de péréquation? C'est à ces questions que devront répondre toutes les formations politiques qui présenteront aux Québécois leurs propositions pour favoriser un avenir prospère pour tous.

29 juillet, 2012

La réflexion du jour

À l'approche d'élections provinciales, le moment est donc propice pour examiner ce qu'il est advenu de la taille de l'État sous le règne du Parti libéral du Québec. L'idée ici n'est pas d'appuyer ou de critiquer qui que ce soit, mais simplement de tenter de répondre, de façon factuelle, à la question suivante: l'État québécois a-t-il bel et bien connu, ces neuf dernières années, une importante cure d'amaigrissement, comme certains le prétendent? --- Michel Kelly-Gagnon et Yanick Labrie

Le chiffre du jour : 3 %

Monique Jérôme-Forget avait pourtant établi, dans le cadre du plan de «modernisation de l'État», un objectif de réduction de la fonction publique de 20% en 10 ans, en ne remplaçant qu'un départ à la retraite sur deux. Or, selon les chiffres du Secrétariat du Conseil du Trésor, l'effectif de la fonction publique québécoise a au contraire augmenté de 3% dans les huit premières années de pouvoir des libéraux.

28 juillet, 2012

La réflexion du jour

Plusieurs scandales font surface ces jours-ci. Les milliards $ perdus par la banque JP Morgan, et cachés par ses courtiers. La manipulation des taux d’intérêt (Libor) par plusieurs grandes banques — sous le regard complice du gouvernement, soulignons-le. Et le blanchiment d’argent criminel par la banque HSBC.

Mais doit-on vraiment s’en surprendre? Quand les politiciens décident que les contribuables vont sauver le cul des banques quoiqu’il arrive, cela entraîne des conséquences. --- David Descôteaux

Le chiffre du jour : 23 %

Vous vous souvenez de 2008? On disait qu’il fallait sauver les banques américaines, car elles étaient « trop grosses pour tomber ». Devinez quoi? Aujourd’hui, elles sont 23 % PLUS grosses qu’il y a 5 ans… selon le professeur Neil Barofsky, qui a lui-même supervisé le plan de sauvetage des banques en 2008.

On peut réprimander les banques, ou les enfants. Mais tant que les politiciens vont jouer à papi et mamie, le problème va empirer. Un jour ou l’autre, il faudra changer de stratégie. Et laisser le marché sortir sa strap.

27 juillet, 2012

Radio-Canada, média voué à la promotion de la gauche


Dans son rapport annuel 2007-2008, l’ex-ombudsman Julie Miville-Deschênes a admis que les journalistes, chroniqueurs et autres animateurs radiocanadiens ont tendance à favoriser les opinions de gauche.


Rien n’a changé depuis. Pour un invité de droite, il y en a dix de gauche. Les interventions des animateurs favorisent toujours les opinions de gauche.

Pourtant, Radio-Canada s’est formellement engagée à présenter des reportages exempts de tout parti pris :

Responsabilité journalistique

CBC/Radio-Canada s'engage sans réserve à faire preuve d'exactitude, d'intégrité et d'équité dans toutes ses activités journalistiques. Étant à la fois une institution canadienne et une entreprise de presse, CBC/Radio-Canada a établi des principes qu'elle veille à faire respecter. Le plus important de ces principes est l'application scrupuleuse du code d'éthique formulé dans notre propre guide intitulé Normes et pratiques journalistiques, en vertu duquel nous nous engageons à présenter des reportages exempts de tout parti pris.

Il semble que les intéressés n’ont jamais lu le guide Normes et pratiques journalistiques.
Réjean Breton, dans son style imagé habituel, explique à Mario Dumont pourquoi Radio-Canada est la radio de la gauche québécoise.


Alors, pourquoi les contribuables qui ne souscrivent pas aux opinions de gauche sont-ils obligés de contribuer au financement public de plus d’un milliard de dollars de Radio-Canada?

La réflexion du jour

Comment améliorer la performance de la SAQ? Certains ont suggéré de la privatiser. Ils ont tort: un monopole privé demeure aussi inefficace qu'un monopole public. Il faut plutôt la soumettre à une saine concurrence.--- François Pouliot

Le chiffre du jour : 80 %

La SAQ continue donc, malgré son discours enthousiaste plaisant sans doute à ses maîtres politiques, de générer une performance médiocre. Ses frais d'exploitation rajustés par dollar de vente se sont élevés à 18,4¢, représentant environ 80% de plus que ceux des grandes chaines de distribution alimentaire québécoise.

26 juillet, 2012

La réflexion du jour

Tout va s'effondrer, nous allons tous mourir. C'est sci-en-ti-fi-que. Le mois dernier, dans la très sérieuse revueNature, 18 chercheurs signaient un article prévoyant que «l'écosystème global (...) approche d'une transition critique à l'échelle planétaire, résultat de l'activité humaine». Lorsque ce point de bascule sera atteint, l'écosystème va subitement s'effondrer. Pas dans mille ans, mais pendant le siècle en cours.--- Mario Roy

Le chiffre du jour : 183

Depuis Nostradamus, 183 fins du monde ont été annoncées (dans Le fanatisme de l'apocalypse, Pascal Bruckner). Même parmi les hommes des cavernes, il s'en est certainement trouvé un pour prédire une imminente apocalypse!

25 juillet, 2012

Les faces cachées d'Amir Khadir


Revue de livre par Louise V. Labrecque, le 23 juillet 2012

«Mille faces cachées»

C’est dans une maison de la rue Saint-Hubert, à Montréal, qu’habite le député d’origine iranienne Amir Khadir, lequel appelle à la non-liberté de commerce et à l’apartheid israélien, notamment sur la rue Saint-Denis à Montréal, face aux boutiques Le Marcheur et Naot, lesquelles vendent des produits de marque israélienne. Sur la grande affiche, à côté de la porte principale, en gros caractères, est inscrit : « Quand l’injustice devient loi, la résistance est un devoir ». Sitôt franchi le seuil, derrière ce paravent, une face cachée apparaît soudainement. En effet, en se promenant dans le quartier, il n’est pas nécessaire d’avoir une loupe pour constater combien le député de Mercier suscite de vifs sentiments. Il faut dire qu’en s’exaltant tantôt pour Martin Luther King, tantôt pour Mahatma Gandhi, il y a loin de la coupe aux lèvres. En effet, nous pourrions en rire si au moins c’était drôle. Toutefois, le phénomène est inquiétant, comme le niveau de fanatisme qu’il suscite, allant jusqu’à détourner le sens du mot solidarité, ce si beau mot ! Oui, car c’est de cette solidarité-là, justement, que je souhaite m’entretenir avec vous, dans cet article, laquelle est rigoureusement mise en lumière dans le livre de Pierre K Malouf, publié aux Éditions Accent Grave : « Les faces cachées d’Amir Khadir».

En effet, derrière des attitudes et des principes de bon aloi (personne n’est contre la vertu), remplis de compassion universelle, se cache un véritable faux visage, fait de mille (et de mille !) facettes, se répétant sans cesse, à l’infinie, dans la bêtise et le clonage idéologique. Bien sûr, depuis toujours, les combats légitimes faits au nom du Bien du peuple sont inspirants ! Quelle belle posture en effet que celle d’ériger le Bien, la Raison, la Liberté, ou que sais-je encore, comme un autre Saint Graal: indélogeable, inattaquable, inaliénable; tant et si bien qu’il en devient un symbole puissant, capable du meilleur comme du pire (mais surtout du pire).

De la même manière, monsieur Khadir, médecin de profession, est aussi physicien, poète, et il a un rêve, qu’on l’on pourrait qualifier de cauchemar : « foutre la pagaille! » Soit ! Nous voilà mis au parfum; toutefois, celui-ci ne doit pas s’étonner d’être par la suite l’objet de critiques, comme il est fait dans ce solide ouvrage de Pierre K Malouf.Et de cette critique intellectuellement rigoureuse, faite à l’égard d’une personnalité publique, nous ne tarirons pas, tant sur le fond que sur la forme, à saluer le droit à la liberté d’expression, allant jusqu’à fournir maintes références et notes en bas de pages, ce qui confère à cet important essai une grande valeur intellectuelle, ainsi qu’une crédibilité certaine.

Également, en tant que personnalité publique, nous avons le droit, et le devoir, de porter sur Amir Khadir cet œil sévère, tant ses actions et ses gaffes heurtent nos valeurs, choquent nos yeux, et donnent de ce fait le ton à toute sa vision politique et sociale. En effet, ce qui se passe actuellement est sérieux, crucial, et surtout grave, pour l’avenir du Québec, voire du Canada. Ce sont des abus insupportables, en passe de nous ramener cinquante ans en arrière, tandis que nous étions en plein obscurantisme religieux au Québec, pris d’un tel delirium tremens collectif, que nous avons encore peine à y croire, même des années après en être revenus ! Ainsi, dans une dialectique du mérite (et du péché), délirant sans fin dans un socialisme exacerbé, exalté, et sans commune mesure, le Québec tout entier hallucinait, ce qui n’est pas peu dire. Donc, ne soyez pas surpris de constater actuellement une ferveur quasi religieuse de la part d’une certaine gauche; précisément, ce sont ces comportements sociaux et politiques dont il faudrait prendre conscience, tant ceux-ci continuent d’alimenter la source de plusieurs conflits. Oui, c’est bien de cela qu’il s’agit; la nature ayant horreur du vide, il faut bien admettre que la gauche radicale se confonds aujourd’hui au cléricalisme d’antan.

Comme il est facile, en effet, d’embarquer dans ce bateau : tout paraît si beau, si juste, et si vrai ! Seulement, la perception, ce n’est pas la réalité.

Ainsi, l’endoctrinement grandissant vogue allégrement, et il est même clairement observable chez une certaine frange de la population, preuve que l’hypocrite utopie gagne de plus en plus de terrain. C’était inévitable, me direz-vous, devant la perte de confiance de la population envers les politiciens (et leurs valets), que surgissent des méandres sociales et politiques un stratège excellant dans la capacité à tromper son monde et à bien s’entourer; or, l’autre face cachée est celle de la mondialisation, ce consumérisme duquel, selon monsieur Khadir, il faudrait toutes et tous s’indigner, car responsable des pires maux de l’humanité. En effet, à la lecture de cet important ouvrage : « Les faces cachées d’Amir Khadir », vous comprendrez pourquoi l’on s’évertue à mettre des bâtons dans les roues à l’entreprise privée, et comment, tels les curés à l’époque non glorieuse de notre beau Québec moderne, les liens de causalité se tissent directement de la capacité de savoir habilement manipuler les esprits, dans une logique faussement salvatrice, tordue, mythomane, avec peurs réelles et légitimes.

Ah oui, cette face-là est très certainement la plus hideuse, la plus envieuse, la plus immature et déraisonnable; quitte à fermer l’économie à la concurrence étrangère et à supprimer les marchés financiers, et faire du Québec un beau petit paradis socialiste. Et l’électorat de base, nous le savons, est constitué de nombreuses personnes qui se sentent exclues, et se perçoivent comme n’ayant peu de chance dans une société ouverte. Il serait, en effet, très judicieux de ne pas les prendre au sérieux tant le capital social permettrait de faire contrepoids à l’économie mondialisée. Bien sûr, la convergence (ne soyez pas surpris), va au-delà de toutes rationalités:

Ainsi, tout ce beau monde participent, de facto, très bien à cette horrible société de consommation capitaliste « sauvage ». Alors, de cette face cachée, la façade de la normalité ne suffira pas à résister à la tentation de construire une perception superficielle, « outrée », et s’exhibant ainsi sans gêne, telle une erreur de jugement inqualifiable, par un simple opportunisme racoleur, tel un réservoir d’électeurs potentiels à séduire bêtement, au nom du Bien et de la Vérité (amen!); or, cette face cachée ne l’est maintenant plus, brillamment et clairement dévoilée, sans modération, avec force et détails, par l’auteur Pierre K Malouf.

« J’avais un rêve »

À qui se fier ? C’est peut-être désormais l’unique question se ramenant à soi-même et vers laquelle nous devrions réfléchir; ainsi, la sous-question, «que sais-je », comme rempart au cloaque ambiant, est sans doute l’unique façon de ne pas désespérer. De cette même manière, Pierre K Malouf, un homme intègre, d’une intelligence rare et d’une rigueur extraordinaire, possédant la plume vive et acérée du romancier, en même temps que le sens de l’analyse de l’intellectuel de haut niveau, a produit un essai dont le résultat se rapproche du chef-d’œuvre, tant le contenu jette un éclairage juste, précis, sur l’unique député de Québec Solidaire.

Nous faisons, à juste titre, le tour de la question, et constatons les nombreuses contradictions d’Amir Khadir. À titre d’exemple, ses prises de position à l’égard des droits des femmes et la manière dont il s’arrête en chemin; ainsi, de ses distances faces aux fondamentalistes, se révèle une autre face cachée, pas du tout édifiante, du député de Mercier, souhaitant, finalement, qu’une seule chose: « la démonisation de l’état d’Israël ».

Évidemment, (ne soyez pas surpris) « il s’en fout des islamistes », tel que rapporté par l’auteur, dans un chapitre entier consacré à cette question.

De plus, concrètement, vous serez enfin informés de tout ce qui se passe sur la rue Saint-Denis, et de la portée des actions directes et indirectes d’Amir Khadir. Cela ne vous aura jamais été présenté de manière aussi détaillée, limpide, et rigoureuse, que dans cet important ouvrage.

En effet, les faces cachées qui coexistent derrière les actions souvent étonnantes de Khadir (et de sa garde), sont brillamment mises en lumière dans ce livre choc, tellement que devant de telles évidences, vous ne pourrez qu’appeler la chose par son nom : utopie. De plus, de cette obsession, ce fanatisme de la plus belle eau, se ramène comme une pute de service le protectionnisme : « nous n’avons pas été interpellés », disent-ils, afin d’expliquer leur absence de prise de position spécifique face aux islamistes. En fait, tout cela constitue non seulement une fermeture, mais une prise de position en elle-même. Ainsi, Amir Khadir, élu député dans la circonscription de Mercier lors de l’élection générale québécoise de 2008, est bel et bien déboulonné dans ce puissant essai, tant et si bien que plusieurs esprits éclairés veillent désormais au grain, et osent critiquer intellectuellement ce personnage, pour lequel il y aurait des pages, des pages, des pages, et des pages encore, à écrire.

Bref, ce premier titre, « les faces cachées d’Amir Khadir », est disponible dans toutes les bonnes librairies du Québec, et suscite déjà un certain émoi, tellement qu’il est subtilement censuré à certains endroits, exactement de la même manière dont nous l’avions subi au Québec dans les années 30, tandis que les « mauvais » livres se retrouvaient dans l’arrière-boutique. Et nous en sommes encore là en 2012 !?!
De même, l’auteur, Pierre K Malouf, dresse tout de suite la table avec une introduction allant dans ce sens et posant les questions essentielles sur la mouvance idéologique actuelle, à savoir le fanatisme, le harcèlement pathologique, les personnalités malsaines, et les tentatives éhontés d’intimidation à l’endroit de commerçants de la rue St-Denis, lesquels portent l’odieux de voir le groupe PAJUS sur le trottoir, tous les samedis après-midis, beaux temps, mauvais temps, et cela depuis presque deux ans !

Oui, oui, vous avez bien lu : cette situation perdure, car une caractéristique des fanatiques et autres utopistes est qu’ils ne lâchent jamais le morceau. JAMAIS ! De plus, les péripéties de cette campagne de « buycottage » des boutiques ciblées sur la rue Saint-Denis s’accompagnent de grenouillages puants la sauce communiste (ce dont monsieur Khadir se défend bien d’assumer personnellement), mais il demeure toutefois évident, en lisant attentivement ce livre, de constater la complexité des liens et autres ramifications avec ces groupuscules, lesquels sont bel et bien présents dans le paysage politique actuel. De même, la rigueur, non dénuée d’humour, de l’auteur Pierre K Malouf, ne verse jamais dans le billet d’humeur, ni l’attaque personnelle, et nous amène plutôt à assister à un déboulonnage au travers un amas de faits vérifiables, lesquels sont rapportés par un colossal travail de recherche et d’enquête. En même temps, ce livre se lit comme un roman, et relate l’histoire surréaliste de la saga actuelle, ayant cours sur la rue St-Denis, à Montréal. Ainsi, nous ne pouvons faire autrement que d’être littéralement suspendus au texte, tant le contenu est superbement écrit, réponds à toutes les questions que nous nous posions, et demeure, par-dessus tout, une critique intelligente, non- stéréotypée, sur Amir Khadir, député de Mercier. Ainsi, tout y passe, du tandem Khadir-David, aux délires du principal intéressé, lequel a fait, une nouvelle fois, les manchettes il n’y a pas longtemps, preuve que ce livre Les faces cachées d’Amir Khadir , a vu juste.

En effet, la sortie de cet important ouvrage tombe pile-poil dans un climat social reflétant avec justesse nos propos : nous ne pouvions rêver un meilleur lancement ! Depuis, nous assistons, lentement mais sûrement, au déboulonnage complet d’un personnage public à mille faces, espèce de tarentule malade de nation, solidairement effrontée, sans complexe, n’hésitant pas à utiliser mille subterfuges afin de tisser hypocritement sa toile et parvenir à ses fins. De la même manière, nous refermons ce livre en étant moins niaiseux, sachant enfin le pourquoi du comment, et de quoi il en retourne exactement de toute la mouvance sociale actuelle.

En somme, le Québec n’a pas besoin « d’un bon berger, » un gourou, ou un autre animal politique, non, il n’a surtout pas besoin de carburer aux utopies et autres moutonnismes du type : « j’avais un rêve », excitant les faibles d’esprits et autres agités du bocal, trop heureux de mordre à l’hameçon, afin de se faire tondre,( voire tatoués), complaisants et serviles afin d’être sauvés du Mal, le grand Satan des banques. Vivement, le Québec a besoin de sortir des ambiguïtés, afin de réfléchir intelligemment ensemble, pour (re) naître enfin à lui-même, loin des discours obsédés, fanatiques, pensées magiques, nostalgies passéistes et autres lubies. En effet, la démonstration d’immaturité individuelle et collective est observable partout, et depuis toujours, au Québec; cela commence à devenir franchement pathétique. Le Québec doit sortir de son enfance, pour paraphraser Kant, et cela au sens noble du terme. Ainsi, privilégier la société doit s’accompagner d’une nécessaire volonté d’enlever tout le poids idéologique à la politique en ne l’accablant pas d’un sens digne d’une religion.

Actuellement, lorsqu’on observe la toile invisible qu’est en train de tisser Amir Khadir, nous avons raison d’être inquiets.

Très intelligent, celui-ci sait l’importance des symboles et des mythes dans la pensée québécoise, de même qu’il mesure parfaitement sa quête de nation.

Or, il faut retirer justement cette quête aux fanatiques, pour savoir combien elle est profonde. Et elle l’est ! Il suffit de voir combien la population n’hésite pas à troquer sa liberté pour la douce chaleur chauvine du communautaire, et cela depuis que cette idée devient de plus en plus essentielle. Ainsi, celle-ci, à la source de tous les conflits et de toutes les erreurs, nous ramène à notre point de départ. Or, le Québec ne (re)deviendra pas l’ombre de lui-même ! En fait, de cette gauche radicale et maladive, ce chaos organisé, une question se pose encore, après avoir fait tomber toutes les faces cachées : combien de faces derrière chaque face qui tombent ?

Pierre K Malouf « Les faces cachées d’Amir Khadir », Éditions Accent Grave, Montréal, 2012

La réflexion du jour

Le Vérificateur général du Québec s'est lui-même récemment montré très sceptique à l'égard de l'approche actuelle en matière de subventions aux entreprises. Dans un rapport récent, il écrivait notamment que «les objectifs, les actions et les cibles manquent de précision, de sorte qu’ils ne permettent pas de mesurer l’efficacité et les effets des services et des subventions» et que «l’aide accordée était souvent destinée à soutenir les travailleurs plutôt qu’à aider les entreprises à améliorer leur productivité». --- Martin Coiteux

Le chiffre du jour : 50 %

Alors que le Québec verserait à lui-seul presque trois fois plus de subventions aux entreprises que l'Ontario, le journaliste économique Pierre Duhamel se demande ouvertement si nous en avons pour notre argent. Mon collègue Robert Gagné qui dirige le Centre pour la productivité et la prospérité a lui-même une réponse: Il déclarait à un journaliste de la chaîne Argent en 2010 que l'on pourrait amputer d'au moins 50% le montant de ces subventions sans que cela n'ait la moindre conséquence sur le développement économique de la province.

24 juillet, 2012

Subventions : les perles du 14 au 20 juillet 2012

Chaque semaine, le blogue de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.

Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques. La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.

Le saupoudrage de subventions à des fins électoralistes s’accélère. La semaine dernière la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, a annoncé la conclusion de 21 ententes (3,7 M$) avec les Conférences régionales des élus en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes dans toutes les régions administratives du Québec. Cette semaine la même ministre annonce une subvention de 1,2 million $ à 30 organismes en danse et une autre de 2,5 millions $ à 46 institutions muséales. En deux semaines la généreuse ministre de la Culture a saupoudré 5,4 M$ à 97 différentes entités. Les mauvaises langues diront que cette pluie de subventions a pour but de mousser la popularité du PLQ à la veille des élections. Ben non, voyons!

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216 700 000 $
À 3 projets
LE BONHEUR EST DANS LE PRÉ
Vous avez raison : Jean Charest est très présent sur le terrain ces temps-ci.  Mais n’y voyez pas une sorte de tournée préélectorale.  Comme il l’a si bien dit cette semaine, le gouvernement continue à gouverner et lui, continue à être premier ministre. Alors quand il y a des annonces à faire, faut bien les faire, hein ?  Juste ces derniers jours, Jean Charest s’est amené à Sherbrooke pour remettre 1,8 millions $ à l’Institut interdisciplinaire d’innovation technologique de l’Université de Sherbrooke pour la mise en place d’un programme visant le recrutement d’au moins deux chercheurs reconnus dans le domaine des nanotechnologies.  À Fermont, le PM a confirmé la création du volet 4 du Programme d’infrastructures Québec-Municipalités qui comprend une aide financière de 200 millions $ pour la réalisation de projets municipaux de développement prioritaires associés au Plan Nord.  À Paspébiac, M. Charest a annoncé l’attribution d’un soutien financier de 14,9 millions $ à Unipêche pour la construction d’un nouveau bâtiment et l’achat de nouveaux équipements de transformation.  L’air du large lui va bien et le premier ministre était en verve :aux Gaspésiens il a affirmé que dans l’industrie éolienne, « les emplois sont là pour rester ! ». Le premier ministre a annoncé l’installation de 700 MW d’énergie éolienne au Québec. Au moins 30 % du coût des éoliennes devra être dépensé dans la région de la Gaspésie et de la MRC de Matane et 60 % des coûts globaux au Québec. Le Québec compte déjà 1 057,2 MW de puissance éolienne installée. On sait pas trop si on aura besoin de tout cela.  De passage aux Îles-de-la-Madeleine, le premier ministre s’est adressé aux acteurs du milieu socioéconomique pour parler d’économie et des retombées du Plan Nord. « Ce sont tous les Québécois qui bénéficieront des retombées des actions et de la vision de mon gouvernement par la mise en place du Plan Nord. Pour continuer d’investir afin de restaurer les infrastructures routières, maintenir les services de qualité en santé et en éducation, financer nos mesures sociales, et bien il faut se prévaloir de projets créateur de richesse comme le Plan Nord », leur a-t-il affirmé, enthousiaste.  Rappelez-vous Le bonheur est dans le pré, le film d’Étienne Chatiliez.  Un chef d’entreprise, harassé par les tracas qui s’accumulent, décide de prendre la clé des champs pour son plus grand bonheur.  Le grand air va bien au premier ministre.

268 millions $
Pour la relance de l’industrie des produits forestiers
Le gouvernement du Québec a dévoilé sa stratégie 2012-2017 pour transformer l’industrie québécoise des produits forestiers qui privilégie la diversification pour optimiser la valeur de la fibre de bois.  Avec la mise en œuvre de cette stratégie, il espère modifier le secteur de la fabrication des produits du bois, ouvrir de nouveaux marchés à l’industrie des pâtes et papiers et à favoriser les investissements dans la production bioénergétique. Sur l’ensemble de la période 2012-2017, elle bénéficie d’une enveloppe considérable de 268 M$. De ce montant, 170 millions proviendront du Fonds Valorisation Bois. Ce fonds sera capitalisé par Investissement Québec, par l’entremise du Fonds du développement économique, pour un maximum de 95 M$, et par le Fonds de solidarité FTQ, qui y versera jusqu’à 75 M$.

288 050 000 $
Au Conseil cri de la santé et des services sociaux de la Baie James
Le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, a annoncé la signature avec le Grand Conseil des Cris d’une convention sur la prestation et le financement des services de santé. Cette nouvelle convention concerne l’attribution d’un budget de fonctionnement et de développement pour une période de cinq ans, soit du 1er avril 2013 au 31 mars 2018, ainsi que des investissements en immobilisation pour une période de sept ans, donc du 1er avril 2013 au 31 mars 2020.  Dans le cadre de la Convention, le Conseil cri de la santé et des services sociaux de la Baie James recevra du ministère de la Santé et des Services sociaux, pour chacun des exercices de 2013-2014 à 2019-2020, une allocation budgétaire de 41 150 000 $. De plus, une enveloppe annuelle récurrente de développement de 40 725 158 $ sera attribuée selon la réalisation des objectifs de l’année antérieure. Il appartiendra au ministère de définir les balises entourant l’engagement de ces montants.

12 millions $
À Méridien Maritime
Un prêt accordé à l’entreprise Méridien qui se spécialise dans la réparation et la construction navale. Évalué à 31 M$, son projet consiste à construire une cale sèche dans le port de Gros-Cacouna, qui offrira des installations modernes et automatisées permettant des gains importants en productivité. Un atelier de fabrication ainsi que toutes les infrastructures connexes requises pour la réparation et la construction de navires seront également implantés à proximité.

64 751 $
À Construction et Pavage Boisvert
Cette somme permettra à l’entreprise de Saint-Étienne-des-Grès, en Mauricie, de remplacer la chaudière à l’huile thermique de l’usine d’asphalte mobile par une chaudière munie d’un économiseur et ayant un rendement énergétique plus élevé. Les changements apportés par l’entreprise auront pour effet de réduire de 6 826 litres la consommation de mazout léger, ce qui se traduira par une réduction des émissions de GES de 20 tonnes d’équivalent CO2 par année.

40 000 $
À la Traversée du lac Mégantic
Subvention à la 11e Traversée internationale du lac Mégantic, qui se déroulera du 9 au 12 août 2012.

325 000 $
À l’International Bromont
Subvention à la Fédération équestre du Québec pour l’organisation et la tenue de l’International Bromont qui se déroulera du 18 au 22 juillet et du 25 au 29 juillet 2012.

110 000 $
Au Festival de musique émergente
Subvention au Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue, qui aura lieu du 30 août au 2 septembre, à Rouyn-Noranda.

3,5 millions $
Au Bureau de promotion des produits du bois
Subvention pouvant atteindre 3,5 M$ sur trois ans au Bureau de promotion des produits du bois du Québec (QWEB) pour la réalisation d’activités à l’exportation d’un montant de 12,13 M$. Le QWEB est un organisme à but non lucratif qui a pour mission de promouvoir l’exportation des produits du bois du Québec. Il représente plus de 200 entreprises manufacturières engagées dans l’exportation et actives dans différents secteurs d’activité.

1 million $
Au réseau Anges Québec
Subvention sur deux ans au réseau Anges Québec. Ce soutien s’ajoute à celui de 500 000 $ alloué en 2011 par le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation. Ces appuis financiers contribueront au déploiement du réseau Anges Québec à travers la province afin d’accroître le nombre de membres tout en veillant à la diversité de leur expertise, d’augmenter le nombre de projets d’investissement proposés et d’améliorer l’accompagnement offert aux entrepreneurs en région. Opérationnel depuis 2009, le réseau compte plus de 100 investisseurs au Québec.

1 840 450 $
À la région de Laval
Enveloppe accordée en vue de maintenir les efforts déployés pour lutter contre les gangs de rue dans la région. Cette somme permettra aux corps policiers participant à l’Escouade régionale mixte (ERM) Laval-Couronne Nord, soit la Sûreté du Québec, le Service de la sécurité publique de la Ville de Repentigny, le Service de protection des citoyens de Laval, la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville, le Service de police de la Ville de Terrebonne, le Service de police de la Ville de Saint-Jérôme et le Service de police de Saint-Eustache, de poursuivre leurs actions concertées pour combattre ce phénomène.

1,9 millions $
À Sherbrooke
Des familles de Sherbrooke auront bientôt accès à 12 nouveaux logements communautaires réalisés dans le cadre du programme AccèsLogis Québec. Outre la Société d’habitation du Québec, qui a consenti une subvention de près de 729 000 $ et qui garantit le prêt hypothécaire contracté par l’organisme, des partenaires du milieu ont contribué au projet pour plus de 358 000 $. Une aide financière additionnelle de 92 700 $ répartie sur cinq ans et assumée par la SHQ permettra à six des locataires de bénéficier du Programme de supplément au loyer. Le projet a reçu de plus une subvention de plus de 35 000 $ du Bureau de l’efficacité et de l’innovation énergétiques afin de l’aider à atteindre la norme Novoclimat.

1 million $
À Chauffage Saint-Malo
Chauffage Saint-Malo est une centrale thermique qui dessert un vaste réseau de distribution de vapeur dans le parc industriel Saint-Malo, à Québec. L’entreprise mettra en place un procédé qui permettra de transformer  la biomasse résiduelle en une poudre de bois sèche, qui pourra être utilisée telle quelle ou convertie en granules, et ainsi servir de combustible. Chauffage Saint-Malo fera également l’acquisition d’un brûleur aux granules et d’un brûleur hybride (à la poudre de bois et au gaz naturel) qui peuvent tous deux s’adapter à une chaudière conventionnelle et remplacer ainsi des combustibles fossiles.

2,5 millions $
À 46 institutions muséales
La ministre de la Culture, Christine St-Pierre, a dévoilé le nom des 46 institutions muséales, réparties dans 14 régions du Québec, qui se partageront l’aide financière de 2,5 M$ annoncée à la fin de juin pour le soutien aux institutions muséales reconnues et non soutenues au fonctionnement, pour 2012-2013.

3 millions $
En Abitibi-Témiscamingue
Aide financière pour la réalisation de la phase II de la restauration de l’Ancienne-Mine-Lamaque. Le coût total des travaux, pour les deux phases, est évalué à 7,1 M$. Le site historique de l’Ancienne-Mine-Lamaque, classé en 2010, est un ensemble industriel lié à l’extraction et au traitement de minerai, construit à partir de 1934.

3,8  millions $
À Magog
Lancement du chantier de la troisième phase de l’Accueil Notre-Dame. Réalisé dans le cadre du programme AccèsLogis Québec, cet agrandissement, qui permettra d’offrir 30 nouveaux logements à des aînés en perte d’autonomie ou en convalescence. Outre la Société d’habitation du Québec, qui a consenti une aide financière de près de 1,6 M$ et qui garantit le prêt hypothécaire contracté par l’organisme, des partenaires du milieu ont contribué au projet pour près de 799 000 $.  Une aide financière additionnelle de plus de 402 300 $ répartie sur cinq ans et assumée par la SHQ permettra à 26 locataires de la résidence de bénéficier du Programme de supplément au loyer.

1,2 million $
À 30 organismes en danse
Le Conseil des arts et des lettres du Québec annonce une augmentation de son soutien financier à plus de 30 organismes en danse grâce aux crédits supplémentaires accordés par le dernier budget du gouvernement du Québec. Sur les 50 organismes subventionnés à la suite de l’inscription de cette année au Programme, 32 sont soutenus pour une période de quatre ans et 18 organismes pour deux ans.

700 000 $
À la Fondation de la faune du Québec
Cette subvention permet la reconduction du Programme de gestion intégrée des ressources pour l’aménagement durable de la faune en milieu forestier (GIR) et du Programme de soutien financier pour la participation des organismes fauniques à la gestion intégrée des ressources et du territoire (GIRT), ce deuxième programme s’inscrivant dans le contexte de la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier.

785 000 $
Enveloppe octroyée aux deux MRC pour financer, au cours de la prochaine année, des interventions dans le domaine de l’habitation. C’est par l’entremise de deux programmes de la Société d’habitation du Québec que les MRC pourront bénéficier de ces investissements : 450 000 $ seront alloués à la MRC Le Granit et 315 000 $ à celle du Haut-Saint-François grâce au programme RénoVillage, tandis que chacune des MRC recevra 10 000 $ dans le cadre du programme Logements adaptés pour aînés autonomes.

2,9 M$
Enveloppe octroyée, en 2012-2013, pour l’amélioration de l’habitat en Outaouais. C’est par l’entremise de trois programmes de la SHQ que la région pourra bénéficier de ces investissements : 1,2 M$ seront investis dans le programme Rénovation Québec, 1,5 M$ seront alloués au programme RénoVillage, tandis que 191 000 $ seront consacrés au programme Logements adaptés pour aînés autonomes.

2,5 millions $
Au Groupe Export agroalimentaire Québec-Canada
Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation confie ainsi au Groupe Export agroalimentaire Québec-Canada la gestion du Fonds à l’exportation, don l’enveloppe budgétaire se répartit de la façon suivante : 1 M$ sert au programme Exportateurs de classe mondiale, 1,5 M$ est consacrée à la programmation annuelle des activités collectives du Groupe Export, qui comprend, à titre d’exemple, la participation de groupes d’entreprises à des foires commerciales internationales et l’organisation de séances de formation.

La réflexion du jour

Au lieu d’encourager les entrepreneurs québécois, la machine étatique (toujours plus encline à servir ses propres intérêts que ceux des citoyens) s’évertue au contraire à leur mettre des bâtons dans les roues. Drôle de façon d’envisager le développement des régions…--- Richard Martineau

23 juillet, 2012

Les subventions aux énergies vertes, un autre fiasco


Pour plaire aux gourous verdoyants, les politiciens se sont improvisés experts en science de l’environnement. Ils ont choisi les technologies du futur et créé de nombreux programmes de subventions dans le but de favoriser le parti au pouvoir  le développement accéléré des technologies les plus prometteuses.
Une fois de plus, l’interventionnisme étatique est un désastre pour les contribuables. 

Le Maclean rapporte que des centaines de millions de dollars ont été dilapidés pour subventionner des programmes de développement d’énergies vertes avec des résultats bien en deçà des promesses.

Les énergies vertes auront certainement leur place dans le paysage énergétique de l’avenir, mais ce sont les lois du marché qui détermineront le quoi, le quand et le comment. Au mieux, l’interventionnisme étatique gaspillera l’argent des contribuables, au pire, il imposera les mauvais choix technologiques en plus de coûter une fortune aux contribuables.


La réflexion du jour

« C’est indécent, c’est rire des payeurs de taxes, ça, s’offusque-t-elle; la seule chose qui justifie les gestionnaires supplémentaires (ndlr : dans les Commissions Scolaires), c’est notre machine bureaucratique. Il est temps qu’on fasse le ménage. »--- Chantal Longpré, présidente sortante de la Fédération québécoise des directions d’établissements d’enseignement

Le chiffre du jour : 6 607 cadres

À l’exception de l’année scolaire 2005-2006, où une diminution de 100 cadres par rapport à l’année précédente est observée, le nombre de gestionnaires dans les commissions scolaires a globalement augmenté de 621 postes entre 2001 et 2011. Pas moins de 6 607 cadres sont donc répartis dans les 70 commissions scolaires du Québec selon les derniers chiffres obtenus par le Journal. Une hausse de 9 % en dix ans.

À l’inverse, le nombre d’élèves québécois a constamment diminué depuis, s’établissant à 1 105 385 jeunes en 2001-2002 alors que 987 000 jeunes étaient inscrit dans le réseau public en 2010-2011, soit une baisse de 11 %.

22 juillet, 2012

La politique québécoise en caricatures

La réflexion du jour

N’y aurait-t-il pas plus beau projet collectif que celui de donner aux Québécois qui naissent aujourd’hui la même marge de manœuvre que celle dont a bénéficié la génération ayant voté pour la première fois en 1976? --- Martin Coiteux

Le chiffre du jour : 1,3 %

Voici donc ce que j’aimerais entendre d’au moins l’un des partis aspirant à gouverner le Québec:

Que la loi du déficit zéro sera amendée afin d’inclure l’obligation pour le gouvernement de verser en moyenne l’équivalent d’au moins 1,3% du PIB québécois au fonds des générations au cours des 18 prochaines années, ceci dans l’objectif de libérer la prochaine génération de Québécois du fardeau de la dette ayant servi à payer l’épicerie. --- Martin Coiteux

21 juillet, 2012

La réflexion du jour

Les syndiqués ont tendance à s’absenter tout au long de l’année alors que les non syndiqués ont plus tendance à choisir les belles journées d’été. Le raisonnement du professeur : les non syndiqués risquent gros en s’absentant et ils veulent que leur absence en vaille vraiment la peine.--- Pierre Duhamel

Le chiffre du jour : 4,5 et 5,5 jours

Les employés du secteur public s’absentent plus d’une douzaine de journées par année, environ 4 et demi de plus que ceux du secteur privé. Les travailleurs syndiqués s’absentent en moyenne 13 jours par an, 5 jours et demi de plus que ceux qui ne sont pas syndiqués.

20 juillet, 2012

Le manifeste de La Classe


La Classe publie son manifeste politique et entreprend une tournée des régions du Québec pour le présenter et l’expliquer.

Ce manifeste digne de la rhétorique communiste du 19e siècle est totalement déconnecté des réalités sociales et économiques du Québec.

Je n'arrive pas à m’expliquer que des gens normalement intelligents puissent dévouer autant de ressources et d’énergie à promouvoir un modèle social qui aboutit invariablement à l’asservissement des populations. Soit ils ne connaissent rien à l’histoire, soit ils aspirent à devenir les futurs dictateurs du Québec.

Ce texte (le manifeste de la CLASSE) est pédant, mensonger, juvénile, mal foutu (ce sont des universitaires qui ont pondu ce salmigondis d’incohérences ? Ça se lit comme le travail médiocre d’un élève de secondaire 4 dans mon temps) et témoigne d’une mauvaise foi intellectuelle digne des politiciens véreux et des capitalistes sans morale qu’il dénonce. Prêts à dire n’importe quoi pour gagner.---Lise Ravary
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Le chiffre du jour : 59 %

Une nette majorité d'économistes et de Québécois (respectivement 57% et 59%) juge que la prospérité au Québec repose largement sur la santé des finances publiques.

(NDLR : il semble bien que la population en général comprend mieux les enjeux économiques que les politiciens, les chroniqueurs de la gaugauche, les dirigeants syndicaux et tous les pro-interventionnistes étatiques qui noyautent les grands médias.)

19 juillet, 2012

La réflexion du jour

Gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mervyn King a formulé ces jours-ci un constat qui en dit long sur le délabrement moral qui plane au-dessus de la City de Londres et de Wall Street. À savoir que les gentlemen ont disparu. Au surlendemain de ce propos, la publication d’une étude vient confirmer que l’indifférence à l’endroit de l’éthique et du bien commun est en fait le saint Graal de la finance moderne.

Le chiffre du jour : 55 %

On comprend mieux, car on apprend que la majorité des acteurs rivés sur des écrans où défilent des centaines de milliards libellés en diverses monnaies sont sans foi ni loi.

Pour s’en convaincre, il suffira de méditer le tableau des comportements qui suit : 55 % seulement des cadres interrogés rejettent catégoriquement l’idée de poser un acte criminel ; 34 % des Britanniques et 26 % des Américains « estiment que les autorités chargées de policer l’industrie parviennent à décourager les auteurs d’éventuels délits »

(NDLR : l'un n'excuse pas l'autre, mais on obtiendrait probablement des pourcentage plus élevés si on évaluait le comportement des cadres politiques. Cela explique peut-être pourquoi les banquiers ne finissent jamais en prison!)

18 juillet, 2012

Bon Sens est mort, vive Bon Sens

La réflexion du jour

Le gouvernement du Québec termine finalement l'année financière 2011-2012 avec un déficit conforme à ses prévisions. On s'attendait à un déficit moins élevé que prévu, mais le dernier mois de l'année financière - mars 2012 - a été désastreux.

(NDLR : c'est au cours du dernier mois de l'année que les fonctionnaires gaspillent tout ce qui reste dans le budget. S'ils ne le font pas, le budget de l'année suivante sera réduit d'autant. Belle façon d'encourager l'efficacité!)

Le chiffre du jour : 13,5 %

Au cours de l'année, les recettes tirées de l'impôt des particuliers et des sociétés ont crû respectivement de 4,4% et de 4%. Les taxes à la consommation ont procuré, de loin, la plus forte croissance de revenus (13,5%), pour un total de 14,4 milliards. Cette croissance est attribuable à la hausse d'un point de pourcentage du taux de la TVQ.

Au total, les revenus autonomes du gouvernement ont donc augmenté de 5,8%, à 50 milliards, alors que les transferts fédéraux ont reculé de 1,2%, à 15,2 milliards, pour une hausse globale des revenus de 4,1%.

(NDLR : les revenus augmentent, mais les dépenses ne diminuent pas. Donc, quoi qu'en dise le ministre Bachand, les contribuables font 100 % de l'effort de réduction du déficit.)

17 juillet, 2012

Subventions : les perles du 7 au 13 juillet 2012


Chaque semaine, le blogue de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.

Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques. La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.

La perle des perles cette semaine est une subvention de 3 666 666 $ Aux ententes régionales pour l’égalité. La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, a annoncé la conclusion de 21 ententes avec les Conférences régionales des élus en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes dans toutes les régions administratives du Québec. C’est le plus bel exemple qui démontre que les programmes de subventions servent à promouvoir le parti au pouvoir : 3,7 M$ saupoudrés dans 21 régions. J’espère que le DGE va comptabiliser ce montant aux frais de la campagne électorale du PLQ.
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38,7 millions $
À Papiers White Birch
Les volutes de vapeur de «l’Anglo», l’usine de papier de Québec qui porta autrefois le nom d’Anglo Pulp, de Reed Paper, de Daishowa, avant de devenir White Birch, font partie du paysage de la Capitale au même titre que le Château Frontenac et l’Édifice Price.  La fermeture de l’usine Stadacona touchait donc les Québécois. Cette saga tire heureusement à sa fin. La papetière White Birch en est arrivée à une entente avec le gouvernement du Québec et le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier, en vue de relancer les opérations de son usine de Québec. La proposition élaborée pour relancer les activités comprend un prêt avec intérêts de 35 M$ administré par Investissement Québec. Ce prêt permettra de financer 75 % des investissements de 46 M$ prévus pour améliorer la productivité de l’usine et élargir sa gamme de produits. De plus, dans ces investissements, 34 M$ sont prévus pour augmenter la capacité de production énergétique de l’usine à 9,5 MW à partir de la cogénération. En vertu de l’entente conclue, une contribution financière pouvant totaliser 3,7 M$ est également accordée par le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale pour la formation de la main-d’œuvre.  Avec le maintien, à terme, de 600 emplois directs et de quelque 1 200 emplois indirects, la relance de l’usine entraînera des retombées fiscales de plus de 50 M$ sur une période de cinq ans.  La réouverture de l’usine, fermée depuis le 12 janvier dernier, est prévue le 2 août prochain.  Jadis choyés, les travailleurs ont du faire des concessions majeures.

25 000 $
Au Vignoble Prémont
Grâce à cet appui financier, l’entreprise produira un vin artisanal élaboré à partir d’un nouveau cépage adapté au climat et au sol de la région. De plus, le vin sera vieilli en barrique de chêne hongrois. Le coût total du projet est évalué à 363 417 $.

2 670 000 $
À Pfizer Canada
Subvention à Pfizer Canada dans le cadre d’un projet d’investissement d’une valeur totale estimée à 31,7 M$. Cet investissement vise à accroître la capacité de production de son usine de l’arrondissement Saint-Laurent de la ville de Montréal. Il comprend l’agrandissement et la modernisation des installations de fabrication qui serviront notamment à la production de plus de 4,4 milliards de comprimés de multivitamines chaque année. Pfizer inc. est l’une des plus importantes sociétés pharmaceutiques mondiales, avec des revenus de plus de 67 milliards $.

793 233 $
Pour lutter contre les drogues
Une enveloppe de 400 000 $ est accordée en vue de maintenir les efforts déployés pour lutter contre la production et la distribution de drogue dans la région de l’Estrie. Cet investissement permettra aux corps policiers participant à l’Escouade régionale mixte Estrie de poursuivre leurs actions concertées pour combattre ce phénomène.  Par ailleurs, une somme de 393 233 $ est versée à l’Escouade régionale mixte Mauricie afin de poursuivre leurs actions dans ce domaine.

2 222 236 $
À Services de transformation Bécancour
Soutien financier à l’entreprise Services de transformation Bécancour inc. (STB) pour son implantation et un projet de recherche et développement totalisant plus de 11,1 M$. Ainsi, les 100 emplois actuels de Minéraux Mart, sa maison mère, sont consolidés et une cinquantaine de nouveaux emplois seront créés d’ici trois ans à Bécancour. STB se spécialise dans la transformation de sous-produits industriels métalliques.

425 000 $
À l’International des Feux Loto-Québec
Subvention à l’International des Feux Loto-Québec, qui se déroule à Montréal du 30 juin au 3 août. 

350 000 $
Aux Grands Feux Loto-Québec
Subvention aux Grands Feux Loto-Québec, qui se déplacent sur le fleuve Saint-Laurent face à Québec et seront offerts gratuitement au public.

280 000 $                                                                                                     
À la Transat Québec Saint-Malo
Subvention à la Transat Québec Saint-Malo, qui se déroulera du 14 au 22 juillet.

211 438 $
Au Festival International Nuits d’Afrique
Subvention pour la tenue de la 26e édition du Festival International Nuits d’Afrique qui se déroulera à Montréal du 10 au 22 juillet.

50 000 $
Pour l’installation d’une œuvre
Coût de l’installation d’une œuvre d’art monumentale de l’artiste québécois André Desjardins. L’Academy of Fine Art Foundation, un organisme à but non lucratif qui soutient les artistes et promeut leur travail, a choisi d’offrir une œuvre monumentale de Desjardins là où l’artiste vit et crée. La sculpture de bronze de 12 pieds de haut, intitulée « Recevoir », est estimée à 1,1 million de dollars. Le Parc olympique prévoit un investissement d’environ 50 000 dollars afin de couvrir les frais de transport de Californie et l’installation de l’œuvre, prévue pour le printemps 2013, sur l’Esplanade Financière Sun Life.

170 000 $
Au Festival Fantasia
Subvention à la 16e édition du Festival international de films Fantasia qui se déroulera à Montréal du 19 juillet au 7 août 2012.

4 398 645 $
À Emballages Winpak
Contribution financière à Emballages Winpak pour son projet d’agrandissement d’une valeur totale de 36 M$. L’entreprise pourra ainsi acquérir un nouveau terrain et de l’équipement de production de pointe. En plus des 42 emplois créés, le projet d’investissement favorise le maintien de l’ensemble des 340 emplois actuels.

50 000 $
À S.M.P.
Cette aide gouvernementale a servi au démarrage de cette nouvelle entreprise de Montmagny qui se spécialise dans la fabrication de produits en acier par le soudage.

400 000 $
Pour la tenue du NAPA pièces d’auto 200
Subvention pour la tenue de la course NAPA pièces d’auto 200 présentée par Dodge – NASCAR qui aura lieu à Montréal du 16 au 18 août 2012.

610 000 $
Aux Fêtes de la Nouvelle-France
Subvention à l’édition 2012 des Fêtes de la Nouvelle-France qui se dérouleront su 1er au 5 août 2012 dans le Vieux-Québec.

2 millions $
À Juste pour rire
Une subvention de 2 M$ est accordée pour la tenue de la 30e édition du Festival Juste pour rire, qui se déroulera à Montréal du 12 au 29 juillet.

800 830 $
Dans le Bas-Saint-Laurent
Investissements du ministère de l’Environnement pour la réalisation d’un projet d’étude sur les eaux souterraines de la région du Bas-Saint-Laurent. Ce projet d’étude sera réalisé par l’Université du Québec à Rimouski.

4,2 millions $
En Chaudière-Appalaches
La région de la Chaudière-Appalaches pourra financer, au cours de la prochaine année, des interventions dans le domaine de l’habitation. C’est par l’entremise de trois programmes de la SHQ que la région pourra bénéficier de ces investissements : près de 2,8 M$ seront alloués au programme RénoVillage, plus de 1,2 M$ grâce au programme Rénovation Québec, tandis que 226 000 $ seront consacrés au programme Logements adaptés pour aînés autonomes.

2,2 M$
Dans le Centre-du-Québec
La région du Centre-du-Québec pourra financer, au cours de la prochaine année, des interventions dans le domaine de l’habitation. C’est par l’entremise de trois programmes de la SHQ que la région pourra bénéficier de ces investissements : près de 1,3 M$ seront alloués au programme RénoVillage, plus de 865 000 $ grâce au programme Rénovation Québec, tandis que 70 000 $ seront consacrés au programme Logements adaptés pour aînés autonomes.

1,37 million $
À Lévis
Enveloppe réservée  à la Ville de Lévis pour financer, au cours de la prochaine année, des interventions dans le domaine de l’habitation. C’est par l’entremise de trois programmes de la SHQ que la Ville de Lévis pourra bénéficier ces investissements : Rénovation Québec (1,2 M$), Logements adaptés pour aînés autonomes (120 000 $) et RénoVillage (50 000 $).

4 380 918 $
En Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine
Signature de l’Alliance pour la solidarité avec la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Dans le cadre de cette entente, la région disposera d’une enveloppe de près de 4,4 M$ afin de lutter contre la pauvreté et répondre aux besoins des gens de la région.

2 millions $
Pour des équipes de liaison en dépendances
La ministre déléguée aux Services sociaux, Dominique Vien, a annoncé un investissement récurrent de 2 M$ pour implanter sept nouvelles équipes de liaison spécialisées en dépendances et pour consolider une équipe déjà existante. Quatre équipes verront le jour à Montréal, deux à Lanaudière et une autre en Montérégie, où se trouve aussi l’équipe qui sera consolidée.

700 236 $
À Fabrication Delta
Une aide financière est accordée à l’entreprise de New Richmond installer plusieurs dispositifs de récupération de chaleur. Ainsi, la chaleur récupérée pourra limiter de façon substantielle le besoin en propane servant soit à réchauffer l’air d’appoint des chambres à peinture 1 et 2 ou à chauffer l’espace de travail des employés. La mise en place de ces mesures permettra d’économiser plus de 228 225 litres de propane et de réduire annuellement ses émissions de gaz à effet de serre de 348 tonnes d’équivalent CO2.

3 666 666 $
Aux ententes régionales pour l’égalité
La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, a annoncé la conclusion de 21 ententes avec les Conférences régionales des élus en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes dans toutes les régions administratives du Québec. Les investissements des partenaires de ces ententes totalisent près de 11 M$, dont environ le tiers est investi par le ministère.

1 097 000 $
À Développement PME Chaudière-Appalaches
Attribution de deux subventions à DPME. Un premier montant de 737 000 $ est alloué à l’organisme pour soutenir la réalisation de ses activités de conseil et d’accompagnement en soutien à l’innovation, à la productivité, à la commercialisation et à l’exportation des entreprises de la région de la Chaudière-Appalaches. Une aide additionnelle de 360 000 $ lui est également accordée pour la réalisation d’activités liées à l’exportation et aux missions commerciales. Le coût total de ces projets est estimé à près de 6,3 M$.

226 000 $
Dans la MRC de Memphrémagog
La MRC pourra financer, au cours de la prochaine année, des interventions dans le domaine de l’habitation. C’est par l’entremise de deux programmes de la SHQ que la MRC pourra bénéficier de ces investissements : 216 000 $ seront alloués au programme RénoVillage, tandis que 10 000 $ seront consacrés au programme Logements adaptés pour aînés autonomes.

8 millions $
À DÉFI Emploi Mauricie
Lancement de la Stratégie DÉFI Emploi Mauricie, un fonds de 8 M$ sur deux ans qui va permettre aux entreprises de développer de nouveaux marchés, de nouveaux créneaux ainsi que de nouveaux produits, tout en améliorant les compétences de la main-d’œuvre

460 500 $
Dans la MRC de Maskinongé
Enveloppe accordée à la MRC de Maskinongé pour financer, au cours de la prochaine année, des interventions dans le domaine de l’habitation. C’est par l’entremise de deux programmes de la SHQ que la région pourra bénéficier de ces sommes : 450 000 $ seront alloués au programme RénoVillage, tandis que 10 500 $ seront consacrés au programme Logements adaptés pour aînés autonomes.

La réflexion du jour

Le Québec affiche toujours un taux de présence syndicale très élevé comparativement à ses voisins, bien qu'il ait perdu quelques plumes à cause des pertes d'emplois dans l'industrie manufacturière.

(NDLR : C'est surtout ça le modèle québécois. Il n'est donc pas surprenant que les syndicats monte aux barricade dès qu'il est le moindrement remis en question.)

Le chiffre du jour : 39,5 %

Le rapport sur le taux de présence syndicale, dévoilé chaque année à la fin du mois de juin par le ministère du Travail, indique que le Québec affichait en 2011 un taux de présence syndicale de 39,5%.

En 2010, ce taux était presque le même, à 39,6%. Il reste que sur 10 ans, ce taux affiche une légère tendance à la baisse, puisqu'il était de 41% en 2002.

À titre de comparaison, le reste du Canada affichait un taux de 29,9% en 2011, l'Ontario de 28% et les États-Unis de seulement 13%.

16 juillet, 2012

L'avenir du Québec, Les entrepreneurs à la rescousse


Revue de livre par Gérald Fillion


Il y a peu plus d’une semaine, l’OCDE publiait un rapport qui en arrivait à la conclusion que l’entrepreneuriat est très certainement l’une des avenues les plus prometteuses pour relancer l’économie mondiale. Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques, c’est une façon de freiner la montée du chômage. Les pays développés doivent donc faciliter le démarrage d’entreprise avec des incitatifs fiscaux.
L’OCDE proposait aussi de stimuler l’entrepreneuriat féminin, puisque les entreprises dirigées par des femmes ont des taux de survie supérieurs et créent plus d’emplois en moyenne que celles dirigées par des hommes.

Il y a des gens pour qui les propositions de l’OCDE sonnent comme une douce musique à leurs oreilles. Marc Dutil et Nathaly Riverin, de l’École d’entrepreneurship de Beauce, travaillent depuis des années à maintenir la culture entrepreneuriale des Québécois. À la relancer, diront certains, en regard des statistiques publiées au cours des dernières années.

D’ailleurs, à ce propos, il faut lire le livre de mon collègue journaliste Pierre Duhamel. En s’appuyant sur toutes les données disponibles et des dizaines d’entrevues pertinentes et poussées, l’auteur du livre L’avenir du Québec – les entrepreneurs à la rescousse dresse un bilan historique et factuel de la situation des gens qui se sont lancés en affaires et qui le font encore aujourd’hui.

Pierre Duhamel exprime son opinion sur la richesse au Québec. Cependant, il laisse beaucoup plus de place à la parole des experts et des entrepreneurs, aux mises en contexte, aux statistiques et faits. Il est sorti du discours souvent entendu que le Québec vit dans l’immobilisme, que les contestataires bloquent tout.
Si la fibre entrepreneuriale semble faiblir au Québec, il n’en demeure pas moins que 23 % des sociétés à 2 employés et plus au Canada sont au Québec, soit l’équivalent du poids démographique de la province dans le pays. C’est quand même très bien, nous a-t-il dit en entrevue mercredi, tout en soulignant que nous avons le défi au Québec d’appuyer davantage les entrepreneurs.

Pourtant, les soutiens sont nombreux : comme le dit l’économiste Pierre Fortin, le Québec est « la république des crédits d’impôt à la R&D », le gouvernement du Québec verse 54 % du total des subventions accordées par tous les gouvernements provinciaux au Canada, le taux d’impôts des entreprises au Québec est parmi les plus bas d’Amérique et le Québec est « le champion canadien du capital de risque ».

Néanmoins, « en même temps, nous a dit Pierre Duhamel mercredi, on pourrait dire que les taxes sur la masse salariale sont beaucoup plus élevées que dans le reste du pays, que les entreprises québécoises paient 50 % de la masse salariale du pays alors qu’elles constituent environ 20 % des entreprises [au Canada]. C’est un non-sens que les tracasseries administratives et bureaucratiques sont probablement beaucoup plus élevées au Québec qu’ailleurs. [...] En faisant ça, on favorise certaines entreprises et certains secteurs vis-à-vis d’autres entreprises et d’autres secteurs ».

Les entrepreneurs font partie de la solution, selon l’OCDE et selon Pierre Duhamel. Vous, si le coeur vous en dit, si vous avez l’âme entrepreneuriale, qu’attendez-vous pour vous lancer?


La réflexion du jour

L'exemple québécois démontre clairement que les privilèges accordés à ces entreprises (ndlr : pharmaceutiques), malgré les promesses, ne se transforment pas en investissements. Et ce sont les contribuables, de même que les employeurs qui offrent à leurs employés un régime d'assurance médicaments, qui en payent le prix.--- La Presse

Le chiffre du jour : 300 %

Or la «règle des 15 ans» de plus en plus cher. Depuis 2007, son coût est passé de 40 à 173 millions de dollars par année, une augmentation de plus de 300 %. Cet avantage financier majeur n'a pas réussi à stimuler les investissements en R&D des entreprises pharmaceutiques de marque, qui ont chuté de près de 30% durant la même période selon l'analyse du CEPMB.