Le Québec fonce dans le mur ....

....oups! On l'a frappé.
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Vaut mieux en rire!

Repas typiquement québécois : sur une table d’impôt épaisse, assiette fiscale craquée, couteau à la gorge et coupe qui déborde.---- Michel Beaudry

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30 novembre, 2011

Plan Nord : chacun son métier et les vaches seront bien gardées

Les interventionnistes de tout acabit recommandent, voire exigent, que le gouvernement investisse nos épargnes dans les projets miniers du Nord québécois. Ils prétendent qu’en investissant dans les mines, nous récolterons notre juste part des retombées économiques découlant de l’exploitation de nos ressources naturelles.

Cette stratégie, typiquement interventionniste, est une recette des années soixante qui n’a plus sa raison d’être. De plus, le prix des ressources naturelles est cyclique et oscille d’un extrême à l’autre sans crier gare. Dès que le secteur minier aura un impact négatif sur le portefeuille de la Caisse, les politiciens paniqueront et exigeront la liquidation des titres miniers. C’est la recette garantie d’un appauvrissement collectif : acheter haut et vendre bas.

Ceux qui prétendent que les Norvégiens se sont enrichis en investissant dans l’exploitation du pétrole ont raison, mais les Norvégiens ne sont pas des Québécois. Les redevances et dividendes des pétrolières ont permis aux Norvégiens d’éliminer leur dette et de créer un énorme fonds pour parer au jour où il n’y aura plus de pétrole. Toutefois, les valeurs de la société norvégienne permettent à leurs politiciens de gérer les affaires de l’État en bon père de famille, ce qui est loin d’être le cas au Québec.

Tout comme les Norvégiens, les Albertains profitent pleinement des retombées financières de l’exploitation des ressources pétrolières sans pour autant participer au capital des entreprises exploitantes.

Compte tenu du comportement historique de nos politiciens, je préfère, et de loin, le modèle albertain.

(À ce sujet voir les excellents textes de Pierre Duhamel et de Martin Coiteux)

La réflexion du jour

Pas un mot (ndlr : dans la campagne de publicité péquiste) par contre sur le retour au déficit zéro, la réduction de la dette, une diminution de la taille de l’appareil public, une révision scrupuleuse de tous les programmes de dépense ou une remise en question de la pertinence de nombreux organismes gouvernementaux.

Au contraire, dans le monde idéal péquiste dessiné pour nous, on prévoit plus de dépenses, plus de structures, plus d’employés de l’État. Il est par exemple impérieux de rapatrier l’asssurance-emploi du fédéral. Quel projet emballant et mobilisateur! --- Jean-Jacques Samson

Le chiffre du jour : 5

Comme une équipe sportive enlisée au bas du classement de sa ligue, le Parti québécois cherche désespérément à provoquer des choses afin de changer la dynamique politique.


C’est à cette fin qu’il a lancé, lundi, une campagne publicitaire sous le thème « 5 idées pour changer le Québec ». Il tente de convaincre que le PQ a « des propositions concrètes, audacieuses et rigoureuses » à opposer au PLQ de Jean Charest et à la CAQ de François Legault.

29 novembre, 2011

Subventions : les perles du 19 au 25 novembre 2011

Chaque semaine, le blogue de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.

Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.

La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.

La perle des perles cette semaine est une subvention de 576 250 $ à Agriculture nordique axée sur la production bovine. Le projet vise à mettre en place, en collaboration avec 40 entreprises bovines de l’Abitibi-Témiscamingue, les conditions favorables pour effectuer la transition d’une production de bœuf de commodité vers une production de bœuf naturel ou de bœuf sans hormones ni antibiotiques. Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi on voudrait développer l’industrie bovine dans le territoire québécois le moins propice à l’agriculture ? Les fonctionnaires qui ont concocté cette subvention devraient tous être expédiés en Sibérie sans possibilité de retour.
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32 millions $

Pour la Stratégie touristique du Plan Nord

Le premier ministre a dévoilé cette semaine la Stratégie touristique québécoise au nord du 49e parallèle : Cultures et espaces à découvrir, un plan de développement de 70 millions sur 10 ans, dont 32 millions proviendront des fonds publics.

2 144 503 $

À Xplornet

Octroi d’une aide financière gouvernementale à Xplornet pour soutenir le déploiement d’un service Internet à haute vitesse dans les huit MRC du Bas-Saint-Laurent. Ce programme vise à soutenir les projets du milieu fournissant aux communautés rurales un service de qualité analogue au service offert en milieu urbain et à coût comparable.

475 000 $

Pour une chaire sur l’homophobie

Le premier ministre Jean Charest a annoncé lui-même la création d’une chaire de recherche universitaire sur l’homophobie. Il s’agit d’une première du genre au Canada et dans la francophonie mondiale, et la seconde à naître en Amérique du Nord. La titulaire de la chaire est Mme Line Chamberland, Ph. D., chercheuse et professeure au Département de sexologie de l’Université du Québec à Montréal.

1,5 million $

Pour la Semaine de prévention de la toxicomanie

La campagne gouvernementale de prévention des dépendances chez les jeunes qui s’échelonnera de novembre 2011 à avril 2012. Cette activité, dont le budget s’élève à 1,5 million de dollars, s’inscrit dans le cadre du Plan d’action interministériel en toxicomanie.

2 millions $

À Eidos

Subvention versée à la Corporation interactive Eidos pour l’expansion du studio actuel d’Eidos-Montréal et l’implantation d’un nouveau studio sous la bannière Square Enix Montréal, ce qui permettra la création graduelle de 250 nouveaux emplois à Montréal d’ici 2015.

724 000 $

Pour le Théâtre Petit Champlain

Le ministère de la Culture donne son accord de principe pour le financement du projet de réaménagement du Théâtre Petit Champlain. Cet accord permettra au Théâtre de poursuivre les démarches nécessaires à la planification de son projet, dont la réalisation des études techniques. Les interventions projetées visent la mise aux normes complète du bâtiment. Un réaménagement intérieur est aussi prévu afin d’optimiser l’ergonomie et la fonctionnalité des lieux.

15 000 $

À l’Association coopérative d’économie familiale Rive-Sud de Québec

Les sommes consenties permettront de mieux informer les personnes immigrantes qui sont à la recherche d’un endroit sécuritaire et abordable pour se loger et entamer leur nouvelle vie à Lévis.

500 000 $

Pour les immigrants

La ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles a lancé l’appel de projets pour la quatrième vague du Programme Action diversité – Défi Montréal qui mobilise divers partenaires dans l’intégration en emploi des personnes immigrantes de l’île de Montréal.

576 250 $

À Agriculture nordique axée sur la production bovine

Pour un projet visant à mettre en place, en collaboration avec 40 entreprises bovines de l’Abitibi-Témiscamingue, les conditions favorables pour effectuer la transition d’une production de bœuf de commodité vers une production de bœuf naturel ou de bœuf sans hormones ni antibiotiques.

1 million $

Pour l’Institut Mallet pour l’avancement de la culture philanthropique

La Ville de Québec s’engage à verser 1 M$ au cours des trois prochaines années pour soutenir l’implantation de l’Institut, montant qui sera puisé à l’intérieur des enveloppes que lui verse le gouvernement du Québec. La création de l’Institut, une initiative de la congrégation des Sœurs de la Charité de Québec, vise à promouvoir la pensée et la culture de la philanthropie à Québec.

930 000 $

À DeltaGomma

Prêt de 150 000 $ à DeltaGomma, de Cowansville, pour la réalisation d’un projet de modernisation de plus de 1,5 M$. Deux garanties de prêt totalisant 770 000 $ sont également accordées par Investissement Québec. DeltaGomma est une entreprise spécialisée dans le recyclage de produits de plastique et de caoutchouc. L’aide financière accordée lui permettra de déménager sa production dans un bâtiment plus grand et d’y implanter une troisième ligne de production.

La réflexion du jour

Ce n'est pas le « système » qui aura eu raison des indignés, c'est la rue. Et c'est aussi l'entropie, la tendance de toute chose à évoluer vers le désordre. --- Mario Roy

Le chiffre du jour : plus de 50 %

Et si les Québécois éprouvent toujours de la sympathie pour les occupants (à hauteur de 53%, Senergis/Le Devoir, samedi), ils n'en demeurent pas moins perspicaces. Ils s'indignent presque autant de la voracité du fisc que des excès de la haute finance. Autant des dettes des gouvernements que des inégalités sociales. Et plus de 50% souhaitent surtout que l'État freine ses dépenses...

28 novembre, 2011

Plan nord : un siège social éclaté!

Après le parti politique à deux têtes (QS), voici le siège social à deux têtes. Le ministre Clément Gignac jongle avec l’idée de diviser le siège social de la future Société du Plan Nord en deux. Pourquoi pas en trois ou en quatre tant qu’à y être? Faut-il croire que le ministre se garde une petite gêne de peur d’être ridicule?

 
Cette anecdote est un parfait exemple de l’inefficacité des gouvernements à gérer des projets économiques. Les critères de décision des politiciens sont dictés par les principes de la comptabilité politique, lesquels diffèrent en tout des principes de la comptabilité économique. Selon les premiers, un projet doit :

 
  • distribuer de l’argent au plus grand nombre. Un citoyen qui bénéficie des largesses de l’État est un partisan potentiel du parti au pouvoir;
  • satisfaire les demandes de tous les groupes d’intérêt affectés : syndicats, organismes sociaux, chambres de commerce, etc. Tous ces groupes sont susceptibles de mousser la popularité du parti au pouvoir s’ils sont satisfaits ou de lui nuire s’ils sont insatisfaits;
  • engranger le plus de contributions possible pour financer le parti. Les bénéficiaires des largesses de l’État retournent l’ascenseur en contribuant au parti au pouvoir.

Dans ces conditions, il ne faut pas se surprendre si les critères d’efficacité et de rentabilité des projets gérés par les politiciens sont relégués aux oubliettes. Les projets exécutés en PPP réduisent les risques d’ingérence politique. Malheureusement, ils sont susceptibles d’être manipulés lors des négociations préalables dans le but de favoriser les entreprises sympathiques au parti au pouvoir.

Seuls les projets exécutés entièrement par des entreprises privées qui en assument tous les risques sont susceptibles d'éviter les écueils de la comptabilité politique. Il va sans dire que le processus d’appel d’offres doit être concurrentiel et transparent. Évidemment, même dans ce cas, il y a toujours des risques de corruption, mais au moins ce système départage clairement les responsabilités de chacun et, comme disent les Anglais, impose un régime naturel de « check and balance ».

La réflexion du jour

« Pour les résidents du Québec, prévoir l'utilisation d'argent liquide ou de la carte de débit pour régler leurs achats de la période des Fêtes constitue une façon de s'assurer qu'ils respecteront leur budget et géreront leurs dépenses », remarque Colette Delaney, première vice-présidente, Hypothèques, Prêts, Assurance et Produits d'épargne, à la Banque CIBC.

(NDLR : Les politiciens devraient aussi suivre ce conseil.)

Le chiffre du jour : 86 %

Un nouveau sondage de la Banque CIBC (CM aux bourses de Toronto et de New York) réalisé par Harris/Decima révèle que 69 % des Québécois prévoient respecter leur budget cette année en utilisant de l'argent liquide ou leur carte de débit pour payer la plupart de leurs dépenses de la période des Fêtes. Il dévoile aussi que la vaste majorité des Québécois (86 %) entendent garder le montant de leurs achats de la période des Fêtes au même niveau que l'an dernier ou encore le réduire.

(NDLR : 86 % des Québécois sont plus responsables que les politiciens.)

27 novembre, 2011

La politique québécoise en caricatures

La réflexion du jour

«Il faut obtenir son accréditation de la CITQ (obligatoire depuis 2002), suivre une formation du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation parce qu'on sert des déjeuners, et composer avec des demandes administratives municipales de plus en plus complexes», explique Patryck Thévenard, propriétaire du gîte Atmosphère et président de l'Association des gîtes touristiques de Montréal.

(NDLR : Comme l'a si bien dit Ronald reagan : si ça bouge, taxez-le; si ça bouge encore, règlementez-le; si ça ne bouge plus, subventionnez-le.)

Le chiffre du jour : 1 700 $

De plus, plusieurs municipalités leur imposent maintenant un fardeau fiscal supplémentaire. C'est le cas notamment à Montréal où, depuis le 1er janvier 2011, les gîtes payent une nouvelle taxe d'environ 1700$ par année. Résultat: plusieurs abandonnent. Montréal comptait 113 gîtes touristiques en décembre 2009. Aujourd'hui, il en reste 93.

(NDLR : C'est le genre de conneries qui explique pourquoi le gouvernement doit subventionner l'entrepreneuriat.)

26 novembre, 2011

La réflexion du jour

Les catastrophes nous tombent dessus : inondations, ouragans, séismes sont des «actes de Dieu.» Parfois, c'est la machine qui se détraque, au travail, sur la route, et c'est l'accident. Mais comment appelle-t-on un gros problème qu'on voit venir depuis 40 ans, et qui nous pète dans la face, exactement comme prévu ? Benoît Aubin

(NDLR : On appelle celà l'incurie des gouvernements interventionnistes.)

Le chiffre du jour : 308 G$

Tous les fonds de pension sont déficitaires. Ceux du privé peuvent faire faillite, ou imposer des diminutions de prestations si les marchés s'effondrent, ou si les entreprises y ont trop pigé à d'autres fins. Mais les conditions des ex-employés du public sont garanties par l'état.


-Ces déficits actuariels sont déjà considérables aujourd'hui -208 milliards (MILLIARDS !!!) au fédéral, 75 milliards au provincial (pour les fonctionnaires), 25 milliards à la régie des rentes du Québec. Mais on n'a encore rien vu : ces chiffres sont en train d'exploser, alors que les baby-boomers arrivent à la retraite...

25 novembre, 2011

La réflexion du jour

En dépit des alléchantes baisses d'impôt accordées ces 10 dernières années par les gouvernements de Québec et d'Ottawa, le Québec reste le champion des impôts les plus élevés parmi les pays membres du G7.--- Michel Girard

Le chiffre du jour : 12,8 %

Selon les plus récentes données fiscales (2009), les impôts sur le revenu accaparent 12,8% du produit intérieur brut (PIB) du Québec, comparativement à un poids moyen de 9,0% pour l'ensemble du G7, ou à 11,4% pour l'ensemble du Canada. Aux États-Unis, les impôts sur le revenu totalisent à peine 7,7% du PIB.

24 novembre, 2011

La réflexion du jour

Les régimes de retraite des sociétés d’État sont dans l’ensemble supérieurs à ceux offerts dans le secteur privé. Celui d’Hydro-Québec se démarque toutefois par la générosité des prestations offertes à ses 23 000 employés et la part assumée par l’employeur.

(NDLR : Hydro-Québec, comme tous les monopoles d'État, est un monstre inefficace qui s'engraisse sur le dos des contribuables.)

Le chiffre du jour : 2,6 G$

De façon générale, les régimes de retraite à prestations déterminées des sociétés d’État ont été lourdement affectés par la crise financière. À Postes Canada, le déficit actuariel dépasse aujourd’hui les 3 G$. Chez Hydro-Québec, il atteignait 2,6 G$ en date du 31 décembre 2010. Chez Via Rail, il se situe à 150 M$.

23 novembre, 2011

Dead Aid

Revue de livre par minarchiste

« Dead Aid: Why Aid Is Not Working and How There Is a Better Way for Africa”, par Dambisa Moyo & Niall Ferguson, 2010, 188 pages.

Ce livre complète très bien l’article que j’ai publié il y a quelques temps au sujet des effets néfastes de l’aide internationale aux pays du Tiers-monde. Il apporte énormément d’arguments (dont certains sont questionnables…) supportés par des exemples concrets, des données statistiques et des études empiriques. L’auteure est une économiste originaire du Zambie, supportée par le célèbre historien Britannique Niall Ferguson.

Selon Moyo, plus de US$ 1 billion en aide au développement a été transmise des pays riches à l’Afrique en 50 ans. Pourtant, le revenu réel par habitant est plus bas présentement que dans les années 1970s. L’aide n’a donc pas amélioré les choses. Pendant ce temps, une bonne douzaine de pays (surtout Asiatiques) ont connu une croissance de leur PIB de près de 10% par année et ont vu leur niveau de pauvreté diminuer fortement. Présentement, l’Afrique reçoit de l’aide internationale équivalant à 15% de son PIB, soit quatre fois plus que le Plan Marshall à son apogée.

L’aide internationale est facile à usurper puisqu’elle est, la plupart du temps, transmise directement aux gouvernements corrompus. Cette situation favorise la prise de contrôle de l’État par des individus corrompus puisque cette stratégie devient plus lucrative. Pour arriver à leurs fins, ces gouvernements interfèrent dans le système de justice et mine la protection des droits de propriété ainsi que des libertés civiles. Cela nuit à l’investissement étranger ainsi qu’à l’entreprenariat local et, par conséquent, à la création d’emploi, ce qui accentue la pauvreté.

Selon l’auteure, les frontières des pays Africains dessinées à la Conférence de Berlin en 1885 ont grandement nuit à l’essor économique et politique du continent, engendrant des petites nations divisées. Par ailleurs, selon une étude de Paul Collier, plus un pays est divisé ethniquement, plus il est propice à la guerre civile. Or, les pays africains comportent généralement beaucoup plus d’ethnicités différentes que les pays Asiatiques, ce qui a engendré plus de guerres civiles nuisibles.

Selon Moyo, les organisations reliées à l’aide doivent absolument justifier leur existence. Elles ont un incitatif à ce que la pauvreté perdure et certaines d’entre elles (Banque Mondiale et FMI) ont des agendas cachés. La Banque Mondiale emploie 10,000 personnes, le FMI 2,500, les agences de l’ONU 5,000 et les ONGs 25,000. Tous ces gens doivent, jour après jour, justifier leur travail. Soit ils prêtent, soit ils donnent, soit ils investissent, mais ils doivent faire quelque chose, même si c’est mal ficelé. Les aides ne mènent pas à des résultats durables et ne font que rendre ces populations dépendantes de ces organisations.

Plus loin, Moyo cite le Président du Sénégal, en 2002 :

« Je n’ai jamais vu un pays se développer avec l’aide. Les pays qui se sont développé, en Europe, en Amérique, au Japon, des pays Asiatiques comme Taiwan, la Corée et Singapour, ont tous embrassé le libre-marché. Il n’y a pas de mystère à cet égard. L’Afrique a pris la mauvaise route après l’indépendance. En fait, c’est maintenant le temps de corriger la situation et de ne pas se laisser bercer par le sensationnalisme médiatique et le populisme. «

L’auteure souligne finalement que des pays tels que l’Afrique du Sud et le Botswana, qui n’ont pas adopté un modèle basé sur l’aide internationale, ont bien mieux fait que les autres.

La réflexion du jour

La révolution, si révolution il y a, ne viendra pas d'un illusoire grand ménage au sein de la fonction publique et parapublique, mais d'une multitude de gains de productivité parfois modestes obtenus, par exemple, grâce à des réformes qui font en sorte que l'argent suive la clientèle et non plus l'institution. --- Jean-Robert Sansfaçon

Le chiffre du jour : 28 %, 26 %, 42 %

Il y a trois exceptions notables (ndlr : à la rémunération des fonctionnaires): les sociétés d'État, comme Hydro-Québec et la SAQ, où l'avance est de 28 % par rapport à la fonction publique et au secteur privé; les universités (+26 % en excluant les professeurs); et les municipalités (+42 %). Des groupes où l'on n'a jamais tenté sérieusement de corriger les écarts, que ce soit par laxisme ou en raison de l'absence de rapport de force.

22 novembre, 2011

Subventions : les perles du 12 au 18 novembre 2011

Chaque semaine, le blogue de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.

Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.

La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.

On est choyé cette semaine, car il y a deux perles des perles. La première est une subvention de 71 750 $ du MÉLS à l’Institut de twittérature comparée. Ça ne s’invente pas une chose pareille. Au Québec, il suffit de créer une bibitte dont le nom commence par Institut et les subventions fusent. La deuxième est une subvention de 40 000 $ du MÉLS (encore) à Québec’ERE. Ce programme vise à faire connaître aux élèves ce que sont les gaz à effet de serre et leurs impacts sur les changements climatiques (40 000 $ pour de la propagande réchauffiste). Les élèves ne savent pas écrire ni compter, mais ils sauront twitter et seront écosavants.
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71 750 $

À l’Institut de twittérature comparée

IL FAUT UN DÉBUT À TOUT

Ce n’est pas une blague : la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Line Beauchamp, a vraiment accordé une subvention à un Institut de twittérature comparée.

207 483 $

À l’Ordre professionnel de la physiothérapie

L’aide financière permettra d’élaborer des référentiels de compétences liées à l’exercice des professions de physiothérapeute et de thérapeute en réadaptation physique au Québec et de concevoir des outils d’évaluation et de reconnaissance des compétences des immigrants pour ces deux professions.

3 millions $

Pour les femmes aux postes de décision

Un soutien financier est accordé à 30 organismes pour la réalisation de projets visant l’augmentation du nombre de femmes occupant des postes décisionnels. Ces subventions totalisent trois millions de dollars, soit un million par année de 2011 à 2014.

750 000 $

Pour un Chaire en entrepreneuriat minier

On a annoncé cette semaine la création de la Chaire en entrepreneuriat minier UQAT-UQAM. La Chaire répond à la demande des acteurs gouvernementaux, privés et universitaires d’accroître la participation québécoise dans l’industrie minière.

184 230 $

À la Fédération des chambres de commerce

Une subvention de 184 230 $ est accordée à la Fédération des chambres de commerce du Québec pour la réalisation de 20 ateliers de formation à l’intention de 200 dirigeants de PME. Le projet piloté par la FCCQ est axé sur la conception d’activités de formation au sein des entreprises.

27 121 $

À G-Spek

L’aide financière permettra à l’entreprise d’aménager les lieux de production pour fabriquer, en sous-traitance, des bandes d’étanchéité pour un grand donneur d’ordres du secteur de l’automobile. G-Spek est une entreprise de Magog spécialisée en services d’impartition pour les entreprises manufacturières actives dans l’industrie du véhicule motorisé. Ses services comprennent l’inspection, la préparation, la finition, l’assemblage et la réparation de pièces.

4 001 176 $

À 38 organismes culturels

Le Conseil des arts et des lettres du Québec a dévoilé, pour la région de Québec seulement, un investissement totalisant 4 001 176 dollars en appariement depuis la création du programme Mécénat Placements Culture en 2005.

40 000 $

À Québec’ERE

Québec’ERE reçoit une subvention pour son programme « Ça chauffe en GES! ». Ce programme vise à faire connaître aux élèves ce que sont les gaz à effet de serre et leurs impacts sur les changements climatiques. Il les amène également à faire des gestes concrets pour réduire les émissions de leur famille.

450 millions $

Pour la Stratégie québécoise de l’entrepreneuriat

Le premier ministre Jean Charest a lui-même lancé, à Montréal, la toute première stratégie gouvernementale consacrée exclusivement au soutien à l’entrepreneuriat, notamment chez les jeunes. ….. Elle prévoit une campagne de promotion, des bourses, un accès accru au financement pour lancer des entreprises. D’ici 2020, le gouvernement vise l’éclosion de 50 000 nouveaux entrepreneurs. Un comité composé exclusivement de dirigeants d’entreprises sera mis sur pied pour s’assurer que les mesures correspondent aux besoins des entrepreneurs. (SL)

564 000 $

Pour l’industrie acéricole

Québec et Ottawa annoncent l’attribution d’une aide financière à la Fédération des producteurs acéricoles du Québec pour trois projets destinés à dynamiser le secteur : la conception d’un plan stratégique sectoriel ; le projet « Optimisation du procédé de réception des barils, de pasteurisation, de mise en baril et de recyclage des rinçures » ; un projet de recherche appliquée ayant trait à la composition nutritionnelle du sirop d’érable. (282 000 $)

604 817 $

À PlastiCompétences

Un soutien financier est accordé au Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des plastiques et des composites (PlastiCompétences) pour la réalisation de deux projets de formation.

4 380 918 $

À la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Cette enveloppe financera, d’ici 2015, des actions de lutte contre la pauvreté dans la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Les actions de lutte contre la pauvreté s’inscriront dans le cadre d’une Alliance pour la solidarité, qui combine l’expertise, l’expérience et le dynamisme des partenaires locaux et régionaux.

5 millions $

Aux Serres Lefort

Une subvention est accordée à l’entreprise de Sainte-Clotilde-de-Châteauguay pour l’installation d’écrans thermiques et la conversion à la biomasse de son bâtiment, ce qui permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’entreprise de 12 757 tonnes par an.

La réflexion du jour

Le plus ironique : ces réformes de droite — dégraissage de l’État, réduction de la fonction publique, moins de subventions — vont se produire. Et plus rapidement qu’on pense. Mais elles ne viendront pas de François Legault, ni de l’ADQ. Elles nous seront imposées de l’extérieur. Quand les taux d’intérêt vont se mettre à grimper, et que l’État ne pourra plus emprunter. --- David Descôteaux

Le chiffre du jour : 50 %

La moitié des Québécois ne payent aucun impôt, ou très peu (et peu de taxes, si on tient compte des remboursements de TPS/TVQ). L’État gaspille? Bof, c’est pas moi qui paye. Parmi l’autre moitié, un bon 20 % travaille pour l’État, ou vit grâce aux subventions de ce dernier. Si ces gens veulent préserver leur emploi ou l’améliorer, ils vont souhaiter que l’État dépense plus, pas moins. Ne généralisons pas, mais une bonne partie va voter pour le politicien qui promet de dépenser plus, et s’endetter davantage. (Soyons honnêtes, on ferait pareil à leur place.) Ça ne laisse plus grand monde pour faire la révolution!

21 novembre, 2011

Entrepreneuriat : moins de subventions, plus de liberté

L’entrepreneuriat est un thème cher à magazine nagg. Ce sont les entrepreneurs qui créent la richesse d’une société. Ils créent des entreprises créatrices d’emploi parmi les meilleures au monde (Lemaire, Coutu, Péladeau, etc.). Ils créent des produits culturels qui font l’envie du monde entier (Laliberté, Lepage, Dion, etc.). Ils créent des entreprises sociales qui bousculent la bureaucratie et offrent de meilleurs services à la population (Rockland MD, Dr Julien, etc.).

Donc, je devrais me réjouir de l’annonce du gouvernement Charest d’investir 450 M$ de plus pour soutenir l’entrepreneuriat. Pourtant, c’est tout le contraire, cette annonce me désole.

Dans un État interventionniste (de gauche ou de droite) la recette est toujours la même : tous les problèmes peuvent être réglés par de nouveaux programmes de subvention. Pourtant, dans les faits, ces programmes servent immanquablement à engraisser la fonction publique, mais résolvent rarement les problèmes pour lesquels ils ont été créés.

Les entrepreneurs sont des gens qui rêvent et qui agissent. C’est l’antithèse du fonctionnaire bureaucrate.

Ce n’est pas plus de bureaucratie dont les entrepreneurs ont besoin, mais plus de liberté. Si le gouvernement veut vraiment favoriser l’entrepreneuriat, il doit investir pour leur simplifier la vie. Simplifiez la réglementation, demandez aux producteurs de fromage et de bière ce qu’ils en pensent. Simplifiez la fiscalité dont la complexité a découragé plus d’un entrepreneur en herbe et poussé à la faillite certains d’entre eux. Simplifiez les lois du travail, il faut être un avocat spécialisé en relation de travail pour s’y retrouver.

Il existe déjà des centaines d’organismes, la plupart subventionnés, dédiés à la promotion de l’entrepreneuriat. En fait, il y en a tellement qu’ils se jalousent et se pilent sur les pieds. Bien sûr, ils s’empressent tous de féliciter le gouvernement d’investir davantage puisqu’ils pourront se partager un plus gros magot.

Il n’y a donc pas de quoi se réjouir de cette nouvelle annonce. Je me réjouirai le jour où le gouvernement annulera les subventions inutiles pour investir l’argent économisé dans la création d’un environnement économique libre et efficace.

(Voir aussi les excellents textes de Pierre Duhamel et Jobboom.)

La réflexion du jour

Parce que l'État en est garant, les régimes de retraite publics représentent une menace pour l'équilibre des finances publiques. --- Michel Hébert

Le chiffre du jour : 80 G$

Collectivement, les Québécois ont des obligations de 80 milliards $ envers 560 000 personnes, employées de l'État.

20 novembre, 2011

La politique québécoise en caricatures

La réflexion du jour

Ceux qui fréquentent l'université en ce moment n'ont pas seulement la chance de payer moins que tous les autres Canadiens; ils paient moins cher que leurs parents et leurs grands-parents - s'ils ont eu la chance d'y accéder.--- Yves Boisvert

Le chiffre du jour : 6 %

On accuse souvent les entreprises de ne pas donner assez, et sans doute pourraient-elles en faire plus.


Mais considérez un instant cette statistique: dans l'ensemble du Canada, les dons des individus représentent 42% du financement privé des universités - c'est même 46% en Ontario.

Au Québec? Une maigre part de 6% des dons provient des particuliers. Le reste vient d'entreprises.

(NDLR : Conséquence naturelle de la pauvreté relative des Québécois.)

19 novembre, 2011

La réflexion du jour

On devrait transmettre ce message aux étudiants contestataires : au lieu d’envahir les rues pour une éducation de second rang, avec pancartes et slogans, manifestez pour la qualité de votre éducation, pour que le diplôme que vous obtiendrez au bout de plusieurs années d’efforts, tant intellectuels que financiers, soit reconnu comme un gage de qualité. --- Youri Chassin, Germain Belzile

Le chiffre du jour : 1 M$

Le fait de devoir s’endetter pour étudier n’est pas une mauvaise chose en soit. Investir (ou s’endetter de) 14 000 $ pour gagner un million de dollars reste une excellente affaire.

18 novembre, 2011

La réflexion du jour

La CCQ est une extension de la FTQ, et est le symbole d'une époque qui remonte à une quarantaine d'années mais qui est révolue. --- Paul sauvé

Le chiffre du jour : 80 $

La CCQ a façonné l'industrie de sorte qu'il est impossible pour un entrepreneur d'être concurrentiel. Le Québec est la seule province où il en coûte 80$ pour planter un clou, mais le travailleur n'est pas plus riche et il lui en reste moins sur sa fiche de paie, à salaire égal, que son collègue du Manitoba.

17 novembre, 2011

Éducation, l’école du future par la DidacTIC

Le système d’éducation québécois est certainement l’un des plus bureaucratisés et centralisés au monde. Toutes les décisions, en particulier la gestion des budgets dans les moindres détails, sont centralisées à la commission scolaire et au ministère. Donc, il n’est pas possible de libérer des fonds à même le budget alloué à l’école pour financer un projet hors norme.

Dans un tel environnement, ce sont les individus débrouillards, qui n’ont pas peur de foncer et de s’investir à leurs risques et périls, qui font bouger les choses. Le cas de l’école primaire Wilfrid-Bastien (CSPI) est un exemple éloquent de ce qui peut être accompli dans un milieu où les bureaucrates et les syndicats règnent en roi et maître.

L’équipe de l’école Wilfrid-Bastien a un rêve : imaginez une école où les élèves font partie d'une communauté où ils partagent, échangent et s'entraident pour favoriser la persévérance et la réussite. Où les élèves deviennent les acteurs principaux et où ils se responsabilisent face à leurs apprentissages et à leurs comportements.

Ce n’était pas la bureaucratie qui allait empêcher cette équipe dynamique de foncer. Comme ils le disent eux-mêmes : là où d'autres voient des problèmes, nous voyons des solutions. Donc, pour financer leur projet, L'école du futur par la DidacTIC (12085), ils ont fait appel aux Fonds communautaires Aviva. Ils ont maintenant franchi les trois premières étapes de sélection avec succès et atteint la demi-finale.

Je vous invite tous à vous inscrire sur le site d’Aviva et à voter nombreux pour le projet 12085. Le vote pour encourager les demi-finalistes débutera le 5 décembre 2011. C’est un bien petit effort pour soutenir une équipe qui bouscule les embûches et ne compte pas ses heures afin de favoriser des élèves habituellement défavorisés.

Des profs allumés, une direction complice et une entreprise socialement responsable, ce sont les ingrédients d’une recette gagnante pour transformer les rêves en réalité.

Bravo à tous!

La réflexion du jour

Les prédictions sont en fait des projections qui reposent sur l’hypothèse que l’être humain continuera toujours à suivre la même trajectoire. Or, grâce au génie humain et à la créativité, rien n‘est statique. Au contraire, au fil des siècles, l’humanité a pris des tangentes impossibles à prévoir qui ont fait mentir toutes les prédictions. --- Nathalie Elgrably-Lévy

Le chiffre du jour : 100 %

L’Histoire a montré que les futurologues de l’apocalypse ont un taux d’échec de 100 %. Souvenez-vous-en la prochaine fois que quelqu’un annoncera la fin du monde. Sept milliards d’habitants, c’est autant de bouches à nourrir. En revanche, c’est aussi sept milliards de cerveaux!

16 novembre, 2011

Subventions : les perles du 5 au 11 novembre 2011

Chaque semaine, le blogue de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.

Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.

La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.

Cette semaine la perle des perles, est une subvention de 60 millions pour Export Québec, un nouvel organisme gouvernemental. Cette nouvelle bibitte emploiera 150 fonctionnaires qui parcourront le monde pour aider les entreprises québécoises, en priorité les PME, à développer leurs marchés hors Québec. Gageons que ce 60 M$ servira à payer les salaires des fonctionnaires et leurs frais de voyage. Les PME n’en verront jamais la couleur. Lors du dernier budget, le ministre Bachand avait promis que tout nouveau programme serait financé à même les fonds de programmes existants. Qu’en est-il vraiment? On ne le saura jamais. De toute façon, ce n’est pas important puisque c’était une promesse électorale.

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60 millions $

Pour le Fonds capital culture Québec

Lancement cette semaine d’un nouveau fonds de capital de risque dont la capitalisation de 100 millions $ est répartie entre le gouvernement du Québec (60 M$), représenté par la SODEC, et le Fonds de solidarité (40 M$).

105 301 $

À Blainville

Aide financière attribuée à la Ville pour la réalisation d’un premier inventaire de ses émissions de gaz à effet de serre et d’un plan d’action pour les réduire.

280 000 $

En Outaouais

C’est le montant de l’aide gouvernementale accordée sur cinq ans pour faire la promotion de l’économie sociale, consolider, expérimenter et développer de nouveaux créneaux et de nouvelles entreprises d’économie sociale, développer les compétences des personnes engagées au sein de ces entreprises, favoriser la concertation, la mise en réseau et les partenariats entre les divers acteurs du domaine.

330 000 $

En Prix du Québec

Onze lauréats des Prix du Québec, honorées à l’Assemblée nationale pour leur apport inestimable, dans leur domaine respectifs, à l’avancement de la société québécoise, ont reçu une bourse de 30 000 $ non imposable, un parchemin calligraphié, une épinglette exclusive portant le symbole des Prix du Québec et une médaille en argent, une création originale du designer MARC-Marinescu Constantin.

250 250 $

À Métalflex

Une garantie de prêt est accordée à Métalfex, une nouvelle entreprise de Val-Alain, pour un projet totalisant 1,9 M$. Métalflex se spécialise dans la découpe d’acier inoxydable et d’aluminium au laser ainsi que dans le pliage.

14 millions $

Au Conseil du patrimoine

Une aide financière de près de 14 M$ est accordée au Conseil du patrimoine religieux du Québec pour 83 projets de restauration de bâtiments religieux, d’orgues, d’œuvres d’art et de pièces de mobiliers.

60 millions $

Pour Export Québec

Lancement cette semaine d’Export Québec, une unité du gouvernement du Québec consacrée au soutien aux entreprises exportatrices. Export Québec aura pour mission d’aider les entreprises québécoises à développer, à consolider ou à diversifier leurs marchés hors Québec. Composée de 150 personnes expérimentées et polyglottes ici et dans le monde, elle offrira des programmes et des services adaptés aux besoins des entreprises et agira en complémentarité avec ses propres services et ceux offerts par ses partenaires. Dotée d’une enveloppe de 60 M$ pour les trois prochaines années, Export Québec se concentrera sur les petites et moyennes entreprises.

20 000 $

À Taxi Plamondon Mercier

Cette subvention accordée à Taxi Plamondon Mercier pour l’adaptation d’un taxi permettra à la région de la Chaudière-Appalaches de bonifier son réseau de transport collectif.

50 000 $

Pour six projets artistiques

Six projets, issus de pratiques artistiques diverses, ont été choisis parmi les douze dossiers qui ont été soumis au Conseil des arts et les lettres.

12,5 millions $

Pour les festivals

Le ministère du Tourisme annonce le maintien de l’enveloppe budgétaire de 12,5 millions $ destinée à ce programme et sollicite le dépôt de demandes d’aide financière par les promoteurs de festivals et évènements qui se déroulent du 1er mai 2012 au 31 octobre 2012.

107 992 $

À Industrie Gastronomique Cascajares

L’entreprise de Saint-Hyacinthe emménagera dans de nouvelles installations qui répondront aux critères d’analyse des dangers et de maîtrise des points critiques.

3 087 273 $

Pour la bio-industrie de l’Estrie

Soutien financier accordé pour la mise en œuvre de projets d’entreprises liés au créneau d’excellence ACCORD Bio-industries environnementales de l’Estrie, pour un investissement total de 12 131 767 $.

737 000 $

À Développement PME Chaudière-Appalaches

L’organisme à but non lucratif est chargé d’offrir aux entreprises manufacturières de la région des services spécialisés de deuxième ligne en matière d’innovation, d’amélioration de la productivité, de commercialisation et d’exportation. L’appui financier vise à soutenir ses activités au cours des trois prochaines années.

La réflexion du jour

Cinq ans plus tard, le Vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, a dressé un constat d'échec du projet (Dossier santé Québec) et a levé le voile sur de pharamineux dépassements de coûts, en avril dernier.


Au même moment, après cinq changements de patron, c'est à Lise Verreault que la difficile tâche de mettre l'informatisation du réseau sur le droit chemin a été confiée.

(NDLR : Comme dans l'industrie de la construction, c'est une femme qui a été chargée de faire le ménage.)

Le chiffre du jour : 1,6 G$

Le plan d'informatisation du réseau de la santé devait coûter 547 millions $ lors de son annonce en 2006, mais la facture totale sera de 1,6 milliard $. Puis, alors que l'initiative originale de Dossier santé du Québec (DSQ) devait être prête cette année, la transformation du projet a entrainé d'importants reports. Les composantes du DSQ doivent maintenant être livrées d'ici 2016 et l'opération d'informatisation du réseau ne sera pas complétée avant 2021.

(NDLR : Plus ça change, plus c'est pareil!)

15 novembre, 2011

La réflexion du jour

Le rationnement des soins de santé au Canada par des files d’attente pour obtenir des services médicaux nécessaires impose des coûts directs aux personnes ayant besoin de soins. La capacité de ces personnes à profiter de leur temps libre et à gagner un revenu pour subvenir aux besoins de leur famille diminue en raison de douleurs et de souffrances physiques et psychologiques. --- Institut Fraser

Le chiffre du jour : 912 M$

En 2010, les quelques 825 827 Canadiens en attente de traitement ont supporté un coût estimé d’au moins 912 millions de dollars, sinon bien plus, si l’on considère la perte de productivité et de temps libre. Le coût par patient était donc nettement plus élevé qu’en 2009. --- Institut Fraser

14 novembre, 2011

La réflexion du jour

On en revient toujours à cela : s’il veut aider le secteur privé à générer de la croissance économique (pour l’aider à équilibrer son budget), le gouvernement doit dépenser moins, et mieux. Car plus l’État va dépenser et s’endetter, plus il devra étouffer les consommateurs et les entreprises avec de nouvelles taxes. Ceux-là mêmes qui lui procurent ses revenus. On peut continuer à se bourrer la face d’omelettes, mais on va finir par tuer la poule.--- David Descôteaux

Le chiffre du jour : 31 %

Beaucoup des mesures proposées par les PME dépendent d’une chose : que l’État contrôle ses dépenses, même qu’il les réduise. Parmi les taxes sur la masse salariale, par exemple, le coût du RQAP a grimpé de 20 % pour l’employeur depuis 2008. Parce que les dépenses de ce programme sont hors de contrôle.


Pour un même employé, les taxes sur la masse salariale coûtaient 31 % plus cher à un entrepreneur québécois qu’à un entrepreneur ontarien, calculait en 2009 l’économiste Norma Kozhaya, du Conseil du patronat.

13 novembre, 2011

La politique québécoise en caricatures

La réflexion du jour

Alors que nos ancêtres étaient des coureurs des bois qui aimaient le risque, la liberté et l’aventure, nous demandons au gouvernement de régler tous nos problèmes et passons notre temps accrochés aux mamelles de l’État.


Qu’est-il arrivé pour que nous passions ainsi de lions à brebis ? --- Richard Martineau

Le chiffre du jour : 34,6 %

Le Québec a le pourcentage le plus élevé de couples non mariés au monde, toujours selon l'étude. Le recensement de 2006 indique que 34,6 % des couples québécois vivaient en union libre, contre 13,4 % dans le reste du Canada.

12 novembre, 2011

La réflexion du jour

Pourquoi le Québec dépend-t-il tant des transferts fédéraux? .....On pourra faire toutes les analyses savantes que l'on veut mais à la base, la réponse à cette question est simple: le Québec a un déficit de revenus. --- Martin Coiteux

Le chiffre du jour : 16 500 $

En 2009, ce déficit de revenus, en dollars constants de 2002, se chiffrait à près de 6000$ par habitant, par rapport à l'ensemble des neuf autres provinces, et à plus de 16500$ par habitant, par rapport à la seule Alberta. En outre, ce déficit est croissant et le Québec ne dépasse plus maintenant que les seules provinces maritimes et encore, il faut alors exclure Terre-Neuve qui a désormais dépassé le Québec.

11 novembre, 2011

Corruption : chacun son métier et les vaches seront bien gardées

Dans un texte publié dans cyberpresse le 2 novembre dernier, Martin Leblanc et Pierre-Yves Néron, respectivement professeur de philosophie au collège Montmorency et directeur adjoint du Centre de recherche en éthique de l'Université de Montréal (CRÉUM), dénoncent le fait que le cadre d’analyse de la corruption dans l’industrie de la construction, tel que proposé initialement par le gouvernement, est « individualiste » et peut être comparé à la métaphore des pommes pourries. Ils écrivent :

Ce cadre d'analyse « individualiste » est souvent illustré par la métaphore des pommes pourries, une analogie facile à comprendre, psychologiquement satisfaisante et moralement rassurante. Les pommes sont des individus, les pommes pourries sont des bandits. Le panier de pommes, c'est l'industrie de la construction, le ministère des Transports, le système, etc. Comme les bonnes pommes dans le panier, les individus qui font partie du système sont de bonnes personnes, mais quelques individus mal intentionnés peuvent corrompre le système (contaminer le panier). Pour remédier à la situation, il faut trouver les mauvaises pommes et les éliminer (mettre les quelques mauvaises personnes en prison).
Ils concluent que ce cadre d’analyse est plutôt simpliste puisqu’il évite de remettre en question le système qui a permis, voire favorisé, la corruption de nos institutions.

Jusque-là, leur analyse me semble judicieuse et offre un argument solide en faveur d’une commission d’enquête pleine et entière pour identifier les lacunes institutionnelles qui ont permis aux pommes pourries d’accéder à des postes de pouvoir et d’œuvrer à l’intérieur du système sans jamais être menacés. (Depuis la publication du texte de Martin Leblanc et Pierre-Yves Néron, le gouvernement Charest a finalement fait volte-face. La Commission d’enquête Charbonneau possède maintenant les pleins pouvoirs de la loi.)

Malheureusement, les auteurs ne se sont pas limités à ce constat des plus pertinents. Plus loin dans leur texte ils écrivent :

Faire appel au secteur privé n'est pas mauvais en soi. Mais il ne peut pas systématiquement remplacer l'État, parce que le public et le privé ne jouent pas les mêmes rôles et n'ont pas les mêmes objectifs. La fonction publique a pour priorité le service aux citoyens, le bien commun et elle doit rendre des comptes à l'ensemble de la population, ce qui n'a rien à voir avec la recherche du profit et le gain rapide pour les actionnaires.
Cette assertion découle de la même erreur que font tous les interventionnistes. Pour eux, tous les malheurs sont attribuables à la réduction de la taille de l’État et à la présence du secteur privé. Aussi longtemps que l’on fera croire à la population que les fonctionnaires sont des anges au service du public et que les entreprises privées sont des requins ne recherchant que le profit, il sera impossible de réformer nos institutions.

Il y a autant d’individus à la morale élastique chez les politiciens et les fonctionnaires qu’il y en a chez les entrepreneurs ou dans la population en général. Aussi, afin de minimiser les risques de corruption il est nécessaire de départager autant que possible les responsabilités de surveillance de celles de fournisseur. C’est tout le contraire d’un État interventionniste qui monopolise des pans entiers de l’économie.

Lorsque l’État joue les deux rôles, surveillant et fournisseur, les politiciens et les fonctionnaires sont constamment en conflit d’intérêts. C’est l’équivalent de l’autorégulation des industries, concept tant décrié, avec raison, par les interventionnistes. De plus, lorsque l’État monopolise une industrie, les entreprises moins scrupuleuses n’hésitent pas à faire appel aux raccourcis de la corruption pour obtenir leur part du gâteau.

L’État, incluant le parapublic, monopolise 40 % de l’économie québécoise. Ce n’est certainement pas plus d’État dont le Québec a besoin, mais d’un État qui joue le rôle qui lui revient. L’État a pour mandat de veiller à la bonne marche de la société. Son rôle premier consiste à définir les normes et à surveiller leur application et de permettre au libre marché de fournir les produits et services à la population. Les forces vives de la société sont amplement capables de fournir des services de meilleure qualité et à meilleur prix que ne le peut une fonction publique obèse et bureaucratisée.

Dans une démocratie, les occasions de corruption sont directement proportionnelles à la présence de l’État dans l’économie. Si les Suédois ont compris ce principe, les Québécois peuvent le comprendre aussi si on leur en donne la chance.

La réflexion du jour

Avec Montréal en tête, les 105 villes et municipalités du Québec qui offrent à leurs employés des régimes de retraite à prestations déterminées sont aux prises avec une explosion des coûts à supporter. --- Michel Girard

Le chiffre du jour : 800 M $

La charge fiscale des régimes de retraite municipaux, c'est-à-dire le montant de la facture à refiler sur le compte de taxes des citoyens, a augmenté de 95% en l'espace de trois ans, passant de 340 millions en 2007 à 663 millions en 2010. La facture devrait dépasser les 800 millions cette année.

10 novembre, 2011

La Norvège, un modèle à suivre

La Norvège est unique en occident, car elle n’a pas de dette. Certains prétendront que c’est grâce aux redevances pétrolières. Ne serait-ce pas plutôt parce que les politiciens norvégiens gèrent les affaires de l’État en bon père de famille?

Voyez par vous-mêmes!


Modèle norvégien en matière de train de vie des... par Le_Grand_Schtroumpf

Source : Jacques Morissette via Yves Boisvert

La réflexion du jour

Aux deuxièmes (ndlr : aux écologistes), j’ai peu à dire, tant nos positions sont différentes. Ils tiennent, selon moi, un discours de régression économique et d’appauvrissement généralisé emballé par une tonne de beaux sentiments. Une économie où on consomme juste ce qui est nécessaire (définition s’il-vous plaît), où on produit et où on construit moins, où on exporte conséquemment moins et où on veut décourager le transport de personnes et de marchandises, est une machine à créer du chômage et de la misère. --- Pierre Duhamel

Le chiffre du jour : 20 G $

On faisait la recension mercredi matin dans La Presse de 11 projets miniers qui seraient établis dans le Grand Nord québécois, qui créeraient 11 000 emplois pendant leur construction et 4 000 autres pendant l’exploitation des gisements et la transformation du minerai, le tout représentant des investissements privés de 20 milliards de dollars.

09 novembre, 2011

Subventions : les perles du 29 octobre au 4 novembre 2011

Chaque semaine, le blogue de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.

Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.

La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.

Cette semaine il a été difficile de choisir la perle des perles, car plusieurs subventions étaient éligibles. J’ai finalement retenu une subvention de 15 000 $ à ZÉROCO2. Ce n’est pas le montant impliqué qui importe, mais le ridicule de sa justification. Les grands prêtres de l’écologie ont érigé en péché mortel la production de CO2. Mais ils ont pensé à tout. En effet, il suffit d’acheter des indulgences (planter des arbres) auprès d’une de leurs églises (ZÉROCO2) pour obtenir le pardon de ses fautes. Qu’un ministre soit complice d’une telle arnaque est scandaleux.

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15 000 $

À ZÉROCO2

Le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, a annoncé que ses déplacements seront désormais carboneutres. Il ne faut pas entendre par là que ses déplacements deviendront inutiles, mais qu’il s’efforcera de réduire à zéro les émissions nettes de gaz à effet de serre (GES) causées par ses déplacements. Le ministre entend compenser ses émissions de GES en soutenant un projet de plantation d’arbres réalisé au parc Les Salines, une base de plein-air située à Saint-Hyacinthe.

300 000 $

Au Festival du Monde Arabe

L’aide financière servira à promouvoir le festival et à établir des partenariats internationaux, notamment avec les médias, afin de le faire rayonner dans les marchés du Canada, des États-Unis, d’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Le FMA se déroule du 30 octobre au 13 novembre 2011 sous le thème Charabia.

1 million $

Pour l’Est Montréal

En plus de nommer un coordonnateur Québec consacrera 1 M$ par année, dans le cadre du Plan d’action pour l’est de Montréal 2011-2017, pour appuyer des projets locaux innovants et structurants.

375 000 $

À Fondation de l’athlète d’excellence

Québec renouvelle son appui à la Fondation par un investissement de 375 000 $ réparti sur trois ans. La Fondation a développé une expertise dans la gestion de programmes de bourses et de soutien aux étudiants-athlètes. Son action est complémentaire au programme Équipe-Québec.

4,2 millions $

À l’Alliance pour la solidarité

Québec signe une première Alliance pour la solidarité avec la Conférence régionale des élus de la Mauricie dans le cadre d’un plan d’action concerté visant à faire reculer la pauvreté et l’exclusion du territoire.

427 000 $

À Québec International

Soutien financier accordé pour la réalisation des phases 4 et 5 du projet de démonstration technologique d’efficience clinique dans le réseau de la santé. Québec International agit comme organisme de soutien et est mandaté afin d’assurer la gestion de l’aide financière. Les entreprises membres du Consortium Télésanté et Mobilité clinique sont Asentri, Domedic, Solutions Hospitalis, Fujitsu et Mirego. Le projet vise à améliorer la qualité du suivi de patients en soins à domicile par l’intégration dans le milieu de travail des professionnels de la santé de nouvelles solutions technologiques, complémentaires à celles déjà existantes.

100 000 $

Au Village des Neiges

Le projet prévoit l’installation d’un complexe éphémère d’une durée de 90 jours, de janvier à mars, sur l’Île Sainte-Hélène. Le Village des Neiges regroupera 30 unités d’hébergement, un restaurant, des igloos, une exposition de sculptures, un bar de glace, un centre de conférences et de réunions, une chapelle pour les mariages, un labyrinthe et un espace de détente nordique comprenant quatre spas. Le coût total de ce projet, qui n’est pas sans rappeler le concept de l’Hôtel de glace de la région de Québec, s’élève à 1,5 M$.

1 million $

Aux aidants naturels

Après huit mois d’élaboration, le Carrefour de soutien aux aidants de la Capitale-Nationale a officiellement vu le jour le 2 novembre dernier. Plus de 1 000 000 $ par année seront attribués pour la réalisation de projets qui viendront soutenir les proches aidants dans l’accomplissement de leur rôle d’accompagnement.

La réflexion du jour

Pendant que le Québec est occupé à d'autres tâches importantes, le système public de santé continue de faire face à des défis immenses que nous n'avons pas le droit d'oublier.--- Claude Montmarquette et Michel Venne

Le chiffre du jour : Dernier, 8ième et 7 ième

Le Québec est la seule province dont la proportion de la population ayant déclaré des besoins non satisfaits en matière de santé a augmenté, de 2001 à 2008. Nous sommes bons derniers pour l'accès aux services chirurgicaux (en 2005), au 8e rang pour la productivité, et au 7e rang pour l'accès aux services préventifs.

08 novembre, 2011

Une livre de responsabilité vaut mieux qu’une tonne de règlements

La responsabilisation des individus est un thème cher à magazine nagg. Le Québec croule sous une quantité inimaginable de lois et de règlements et pourtant cela n’a pas empêché la corruption dans l’industrie de la construction, les magouilles de Vincent Lacroix et d’Earl Jones, ni les abus de certains employés de CHSLD.

Les comportements irresponsables des individus sont à l’origine de la plupart des problèmes de la vie en société. Que ce soit dans le domaine public ou privé, on peut toujours retracer la source d’un problème à un ou des individus plus ou moins honnêtes, à la morale élastique, qui abusent de leur position de pouvoir à des fins personnelles.

Afin de limiter les abus, la société édicte des lois et règlements. Trop souvent ceux-ci sont le résultat de compromis pour amadouer les groupes d’intérêt. Le résultat : ils protègent indûment les individus irresponsables, voire sciemment malhonnêtes.

À ce sujet, le texte de Patrick Madrolle ici-bas est particulièrement éclairant. Il préconise que le concept de responsabilité limitée des entreprises est une invitation à la prise de risques inconsidérés de la part des dirigeants et actionnaires de ces entreprises.

Si le concept de responsabilité limitée des entreprises n’existait pas, il est probable que nous aurions évité les crises financières de 2 000 et de 2 007. Les dirigeants et les actionnaires des entreprises à l’origine de ces crises (entreprises technologiques en 2 000 et les banques en 2 007) auraient réfléchi deux fois plutôt qu’une avant de prendre des risques inconsidérés qui dégénérèrent en crises majeures.

Il est possible de trouver des parallèles à ce phénomène dans toutes les sphères de la vie en société.

Si les lois et règlements étaient conçus dans le but de responsabiliser les individus, le volume de lois et de règlements requis serait grandement réduit. De plus, les comportements douteux ou carrément frauduleux de certains individus seraient aussi grandement diminués, car les bénéfices anticipés d’une fraude seraient toujours moindres que leurs conséquences négatives.

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Responsabilisation contre réglementation financières : allons jusqu’au bout !

Patrick Madrolle - Le 31 octobre 2011. Et si outre la politique monétaire, outre la fiscalité des valeurs mobilières, un autre facteur d’irresponsabilité massive au sein du système bancaire prospérait sous nos yeux ? Si ce facteur d’irresponsabilité était la société anonyme, ou plus généralement la responsabilité limitée ? Créée en France en 1807, appliquée à la banque pour la première fois en 1852 au Crédit foncier de France. Si elle était, à y regarder de près, absolument contraire aux principes les plus élémentaires du capitalisme ? Si enfin pour les grandes sociétés, elle était remplaçable par une forme comparable à la responsabilité illimitée, ne serait-il pas absolument nécessaire de la remettre en cause ?

La responsabilité limitée est actuellement une propriété de la forme juridique d’une société. Si elle était une clause contractuelle, elle ne serait pas opposable dans le cas d’accident graves, dans l’industrie par exemple, à des victimes non contractantes, en vue de ne pas les indemniser. Elle est en fait la cause première de nombreuses réglementations sensées se substituer à des clauses contractuelles de répartition du risque et de l’incertitude. Réglementations sans lesquelles la responsabilité limitée ne pourrait exister tant il est contraire au sens commun de contracter avec un tiers qui pourrait, sans sanction, rompre unilatéralement, par liquidation, la totalité de ses engagements sans encourir la moindre sanction pénale, donc réglementaire.

Il est utile de rappeler que responsabilité et sanction pénale n’ont rien à voir. La première consiste à dédommager les victimes de nos actes, la seconde punit un comportement jugé déviant selon une règle établie a priori. Il est important de noter que dans un monde d’incertitude et d’ingéniosité, le législateur ne sera jamais en mesure d’établir une liste exhaustive des infractions futures possibles et cela bien qu’il y passe un temps considérable se traduisant par des dizaines de milliers de pages de réglementations sans cesse renouvelées, à l’échelle nationale ou internationale. Est-ce seulement souhaitable …

L’effet principal de la responsabilité limitée est un biais majeur en faveur des arbitrages à risques élevés. Chaque risque pris implique un gain ou une perte, mais dans ce cas, si les bénéfices sont pleinement reçus, seules les pertes mineures, inférieures aux apports sont subies par l’entrepreneur. Le résultat secondaire est une incitation des marchés à ne pas prendre ces risques en compte dans l’évaluation des titres, et pour les actionnaires, dans le choix des dirigeants et des statuts.

Pire, en matière bancaire, elle permet une création monétaire bien supérieure à la quantité de monnaie de base disponible, qu’elle soit métallique ou de banque centrale. Monnaie créée dans une proportion étroitement liée à la confiance des déposants, donc très variable dans le temps, et non bornée par un quelconque capital existant.

Condamner la responsabilité limitée pour ses défauts n’est pas suffisant, elle a une qualité certaine : attirer les petits détenteurs de capitaux en vue de constituer les entreprises de taille nécessaire à des investissements lourds. Il faut donc, pour que la critique ne soit pas vaine proposer un substitut viable à la société anonyme, capable d’assurer la responsabilité illimitée sans sacrifier cet atout. J’entends par responsabilité illimitée une forme de société pour laquelle les statuts prévoient, qui des dirigeants et des actionnaires, et dans quelle proportion, se répartiront la dette restante en cas de liquidation.

Un exemple traditionnel, ayant largement fait ses preuves est la société en commandite par actions, pour laquelle il est établi de par la loi, que seul les commandités, généralement pleinement détenteurs des pouvoirs de direction (de l’usus, de la garde), sont responsables de la totalité des dettes sur leurs biens propres. Ce cas particulier à néanmoins un défaut. Les commandités doivent avoir les épaules financières assez larges pour faire face aux dettes de la société en étant raisonnablement sur de ne pas y laisser leur dernière chemise. Pour la banque dont par définition le passif est cousu de dettes et l’actif de créances à long terme, la commandite conduit à limiter fortement la taille de ces établissements.

Admettons conformément à nos valeurs que tout propriétaire est responsable de ses biens, de ceux dont il a la garde. Puisque les actionnaires sont propriétaires de la société, on doit donc considérer qu’ils l’ont par défaut. S’ils transfèrent la garde à un autre, désigné comme dirigeant, on se retrouve dans la situation de la commandite. Mais qu’est ce qui empêche, à part la loi, dirigeants et actionnaires, de se répartir cette responsabilité illimitée d’une manière moins manichéenne, afin que les seconds, par leur grand nombre, permettent au premier de ne pas avoir à « garantir » sur ses biens personnels toute la dette d’un établissement bien trop grand pour son patrimoine ?

Disons pour illustrer qu’il soit voté que les 50 actionnaires d’une Banque acceptent de garantir sur leurs biens propres, jusqu'à 1000€ de dette. Le dirigeant ne serait alors lui-même garant que des dettes dépassant 50 000€. C’est une modalité parmi d’autres à valider en assemblée générale.

Pour qu’une telle solution fonctionne bien, il faut encore trois conditions. Premièrement, que la répartition de la dette entre les actionnaires se fasse en proportion de leurs droits de votes, afin qu’une cotation des titres reflète cette information. Secondement, qu’un certain nombre d’actionnaires (ou toute autre groupe de personnes prévu dans les statuts) puisse avoir un droit d’initiative en assemblée générale. Troisièmement, que les actionnaires ou dirigeants sous forme de personnes morales à responsabilité limitée payent jusqu'à liquidation et en cascade. Que, au delà, leurs dirigeants assument la responsabilité personnelle de ces dettes. A chaque dirigeant d’avoir la politique contractuelle et managériale appropriée pour réduire ces risques.

Patrick Madrolle est analyste à l'Institut Turgot.

La réflexion du jour

Est-ce que les entreprises payent assez d’impôts? Mauvaise question. Le vrai scandale, c’est la quantité de subventions qu’elles reçoivent.--- David Descôteaux

Le chiffre du jour : 37,5 %

Hier, la multinationale américaine Time Warner inaugurait son studio Warner Bros à la Place Dupuis, à Montréal. Le gouvernement du Québec lui a donné quelque 10 millions $ de vos impôts pour qu’elle installe son studio ici. Ce n’est pas fini, chers contribuables. Vous allez aussi payer 37,5 % du salaire de chaque nouvel employé. Comme si cette multinationale — qui prévoit faire 653 millions $ de profit cette année — ne pouvait les payer!

07 novembre, 2011

La réflexion du jour

Pendant que le Canada se redéfinit, le Québec fait du surplace. Le Parti libéral est empêtré dans ses scandales, le PQ est sclérosé dans ses chicanes et l'ADQ est paralysée en attendant François Legault. Bref, le Canada avance pendant que le Québec se cherche. --- Jean-Marc Léger

Le chiffre du jour : 36 %

Stephen Harper a réussi là où les Trudeau, Clark, Turner, Mulroney, Chrétien et Martin ont échoué. Après 50 ans de débats, trois référendums, 16 élections fédérales et 15 élections provinciales, les forces fédéralistes du Québec ont gagné.

Le Bloc est pratiquement éliminé de la carte, le PQ implose et la souveraineté chute à 36 %, son plus bas niveau depuis 25 ans.

06 novembre, 2011

La politique québécoise en caricatures

La réflexion du jour

L'enquête visait à mesurer l'impact des cours de littératie financière sur les étudiants détenteurs d'un diplôme d'études secondaires. Ceux qui avaient suivi un cours approfondi d'apprentissage financier et pour qui ce cours s'était avéré une expérience enrichissante manifestaient dans l'ensemble de meilleurs résultats en littératie financière, mesurés d'après les attitudes, les comportements et les connaissances. --- BCSC

(NDLR : ...., mais pour les gourous du ministère, l'éducation financière n'a pas sa place dans les écoles québécoises. Dans quelques années, le gouvernement va créer un comité pour déterminer pourquoi l'économie du Québec régresse par rapport à celles des provinces de l'ouest.)

Le chiffre du jour : 42 %

L'étude comportait également un test des connaissances financières. Les résultats des étudiants de la Colombie-Britannique et de l'Alberta étaient supérieurs à la moyenne nationale de 35 %. En Colombie-Britannique, 42 % des diplômés secondaires se sont mérité la marque A ou A+, tandis qu'en Alberta le chiffre correspondant était de 37 %. Ces résultats tiennent en partie au fait que ces deux provinces offrent des cours approfondis pour l'acquisition d'aptitudes financières.

05 novembre, 2011

La réflexion du jour

Les chutes boursières, les taux d’intérêt au plancher et l’espérance de vie toujours plus élevée des retraités sont en train de couler les régimes à prestations déterminées (garanties). Ainsi que les finances publiques des villes, provinces ou entreprises qui les offrent.--- David Descôteaux

Le chiffre du jour : 4,3 %

La Ville, qui va hausser (encore!) le fardeau fiscal de ses citoyens — de 4,3 % — en 2012, veut partager le coût de ces régimes de façon égale avec ses employés. (Elle paie actuellement 70 % du coût, en moyenne.) Elle veut aussi repousser l’âge de la retraite. Le bras droit du maire Tremblay, Michael Applebaum, brandit même le spectre d’une loi spéciale si les syndicats et la Ville ne s’entendent pas, selon La Presse.

04 novembre, 2011

La réflexion du jour

«Investissement Québec agit parfois à titre de mandataire pour la gestion de programmes gouvernementaux. Il est normal dans ce contexte que des prêts que nous faisons soient garantis par le gouvernement» --- Jacques Daoust, président d’Investissement Québec

Le chiffre du jour : 636 M$

Appelé à décrire le nouvel Investissement Québec, M. Daoust a fait une entorse au discours prévu pour réagir à l’article d’Argent publié dans le Journal de Montréal. L’article révélait qu’IQ avait inscrit une provision pour pertes de 636 M$ sur des prêts totalisant 1,6 G$.


On indiquait aussi que 94% des prêts d’IQ étaient garantis par Québec en cas de défaut de paiement, ce qui avait pour effet d’embellir les résultats de l’organisme.

(NDLR : Perdre 636 M$ lorsque le gouvernement garantit 94 % des prêts c'est certainement un record Guinness!)

03 novembre, 2011

The High-Beta Rich : How the Manic Wealthy Will Take Us to the Next Boom, Bubble, and Bust

Revue de livre par Pierre Duhamel

Tout sur le 1 % qui mène le monde

1 novembre 2011

« Nous sommes les 99 % », clament les protestataires qui manifestent contre les excès des milieux financiers et des mieux nantis, qui représenteraient, eux, que 1 % de la population.

Mais que sait-on au juste au sujet des super-riches, au-delà de la chronique mondaine ? Robert Frank, journaliste au Wall Street Journal, vient tout juste de publier The High-Beta Rich : How the Manic Wealthy Will Take Us to the Next Boom, Bubble, and Bust, un livre étonnant sur cette élite et sur son impact sur l’économie et les finances publiques. Robert Frank a rencontré plus d’une centaine de millionnaires dans ce grand reportage sur ce que je serais tenté d’appeler la misère des riches.

Première constatation de l’auteur : des inégalités comme celles observées ces années-ci sont un phénomène plutôt récent. Entre 1943 et 1980, les revenus de 90 % de la population ont doublé alors que celui du groupe de 1 % au sommet de la pyramide n’augmentait que de 23 %.

Deuxième constatation : les riches ne sont plus ce qu’ils étaient. Jusqu’en 1982, les millionnaires étaient relativement peu nombreux aux États-Unis, les milliardaires rarissimes et la frange des plus riches était surtout composée d’héritiers de grande fortune et des propriétaires d’entreprises à succès, surtout présentes dans le pétrole et les fonds de placement. En 2007, il y avait plus de 5 millions de ménages américains qui déclaraient des revenus supérieurs à 10 millions de dollars, plus du double qu’en 1990. Le magazine Forbes recensait 400 milliardaires en 2007, contre 13 seulement en 1982. Cette année-là, cette frange de 1 % accaparait 9 % des revenus du pays; elle en accapare 22 % aujourd’hui.

Troisième constatation : la fortune de ces nouveaux riches est à la fois beaucoup plus grande et beaucoup plus fragile que celle des « anciens riches ». Dans l’espace de 18 mois en 2008 et 2009, les millionnaires américains ont perdu le tiers de leur fortune et 20 % d’entre eux ont dit adieu à leur statut de millionnaire. Au cours des trois dernières récessions, les revenus de ceux qui composent le fameux 1 % ont diminué deux fois plus en pourcentage que l’ensemble de la population. Pourquoi cette instabilité ? Parce que leur fortune dépend justement d’un système financier sujet aux chocs soudains, au krachs boursiers et aux bulles spéculatives.

Les revenus des patrons des 500 plus grandes entreprises américaines ont quadruplé pendant les années 1990, perdu 50 % de leur valeur au début des années 2000, ont rebondi de 50 % par la suite pour baisser de moitié à la fin de la dernière décennie. Les fluctuations de leur chèque de paie ressemble à des montagnes russes et la moitié de ces grands patrons se retrouvent sans emploi sur une période de cinq ans.

Pas étonnant, car leur succès et leur richesse sont tributaires du prix qu’ils obtiendront pour l’entreprise qu’ils ont créée, du prix de l’action de leur entreprise et des immenses rémunérations rendues possibles par l’octroi d’actions ou d’options d’achat d’actions. Enrichis par une bulle spéculative, ils se retrouvent ruinés lors de son éclatement. C’est un peu la réactualisation du proverbe voulant que celui qui vit par l’épée périra par l’épée.

Quatrième constatation : leur frénésie dépensière accentue les mouvements de l’économie. 5 % des Américains comptent pour 37 % des dépenses de consommation. Pour mettre les choses en perspective, ceux qui se retrouvent parmi le groupe de 80 % les moins payés comptent pour 39,5 % des dépenses de consommation. Quand on dit que les Américains n’achètent plus, on parle surtout des riches Américains.

Ceux qui disent que les riches ne dépensent plus une fois qu’ils ont tout acheté se trompent. Dans les années de vaches grasses, ils s’achètent des résidences luxueuses (ils détenaient 34 % de l’actif immobilier américain en 2007), des jets privés (qui sont passés de 7 176 à 17 199 entre 1995 et 2010), des yachts, des vêtements et des bijoux hors de prix. Quand le boni n’y est pas et que la valeur de l’action chute – les deux sont souvent liés – les revenus s’effondrent et ils coupent substantiellement leurs dépenses, ce qui accentue la récession. Et que dire de toutes ces maisons gigantesques qui ne trouvent pas preneurs ?

Cinquième constatation : leur fortune en dents de scie causent d’énormes problèmes aux collecteurs d’impôts. Pourquoi la Californie se retrouve-t-elle dans la dèche croyez-vous ? Parce que les revenus de l’État dépendent des « millionnaires sur papier ». En 2007, ceux qui faisaient partie du 1 % des plus riches Californiens gagnaient 25 % des revenus des citoyens de l’État et payaient 48 % des impôts sur le revenu. La crise financière, les revenus des super-riches qui baissent trois fois plus que ceux de l’ensemble des citoyens américains et l’éclatement de la bulle immobilière conduisent à un déficit budgétaire de 26 milliards de dollars.

Dan l’État de New York, le fameux 1 % de contribuables est responsable de 42 % des impôts sur le revenu et les employés des institutions financières comptent pour plus de 20 % de tous les salaires.

Leçon à retenir : trop compter sur les revenus des riches pour payer les dépenses de l’État peut jouer des tours quand la finance se met à déraper. Deuxième leçon : qui a dit que les riches ne payaient pas d’impôt ?

Sixième constatation : il y a encore une mobilité sociale. Les données du recensement américain indiquent que le tiers des ménages qui se trouvaient dans le premier quintile de revenus entre 2004 et 2007 ne s’y trouvaient plus alors que le tiers de ceux qui faisaient partis du quintile regroupant les plus pauvres font maintenant partie d’un groupe supérieur.

Nous ne sommes pas riches à vie, ni pauvres à vie non plus. Steve Jobs était pauvre en 1979 et extraordinairement riche à peine 10 ans plus tard.

La réflexion du jour

Les contribuables ont plus de raisons que quiconque d'être outrés, mais ils resteront silencieux. Ils n'occuperont pas la rue pour exprimer leur indignation. Ils sont trop occupés à travailler pour financer l'appétit gargantuesque de notre gouvernement qui promet tout, mais livre bien peu! Et s'ils devaient manifester, ce n'est pas le square Victoria qu'ils investiraient, c'est le terrain de l'Assemblée nationale! --- Nathalie Elgrably-Lévy

Le chiffre du jour : 7 324

Indignons-nous du fait que nos routes s'écroulent au point de devenir un danger pour notre vie alors que le ministère des Transports dispose d'un effectif total de 7 324 employés et d'un budget annuel de 849 millions de dollars.

(NDLR : ...et le gouvernement s'apprête à en ajouter 1 000. Un cas d'espèce où plus c'est moins.)

02 novembre, 2011

Il ne faut jamais gaspiller une bonne crise

La crise économique qui s’éternise pousse les finances des gouvernements occidentaux au bord du précipice. Certains, comme la Grèce et le Portugal sont acculés à la faillite, d’autres comme les États-Unis, l’Italie et l’Espagne craignent de subir le même sort.

Pour la première fois depuis deux générations, l’opinion publique oblige les politiciens à faire le ménage dans les dépenses pour éviter le pire. Évidemment, ils se traînent les pieds dans l’espoir que le temps fera le travail pour eux. Mais si la crise tarde encore un peu à se résorber, ils devront vraisemblablement prendre leur responsabilité ou être remplacés par des politiciens plus sérieux.

Grâce aux médias sociaux, beaucoup de gens réalisent enfin que la politique a trop longtemps servi les groupes d’intérêt au détriment de la population. Au Québec, les groupes d’intérêt qui ont le plus profité, voire abusés, de la complicité des politiciens sont les quémandeurs de subventions et les syndicats. Aujourd’hui, l’un et l’autre sont dénoncés et il devient politiquement rentable de remettre en question les droits acquis de ces rentiers de l’État providence.

En particulier, les syndicats de la fonction publique sont la cible du mécontentement populaire. Les privilèges acquis grâce à l’irresponsabilité des politiciens de tous les partis confondus sont devenus intolérables. Les régimes de pensions financées à 70 % par des contribuables qui devront se satisfaire d’une pension de la RRQ sont odieux. Dans une économie de travailleurs autonomes, la sécurité d’emploi qui protège avant tout les incompétents est scandaleuse. Le droit de grève dans un monopole public est honteux.

Le dicton « Il ne faut jamais gaspiller une bonne crise » servira-t-il pour une fois les intérêts de la population? Il faut le souhaiter.

La réflexion du jour

« Tous les signaux économiques à l’échelle mondiale laissent présager une instabilité économique et un climat moins propice à de nouveaux investissements à moyen terme», a réagi en fin de journée le Conseil du patronat du Québec à l’annonce de M. Bachand, prônant la prudence budgétaire dans les dépenses de l’État. --- JdM

Le chiffre du jour : 3,9 %

La croissance des dépenses a toutefois été plus élevée de 385 M$ que prévu, en raison de dépenses d’amortissement pour des immobilisations dans les domaines de la santé et de l’éducation. Les dépenses de programmes ont crû de 3,9% en 2010-2011.


M. Lavoie a d’ailleurs souligné que le gros de l’effort du gouvernement en matière de réduction de la croissance des dépenses serait à faire dans les prochaines années. Québec prévoit une croissance des dépenses de programmes de 3% en 2011-2012, et 2,7% en 2012-2013.

(NDLR : Non seulement le gouvernement est-il incapable de réduire ses dépenses, il ne réussit même pas à réduire le rythme de croissance des dépenses. Pathétique!)

01 novembre, 2011

Subventions : les perles du 22 au 28 octobre 2011

Chaque semaine, le blogue de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.

Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.

La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.

La perle des perles cette semaine est une subvention de 705 000 $ pour retenir les immigrants. Le Québec est-il devenu si peu attrayant qu’il faille acheter les immigrants? L’ex-URSS avait le mur de Berlin pour retenir ses citoyens. Le Québec a ses programmes de subventions pour retenir ses immigrants. Les moyens utilisés ont changé, mais le problème est le même : le socialisme fait fuir les plus talentueux.

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250 000 $

À Zap Québec

Québec accorde une aide financière à Zap Québec, un organisme à but non lucratif qui a comme objectif de faire de Québec une cité sans fil pour l’accès gratuit à Internet.

705 000 $

Pour retenir les immigrants

Le renouvellement de l’Entente spécifique sur l’accueil et l’intégration des personnes immigrantes dans la région de la Capitale-Nationale entre Québec et la Conférence régionale des élus représente des subventions de 705 000 $ réparti sur deux ans, pour des projets locaux favorisant la retention des immigrants.

10 014 $

À Longueuil

Cette subvention est octroyée pour une formation qui permettra aux membres des organisations municipales de sécurité civile des cinq villes formant l’agglomération de développer des habiletés communes.

168 000 $

Aux Rencontres internationales du documentaire

Aide financière pour la tenue de la prochaine édition des Rencontres, qui se déroulera du 9 au 20 novembre prochain à Montréal.

1,2 million $

Pour la coopération Québec-Chine

Un protocole de coopération dans les domaines de la science et de la technologie signé avec la République populaire de Chine prévoit un appui financier de l’ordre de 1,2 M $ sur une période de trois ans par chacune des parties signataires. Avec ce montant, les gouvernements du Québec et de la Chine appuieront des projets de recherche d’envergure plus particulièrement dans les domaines des TIC et des sciences de la vie.

120 000 $

À l’UNEQ

Québec annonce l’attribution d’une subvention à l’Union des écrivaines et des écrivains du Québec (UNEQ) pour la poursuite du programme Parlez-moi d’une langue! en 2011-2012. Le programme vise à permettre à des écrivains, à des journalistes et à d’autres professionnels du français de communiquer leur passion de la langue française aux étudiants du Québec.

2 millions $

À Montréal

Le Conseil emploi métropole a rendu publique la stratégie d’action du CEM visant à favoriser l’intégration en emploi des immigrants dans la région métropolitaine.

1,3 million $

Pour la culture forestière

Reconduction de l’aide financière versée à douze organismes voués à la promotion de la culture forestière. Cet investissement permettra la réalisation de projets ayant pour but de rehausser l’intérêt de la population pour la forêt, d’améliorer ses connaissances sur le sujet et de renforcer le sentiment d’appartenance des Québécois envers leur forêt et son utilisation.

280 494 $

À AG-Bio Centre

Une subvention est accordée à AG-Bio Centre de Lévis, l’un des six incubateurs d’entreprises technologiques du Québec soutenus par le ministère.

370 000 $

À Magotteaux ltée

Une subvention est verse à l’entreprise de Magogpour moderniser ses équipements et ainsi augmenter sa production. Le projet nécessite des investissements de plus de 4,5 M$.

L’entreprise se spécialise dans la fabrication de boulets de broyage de différents minerais et dans la production de pièces moulées résistantes à l’abrasion, à l’usure et aux hautes températures.

La réflexion du jour

Vous voulez savoir pourquoi tout va mal au Québec? Pourquoi les finances publiques sont en déficit? Pourquoi les coûts de l'assurance-santé explosent? Pourquoi les régimes de retraite perdent de l'argent? Pourquoi la population active diminue? Pourquoi il n'y a plus de projets emballants? Pourquoi nous ne prenons plus de risques? Pourquoi notre société s'enlise tranquillement dans l'indifférence? Pourquoi le Québec n'avance plus?


Simplement parce que le Québec vieillit. Nous vivons dans une société de vieux, avec de vieilles idées, qui ne recherchent que leur confort et leur sécurité. Nous avons eu beau voter pour le NPD aux dernières élections, nous devenons de plus en plus conservateurs dans nos valeurs. --- Jean-Marc Léger

Le chiffre du jour : 30 %

L'âge moyen au Québec est passé de 25 ans en 1900 à 41 ans aujourd'hui. Le taux de personnes de plus de 65 ans qui est maintenant de 16 % et il pourrait atteindre 30 % dès 2050.