Le Québec fonce dans le mur ....

....oups! On l'a frappé.
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Vaut mieux en rire!

Normal qu’il y ait des sommets politiques. Tous les dossiers ont l’air d’une montagne. --- Michel Beaudry

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31 octobre, 2010

Caricatures : semaine du 24 octobre 2010









La réflexion du jour

Le party, l’orgie de dépenses, le carnaval des services publics, ça dure depuis 40 ans; on n’aurait pas à chercher bien loin pour trouver ceux qui ont salopé l’avenir du Québec. Ce sont les mêmes qui disent aujourd’hui qu’on doit se méfier de la droite. Peletonnés dans leur huis-clos idéologique, nos élites ne le voient pas encore, mais le Québec a peut-être finalement compris que le statu quo ne tiendra pas la route. --- Michel Hébert

Le chiffre du jour : 40 %

Le nouveau Planétarium, que la Ville de Montréal construira d’ici 2012 à côté du Stade olympique, coûtera finalement 40% plus cher qu’annoncé et sera 25% moins gros que prévu, a appris le journal 24 Heures.
Le coût total du projet, auquel contribuent la Ville de Montréal, Ottawa, Québec et la firme Rio Tinto Alcan, est passé de 33 millions $ à 46 millions $ au cours des derniers mois, et c’est Montréal qui devra absorber la différence.

30 octobre, 2010

L’efficacité étatique, une illusion

Grâce en partie au Réseau Liberté Québec, le débat entre les pro-interventionnistes, qui veulent toujours plus de gouvernement, et les lucides, qui préconisent une réduction importante du rôle de l’État, est de retour dans les médias.

Les pro-interventionnistes prétendent qu’il suffit de changer les façons de faire de la machine étatique pour régler tous les problèmes d’inefficacité des monopoles d’État. Par contre, les lucides concluent, avec raison, qu’il faut diminuer le rôle de l’État providence au profit de la responsabilisation des individus.

L’argumentaire des pro-interventionnistes suppose qu’il est possible d’appliquer les principes de gestion du secteur privé aux monopoles d’État. Malheureusement, ce n’est pas aussi simple. Ce qui assure le succès de l’entreprise privée ce n’est pas seulement les compétences et les connaissances des intervenants. C’est aussi parce que les forces du marché canalisent ces compétences et connaissances au profit de l’innovation et de l’efficacité.

La concurrence inhérente au libre marché, permets d’établir le juste prix d’un produit ou service et par conséquent d’anticiper les profits qu’un entrepreneur peut éventuellement en tirer. Chaque participant rivalise donc d’ingéniosité pour devancer ses compétiteurs. Les plus créatifs font des profits et croissent, les autres disparaissent. Évidemment, ce phénomène est absent de l'environnement monopolistique, à plus forte raison si c'est un monopole d’État.

L’embauche de gestionnaires rompus aux méthodes de gestion prévalant dans le domaine privé n’assure en rien l’efficacité d’un monopole d’État. Ayant perdu les repères auxquels ils sont habitués, le juste prix tel que déterminé par la concurrence, et ignorant les repères utilisés dans une bureaucratie, il est loin d’être garantie que les nouveaux gestionnaires feraient mieux que les fonctionnaires existants. Dans un monopole d’État les fonctionnaires qui ont à cœur le bien-être de la population, il y en a beaucoup, réussissent malgré tout à fournir des services de qualité acceptables et en quantité raisonnable. J’en veux pour preuve l’excellente performance de certains hôpitaux et de certaines écoles.

Bien sûr, il est possible d’améliorer temporairement l’efficacité d’un monopole d’État. Un politicien d’envergure peut freiner les ardeurs des groupes d’intérêt et exiger que les fonctionnaires agissent au profit de la population. Malheureusement, les effets seront temporaires, car comme le veut le dicton populaire : chassez le naturel et il reviendra au gallot.

L’histoire démontre que la qualité et la quantité de service fourni par un monopole d’État tendent irrémédiablement à se détériorer au fil du temps. À ce sujet, l’histoire récente de la Suède est édifiante. Elle démontre que même dans une social-démocratie perçue comme exemplaire, seule la concurrence permets optimiser l’efficacité des organisations gouvernementales.

La réflexion du jour

Et dire qu'on demande à deux paliers de gouvernement admissibles à la soupe populaire d'investir dans un projet douteux et de second ordre (l'amphithéâtre de Québec). Leurs coffres sont vides, un vient d'annoncer un déficit de cinquante-cinq milliards, l'autre toujours aussi papelard cache une réalité lourde et tente de sauver la face en donnant son aval. Quel mépris pour certains initiés. La logique et la cohérence ne pèsent pas lourd sous l'effet de la manipulation pour les autres. --- Marcellin Bélanger, Saint-Eugène, L'Islet.

Le chiffre du jour : 563 000

L'État québécois voulait grossir pour pouvoir protéger les siens. Alors, il a mangé, mangé...
Il a tellement bouffé qu'aujourd'hui, il souffre d'obésité chronique.

Paralysé par une dette de 223 milliards $ et croulant sous le poids de 563 000 fonctionnaires, l'État est tellement gros, tellement obèse qu'il ne peut plus rien faire.

29 octobre, 2010

La réflexion du jour

On ne manque pas d'argent en éducation au Québec: on le dépense mal. Voilà la vérité. Et il y a des gens en place qui ne veulent pas soulever cette question par peur de perdre leurs privilèges ou par crainte du changement.

Ah oui! En Finlande, LE pays modèle, il n'y a pas de commission scolaire et la structure bureaucratique n'a rien à voir avec celle, obèse et inefficace, du Québec. C'est à se demander qui manque de motivation: nos jeunes ou certains de ceux qui gèrent l'appareil éducatif québécois? --- Luc Papineau, enseignant.

Le chiffre du jour : 549 000

Au milieu des années 90, on comptait 459 000 fonctionnaires et en 2009, selon la CARRA, il y en a 549 000. C’est donc une hausse de 20 %, alors qu’on devait en éliminer un sur deux.

28 octobre, 2010

Le palmarès des écoles, un outil utile

Le dernier palmarès des écoles secondaires du Québec est maintenant disponible sur le site de l'Institut Fraser. Le prochain, s’il y en a un, sera publié à l’automne 2013.

Contrairement à ce qui était le cas auparavant, dans certaines matières les « épreuves uniques » ont été temporairement remplacées par des « épreuves d’appoint » lesquelles peuvent varier d’une commission scolaire à l’autre.

Selon le Ministère, des « épreuves uniques » devraient de nouveau être administrées dans ces matières à compter de juin 2012. Si cela se concrétise, l’Institut Fraser pourra recommencer à produire son palmarès à partir de l’automne 2013.

Les interventionnistes, champions du nivellement par le bas, jubilent. Ils ont enfin eu raison des empêcheurs de tourner en rond qui, au moyen du palmarès imposaient une concurrence malsaine entre les écoles.

Le palmarès, malgré des lacunes évidentes, avait le mérite d’encourager les parents et les intervenants du milieu à se poser des questions. Les politiciens, les bureaucrates et les groupes d’intérêts, au premier chef les commissions scolaires et les syndicats, peuvent enfin dormir tranquilles. Pour eux, c’est le retour à la normale. Ils n’ont plus qu’à se plaindre du manque d’argent et à démoniser les écoles privées.

Le palmarès stimulait un débat public sur les difficultés du système d’éducation et sur les solutions proposées. Celles-ci variaient selon le modèle économique choisi.

Les solutions interventionnistes :
  • Plus d’argent;
  • Élimination des subventions aux écoles privées;
  • Plus de bureaucrates;
  • Plus de nivellement par le bas;
  • Etc.

Les solutions libertariennes :
  • Élimination des commissions scolaires;
  • Plus de décentralisation;
  • Concurrence entre les écoles;
  • L’argent suit l’élève;
  • Conventions collectives locales;
  • Rémunération des gestionnaires et des professeurs basée sur les résultats;
  • Etc.

Depuis 30 ans, les solutions proposées par les interventionnistes ont engraissé les structures et les syndicats au détriment des élèves et des professeurs. Il est temps que le MDÉLS s’inspire de la philosophie libertarienne : « moins c’est mieux ».

La réflexion du jour

Une culture de repli sur soi, de respect soviétique de normes, où bien des administrateurs se méfient des soignants, perçus comme des générateurs de coûts. Une culture où les bureaucrates, prisonniers de leur logique, auront tendance à préserver leurs privilèges et à trouver qu'il est plus simple de couper dans les services que dans l'administration. Et qui ont fini par oublier que la mission du réseau est d'être au service des citoyens et que le patient doit être au centre du système. --- Alain Dubuc

Le chiffre du jour : 84 918

Le drame, c'est que cette énorme administration, ce monstre tricéphale, avec ses trois structures - le ministère, les agences, et le réseau des Centres de santé et de services sociaux -, avec ses 11 328 cadres, avec ses 84 918 employés administratifs, ne fait pas le travail qui devrait être le sien.

27 octobre, 2010

Réseau Liberté Québec, les interventionnistes sont nerveux

Le succès du premier évènement de Réseau Liberté Québec (450 participants payants) a eu l’effet d’un coup de fouet sur les troupes interventionnistes.

Les faiseurs d’opinions pro-interventionnistes, les groupes d’intérêt et la gogauche médiatique redoublent d’effort pour discréditer un mouvement embryonnaire, mais qui pourrait déclencher une avalanche.

Ils utilisent les mêmes vieilles tactiques de toujours, faire peur au monde. Les pro-interventionnistes se lisent tellement entre eux qu’ils en sont arrivés à croire les peurs qu’ils racontent à la population. Essentiellement, ils prétendent qu’une réduction de l’État implique une réduction des services.

Comme il est commode d’oublier que les services de santé et d’éducation, représentant plus de 60 % du budget, sont tellement mauvais qu’il faut de toute façon aller au privé pour se faire soigner et pour éduquer nos enfants. Au moins, en réduisant la taille de l’État on aura plus d’argent dans nos poches pour acquérir auprès d’entreprises privées les services de santé et d’éducation dont nous avons besoin.

Ensuite, ils défient le RLQ et ses sympathisants de leur dire ce qu’ils feraient pour régler les défis qui confrontent la société québécoise.

Il est vrai que les pro-interventionnistes ont la mauvaise habitude de lire les études de l’IÉDM, du Cirano, de l’Institut Fraser, etc. dans l’unique but de les démolir. Ils ne réalisent donc pas que les solutions sont déjà connues : l’argent suit le patient, l’argent suit l’élève, la concurrence entre les fournisseurs de service (publics, privés ou mixtes), l’actualisation des lois du travail, l’abandon des programmes sociaux mur à mur, l’élimination des trop nombreux programmes de subventions, la réduction des impôts et des charges sociales, etc., etc.

Enfin, les pro-interventionnistes prétendent que les gains découlant d’une plus grande efficacité et de l’élimination du gaspillage n’auraient qu’un effet mineur sur la santé des finances publiques. Encore une fois, il est bien commode d’oublier que depuis la création de l’escouade marteau, les coûts des contrats à la Ville de Montréal ont diminué de 30 %. Que dire du contrat de remplacement des voitures du métro accordé sans appel d’offre, du surplus de 40 % payé pour les médicaments génériques, du dédoublement des structures administratives, des pertes de plusieurs milliards de la Caisse, la SGF et Investissement Québec, etc., etc.

La mauvaise gestion et l’utilisation des fonds publics à des fins autres que ceux pour lesquels ils ont été perçus représentent des pertes annuelles de plusieurs milliards de dollars. Il faut être de bien mauvaise foi pour prétendre le contraire.

La réflexion du jour

Surtout, et ceci est d’une importance primordiale, comment le Gouvernement procédera-t-il pour acquérir les 600 voitures additionnelles qu’on devra commander dans un proche avenir? Quelle entreprise sérieuse va se pencher sur un éventuel appel d’offres? Une société concurrente a travaillé pendant neuf mois pour préparer sa réponse à un appel d’offres annulé à la dernière minute. On lui refuse le droit à toute compensation au moyen d’une loi à effet rétroactif.
Une seule entreprise sera intéressée par le prochain contrat et elle pourra dicter son prix. Les Québécois n’ont pas fini de payer pour les erreurs du Gouvernement dans ce dossier. --- Claude Garcia

Le chiffre du jour : 135 G $

Le gouvernement du premier ministre conservateur David Cameron et de ses alliés libéraux-démocrates cherche à réduire les dépenses de 135 milliards de dollars en quatre ans. L'objectif consiste à ramener le déficit des comptes publics de 10,1 % du PIB cette année à 1,1 % en 2015.

Le plan, présenté comme le plus austère depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, se traduira par la suppression de 490 000 emplois dans le secteur public, principalement par attrition. Des licenciements seront tout de même « inévitables ».

(NDLR : C'est autrement plus sérieux que le budget Bachand qui nous promet de réduire le taux de croissance des dépenses de 4,9 % à 2,2 %!)

26 octobre, 2010

Subventions, les perles de la semaine du 16 au 22 octobre

Chaque semaine, le blogue de Mathieu Turbide et de Serge Laplante, Où vont vos impôt , publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.

Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.

Imaginez ce que ce serait si le gouvernement n’était pas en faillite!
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  • La Corporation du Moulin des Pionniers de La Doré, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, reçoit une subvention de 524 300 $ pour des travaux urgents et l’aménagement de ce site historique.
  • Le ministère des Transports accorde une subvention de 55 545 $ à l’entreprise Transport Gilmyr inc. de Montmagny, afin que celle-ci fasse l’acquisition de 95 ordinateurs de bord permettant d’amasser les données qui servent à évaluer le comportement des conducteurs au volant d’un véhicule lourd, en regard de leur consommation de carburant.
  • La MRC de Pontiac et onze municipalités de ce secteur s’engagent dans la démarche Municipalité amie des aînés (MADA), et la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, leur versera à cette fin un total de 173 200 $, soit une somme de 137 000 $ aux municipalités et une somme de 36 200 $ au Carrefour action municipale et famille, l’organisme qui accompagnera les municipalités dans la réalisation de leur projet.
  • La ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport octroie une aide financière de 180 000 $ aux deux comités organisateurs des étapes de la Coupe du monde de patinage de vitesse courte piste de l’International Skating Union (ISU) qui se dérouleront au Québec au cours des prochains jours.
  • Une aide financière de 3 052 000 $ sera versée à Produits Forestiers Arbec pour l’implantation d’un centre de transbordement ferroviaire à Port-Cartier.
  • Le Musée du Fjord bénéficiera d’une contribution financière de 1 095 607 $, consentie dans le cadre du Programme d’aide à la stratégie des croisières du ministère du Tourisme.
  • Nature-Action Québec recevra 100 000 $ du ministère des Transports pour le projet Mon école à pied, à vélo.

La réflexion du jour

Être contre le gaz de schiste, avant même d’en connaître vraiment le pour et le contre, est devenu l’opinion politiquement correcte, défendue par l’élite intellectuelle et culturelle québécoise. Cette élite se fiche éperdument des emplois que cette nouvelle industrie pourrait créer ou des ressources financières supplémentaires qu’elle pourrait fournir à l’État. La question est donc vue sous le seul angle de l’environnement. On parle de développement durable mais, en réalité, on ne veut pas de développement du tout. Quand on a déjà tout ce qu’il nous faut, on n’a plus besoin de développement… Du moins, c’est ce qu’on croit.--- André Pratte

Le chiffre du jour : 30 %


Source : Québec Droite

25 octobre, 2010

La réflexion du jour

Dans les dernières semaines ont eu lieu les audiences pour l'exploitation des gaz de schiste. Ce fut impossible pour les citoyens de placer un mot, les activistes ont envahi et imposé leurs choix aux citoyens.


C'est pathétique et ce sont eux qui prennent le monopole des médias. Impossible pour le «payeur de taxes» moyen de dire ou de comprendre ce qui se passe. Le pire, c'est que la plupart de ces activistes sont payés par des organismes qui vivent de subventions. --- Luc Théberge, camionneur
(NDLR : Bravo M. Théberge. Vous avez tout compris.)

Le chiffre du jour : 61 %

Une analyse du financement des partis montre que la somme de 2 $, qui est maintenant versée chaque année aux partis politiques pour chaque vote obtenu lors de l’élection précédente, n’est pas la seule subvention qui est payée par les contribuables canadiens aux partis politiques.

Près de 8 millions de dollars sont consacrés chaque année pour financer les «bureaux de recherche» dont ont droit tous les partis politiques. Pourtant, malgré leur nom, les personnes qui sont familières avec les activités de ces bureaux admettent que la plupart du temps, le genre d’activités de recherche n’est pas ce à quoi les Canadiens peuvent s’attendre.
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Un sondage Ipsos-Reid effectué il y a deux ans lors de la crise constitutionnelle a montré que 61% des Canadiens, dont une majorité dans chaque province, voulait l’abolition de cette subvention.

24 octobre, 2010

Caricatures : semaine du 17 octobre 2010








La réflexion du jour

« La connaissance des traitements disponibles peut être guidée par le type de couverture en matière de médicaments dont le patient est détenteur, car la majorité des oncologues (66 pour cent) avouent qu'ils ne suggèreraient jamais un traitement non financé publiquement à un patient sachant qu'il n'a pas accès à une couverture privée ou à des fonds personnels adéquats », a déclaré Dianne Hartling, la trésorière du conseil d'administration du RCCS. « Ceci place nos oncologues dans une position très difficile et soulève des préoccupations à propos des Canadiens vivant avec un cancer métastatique, qui pourraient ne pas avoir connaissance de tous les traitements disponibles. »

(NDLR : ...et on refuse de changer le système existant en prétextant qu'on ne veut pas d'une médecine à deux vitesses!!!)

Le chiffre du jour : 130 $

Si vous donnez 100 $ au parti politique de votre choix et qu’il dépense cette somme lors d’une élection, le parti politique recevra un remboursement de 50 $ d’Élections Canada à titre du programme de remboursement des dépenses électorales.

Les partis politiques peuvent également demander un crédit pour la TPS, ce qui ajouterait 5 $ de plus dans leurs coffres, courtoisie de l’Agence du revenu du Canada.

Au final, votre don de 100 $ peut coûter 130 $ au gouvernement fédéral.

23 octobre, 2010

La réflexion du jour

Au cours des prochaines années, le Québec devrait faire de l'amélioration de la productivité une de ses grandes priorités, tant au secteur public que dans les entreprises. Non pas en réduisant toujours plus les impôts, mais en revoyant sa panoplie de programmes d'aide souvent très coûteux et de l'efficacité desquels on n'a aucune idée. --- Jean-Robert Sansfaçon

(NDLR : Même un pro-interventionniste comme J.R.S. reconnaît que la subventionnite aiguë n'a plus de bon sen

Le chiffre du jour : 47 millions

Un groupe d'architectes et d'experts en génie-conseil intentent deux poursuites totalisant 47 millions contre le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM).

(NDLR : L'incurie a un coût.)

22 octobre, 2010

Les infirmières bouche-trous

La logique stupide de la bureaucratie des monopoles d’État ne connaît pas de limites.

Prenons l’exemple du Centre de santé Pierre-Boucher de Longueuil (ici). Malgré le manque ahurissant de personnel, 73 postes ont été affichés pour du travail 4 jours sur 15. Les employés qui acceptent ces postes, mais qui désirent un nombre d’heures de travail plus élevé doivent accepter d’être des bouche-trous.

Un bouche-trou c’est quelqu’un que l’hôpital utilise pour remplacer une personne absente. Alors, la tâche d’un bouche-trou varie de jour en jour et ses horaires sont aléatoires.

Pourquoi les infirmières préfèrent-elles travailler pour une agence privée? Relisez le paragraphe ci-haut.

Mais qu’est-ce qui explique une aberrance aussi invraisemblable? Écoutons Philippe Benoît, directeur des ressources humaines :

« La réponse est dans le fait que l'établissement est forcé de titulariser tous ses employés. En terme simple, pour travailler dans l'établissement, un employé doit occuper un titre en particulier. »
Vous y comprenez quelque chose? Ne vous en faites pas vous n’êtes pas les seuls.

En théorie, la convention collective protège les conditions de travail des syndiqués. Dans un monopole public, elle sert plutôt à entraver la productivité au profit des bureaucrates et des syndicats au détriment des travailleurs et des patients. Les pertes d’efficacité font gonfler les budgets des bureaucrates et le nombre de cotisants des syndicats.

Si demain matin les gestionnaires de l’hôpital Pierre-Boucher pouvaient négocier une convention collective unique à l’établissement et si son budget respectait le principe « l’argent suit le patient », je parie que l’efficacité de l’établissement augmenterait d’au moins 20 %, voire 30 %.

Cette situation n’est pas unique au système de santé. Le système d’éducation, les CPE, l’industrie de la construction, Hydro-Québec, la SAQ, etc. font tous face aux mêmes embûches quoiqu’à des degrés divers.

La réflexion du jour

L'avènement du DSQ, prévu pour 2010, est maintenant reporté à 2015. À trois reprises, le vérificateur général du Québec a analysé ce coûteux projet; chaque fois, les critiques furent vives. En mai, il a pointé des problèmes et risques à ce point importants qu'ils «réduisent la probabilité d'atteindre l'objectif initial visé». Tout ça pour rien? --- Marie-André Chouinard

(NDLR : En matière de santé il n'est plus possible d'identifier tous les fiascos tellement ils sont nombreux.)

Le chiffre du jour : 33 %

Selon cette étude réalisée par les chercheurs Luc Cloutier et Jean-François Dorion, plus du tiers des travailleurs québécois âgés de 50 à 54 ans déclarent qu’ils prendront leur retraite avant 60 ans contre moins du quart chez leurs vis-à-vis ontariens.

21 octobre, 2010

L’islam comme soumission

Louise Labrecque

Le silence des musulmans dit modérés a de quoi laisser pantois. Il vient un temps où il faut cesser de s’accouder à la fenêtre, pour enfin prouver au monde notre « extraordinaire vision ». En effet, aucun vœu pieu ne fera l’affaire : ce qu’exige la communauté internationale à présent, ce sont des preuves, des données tangibles, empiriques, irréfutables, exprimant hors de tout doute que l’Islam est bel et bien une religion de paix. Et si nous sommes un tantinet pressés, voire clairement agacés, par les vœux pieux des fanatiques, c’est que la farce a assez durée : nous sommes las de ce scandale fondamental laissant croire en une paix puisant son eau à la source des pires barbaries, du terrorisme, de la haine perverse et mortifère, bref, face à ce génocide de la conscience humaine, la responsabilité des musulmans dit modérés, interpelle actuellement le monde entier, notamment le monde occidental. En effet, seule cette voix éclairée pourra apporter une réelle aide opérationnelle afin d’ouvrir la possibilité de débats sur la question du désengagement terrorisme au cœur de l’Islam, grand responsable du fiasco actuel. Le régime de terreur imposée ici dépasse l’imagination la plus abjecte et le thème de l’agression (agressions sous toutes ses formes), doit être abandonné : les massacres de masse ne font pas avancer la cause de la paix dans le monde. Il y aurait beaucoup à en dire, trop pour les besoins de cet article, mais je vous laisse aux innombrables documents et archives disponibles partout, notamment sur le web, pour mesurer un indice de l’ampleur de violence et d’asservissement dont on parle ici. Pour l’heure, regardons de près le déconcertant message rampant caché sous l’affirmation de cette simple phrase : « L’Islam est une religion de paix » Cette antinomie est plus qu’une contradiction complexe. En effet, opposer le concept de civilisation à la paix individuelle et collective (mondiale), et élargir ensuite l’enseignement de cette idéologie à une recherche historique amène une telle contradiction que l’on finit par ne plus se comprendre; les ravages découlant de ce fouillis ambigu ne porte aucune allusion éclairée puisque sous le couvert bouillonne les feux (et contre-feux) des pires thèses ravageuses, barbares, dénuées bien évidemment de toute décence, sous sa prude pensée d’apparat. L’islam a toujours été pluriel et les citoyens d’origine musulmane sont très divers : j’en appelle donc à ces contemporains, avec insistance sur la civilisation de mémoire, afin de sortir des discours ethnocentriques, identitaires, pour entrer réellement au cœur des enjeux de la crise actuelle, celle de la république laïque avec l’islam essentialisé, comme toutes les autres religions (en particulier le catholicisme), ramenant du même coup l’importance cruciale de la séparation de l’Église et de l’État.

Incontestablement, la voix publique de tous les musulmans dit modérés, doit, sans paradoxe, s’afficher au grand jour. L’heure est venue de la métamorphose : la doctrine islamique doit changer, les rapports humains entre hommes et femmes doivent sortir de la violence, de la terreur, de la barbarie. Il est facile de jeter la pierre : des millions de jeunes femmes et de jeunes hommes, notamment en France et en Algérie, ont été aveugles sur la nature du pouvoir qui s’opérait devant leurs yeux : son obsessif autoritarisme aurait pourtant dû, davantage, mettre bravement toute la population en sentinelle. Or, sans entrer dans la psychologie sociale, les mutations mentales peuvent, sous la pression, adopter des solutions extrêmes (relégation de masse, épurations ethniques, génocides.) Ce sont des changements parfois insidieux, par exemple l’idée que la paix passe par une violence nécessaire, dans un travail d’approche transversale, centrée sur les comportements des individus, pour ensuite amener l’idée de « bonne société », pragmatique et non-utopique; en somme, telles sont les deux faces d’un même enjeu prenant racine au cœur du principe de responsabilité.

En effet, un enjeu doit préserver l’humanité, tant en ce qui concerne les conditions physiques d’existence, qu’en ce qui concerne l’idée d’humanité et les idéaux moraux qui y sont rattachés; Hans Jonas a écrit sur cette forme d’éthique à l’orée de notre civilisation technologique, et cela avait soulevé quelques soubresauts, notamment dans les milieux académiques et universitaires. Mais en quoi parle- t’on ici d’humanisme ? En effet, en matière de débats haineux nous sommes servis allégrement, et la sous-culture qui en découle forcément, est souvent tout sauf édifiante. Qui plus est, certains éléments fourre-tout présentent de maladroites tentatives de synthèse : bref que faire lorsque les débats semblent tellement teintés de haine et de tentative d’émancipation réservée à une petite « élite », qu’il faille invoquer les Lumières (qui ne parlent plus guère ou qui laisse parfois sceptique) ? L’idéal libéral (« le plus grand bonheur possible ») a rompu avec le néolibéralisme, telle une contradiction durable : nous sommes en réalité à la croisée des chemins (et les Lumières ont aussi leurs intégristes). Comment reconnaître les intégristes ? Facile : aucune question ne les taraude. Ils croient vivre, ou vivent bel et bien, sur une planète de la raison totalement éclairée; or, nous le savons : dans le réel (comme dans la philosophie), la raison n’a jamais cessée de manifester son double, sa face d’ombre, sa déraison. Néanmoins cette indifférence, cette lassitude, voire cette haine face aux Lumières cache toujours un danger porteur de violence. En effet, critiquer les Lumières est légitime et il n’est pas question ici de refaire le procès de ce qui constitue la figure la plus importante, sensée, humaine et éclairée de notre civilisation. Qui plus est, la critique oblige à admettre que l’invasion de la raison n’est pas pour demain tant l’humanité est corrompue, en proie à ses pulsions les plus asservissantes, navrée de bêtises. Il nous faudra bientôt réellement transposer cette raison éclairée en actes, afin de relever une véritable éthique de confiance, une réalité vivante de la laïcité, afin de construire un nouveau destin pour l’Occident. Les critiques contemporaines des Lumières ouvrent donc la voie sur de nouveaux courants qui se réclament d’un pluralisme où tous les individus peuvent s’exprimer; actuellement, avec la montée des intégrismes, l’heure est grave. En effet, la montée de l’émotionnel cherche à lier la raison à la foi, et on peut voir ce que cela produit : le fanatisme et la barbarie. Ainsi, des conflits violents risquent d’éliminer bien vite nos réflexions actuelles, et de ce qu’on appelle « l’effet rebond », nous allons mesurer l’impact d’une inversion des Lumières. Les fanatiques y travaillent en cherchant à créer un triangle insoluble. Toutefois, nous sommes plus fort qu’eux car nous avons compris : « un peu de raison éloigne Dieu » (dixit Pascal) et de cette simple citation il poursuit : « et beaucoup de raison l’y ramène », tel un point d’ancrage solide. En réalité, nous ne parlons pas de dieux, mais de la loi naturelle (la raison), et c’est précisément en allant au bout de celle-ci que l’on peut toucher à son essence (certains diront « essence divine »). En somme, si de rares déraillements sont bel et bien nés des Lumières, il ne faut surtout pas oublier qu’elles étaient liées au Christianisme : ainsi de nombreuses catastrophes, par exemple la Shoa, n’aurait jamais eu lieu. Le cardinal Lustiger a lui-même avoué : « c’était des idées chrétiennes devenues folles », et sans remettre en question les principales valeurs de la Révolution (Liberté, Égalité, Fraternité), nous devons insister sur toutes les formes de barbaries qui se sont servies des Lumières afin de commettre leurs perversions folles. Aujourd’hui l’heure est venue d’en appeler de tous les esprits éclairés, afin de se mettre dans une expérience de la pensée « comme si Dieu existait » (or combien notre puissance n’est pas infinie. Il nous faudra bien un jour sortir de ce transhumanisme, puisque la perfection n’existe pas), simplement soyons de dignes héritiers des Lumières, et relevons les défis du sens et de la portées de son action en cette époque où la lutte de celles-ci risquent de faire le lit des obscurantismes les plus haineux, et signer ni plus ni moins le retour à des pratiques et conceptions irrationnelles. En effet nous sommes à la fin d’une époque, à un changement de civilisation. La paix mondiale marche sur un fil. De plus, une grave crise économique est à nos portes. Or, nous le savons : outre les structures administratives, ce sont les structures juridiques qui fondent et nourrissent le phénomène de la violence dans la vie quotidienne. Un exemple : la montée des intégrismes passe beaucoup par le web, ainsi une véritable culture d’intimidation publique fait des petits, depuis plus de vingt ans, et se conjugue au climat de peur produit par le 11 septembre. Or que fait Barak Obama, lui qui a su profiter de celle-ci afin de lancer brillamment sa candidature, en marge des grands appareils politiques. En effet, rappelons-nous : les méfaits de l’organisation Bush furent dénoncés, notamment par plusieurs maisons d’éditions et une vague de livres, qui a été ensuite appuyée par un réseau de sites internet, des bloggers, et des mouvements activistes (MoveOn.com, qui compte plus de quatre millions de membres), lesquels ont réussis à créer une véritable sphère publique médiatique alternative. Toutefois, une crise ou une menace n’étant pas toujours une chance, dans le cas des dérives des fanatiques islamistes, il nous faudra des leaders forts pour réagir, remettre ces intégristes à leurs places, de la même manière que certains haut dirigeants ont remis le capitalisme sur ses rails afin de nous éviter le pire , il n’y pas si longtemps. Aussi, je pense à Peter Thiel , jeune financier qui a crée PayPal ( avant de financer Facebook) et qui explique sa démarche, et l’importance d’éviter l’éclatement d’autres bulles spéculatives, lesquelles amènent trop souvent des actes de violence. Les fanatiques islamistes sautent sur toutes les occasions, afin d’amener l’idée que le capitalisme serait mortel, dangereux, diabolique, et que la catastrophe – du moins sa perspective apocalyptique- est imminente, tant et si bien qu’ils sont certains que l’anti-mondialisation l’emportera , or, nous le savons : la mondialisation se nourrit à ce qui s’oppose à elle (dixit Tocqueville), en ce sens elle est universelle, unique, puissante et durable.

En ce moment, la menace la plus terrible( outre le conflit nucléaire généralisé), serait un autre attentat du même type que le 11 septembre. L’explosion Humanae vitae ne doit pourtant pas se nourrir de la peur. La peur motive le lien politique : vient ensuite la rupture contemporaine. Lorsque la peur devient le socle d’une cohésion sociale, celle-ci devient source de défiance et de division. Le dogme de l’inquiétude sécuritaire, prudent, désenchanté, calculateur, s’assure de son indépassable état en puisant dans le politique : celle-ci exhibe ce qu’elle garanti et elle va entretenir la peur jusqu'à légitimer son action, voire sa violence, son terrorisme et ses pires barbaries. Ce constat d’une communauté fondée sur la terreur est un non-sens, et sans rêver, il nous faut admettre la nécessité d’une transformation, passant par un réel renouveau politique. Le courage de s’extraire, à la manière du Nautilus du Capitaine Nemo (dixit Roland Barthe) oblige à dire non à l’état de vigilance, à cette tentative de crainte universelle, de menaces permanente. Non nous ne serons pas des automates ! Cette stratégie d’intimidation afin de créer un état atrophié, soumis à la peur n’aura pas de vis-à-vis : la gestion des risques où l’État traque frénétiquement l’aune du jeu rationnel n’aura aucune détermination propre car l’individu possède un agir où se fabrique une police du possible, de tous les possibles, et sans atteinte aux droits fondamentaux. Nous avons le droit de vivre en paix.

La réflexion du jour

Dans le domaine de la santé se posent des questions de principe et des problèmes hautement concrets et pratiques. Comment expliquer sans faux-fuyant que le CHUM sera inauguré avec dix ans de retard sur l'échéancier? Est-ce dû à une totale incompétence des gestionnaires et des mandataires ou à un fonctionnement engorgé et totalement désorganisé de l'ensemble de nos structures de décision collectives? Comment se fait-il que le Québec ne réussisse pas à informatiser les dossiers médicaux au même rythme que les autres provinces, qui reçoivent pourtant les mêmes transferts fédéraux que nous? Incompétence de la fonction publique ou négligence gouvernementale? Nous savons depuis des lunes que les urgences sont engorgées par des personnes qui n'y ont pas d'affaire. Pourquoi aucun gouvernement n'a-t-il réussi à mettre sur pied des services de première ligne, même si tous savaient que c'était le meilleur remède? Et enfin, au chapitre des grands principes: existe-t-il des systèmes qui garantissent un accès égalitaire aux soins tout en faisant appel au privé ou en remettant en question l'universalité du système? Pouvons-nous sortir de l'opposition entre le public et le privé? --- Gil Courtemanche

Le chiffre du jour : 2,5 millions

Depuis 20 ans, la population québécoise des plus de 65 ans a doublé; dans 20 ans, elle aura encore doublé, de sorte que les aînés seront presque 2,5 millions et composeront le quart de la population. Leurs besoins en services à domicile, en résidences, en soins, en équipements et services adaptés... tout cela dépasse pour l'instant les capacités de l'État, en termes de finance, mais plus encore d'imagination, de créativité et de sens pratique.

20 octobre, 2010

Où sont les femmes ???

Louise Labrecque

Ce n’est même pas une question. Plus que jamais il faut repenser le féminisme afin de mieux comprendre la condition féminine actuelle. Diane Guilbault, l’auteure de cet extraordinaire petit livre : « Démocratie et égalité des sexes », interroge les liens complexes unissant le corps, la société, les religions, les cultes, les systèmes et les politiques, notamment les accommodements dit raisonnables. L’éducation des filles, depuis toujours, englobe le corps et cerne tout particulièrement le sexe, organe de procréation. Ce faux pouvoir, les femmes l’ont appris par cœur, au travers des siècles de silence, de mimétisme, de séduction. Bref, toutes théories seraient ici une imposture, tant sous couvert d’objectivité, il demeure des idéologies avec une cloison étanche. En effet, impossible d’être optimiste aujourd’hui, tant le port du voile renvoie à des pratiques primitives et hypocrites, où la femme n’est en somme qu’un objet, réceptacle, et où elle n’a sa place qu’en passant par un long, très long règne de la société patriarcale où elle fut absolument évacuée de toutes les scènes, obligée de réinvestir le seul petit bout de territoire qu’il lui restait : la maternité. Presque un tableau lyrique, l’interprétation de ces femmes, intégralement de noir vêtues (ou de blanc), avec une petite fente pour les yeux, marchant sur la rue, entre deux fils, personnifiant l’agonie de la société actuelle, en danger de mort, ni plus ni moins, est aussi le traité d’éducation mâle intégriste : pour lui, seul ce qui peut être saisi d’un seul coup a droit à l’existence. La perte de repères qui se pointe à l’horizon est important. En somme, rien de raisonnable dans ces accommodements, où les débats biaisés ont fait la manchette. Par chance, le ridicule ne tue pas ! En effet, pire que tout, ces accommodements « raisonnables » furent un véritable pied de nez fait aux femmes. Ainsi, l’étrange solitude des femmes, palpable sous ces voiles, invalide également toutes les femmes. Nous voulions entendre parler de valeurs, de démocraties, d’égalités et des dogmes sexismes au cœur des enjeux religieux. En effet, Le péril de nos libertés et la fragilité de nos démocraties est bien réel. Le corps féminin, sa validité, sa parole, sa liberté, est actuellement menacé; nous nous dirigeons vers la survie du monde. En effet, nous assistons en ce moment aux dernières limites de la société de discours, et le renouvellement de nos valeurs de liberté et de démocratie ne seront pas possibles sans la laïcité. La laïcité de fait, est une caractéristique du Québec moderne, depuis quelques 40 ans, et cette valeur publique fondamentale est liée tant à la démocratie qu’à l’exercice du droit des femmes. Or, comment cela se fait-il que cette laïcité ne soit mentionnée nulle part, dans aucun texte officiel, alors que la liberté de religion est protégée par la Charte des droits et libertés ?

Depuis l’époque épique où les femmes ont luttés courageusement, notamment pour obtenir le droit de vote, jusqu’aux enjeux actuels, desquels nous déployons efforts et prouesses en vue d’attirer les femmes dans des postes de haut niveau, survient en même temps le discours du prêt-à-penser multiculturaliste. L’intégrisme et l’islamofascisme est cette idéologie du manque, des interdits en soi et en dehors de soi, voulant détruire toute quête de liberté, toutes aspirations d’émancipation réelles des femmes, pour conduire à cette image monothéiste, monosexuelle, dans un contexte de contraintes dont l’issue est toujours tragique, comme la fin des périodes décadentes. Le pouvoir fait des remises en question à la condition que tout ne soit pas faussé par l’idéologie. Or, en ce moment, le multiculturalisme se nourrit de clichés, qui par définition ont la vie dure. Non le voile n’est pas qu’un bout de tissu et il n’a rien d’exotique ! De la même manière, les mythes et autres débilités survivent encore de nos jours : les femmes doivent combattre cela, moralement parlant. Bref, en ce moment, l’importance du débat revient aux femmes. Ensuite, le courage politique doit être cohérent, afin de ne pas accepter de renoncer à la féminisation de la société, au profit des valeurs de partage, rencontres, renouements avec la terre, et autres communautarismes et sectarismes. Bref, se méfier comme la peste des discours islamismes, qui empruntent hypocritement les plus pures tendresses et dont la somme, pourtant, avilit la femme au plus profond de sa fureur, de sa lucidité, et de sa liberté. Le féminisme mute et c'est très bien. Il s'adapte, se transforme, se constitue de nouveaux repères. Nous sommes à l'aube d'un changement de civilisation: ne cherchons pas les modèles, les exemples, ni personne, car ce qui se dessine sous nos yeux est inédit dans l'histoire de l'humanité. Il faut au contraire se retrancher dans nos quartiers, réfléchir intelligemment afin d'établir un plan d'action fort, solide, inébranlable. C'est la fragilité de nos libertés, de nos démocraties, et de nos droits qui sera mise bientôt à rude épreuve. Soyons-en conscientes et conscients: la transparence du discours féminisme doit prévaloir afin de sortir de ce début de cauchemar inqualifiable. Finalement, les femmes ont assez soufferts, depuis la nuit des temps, là c'est assez. Il ne faut pas céder d'un pouce devant le discours islamisant et “fleuri” de bonnes intentions hypocrites. Au-delà des débats stériles, il nous faut combattre : dans les faits, nous avons affaires à des barbares qui ne savent que gueuler comme des putois, cogner sur e même clou ad vitam eternam, afin d'enfoncer plus ou moins sournoisement les femmes dans un trou noir sans fond d'où la lumière en est l’antithèse. Oui, nous avons raison d'avoir peur, et sans entrer dans le dogme de l’inquiétude, il faut écouter attentivement cette peur: elle nous avertit d'un danger.

Diane Guilbault « Démocratie et égalité des sexes », Sysyphe, Canada, 138 pages.

La réflexion du jour

Nous en savons plus qu’avant sur les sources de la croissance et de la prospérité. La croissance économique est principalement le résultat des gains tirés du commerce, de l'investissement en capital et la découverte de produits innovants, des méthodes de production à faible coût et de davantage d’efficacité dans la production. De nombreuses études ont montré que les pays avec plus de liberté économique croissent plus rapidement et atteignent des niveaux de revenu par habitant plus élevés que ceux qui sont moins libres. Il existe une relation positive entre l'évolution de la liberté économique et la croissance du revenu par habitant. En outre, comme le revenu par habitant a augmenté, le taux de pauvreté dans le monde a reculé, et la plupart de ces progrès ont eu lieu dans les pays qui ont pris des mesures importantes en faveur de plus de liberté économique. --- Un monde libre

Le chiffre du jour : 71,5 %

Toutefois, comme le montre le rapport de cette année, la liberté économique dans le monde a diminué pour la première fois en plusieurs décennies. Sur les 123 pays ayant des notations en 2007 et 2008, 88 (soit 71,5 pour cent) ont vu une diminution de leur notation et seulement 35 ( soit 28,5 pour cent) ont enregistré une hausse de notation.

Les États-Unis ont chuté de la troisième place en 2000 à la sixième place dans le présent rapport, leur notation passant de 8,45 en 2000 à 7,93 en 2008.

19 octobre, 2010

Les villes les plus dynamiques

Les villes du Canada les plus dynamiques en matière d’entrepreneuriat



Source : FCEI

L’entrepreneuriat, pourquoi une autre consultation ?

Le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, M. Clément Gignac, annonce le lancement d’une tournée nationale de consultation sur l’entrepreneuriat.

Je me réjouis qu’enfin le gouvernement s’intéresse aux entrepreneurs, mais à quoi cette consultation servira-t-elle?

Elle reflétera nécessairement les points de vue contradictoires des nombreux groupes d’intérêt qui ne manqueront pas d’y participer pour défendre leurs chasses gardées respectives. Malheureusement, si le passé est garant de l’avenir, les politiciens seront incapables de trancher, car cela risquerait de soulever l’ire des uns et des autres. Donc, je crains que cette initiative ne produise à grands frais qu’un autre rapport qui accumulera de la poussière.

En effet, pourquoi une consultation? Les problèmes et les solutions sont connus depuis très longtemps. Il suffit de consulter la FCEI, l’institut Fraser et l’IÉDM pour s’en convaincre ( ici et ici.)

En 2008, selon l’indice de liberté économique de l’Institut Fraser, le Québec s’est classé 59/60 en Amérique du Nord. Dans une région économique donnée, l’entrepreneuriat est directement proportionnel à la liberté économique. Malheureusement, l’environnement économique hyper réglementé du Québec où l’inertie de la bureaucratie et l’influence des groupes d’intérêt priment, l’entrepreneuriat a peu de chance de s’épanouir.

Alors, il n’est pas surprenant que l’Indice entrepreneurial du Québec traîne dans le peloton de queue au Canada.

Plusieurs facteurs contribuent au manque de dynamisme de l’entrepreneuriat québécois. La complexité du régime fiscal, l’hyperréglementation, le taux élevé de syndicalisation, etc. sont tous des éléments qui poussent plus d’un entrepreneur à abandonner leur rêve. Seuls les plus téméraires et dynamiques réussiront à exécuter « les douze travaux d’Astérix » et à lancer leur entreprise.

Les politiciens responsables des dossiers économiques proposent invariablement la même solution pour corriger ce problème. Ils recommandent une panoplie de nouveaux programmes dans le but, disent-ils, d’aider les entrepreneurs. En pratique, cela ne fait qu’ajouter une nouvelle série de difficultés auxquelles les entrepreneurs sont déjà confrontés. Au contraire, il serait plus efficace d’abandonner les nombreux programmes d’aide inutiles, voire nuisibles, au profit d’un environnement économique libéralisé.

Malheureusement, les programmes d’aide sont beaucoup plus rentables politiquement que la libéralisation de l’environnement économique. Chaque programme génère de multiples communiqués de presse vantant le dynamisme du ministre responsable et crée de nombreuses opportunités de retour d’ascenseur.

En réalité, le dynamisme apparent des ministres a pour effet d’étouffer le dynamisme réel des entrepreneurs.

La réflexion du jour

Lorsque tout projet collectif d'envergure n'est plus seulement soumis aux critiques nécessaires et essentielles, mais à des barrages systématiques des groupes, lobbys, voire groupuscules aux objectifs parfois aussi opaques que brumeux ou socialement irresponsables, oui, le déclin existe. Lorsque ces mêmes projets font l'objet de préoccupations électoralistes primaires au détriment d'une vision politique à moyen et long terme, on peut parler de déclin, ayant en tête les grands chantiers passés mis en place avec compétence et hauteur de vue et qui ont projeté le Québec d'alors vers le progrès qui nous fait aujourd'hui défaut. --- Denise Bombardier

Le chiffre du jour : 4,6 G $

Le Service de l'eau prévient aussi que les investissements à prévoir dans l’ensemble du réseau doivent être largement revus à la hausse.


Ainsi, alors qu'une étude de SNC-Lavalin, qui date de 2003, estimait les besoins financiers à 2,6 milliards $ en dix ans, la nouvelle prévision du Service de l'eau avance maintenant le chiffre de 4,6 milliards $ pour la même période.

18 octobre, 2010

Subventions, les perles de la semaine

Chaque semaine, le blogue de Mathieu Turbide et de Serge Laplante, Où vont vos impôt, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.

Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.

La semaine dernière, les grenouilles, les partys et les cyclistes ont été comme d’habitude les grands gagnants de la générosité des politiciens.

Imaginez ce que ce serait si le gouvernement n’était pas en faillite!

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  • 600 000 $ sont octroyés à la Fondation de la faune du Québec dans le cadre du Programme de gestion intégrée des ressources pour l'aménagement durable de la faune en milieu forestier.
  • L'organisme Célébrations Lévis 2011 reçoit 2,5 M$ pour l'organisation des fêtes du 375e anniversaire de la seigneurie de Lauzon, du 150e anniversaire de la fondation de Lévis et du 10e anniversaire de la nouvelle ville de Lévis.
  • Québec injecte 675 000 $ dans l'acquisition, à des fins de protection, du refuge faunique Marguerite-D'Youville, situé à Châteauguay.
  • Les gouvernements du Québec et du Canada injectent chacun 811 670 $ dans le projet de rénovation de la piste cyclable Petit Témis située dans les MRC de Rivière-du-Loup et du Témiscouata.
  • La région de Sept-Îles reçoit des subventions totalisant 945 270 $. La Corporation de promotion et de développement du site du phare de Pointe-des-Monts, le Musée régional de la Côte-Nord, le Centre régional de services aux bibliothèques publiques (CRSBP) et la Municipalité du Canton de Natashquan bénéficieront de ces sommes, qui visent à assurer la protection du patrimoine archéologique de la Côte-Nord.

La réflexion du jour

Hélas, ce n'est pas ainsi que marche la vie. Les sentiments, les instincts, les convictions, les intérêts l'emportent toujours sur la raison pure, en politique comme ailleurs. --- Lysiane Gagnon

Le chiffre du jour : 777 780 $

Ainsi, pas moins de 2,1 milliards $ seront dépensés au cours des cinq prochaines années pour accroître la capacité d’accueil des prisons du pays de quelque 2700 cellules.

(NDLR : 777 780 $ par cellule!)

17 octobre, 2010

Caricatures : semaine du 10 octobre 2010



La réflexion du jour

Les vrais pionniers qui méritent davantage de respect et de reconnaissance de la population, ce sont tous ces Québécois qui ont accepté de prendre le risque d'investir des millions de dollars dans l'exploration des schistes d'Utica, en dépit des quolibets de tous ces beaux esprits qui, une fois encore, nous prouvent leurs immenses talents pour critiquer et démolir, avant de récolter sans retenue et sans gêne les fruits semés par d'autres! --- Denis Piché, Conseiller financier

Le chiffre du jour : 8 sur 10

Près de huit personnes sur dix croient que la présence des deux réseaux d'enseignement est un avantage et les deux tiers sont d'avis que le réseau privé ne nuit pas au réseau public.

16 octobre, 2010

La réflexion du jour

Ce qui importe, ce n'est pas tant la valeur des monnaies - jusqu'à un certain seuil évidemment - que l'avantage comparatif. Que fait-on de mieux que les autres ne savent pas ou ne peuvent pas faire? Aux États-Unis, les clés du dynamisme ont toujours été l'innovation et l'esprit d'entreprise?: si les États-Unis stagnent, c'est que la politique économique de Barack Obama a anesthésié cet esprit d'entreprise. --- Guy Sorman, Économiste, l'auteur a publié plusieurs ouvrages, notamment «L'économie ne ment pas» (Fayard, 2008).

Le chiffre du jour : 436 M $

Les investissements du Canada dans les systèmes d'information sur les médicaments (SIM) auront généré des économies de coûts et des gains de productivité de l'ordre de 436 millions de dollars en 2010. ---Richard Alvarez, président et chef de la direction d'Inforoute Santé du Canada

(NDLR : Malheureusement, le Québec ne bénéficie pas des avantages de l'informatisation. L'immobilisme a un coût.)

15 octobre, 2010

La réflexion du jour

Tandis que le gaz et le pétrole giclent partout chez nos voisins, on se contente ici de caresser nos grenouilles et on appréhende avec angoisse les quelques grammes de phosphates qui iraient contaminer le St Laurent si jamais il fallait nettoyer quelques milliers de cormorans suite à un déversement « catastrophique » dans l’estuaire du St Laurent. Au Québec, on préfère exploiter la péréquation. --- Reynald Du Berger

Le chiffre du jour : 6,9 %

L'Ouest canadien se situe en tête de peloton de l'entrepreneuriat au pays. C'est dans cette région que l'on note un plus grand nombre de personnes ayant l'intention d'entreprendre (16,9 % pour l'Ouest comparativement à 11,2 % pour l'ensemble du Canada), mais aussi le plus grand nombre de démarcheurs (6,1 % comparativement à 4,6 %) et de propriétaires d'entreprise (13,2 % comparativement à 10,1 %).

De plus, en 2010, les provinces de l'Atlantique ont rattrapé le Québec sur le plan du dynamisme entrepreneurial. La proportion de la population ayant l'intention d'entreprendre est maintenant légèrement supérieure dans les provinces de l'Atlantique (8,8 %) qu'au Québec (6,9 %). On compte également plus de propriétaires d'entreprises dans les provinces de l'Atlantique (7,4 %) qu'au Québec (5,1 %).

Le tableau suivant présente les données pour chaque indicateur, par région et pour l'ensemble du Canada :

Le processus entrepreneurial dans l'ensemble de la population du Canada (2010)

(NDLR : Il semble qu’un environnement économique invitant est plus efficace qu’un environnement réglementaire sclérosant !)

14 octobre, 2010

L’UPA, le groupe d’intérêt le plus puissant du Québec, est insatiable

L’industrie agricole bénéficie annuellement de plus d’un milliard de dollars de subventions directes et indirectes (voir ici). Malgré tout, selon Christian Lacasse, président de l’UPA, cela est encore insuffisant.

Il déplore le fait qu’à peine le tiers des produits consommés par les Québécois proviennent du Québec. Donc, il se permet de demander au gouvernement d’imposer les produits québécois aux consommateurs :

« Je pense qu'il faut qu'ils envisagent la voie réglementaire pour faire en sorte que nos produits vont vraiment avoir la place qui leur revient

L’UPA souhaite que le gouvernement impose un pourcentage de produits québécois sur les tablettes des épiceries. C’est ahurissant, non!

C’est à croire que l’UPA a embauché Hugo Chavez comme consultant.

C’est ça le problème avec les groupes d’intérêt. Plus on les écoute, plus ils ont de pouvoir. Plus ils ont de pouvoir, plus ils se permettent d’imposer des politiques « à la soviétique » au détriment de l’ensemble de la population.

Les produits québécois auront leur place sur les tablettes des épiceries et dans les frigos des Québécois dans la mesure où leur rapport qualité/prix sera égal ou supérieur aux produits importés.

L’industrie agricole québécoise est dépendante du protectionnisme gouvernemental depuis trop longtemps. L’imposition de quotas de produits québécois dans les épiceries ne fera qu’aggraver cette situation lamentable.

Un jour ou l’autre l’industrie agricole devra abandonner les mamelles de l’État. C’est comme la dette publique, plus on retarde l’échéance, plus le remède sera amer.
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Une anecdote qui démontre bien les coûts cachés de la gestion de l'offre.

Lettre - Vacherie !


Jacques Lalonde - Le 11 octobre 2010 13 octobre 2010 Consommation

Les producteurs agricoles et l'UPA sont en très bons termes avec le ministère de l'Agriculture du Québec. Les prix de certains produits, dont le lait, sont entièrement contrôlés avec des prix planchers.

Prix d'un litre de lait: 2,29 $ à Laval.

Prix d'un deux litres de lait: 3,99 $ à Laval.

Le gallon de lait américain équivaut à 3,785 litres.

Le 20 septembre 2010, la chaîne de magasins 99Ac de Dallas Forth Worth, au Texas, vendra le gallon de lait à 0,89 $ pour un temps illimité. 0,89 $ pour 3,785 litres.

Il y a de la vacherie qui se passe à l'UPA.

La réflexion du jour

Nous vivons beaucoup de désenchantement en politique. Les citoyens, alimentés par les médias, cherchent en vain réponse à nombre de questions qu'ils se posent au sujet des allégations de corruption, de collusion et de malfaçons dans la gestion des affaires de l'État. Le pouvoir politique est-il véritablement au service de l'État ou est-il devenu un pouvoir discrétionnaire gouvernant selon son intérêt propre ou celui de groupes particuliers? --- Normand Chatigny, Jean-Noël Tremblay, Denys Larose et Michel Héroux

Le chiffre du jour : 29/31

Certaines statistiques sont plutôt surprenantes, notamment dans le secteur de l'éducation et la santé. Le taux d'obtention du diplôme d'études secondaires chez les francophones est de 62% alors qu'il est de 82% chez les élèves montréalais dont la langue d'usage à la maison est le vietnamien. Quant aux études postsecondaires, la situation n'est guère mieux. Montréal se classe 29e parmi les 31 régions métropolitaines d'Amérique du Nord avec 26,5% de sa population détentrice d'un grade universitaire.

13 octobre, 2010

Subventions, les perles de la semaine

Chaque semaine, le blogue de Mathieu Turbide et de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.


Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.
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  • À l’occasion de l’inauguration du studio de production de l’Association pour le métissage artistique et culturel (AMETAC), la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, a annoncé l’octroi d’une contribution financière de 54 804 $ à l’organisme.
  • Le gouvernement accorde une aide financière de 3 393 898 $ pour le développement de l’escale de Baie-Comeau, dans le cadre du Programme d’aide à la stratégie des croisières.
  • Le gouvernement du Québec accorde une subvention de 122 000 $ pour la tenue de la 24e édition de Coup de coeur francophone, qui se déroulera à Montréal du 4 au 14 novembre 2010.
  • Le ministère de la Culture accorde 18 600 000 $ au Conseil du patrimoine religieux du Québec pour la restauration de bâtiments religieux.
  • Le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, octroi un soutien financier de 770 000 $ pour un projet totalisant 2,8 M$ de Métal 7 inc.
  • Le Ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) du Québec, Conservation de la nature Canada (CNC) et la Commission de la capitale nationale (CCN) annoncent l’acquisition d’une propriété de près de 5 km2 en Outaouais à des fins de conservation de la biodiversité et de protection des espèces. Les dépenses liées à l’acquisition, l’intendance et la gestion de ces terres totalisent 685 000 $.

La réflexion du jour

L’industrie (du gaz de schiste) a été naturellement plus rapide que le gouvernement. Est-ce bien étonnant ? L’État, idole de plusieurs, présent partout, était apparemment occupé à autre chose… À nous dire, par exemple, que le cinéma italien est en vedette à Ouagadougou et que deux chambres sont libres à la Maison de la culture de Budapest…--- Michel Hébert

Le chiffre du jour : 70 %

Une proportion de 77 % des propriétaires de petites entreprises sondés affirment que le principal obstacle au succès est la gestion des flux de trésorerie, suivie de la gestion des clients (72 %) et de la bureaucratie gouvernementale ou autres formalités administratives (70 %).

12 octobre, 2010

La réflexion du jour

« Or, la relative bonne tenue du Québec n'a fondamentalement rien changé au retard économique de la province et aucun rattrapage significatif n'a été enregistré suite à la dernière récession, explique Robert Gagné. Ce retard relève plutôt de facteurs structurels tels que la flexibilité du marché du travail et le niveau général de concurrence dans notre économie, par exemple.»

Le chiffre du jour : 27 %, 57 % et 78 %

Toujours selon Robert Gagné, la productivité du travail, mesurée par le PIB par heure travaillée, demeure encore aujourd'hui, l'une des principales sources de l'écart de niveau de vie entre le Québec, le Canada et les États-Unis. En 2009, la productivité du travail expliquait près de 27% de l'écart de niveau de vie avec l'Ontario, 57% avec le Canada et 78% avec les États-Unis.

11 octobre, 2010

Décadente démocratie

André Dorais

Régis Labeaume, maire de la ville de Québec, voit grand. Il a plusieurs projets sur la table et à l’instar de la plupart des politiciens, il cherche à les financer avec l’argent des contribuables, et pas seulement ceux de «sa» ville. Il n’est pas le premier à agir de la sorte et il ne sera certainement pas le dernier tant et aussi longtemps que l’on vivra en démocratie. C’est que la démocratie, aujourd’hui, domine la liberté de disposer de ses biens comme on l’entend. Il s’ensuit qu’il n’y a pratiquement plus de limite à ce que l’on peut soutirer des contribuables.

Régis Labeaume n’est pas plus à blâmer que les autres politiciens pour cette façon de procéder, car il s’agit d’une pratique courante. Ses actions ne servent qu’à démontrer comment la démocratie, comme tout autre régime politique qui s’arroge la propriété des gens, conduit inévitablement à une expansion de l’État et à une réduction conséquente des libertés. On taxe et on impose des contribuables qui non seulement n’ont pas voté pour le politicien élu, mais n’en avaient même pas le droit puisqu’ils habitent un autre territoire électoral.

Cette pratique est répandue, mais est-elle légitime? Seulement poser cette question suffit à vous condamner. En effet, plusieurs bien-pensants ont coutume d’ignorer les gens qui se questionnent sur la légitimité de la démocratie sous prétexte que ces derniers sont peu nombreux, par conséquent que l’effort à donner pour obtenir leur vote n’en vaut la peine. Les individus qui cherchent uniquement à circonscrire la démocratie ne sont guère mieux traités. Mieux vaut les discréditer en disant, par exemple, que leurs idées sont radicales, voire dangereuses au bien-être de la population.

Or, une idée radicale n’est pas nécessairement injuste et, à l’inverse, une idée partagée par plusieurs n’est pas juste pour autant. Ignorer cette remise en question permet aux partis politiques d’aller de l’avant avec leurs projets comme si le processus était légitime. Néanmoins, faire comme si c’était légitime n’est pas nécessairement légitime en soi. Cela évite uniquement de se questionner à savoir si ce que l’on fait est juste ou non, voire de se conforter dans ses croyances.

Lorsque des journalistes ont questionné la légitimité d’aller de l’avant avec le projet d’amphithéâtre, le maire a répondu, tel un enfant, que Montréal a eu ses bonbons, alors Québec doit avoir les siens. Avec pareil raisonnement on ne voit pas pourquoi les autres villes du Québec, voire du Canada, ne réclameraient pas les leurs. En plus d’être infantilisante, cette façon de procéder constitue une excellente façon d’attiser l’animosité de ses voisins et partenaires d’échange appelés à «contribuer».

De manière générale on se demande si la construction d’un amphithéâtre, pour accueillir notamment une équipe de hockey, mérite un financement public. Plusieurs commentateurs répondent par la conditionnelle. Ils y seraient plus favorables si l’amphithéâtre avait aussi comme objectif d’attirer les Olympiques de 2022; si le secteur privé y contribuait, si les gouvernements investissaient également dans les arénas, si la contribution publique n’était pas aussi importante, etc.

Lorsqu’il s’agit de la construction d’un hôpital le consensus est généralement plus élevé, mais rarement, comme le souligne le maire Labeaume, sonde-t-on les gens sur les différents projets mis de l’avant par les politiciens. Pourquoi a-t-on sondé les gens sur ce projet en particulier? Est-ce parce que la construction d’un amphithéâtre est à ce point différente de celle d’un hôpital? N’est-ce pas plutôt parce que la majorité des gens considère qu’un amphithéâtre ne constitue pas un besoin essentiel?

Un amphithéâtre est effectivement moins important à la vie qu’un hôpital, mais ce type de comparaison, qui vient rapidement à l’esprit, est trompeur pour quelques raisons. L’une d’elles est qu’il ne tient pas compte des établissements déjà en place. Si, sur un territoire donné, il y a déjà plusieurs hôpitaux mais aucun amphithéâtre, alors la construction d’un amphithéâtre peut être considérée importante pour une population. Les désirs de celle-ci, cependant, sont-ils déterminants pour imposer les contribuables des autres circonscriptions électorales?

Une administration territoriale ne possède pas le pouvoir fiscal d’imposer les individus qui se trouvent sous la gouverne d’autres administrations, à moins que celles-ci soient d’un niveau hiérarchique inférieur. Rien n’empêche celles-ci, cependant, d’encourager l'administration supérieure à «faire sa part», c’est-à-dire à imposer ses propres contribuables. C’est la façon de procéder du maire Labeaume, voire de tous les politiciens. Ceux-ci cherchent à tirer le maximum de ressources des administrations supérieures, par conséquent des contribuables qui ne vivent pas uniquement sur leur territoire électoral. Cette façon de procéder conduit tout le monde à faire pareil, ce qui n’est dans l’intérêt de personne.

Un autre problème, plus fondamental, avec ce type de raisonnement est que l’on prétend parler pour la majorité. Or, ce qui est important pour l’un ne l’est pas nécessairement pour l’autre. On doit donc se méfier des affirmations qui prétendent conclure que la population est d’accord avec tel ou tel projet puisque ces affirmations passent outre le désaccord de plusieurs individus.

Lorsqu’on réalise que les partis politiques, dans les démocraties, reçoivent rarement plus de 30% de l’appui de la population éligible à voter, on ne doit pas se gêner de remettre en question les décisions qui engagent l’ensemble des contribuables; d’autant moins lorsque les projets mis de l’avant engagent les contribuables des autres juridictions électorales.

À titre d’exemple, le Parti libéral du Québec a été élu par 24% des gens éligibles à voter lors des dernières élections. 57% de la population éligible à voter a exercé son droit de vote et la majorité d’entre elle a voté, à hauteur de 42%, pour le Parti libéral (57% x 42% = 24%). À Montréal, en 2009, 36% des gens éligibles à voter ont exercé leur droit de vote et 37,5% de ceux-ci ont voté pour le parti mené par Gérald Tremblay, ce qui fait de lui, en réalité, un représentant de 13,5% des gens éligibles à voter (36% x 37,5% = 13,5%). Ces taux de représentation sont similaires dans toutes les démocraties; ils dépassent rarement les 30%. Ils deviennent infinitésimaux lorsque les politiciens engagent les contribuables des autres juridictions territoriales.

Malgré cette faible représentativité, la plupart des politiciens prétendent parler au nom de l’ensemble de la population. Non seulement ont-ils tendance à exagérer cette représentativité, mais la plupart d’entre eux sentent le besoin, et pour cause, d’utiliser d’autres arguments pour justifier leurs actions. L’argument des retombées économiques fait partie de ceux-là. Or, cet argument ne sert qu’à faire croire à la population que les projets avancés par les politiciens sont rentables pour tout le monde, d’où qu’il n’y a pas lieu pour celle-ci de s’y opposer. Encore une fois, ce qui est rentable ou important pour les uns ne l'est pas nécessairement pour les autres.

Concurremment aux arguments fallacieux utilisés par les politiciens pour justifier leurs projets, plusieurs d’entre eux n’hésitent pas à attiser la division entre différents groupes d’individus pour s’assurer d’atteindre leurs objectifs. On peut penser ici à l’opposition que tente d’établir le maire Labeaume entre la population de Montréal et celle de Québec. Le maire n’hésite pas non plus à discréditer les gens qui demandent une contribution du secteur privé pour construire ledit amphithéâtre.

À trop vouloir pourfendre ses détracteurs, cependant, on y perd souvent en crédibilité. Ainsi, le maire prétend que la Ville de Québec n'a ni la population, ni les moyens pour justifier une contribution du secteur privé. Autrement dit, puisque la Ville ne peut se payer seule ce qu’elle veut, il est normal, pense Labeaume, d’exiger des autres autorités politiques de faire leur part, soit d’imposer leurs propres contribuables pour satisfaire celle-ci.

Encore une fois, il ne s’agit pas de blâmer davantage le maire de Québec que les autres politiciens, mais de se questionner sur la légitimité de financer des projets par l’entremise des contribuables. La légitimité ou l’illégitimité du financement public ne relève pas du fait qu’il s’agisse de la construction d’un amphithéâtre plutôt que celle d’un hôpital ou de l’établissement de services quelconques. La légitimité en cause est celle du processus lui-même, peu importe ce qu’on cherche à financer.

Suffit-il d’être élu pour légitimer l’imposition et la taxation des contribuables? Répondre que c’est «démocratique» est un peu court, mais malheureusement c’est la seule réponse qu’on entend. Autrement dit, lorsqu’un individu prononce ces mots sous forme exclamative, il laisse entendre qu’il n’y a pas lieu de chercher une plus grande justice, car la démocratie en constitue le sommet. Pour cet individu, remettre en question cette façon de procéder, cette croyance, constitue un sacrilège, une profanation qui mérite au moins qu’on vous ignore.

Pourtant, est-il exagéré de concevoir le politicien démocrate comme un être rusé qui sait créer la division entre différents groupes d’individus pour obtenir ce qu’il veut? Comme un individu qui attise les sentiments nationalistes? Qui utilise des arguments spécieux pour se justifier? Qui n’hésite pas à imposer et à taxer les contribuables contre leur gré et à prétendre que cela est fait nom d’une certaine idée de la morale? On peut concevoir qu’un politicien démocrate ne soit pas manipulateur, prétentieux, hypocrite et lâchement complaisant, mais le régime démocratique s’y prête mal, voire pas du tout.

Si l’on cherche à laisser aux individus plus de liberté à disposer de leurs biens comme ils l’entendent, il vaut mieux préconiser un autre régime que d’attendre l’improbable sauveur de la démocratie. On doit se rendre à l’évidence, depuis sa renaissance, au 18e siècle, la démocratie n’a prise qu’une direction : celle d’un plus grand contrôle de l’État sur la vie des gens. Il y a peu d’espoir que surgisse de ce régime un individu qui renverse cette tendance, si ce n’est que pour une courte période. Par conséquent, pour atteindre cet objectif on considère qu’il vaille mieux changer de régime.

Une alternative à la démocratie

La monarchie peut être moins vorace envers les contribuables que la démocratie, mais elle est également plus risquée puisqu’elle dépend beaucoup du monarque lui-même. Ce régime comporte des avantages sur la démocratie et ne peut être rejeté du revers de la main, mais ce n’est pas de lui dont on veut discuter. Il existe un autre régime qui donne plus de poids aux individus que la démocratie, mais on n’hésite à le qualifier de politique puisqu’il cherche justement à s’en débarrasser, ou à tout le moins, à réduire les services offerts via l’imposition et la taxation.

On peut qualifier ce régime de liberté, soit un régime où l’individu est son propre représentant dans la mesure du possible, où ses paroles sont entendues plutôt qu’édulcorées et travesties par des représentants qu’il connaît à peine, voire pas du tout. Mieux encore, ce régime ne conduit pas les électeurs à voter sur ce que les politiciens leur offrent, mais tout au plus sur le choix de ceux qui sont appelés à gérer des services identifiés et délimités. On qualifie ce régime de liberté parce que c’est lui qui en offre le plus aux individus. Il ne cherche pas à tromper les gens en tâchant de leur faire croire que leurs «contributions» sont dans l’intérêt général. Il n’étire pas ce concept pour y intégrer des intérêts particuliers.

Étant conscient que les «valeurs» des gens sont subjectives et qu’elles doivent être respectées tant et aussi longtemps qu’elles respectent la liberté d’autrui, tout ce que ce régime impose sont les principes universels de ne pas tuer et de ne pas voler. On peut qualifier ces principes de «valeurs objectives» puisque ce sont les seules qui ne nuisent à personne lorsqu’on les pratique. Toutes les autres «valeurs» que l’on tente d’intégrer au concept d’intérêt général, par exemple un système public de santé, nuisent au moins à un individu et souvent à plusieurs d’entre eux dès lors qu’on les met de l’avant. Il s’ensuit que ces valeurs constituent des intérêts particuliers, non un intérêt général.

Parce qu’un régime de liberté s’en tient à l’intérêt général strictement défini, soit aux principes universels, il s’avère plus respectueux des choix de chacun que le régime démocratique. Par conséquent, on ne voit rien de radical à le suggérer à ses compatriotes. Ce qui est radical n’est-il pas, au contraire, d’encourager les individus à poursuivre ce processus qui encourage les gens à vivre aux dépens des autres? Exiger que des inconnus paient pour ses choix personnels est effectivement beaucoup plus radical que de soulever le doute sur la légitimité de ce processus puisque cela revient à se faire complice d’injustice.

Non seulement la démocratie conduit l’homme à perdre son sens de l’autonomie, elle tend aussi à lui faire perdre son sens de la justice.  Elle substitue la coercition à la coopération pacifique entre les hommes, c’est-à-dire qu’elle se sert de la loi pour établir des services qui pourraient et devraient être offerts uniquement par le marché.  Elle tente également d’établir une égalité là où il n’y en a pas et où il ne devrait pas y en avoir.  Bref, elle conduit lentement mais sûrement à une plus grande pauvreté, voire à une homogénéisation de l’homme, soit à sa dénaturation.  Plusieurs y voient un progrès, alors qu’il faudrait plutôt y voir une régression, une décadence.

Dans cette perspective, le maire Labeaume n’est pas un mauvais démocrate puisqu’il est tout aussi rusé et manipulateur que la plupart d’entre eux. Son franc-parler le rend plus facile à suivre, mais aussi à dénoncer. Sa franchise a néanmoins un aspect éducatif, car elle montre au grand jour l’injustice de la démocratie, c'est-à-dire comment le contribuable sert de vache à lait à des projets qu’il n’a jamais demandés.

Une démocratie qui ne respecte pas la propriété individuelle conduit tôt ou tard à retirer toute souveraineté au peuple. Elle est appelée à imploser, à s’annihiler à l’instar du socialisme soviétique. Le progrès social et économique des 250 dernières n’est pas dû à l’avènement de la démocratie, mais des droits individuels et plus précisément du respect de la propriété. Tant et aussi longtemps que cela ne sera pas compris et partagé, on doit craindre un retour en arrière, une régression sociale et une plus grande pauvreté.

Un nouveau parti ?

Je crois rêver. Je m’étais résigné à demeurer un électeur orphelin (sans parti) au moins jusqu’en 2020. Je ne suis certainement pas le seul puisque 61 % des 38 792 lecteurs de Cyberpresse qui ont participé au sondage approuve la création d’un nouveau parti.

Je ne peux que féliciter les initiateurs de cette démarche. Au mieux, on portera au pouvoir un parti qui comprend qu’il faut couper dans les dépenses et le gaspillage pour sortir les finances publiques des ornières dans lesquelles elles se sont enlisées. Au pire, un nouveau parti forcera le PLQ à se donner un chef capable de faire la « réingénierie » de l’État comme Jean Charest nous l’avait promis en 2003.

La réflexion du jour

Onze membres du personnel infirmier pour traiter quatre patients : voilà une situation rêvée, mais quasi utopique. Sauf dans les pénitenciers, selon ce qu'a vu le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu au cours de sa tournée des établissements carcéraux.

Le chiffre du jour : 3 versus 33

Quand je regarde le bureau des victimes d'actes criminels, il y a trois professionnels qui travaillent là. Il y en a 33 dans le bureau de l'ombudsman. Il y a un problème quelque part !

10 octobre, 2010

Caricatures : semaine du 4 octobre 2010










La réflexion du jour

Le jugement populaire est très sévère à l'égard des politiciens. Les politiciens sont perçus comme menteurs, qui ne réalisent pas leurs promesses électorales et à qui on ne peut faire confiance. C'est du jamais vu. --- Jean-Marc Léger

Le chiffre du jour : 4 %

À peine 4% de la population fait encore confiance aux politiciens, le plus faible taux de l'histoire. C'est pratiquement la marge d'erreur du sondage. On fait plus confiance aujourd'hui aux vendeurs d'autos usagées qu'aux politiciens.

09 octobre, 2010

La réflexion du jour

Comme les dossiers ne sont pas informatisés, des patients se font prescrire toutes sortes de médicaments, d'analyses de laboratoire et d'examens radiologiques par des médecins différents. Les patients qui ont en main la liste des médicaments qu'ils prennent quand ils voient le médecin sont une minorité. --- Conseil canadien de la santé

Le chiffre du jour : 52 M $

Ça fait des millions que l'on dépense en études de toutes sortes sur l'informatisation (dossier santé). Pour la seule carte à puce, on a dépensé 52 millions avant de repartir à zéro dans une tout autre direction.

08 octobre, 2010

La réflexion du jour

Le ministère de la Santé confirme l'augmentation du nombre de cadres et reconnaît que la création des CSSS, qui devait alléger la structure administrative, n'a pas donné de résultats substantiels
(NDLR : La structurite aiguë : effet pervers des monopoles d'État.)

Le chiffre du jour : 100 000

actuellement, environ 108 000 employés du réseau de la santé se consacrent aux soins alors que 100 000 occupent des fonctions de gestion ou d'administration. «C'est quasiment un ratio de un pour un! On est actuellement surencadré, dans le réseau, affirme le président de la FMSQ, le Dr Gaétan Barrette. On sabre toujours du côté des soins aux patients. Il y a beaucoup de confort administratif.»

07 octobre, 2010

Métro: qu’est-ce qui motive un tel cadeau?

Il fallait s’y attendre. Le gouvernement a tranché, le contrat de remplacement des voitures de métro a été donné au consortium Bombardier-Alstom.

Quoiqu’en disent les bureaucrates et les politiciens, une négociation de gré à gré ne peut pas nous assurer que la STM a obtenu le meilleur produit au meilleur prix. Au mieux, le prix négocié est près d’une moyenne historique.

La seule menace d’un appel d’offre internationale a permis de réduire de 3,4 M $ à 2,6 M $ la facture de chacune des 500 nouvelles voitures. Toutefois, CAF prétends qu’elle pouvait faire le travail pour 1,4 M $ l’unité. Malheureusement, on ne connaîtra jamais le vrai prix des nouvelles voitures tel que l’aurait déterminé le libre marché.

L’entêtement du gouvernement Charest à sacrifier l’intérêt des usagers du métro et des contribuables au profit d’un groupe d’intérêt était prévisible. Ce comportement est devenu la norme du gouvernement Charest.

Est-ce que le fait d’accorder un avantage indu au consortium Bombardier-Alstom est un geste qui s’apparente à de la corruption?

Wikipédia définit la corruption comme suit :

La corruption est la perversion ou le détournement d'un processus ou d'une interaction entre une ou plusieurs personnes dans le dessein, pour le corrupteur, d'obtenir des avantages ou des prérogatives particulières ou, pour le corrompu, d'obtenir une rétribution en échange de sa bienveillance. Elle conduit en général à l'enrichissement personnel du corrompu ou à l'enrichissement de l'organisation corruptrice (groupe mafieux, entreprise, club, etc.1). C'est une pratique qui peut-être tenue pour illicite selon le domaine considéré (commerce, affaires, politique...).
Évidemment, dans ce dossier on ne peut pas conclure à l’enrichissement personnel de quiconque. Toutefois, on ne peut pas nier que la décision d’accorder le lucratif contrat du remplacement des voitures du Métro à Bombardier Alstom assure la victoire du PLQ lors du prochain scrutin prévu dans le comté de Kamouraska-Témiscouata. C’est un avantage considérable pour le PLQ qui n’a que 3 députés de plus que les partis d’opposition.

Mais le pire est que cette décision confirme qu’au Québec la course aux faveurs politiques est rentable. Ainsi, les groupes d’intérêt redoubleront d’effort pour influencer les décisions et les politiques gouvernementales. En contrepartie, les retours d’ascenseurs seront d’autant plus importants et faciles à obtenir. Donc, ce phénomène ne peut que profiter aux groupes d’intérêt et aux politiciens au détriment des contribuables.

Ce n’est peut-être pas de la corruption au sens strict et légal du terme, mais la frontière est mince entre corruption et faveurs politiques.

La réflexion du jour

La taille de l’État au Québec est beaucoup plus importante qu’ailleurs en Amérique du Nord. Plus il y a de gouvernement et d’interventions publiques, plus il y a de corruption. C’est une règle mathématique! Plus un gouvernement est gros, plus il a de contrats à octroyer à ses chums, de subventions à distribuer à ses amis et de nominations à faire parmi ses militants. --- Éric Duhaime

Le chiffre du jour : moins 1,2 M $

Malheureusement, cette nouvelle tentative de clore le débat (remplacement des voitures du métro) n'efface pas la série des ratages précédents et ne fait pas disparaître toutes les inquiétudes.


La première est évidemment celle des coûts à soutenir par les contribuables québécois. La firme espagnole CAF, qui a bataillé devant les tribunaux pour tenter d'arracher ce contrat, soutient que la facture est beaucoup trop salée à 2,6 millions $ du wagon. Selon elle, ce travail est possible à 1,4 million $ l'unité.

06 octobre, 2010

La réflexion du jour

Dans une récente étude sur l'économie canadienne, l'Organisation de coopération et de développement économique s'étend longuement sur cette question. Elle observe, entre autres choses, qu'en matière de dépenses publiques de santé, le Canada n'en a pas pour son argent. Autrement dit, il y a assez d'argent dans le système, mais il est mal géré. --- Claude Picher

Le chiffre du jour : 80 %

05 octobre, 2010

Santé: Gestion 101

Henry Mintzberg, chercheur et professeur à McGill, dirige un programme international destiné aux gestionnaires en santé.

Rima Elkouri, chroniqueuse à la Presse, l’a rencontré et lui a demandé quel était le remède aux maux du système de santé québécois. Voici ce qu’il a répondu :

Si M. Mintzberg n'avait qu'une prescription à faire pour régler les problèmes du réseau de la santé, quelle serait-elle? Insuffler du respect, a-t-il répondu. «Il faut respecter les professionnels. Mais les professionnels doivent aussi respecter l'administration.»


Les principes que prône Mintzberg sont au fond assez simples. Plutôt que de miser sur des «leaders héros», les organisations ont besoin de créer un esprit de communauté, plaide-t-il. Le leadership doit émaner de la communauté. Sans cela, chacun agira selon ses propres intérêts sans se préoccuper de l'amélioration de l'ensemble de l'organisation.


C'est ce qu'on voit dans le réseau de la santé. Beaucoup de bureaucratisme. Beaucoup d'affrontements. Des enjeux complexes. Et des réorganisations au bout desquelles des patients en prennent pour leur rhume et des travailleurs de la santé se retrouvent démotivés.
Quiconque a géré avec succès des équipes de travail dans une entreprise privée sait qu’un bon esprit d’équipe est essentiel à l’efficacité du groupe. Mais pour créer un environnement propice à la solidarité des membres d’une équipe, il doit exister une bonne corrélation entre « autorités » d’une part et « responsabilité » d’autre part.

Or, dans un monopole public comme celui du système de santé, l’autorité est centralisée dans la bureaucratie alors que les responsabilités sont dévolues aux gestionnaires locaux. Ces derniers sont ensevelis de directives bureaucratiques qui ne tiennent aucunement compte des réalités du terrain. De plus, les conventions collectives et les ordres professionnels imposent toutes sortes de contraintes aussi inutiles que nuisibles.

Dans un tel contexte, même les gestionnaires les plus habiles, coincés entre les bureaucrates, les syndicats, les ordres professionnels et les patients, sont incapables de créer un environnement propice à la coopération entre les groupes et entre les individus.

La décentralisation et la concurrence sont les remèdes à prescrire pour guérir le système de santé. Malheureusement, le ministre, occupé à gérer personnellement les urgences, n’a ni le temps ni le talent pour sortir le système de santé des ornières dans lesquelles il s’est enlisé.