Le Québec fonce dans le mur ....

....oups! On l'a frappé.
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Vaut mieux en rire!

L'économie politique, c'est, en définitive, l'art de faire circuler l'argent tout en le gardant pour le dépenser.---- Pierre Dac

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31 août, 2010

La pensée du jour

C'est bien beau de répéter que l'éducation est prioritaire et que le développement économique et social repose sur celle-ci. Or, les mots et les énoncés de principes ne suffisent pas. Ils n'amènent pas plus d'étudiants à la maîtrise et au doctorat, ils n'attirent pas les meilleurs professeurs sur nos campus et ils ne modernisent pas les laboratoires. --- Brigitte Breton

Le chiffre du jour : 375 M$

La Conférence des principaux et recteurs des universités du Québec évalue qu'il lui manque 375 millions $ pour supporter la concurrence des universités canadiennes et étrangères.

30 août, 2010

La pensée du jour

Le plus regrettable, ce n'est pas de constater le caractère contreproductif des mesures de relance. L'Histoire l'a prouvé depuis longtemps. L'économiste autrichien Friedrich A. Hayek (1899-1992), prix Nobel d'économie (1974), l'a expliqué. Non. Le plus regrettable, c'est de voir Washington reproduire les erreurs du passé et de permettre aux sables mouvants de l'idéologie keynésienne d'engloutir l'économie américaine. C'est d'assister à la ruine d'une superpuissance ! L'approche keynésienne est un mauvais remède à un diagnostic erroné. À quand la prise de conscience? --- Nathalie Elgrably-Lévy

Le chiffre du jour : 980 656

Le Monopole de l'Éducation prévoit que 980 656 élèves de la maternelle, du primaire et du secondaire reprendront le chemin des classes cette année.

Il s'agit d'une baisse de 13 000 par rapport à l'an dernier. C'est au primaire qu'on ressentira le plus les effets de la décroissance démographique qui frappe le réseau scolaire depuis plus d'une décennie. Toutefois, avec la légère hausse de la natalité depuis plusieurs années ce déclin devrait être enrayé d'ici peu. Mécaniquement, les écoles secondaires continueront de se vider jusqu'en 2013.

29 août, 2010

Caricatures : semaine du 23 au 29 août

La pensée du jour

Rendre encore plus contraignant le Code du travail (proposition de la Commission-Jeunesse du PLQ) constituerait une attaque en règle contre la compétitivité de notre économie. Dans un contexte de concurrence mondiale, cela équivaudrait à inviter les entrepreneurs à investir ailleurs que chez nous; c'est nous procurer un billet de première classe pour la médiocrité économique. --- Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat du Québec (CPQ).

Le chiffre du jour : 1 000 $

Nous vivons peut-être un des étés les plus chauds et les plus humides des dernières années, mais malgré tout, deux tiers des Canadiens (66 %) sont tristes de voir qu'il s'achève, selon un nouveau sondage PayPass de MasterCard. Certains sont si tristes qu'ils seraient prêts à payer pour allonger l'été. En effet, un Québécois sur quatre (24 %) serait prêt à dépenser jusqu'à 1 000 $ pour que Dame Nature allonge l'été d'une semaine.

(NDLR : Vive les gaz à effets de serre!)

28 août, 2010

La pensée du jour

Le peuple réclame une commission d'enquête publique sur les allégations de corruption dans la construction. Le peuple réclame la vérité, rien que la vérité et toute la vérité. Si les politiciens ne font pas confiance au jugement du peuple, comment voulez-vous que le peuple fasse confiance aux politiciens? --- Jean-Marc Léger

Le chiffre du jour : 6 M$

Les «clown-tribuables» ne la trouveront pourtant pas très drôle. C’est eux qui devront payer 6 millions $ pour cette bouffonnerie. Ils ont déjà déboursé 1,5 millions $ alors que le cirque n’est pas encore à l’affiche. Si le gouvernement libéral avait accepté que le témoignage de Bellemare se fasse devant une commission parlementaire, ça n’aurait rien coûté et le mandat serait suffisamment large pour permettre à l’ex-ministre de la Justice de déballer tout son sac. --- Éric Duhaime

27 août, 2010

La pensée du jour

En réalité, il n’existe pas d’importation, ni d’exportation. Il y a ce que vous produisez et ce que tous les autres produisent. Les échanges sont mutuellement bénéfiques. Le protectionnisme – l’imposition de taxes à l’entrée de produits étrangers – est l’outil qu’utilisent les politiciens pour protéger leurs amis chefs d’entreprise en nous empêchant d’échanger avec quelqu’un (un étranger) qui nous offre un meilleur deal. --- David Descôteaux

Le chiffre du jour : 8 sur 10

La population en a tellement marre des problèmes du système de santé qu'elle est de plus en plus prête à payer à l'acte.
D'ailleurs, selon l'Association médicale canadienne, huit personnes sur dix craignent une diminution de la qualité des soins avec le vieillissement de la population.

26 août, 2010

La pensée du jour

D’un côté, les politiciens aiment dépenser l’argent des autres. Ils ont toujours plein de projets qui peuvent les aider à se faire réélire. De l’autre, plusieurs groupes de pression dans la population veulent s’approprier l’argent de vos impôts.
Quand ces deux intérêts se rencontrent, on vous balance un tas d’arguments plus ou moins valides dans les journaux et à la télé pour mieux vous faire accepter le projet en question. Et pour ça, rien de mieux qu’une bonne étude – bidon – de «retombées économiques». --- David Descôteaux

Le chiffre du jour : 76 %

Et les Canadiens ne se font pas d'illusions. Plus de trois sur quatre (76%) appréhendent de devoir payer plus d'impôts afin que le système de santé puisse offrir les services et les soins aux boomers. Ils s'attendent aussi à devoir se priver de voyages et à devoir piger dans leurs économies. Bref, à payer pour cette génération qui atteindra 65 ans cette année.

25 août, 2010

La pensée du jour

Il faut le dire, pour le commun des mortels, la politique, c'est devenu plate. Nos politiciens sont devenus des fonctionnaires. Ils ne nous inspirent plus rien. Ils sont de petits gestionnaires qui calculent les coûts et les bénéfices de telle ou telle mesure qui n'aura probablement aucun effet sur notre vie de tous les jours. Ils n'ont aucun projet collectif à nous proposer, aucune vision forte de l'avenir. Ils naviguent à vue de nez. Une petite mesure par-ci, une petite loi par-là... (...) --- Jean-Philippe Massicotte

Le chiffre du jour : 400 M$

Québec espère récupérer plus de 400 millions $ par an en contrant l'évasion fiscale dans ce secteur, dont plus de 200 millions $ en taxes de vente perçues aux consommateurs, mais non remises à l'État par les restaurateurs (notamment par l'utilisation de camoufleurs de ventes ou «zappers»).

24 août, 2010

Ce n’est certainement pas la faute de la population!

Selon un sondage Angus Reid, 72 % des personnes interrogées estiment que les politiciens font du mauvais travail. De plus, 71 % des Québécois sont insatisfaits de la performance du gouvernement Charest.

Les résultats de ce sondage me semblent douteux. Je n’arrive pas à croire que 29 % des Québécois soient satisfaits du gouvernement actuel!

André Pratte, éditorialiste à la Presse, conclut que les Québécois sont en partie responsables de l’insuccès du gouvernement Charest. Dans son texte daté du 17 août, il écrit :

En fait, le messie qu'attendent beaucoup de gens, c'est celui qui proposerait des solutions sans douleur à tous les problèmes de la province, qui accroîtrait encore les avantages sociaux dont nous bénéficions et créerait comme par enchantement des médecins et des infirmières tout en diminuant les impôts et en maîtrisant la dette. Le fantasme politique des Québécois: une révolution facile.

Dans un tel contexte, les politiciens professionnels qui nous gouvernent, possédant peu de convictions profondes, moulent leur programme aux voeux de l'électorat?: on promet le beurre, l'argent du beurre, le bacon et le cochon. On peut bien dénoncer leur manque de courage. Mais qui peut sérieusement prétendre qu'il ferait mieux dans le contexte actuel? Qui est prêt à les rejoindre dans l'arène?

Les électeurs québécois sont donc en partie responsables de la morosité politique qui règne. Quand on exige l'impossible, on ne peut qu'être déçu.
Contrairement à ce que semble croire M. Pratte ce n’est pas la population qui a les politiciens qu’elle mérite, mais les politiciens qui ont la population qu’ils méritent. En effet, ce sont eux qui ont fait des Québécois ce qu'ils sont devenus.

Cela fait plus de quarante que les politiciens de tous les partis confondus veulent nous laisser croire que le gouvernement s’occupe de tout, et gratuitement s’il-vous-plaît. Maintenant, M. Pratte nous reproche de les avoir crus!

Ce sont la notion de gratuité, l’interventionnisme à saveur électoraliste et les retours d’ascenseur coûteux qui ont mené le Québec là où il est. Ce n’est quand même pas nous qui avons réclamé les politiques interventionnistes désastreuses des dernières décennies qui acculent le Québec au mur.

Nous n’avons pas demandé :

• les programmes de subvention les plus généreux de l’Amérique, sinon du monde;

• le gel des droits de scolarité et de garderie;

• la gestion de l’offre en agriculture;

• le monopole de la FTQ dans l’industrie de la construction;

• les superstructures ruineuses des services de santé et d’éducation;

• etc.
Ce sont les groupes d’intérêt, les petits amis et les politiciens qui ont demandé et obtenu ces interventions qui mènent le Québec à la ruine.

Maintenant, selon M. Pratte nous devrions accepter en partie la responsabilité de ce fiasco.

Non merci!

La pensée du jour

Pour ma part, je suis parti au privé pour témoigner de mon écoeurement du système public. C'était la seule manière pour moi de faire entendre que j'en avais assez, la seule façon de travailler à des heures qui me conviennent. --- Marcel Rondeau, infirmier

Le chiffre du jour : 200 000 $

Toute leur vie, les jeunes de moins de 40 ans devront payer, en moyenne, 200,000$ chacun en taxes et impôts de plus que ce qu’ils recevront en services publics de l’État québécois.

23 août, 2010

La pensée du jour

Pourquoi les Québécois sont-ils cyniques?

La réalité, c’est que la population en a marre de voir ses élus gérer davantage leur image que les finances de l'État.

La réalité, c’est que la population n’en peut plus des promesses non tenues.

La réalité, c’est que la population en a soupé d’entendre des politiciens dire une chose dans l’opposition et le contraire une fois au pouvoir.

La réalité, c’est que la population se demande pourquoi un premier ministre peut toujours refuser de tenir une commission d’enquête publique sur les malaises qui rongent l’industrie de la construction, alors qu’il ne lui a fallu que quelques jours pour en lancer une sur la nomination des juges. --- Mathieu Turbide

Le chiffre du jour : 71 %

En matière d'épargne, les femmes (69 % de femmes contre 57 % d'hommes) sont plus susceptibles de croire qu'elles n'ont pas les moyens d'épargner plus, tandis que les hommes pensent qu'ils épargnent déjà suffisamment (29 % d'hommes contre 19 % de femmes), révèle une étude récente de la Banque Scotia réalisée par Harris/Decima, qui évalue les habitudes d'épargne des Canadiens. Bien que les personnes des deux sexes s'accordent pour dire qu'elles se sentent mieux si elles ont un filet de sécurité (94 % d'hommes et 95 % de femmes), les hommes (71 %) sont plus susceptibles que les femmes (64 %) d'avoir un plan pour atteindre leurs objectifs d'épargne.

22 août, 2010

Caricatures : semaine du 16 au 22 août 2010

La pensée du jour

Ce système (garderies subventionnées) coûte plusieurs centaines de millions par année aux contribuables et ne satisfait qu'une minorité de parents, c'est-à-dire les plus chanceux qui, par miracle ou par contacts, ont déniché une place dans un CPE ou une maman dévouée qui s'occupe de leurs bambins comme si c'étaient les siens. --- Marie-Claude Gauthier

Le chiffre du jour : 44 %

Les parents du Québec s'entendent pour dire que les études postsecondaires sont importantes pour leurs enfants et ils sont heureux de pouvoir donner un coup de main pour les financer. Toutefois, selon le sondage Éducation et finances de TD Canada Trust, il semble y avoir un écart entre ce que les parents veulent faire et ce qu'ils pourront se permettre de faire. Tandis que 89 % des parents comptent payer entièrement ou en partie les études postsecondaires de leur enfant, ils sont 44 % à dire ne pas avoir commencé à épargner et un autre 21 % à n'avoir aucune idée comment ils s'y prendront. En plus, 9 % des parents interrogés ont l'intention d'utiliser leurs cartes de crédit ou leur ligne de crédit pour financer les études de leur enfant.

21 août, 2010

La pensée du jour

Ça tombe sous le sens : tu as de la difficulté à lire les panneaux de signalisation quand tu conduis ? Tu vas chez l'optométriste.


Mais c'est oublier que nous vivons au Québec.

Ici, les individus n'ont pas à prendre leurs responsabilités. L'État le fait pour eux.

Pourquoi t'acheter des verres de contact quand l'État peut changer les panneaux de signalisation ? --- Richard Martineau

Le chiffre du jour : 31 %

La grande majorité des cadres canadiens de grandes et de moyennes entreprises affirme que les médias sociaux peuvent influer sur leur marque et, par conséquent, accorde davantage d'importance à leur utilisation. Un cadre sur six considère que les médias sociaux constituent le principal moyen dont leur organisation dispose pour attirer l'attention du public sur leur marque; tandis que 31 % affirment que ceux-ci jouent un rôle de premier plan et 43 %, un rôle limité. Seulement 10 % des entreprises n'utilisent pas les médias sociaux. Voilà quelques-unes des conclusions qui se dégagent d'un sondage mené plus tôt cette année par SAS/Léger Marketing auprès de plus de 1 000 cadres canadiens.

20 août, 2010

L'eau, une ressource essentielle vouée au gaspillage

Le 28 juillet 2010 est un jour sombre pour l’humanité. En effet, l’ONU a statué « que le droit à une eau potable salubre et propre est un droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l’homme ».

Personne ne contestera que l’eau potable est essentielle à la vie tout comme l’air, la nourriture et le logement. Mais malheureusement, en adoptant cette résolution l’ONU pousse les États à classer l’eau dans la catégorie « bien commun ». C’est là que les choses se gâtent. Il est bien connu que ce qui appartient à tous, n’appartient à personne et est soit laissé à l’abandon ou gaspillé sans compter.

Au Québec, État interventionniste par excellence, on a devancé l’ONU. La loi confirmant le caractère collectif des ressources en eau a été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale le 11 juin 2009.

Cette belle unanimité nous invite à redoubler de prudence.

Cette loi précise que l’État, c’est-à-dire les politiciens, sera le gardien de cette ressource. C’est exactement là que réside le danger.

Depuis quand peut-on se fier aux politiciens pour gérer quoi que ce soit en bon père de famille? En classifiant l’eau « bien commun », la porte est grande ouverte aux abus les plus imaginatifs. Les politiciens de tous les partis confondus n’hésiteront pas à utiliser l’eau pour privilégier des interventions intéressées au détriment du bien commun.

À ceux qui seraient tentés de m’accuser de cynisme, je réponds que si le passé est garant de l’avenir il est extrêmement naïf de croire que cette fois ce sera différent.

Quel que soit la ressource, lorsque celle-ci est disponible en quantité limitée, le défi consiste à déterminer comment allouer son utilisation entre des emplois concurrents. Parmi tous les usages possibles, il s’agit de déterminer à quel usage on destinera l’eau dont on contrôle la propriété. Le processus de décision est le même que celui que suivrait un entrepreneur lorsqu'il choisit de construire des condos plutôt qu’un centre commercial. Dans un cas comme dans l'autre, la prise de décision demande un « calcul économique » pour déterminer la valeur relative des différentes opportunités.

Mais comment détermine-t-on cette « valeur » ? Seul le libre marché peut nous aider à répondre à cette question. Le libre fonctionnement du marché et de la concurrence nous permet de déterminer le juste prix d’une ressource que l’on destine à tel usage plutôt qu’à tel autre. Le juste prix permettra de déterminer le choix le plus rationnel, conforme à l’intérêt de la collectivité.
En matière de planification de l’exploitation d’une ressource naturelle, la réponse est la même qu'en matière de planification, ou même, tout simplement, de politique industrielle : comment le planificateur peut-il connaître la valeur des choix qu'il doit faire indépendamment des informations et connaissances que véhicule le marché ? En substituant ses propres décisions aux décisions libres des acteurs du marché, le planificateur détruit, en quelque sorte, la base même des connaissances qui lui sont nécessaires pour connaître la valeur des choix qu'il sera ultérieurement amené à faire ; la planification est donc un processus de décision qui ne peut que donner des résultats inférieurs, en terme d'efficience économique, à ceux d'un marché libre. --- Henri Delage
En confiant à des politiciens le rôle de gardien de la ressource eau, l’eau sera toujours moins bien utilisée qu'elle ne le serait si on laissait les mécanismes concurrentiels du marché opérés librement.

Ce qui est en cause, ce n'est pas seulement la « nationalisation » de l’eau, mais le fait que les politiciens, d'une manière ou d'une autre, interféreront avec le libre établissement de sa valeur marchande. Cette interférence aura pour conséquence de biaiser les prix normalement établis par le mécanisme des échanges. Tout prix autre que le juste prix établi par le libre marché aboutira nécessairement à un gaspillage plus ou moins important de l’eau.

Malheureusement, comme en toute chose, les bonnes intentions ne suffisent pas. En déclarant l’eau « bien commun » on condamne au gaspillage cette ressource essentielle au détriment de ceux qui en ont le plus besoin.

La pensée du jour

Alors, remettons le Québec en mouvement. Attaquons vigoureusement les problèmes concrets et immédiats du Québec: l'école, la santé, la productivité, les finances publiques. Mais ne le faisons pas pour y accroître encore plus la place de l'État et nous déresponsabiliser davantage, mais au contraire, pour stimuler de nouveau la responsabilité individuelle, la fierté et l'initiative. --- Joseph Facal

Le chiffre du jour : 2,33 %

La Caisse de dépôt et placement du Québec a annoncé aujourd'hui que le rendement moyen pondéré des fonds des déposants pour le premier semestre de 2010 s'élève à 2,33 %, comparativement à -0,74 % pour l'indice de référence du portefeuille global. Le rendement de la Caisse a ainsi dépassé de 307 points centésimaux (3,07 %) celui des marchés, ce qui s'est traduit par une création de valeur de 4,1 G$ au-delà de l'indice. L'actif net de la Caisse s'élève à 135,8 G$ au 30 juin 2010 par rapport à 131,6 G$ au 31 décembre 2009.

19 août, 2010

La pensée du jour

Des dirigeants de premier plan de l'industrie ont indiqué les principaux risques d'entreprise auxquels leur secteur pourrait faire face au cours des 12 prochains mois et les ont classés par ordre d'importance. Ces risques sont les suivants (les rangs pour 2009 sont entre parenthèses) :

1. Réglementation et conformité (deuxième en 2009)

2. Accès au crédit (premier)

3. Lenteur de la reprise ou récession à double creux (l'aggravation de

la récession s'est classée au troisième rang l'an dernier)

4. Gestion des talents (septième)

5. Marchés émergents (douzième)

6. Réduction des coûts (sixième)

7. Acteurs non traditionnels (cinquième)

8. Virage vert radical (quatrième)

9. Acceptation sociale et responsabilité sociale des entreprises

(nouveau en 2010)

10. Conclusion d'alliances et de transactions (huitième)

Le chiffre du jour : 400 M$

Il semble bien que Transport Québec, le maître-d'oeuvre des travaux (NDLR : Autoroute 175), va payer la facture supplémentaire sans contester le non respect des contrats signés. Il serait tout de même fortement souhaitable que tous les payeurs de taxes et d'impôts, sachent à quelles fins au juste seront affectés ces 400 000 000 $ supplémentaires. Parions que les détails de ces excédents de coûts demeureront secrets. Je comprends maintenant mieux pourquoi le premier ministre, M. Jean Charest, s'oppose à une vaste enquête sur la construction au Québec.

18 août, 2010

Le droit de propriété, un droit menacé

Dans son texte du 10 août, Kanesatake - Le provocateur (http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/294053/kanesatake-le-provocateur), Jean-Robert Sansfaçon accuse M. Ducharme, propriétaire des terrains convoités par les Mohawks, d’incompétence et de malhonnêteté.

On se calme!

Le conseil de bande de Kanesatake et le conseil de la ville d’Oka coopèrent pour confisquer les propriétés de M. Ducharme et selon Jean-Robert Sansfaçon, il devrait les remercier plutôt que de se défendre.

M. Ducharme est la victime dans ce dossier. De plus, il doit se défendre à ses propres frais, alors que le conseil de bande et le conseil municipal gaspillent les fonds publics pour lui confisquer ses terrains légalement acquis.

Il est ahurissant de constater jusqu’où les intellectuels pro-interventionnistes sont prêts à s’abaisser pour dénoncer le libre marché et les entrepreneurs.

Cette anecdote est typique de l’attitude des intellectuels québécois « gauchissants ». Tous les prétextes sont bons pour dénoncer le libre marché et la propriété privée.

Pourtant, le concept de propriété doit être défendu à tout prix, car il est garant de nos libertés :

« Une société qui ne connaîtrait pas les institutions de la propriété privée se condamnerait à ne jamais savoir ce qu’être libre veut dire. » --- Lord Acton

« De tous les droits qui définissent la liberté de l'homme moderne, le droit de propriété est celui qui figure de la manière la plus constante dans tous les grands documents qui ont marqué l'émancipation des peuples occidentaux. » --- Gottfried Dietze
La liberté est un droit naturel qui requiert la reconnaissance du droit de propriété.

La liberté individuelle se décompose en quatre grandes catégories : la liberté de circuler, la liberté d'expression et d'opinion, la liberté du culte et la liberté de propriété.

La liberté de propriété inclut la liberté du commerce et de l'industrie : la liberté d'exercer la profession ou l'activité de son choix, la liberté d'établissement et de gestion, le droit de choisir librement ses clients et ses fournisseurs, de cesser librement son activité, la liberté de fixer ses prix, etc.

Au Québec on est prompt à défendre toutes les libertés sauf la liberté de propriété. On semble incapable de comprendre qu’en détruisant celle-ci on détruit les fondations qui supportent toutes les autres libertés et qu’un jour tout l’édifice démocratique s’effondrera.

Nous sommes déjà des demi-esclaves (on travaille six mois par année pour le gouvernement), d’accord relativement bien traités, mais demi-esclaves quand même. Au rythme auquel les notions de bien commun et de projet de société, promues par les groupes d’intérêt et les intellectuels de la gogauche, vident de tout son sens le concept de propriété, nous serons tous des esclaves à plein temps dans une génération ou deux.

La pensée du jour

L'argent, the money, comme ils disent dans une autre langue, a cette capacité formidable de disparaître sans laisser de traces. Et les gouvernements sont de vrais magiciens quand il s'agit de faire disparaître l'argent. --- Lise Payette

Le chiffre du jour : 348 M$

Les revenus consolidés de Loto-Québec pour la période comprise entre le 1er avril et le 28 juin 2010 se sont élevés à 925 millions de dollars alors que son bénéfice net s'est chiffré à 348 millions de dollars. Cette performance est légèrement supérieure aux attentes fixées dans le dernier budget du gouvernement du Québec, qui comprenait en outre une cible de 5 millions de dollars à atteindre par l'entremise d'un plan de réduction des dépenses.

17 août, 2010

Une grande dame

LA DÉLIVRÉE


par Louise Labrecque

Enfin! Éva Circé-Côté est sortie des oubliettes pour entrer de plein fouet dans nos esprits, en même temps que sur les tablettes de nos librairies ! Il était temps, en effet, de dépoussiérer l’œuvre extraordinaire de cette grande dame, libre-penseuse, poète, dramaturge, journaliste, musicienne, et j’en passe ! Dans cent ans, ceux qui voudront comprendre le prix des combats contre l’ignorance et l’intolérance dans le Québec des années 1900, s’épargneront de longues et austères recherches, s’ils consentent à passer au peigne fin le livre d’Andrée Lévesque “Éva Circé-Côté libre-penseuse 1871-1949. »

En effet, difficile de résumer la vie et l’œuvre de Éva Circé-Côté tant celle-ci s’intéresse à une foule de sujets, et tout particulièrement aux écoles. Dans ses sorties publiques, elle parle abondamment de l’importance de l’instruction obligatoire et laïque, le droit au travail des femmes, et la liberté de pensée. Rompue à tous les cadres d’écriture, cette femme de lettres signe ses articles sous plusieurs pseudonymes, notamment Julien Saint-Michel, dans la presse radicale de l’époque. Tantôt essayiste, tantôt poète, cette journaliste et écrivaine écrit inlassablement et publie plus de 1100 chroniques. Son combat pour la démocratie est audacieux et elle affirme elle-même: “ma plume est un outil de délivrance.” En effet, cette féministe luttera toute sa vie pour l’égalité des sexes, notamment pour la réforme du code civil des femmes mariées, alors véritables esclaves “modernes”, dans un Québec dont on a peine à imaginer la petitesse, encore de nos jours. Sa plume, et surtout les idées qu’elle défendait, étaient impopulaires auprès des élites politiques et religieuses de l’époque. Les esprits libres, tant qu’à eux, s’en délectait comme du petit lait, et il n’était pas rare de voir ces gens s’exiler, ce que n’a pas fait Éva Circé-Côté. Au contraire, cette opposition l’incite redoubler d’ardeur, à affiner sa pensée et ses arguments pour enfin signer, à répétition, de nombreuses chroniques. Son lectorat provoque progressivement des débats dans la grande presse, tant et si bien que l’influence des ses écrits, quoique difficiles à évaluer, demeurent incontestables.

Bref, au fil des 462 pages de cette biographie, l’auteure Andrée Lévesque, dresse un portait rigoureux de cette femme libérale et progressiste, madame Éva Circé-Côté. De son œuvre, la plus concrète demeure sans doute la contribution exceptionnelle à la bibliothèque municipale de Montréal, en tant que bibliothécaire, conservatrice, et fondatrice (elle fonde la bibliothèque au Monument National). De même, nous lui devons quatre pièces de théâtre, ainsi qu’un brillant essai de psychologie historique : « Papineau, son influence sur la pensée canadienne », paru en 1924. De plus, elle fonde le journal « L’Étincelle », dans lequel elle publiera énormément d’articles, utilisant parfois tous ses pseudonymes en même temps dans un même numéro ! Toutefois, Éva Circé-Côté se défendra toute sa vie d’être une intellectuelle. Son travail en est un « de terrain », et elle souhaite simplement contribuer activement à l’avancement de la cause des femmes, notamment en cherchant à convaincre celles-ci à sortir de l’indifférence afin d’obtenir le droit de vote. En ce sens, ses actions se teintent d’intransigeance et de détermination à fouetter les énergies. Ainsi, à partir de 1927, les plaidoyers d’Éva Circé-Côté se font de plus en plus insistants, notamment en signant ses chroniques dans le journal Le monde ouvrier. Anticléricale, elle dénonce les pouvoirs religieux, l’antisémitisme, et l’impérialisme. Véritable éclaireuse dans un Québec peinant à se sortir de son obscurantisme, Éva Circé-Côté déploie l’énergie du désespoir afin de ne pas faillir à sa mission. Ainsi, elle fonde courageusement une école laïque pour les jeunes filles et entends bien outiller solidement ses élèves à l’indépendance économique, notamment par une excellente instruction et la lutte aux préjugés, au sexisme, et au machisme le plus vil, dans une société où la vulgate populaire était résumé ainsi : « une femme en sait toujours assez! » En somme, avant-gardiste et véritable pionnière, Éva Circé-Côté fera fi des conventions de l’époque et posera ainsi les jalons essentiels des luttes que mèneront les femmes dans les années 70, jusqu'à nos jours.


Èva Circé-Côté, libre-penseuse, 1871-1949. Andrée Lévesque. Le Remue-ménage, 2010.

La pensée du jour

Les gouvernements sont de mauvais administrateurs d'argent. Les dirigeants de tous les pays du monde parlent «des deux côtés de la bouche». D'un côté, c'est pour expliquer que les gouvernements sont pauvres, qu'ils manquent d'argent pour les services essentiels comme la santé ou l'éducation et qu'il va falloir que le bon peuple se serre la ceinture parce que la crise économique est encore là et que les gouvernements se doivent de donner l'exemple. De l'autre côté de la bouche, ils balancent des millions pour des panneaux routiers pendant qu'ils laissent le Dr Julien se débattre avec un manque d'argent qui pénalise tous les enfants à qui il vient en aide. --- Lise Payette

Le chiffre du jour : 83 %

En 15 ans, Internet a changé positivement la vie des Québécois et des Canadiens, révèle un vaste sondage réalisé par Yahoo!, pour célébrer ses quinze années d'existence. Les résultats de ce sondage ne laissent aucun doute : Internet présente tellement d'avantages et a si bien influencé nos habitudes qu'on ne s'en passerait plus ! En effet, 83 % des répondants ont affirmé qu'Internet simplifie leur vie, tandis qu'une grande majorité d'entre eux estiment qu'Internet leur permet d'économiser de l'argent (72 %) ou du temps (67 %).

16 août, 2010

Réseau Liberté Québec (RLQ)

Il semble qu’un groupe, voué à la promotion de la LIBERTÉ, prépare le lancement d’un nouveau site internet le 1 septembre 2010. Sait-on jamais, il y aura peut-être une suite à la marche des payeurs-de-taxes-tannés-de-se-faire-dévaliser tenue à Québec pour dénoncer ce qu'il est convenu d'appeler le budget de la grande illusion.

C’est avec plaisir que je soutiens cette initiative le cas échéant.

La pensée du jour

L'abandon de l'allocation budgétaire historique au profit d'un budget par activités qui tient compte du niveau d'activité des établissements. Le patient serait alors perçu comme une source de revenus plutôt qu'une dépense et l'augmentation de la fréquentation serait enfin reconnue sur le plan budgétaire. --- Recommandation de l'AMQ

Le chiffre du jour : 900 millions

500 millions utilisent Facebook dans le monde, dont 50 % sont actifs quotidiennement. Ils ont, en moyenne, 130 amis, surfent 55 minutes et s'échangent 900 millions de documents par jour. Imaginez, si Facebook était un pays, il se situerait au troisième rang mondial en terme de population.

15 août, 2010

Caricatures : semaine du 8 au 15 août 2010







La pensée du jour

Plutôt que de demander comment on peut investir plus d'argent dans les systèmes de santé, on doit plutôt s'interroger sur les moyens à prendre pour augmenter l'efficience de ce système. Il faut faire la bonne chose au bon patient, au bon moment, une seule fois et au meilleur coût possible et à cet égard, l'AMQ (l'association médicale du Québec) propose quelques pistes de solution.

Le chiffre du jour : 20 %

Le déploiement de systèmes informatiques pour partager l'information clinique entre les professionnels, quel que soit leur lieu de pratique, une mesure qui se traduirait par un gain d'efficacité qui pourrait atteindre 20 % pour les médecins et leurs équipes.

14 août, 2010

Le chiffre du jour : 12 %

Des experts avancent que pour la première fois dans l'histoire, l'inactivité pourrait faire en sorte que les jeunes de la génération actuelle aient une espérance de vie inférieure à celle de leurs propres parents(1). Toutefois, selon un sondage Angus Reid, la majorité des jeunes Canadiens ne sont pas conscients de cette menace. Près de 70 % d'entre eux croient avoir une espérance de vie égale ou supérieure à celle de leurs parents. Et seulement 12 % répondent au 90 minutes d'activités minimales recommandées par jour.(2),(3)

La pensée du jour

L'AMQ (l'association médicale du Québec)  a toutefois la conviction que le système de santé reçoit sa juste part de financement mais que celui-ci est mal utilisé. Si le Conseil de la fédération veut atteindre son objectif que chaque patient ait accès aux soins dont il a besoin quand il en a besoin, il doit abattre trois obstacles qui bloquent l'efficience du système de santé : une méthode d'allocation budgétaire archaïque, des mécanismes de reddition de comptes insuffisants et des outils d'évaluation de la performance quasi inexistants.

13 août, 2010

La pensée du jour

La pénurie médicale actuelle était prévisible il y a plus de 20 ans, les indices à cet effet abondaient à cette époque. Mon diagnostic est que la situation présente est attribuable à une mauvaise gestion et à un financement insuffisant.
.......

La croissance récente des effectifs bureaucratiques au sein du Ministère a été de trois à quatre fois plus rapide que celle des effectifs médicaux ou infirmiers. Un autre exemple de gestion au Ministère: alors que les ressources actuelles ne suffisent pas à assurer un accès universel à des services médicaux de diagnostic, traitement et suivi de base, le ministre décide de faire de la procréation un droit assuré par l'État. Soupir! ---Raynald Rioux pratique la médecine générale depuis plus de 30 ans.

Le chiffre du jour : 45 000

Selon des estimations basées sur les résultats d'un sondage(1) réalisé pour le compte de l'Association des médecins vétérinaires du Québec(2) en partenariat avec CDMV(3) et Hill' s Pet Nutrition(4), il appert que le nombre d'enfants de 12 ans et moins mordus par un chien au Québec au cours des 12 derniers mois se chiffrerait à environ 45 000. Seules les morsures ayant provoqué des marques dans la peau ou engendré des lacérations ont été comptabilisées.

12 août, 2010

Libéralisme et changement social

Serge Schweitzer nous rappelle qu’en France, comme au Québec d’ailleurs, ce sont les Libéraux capitalistes qui font avancer les causes sociales et les socialistes qui les font reculer.



Libéralisme et questions sociales
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La pensée du jour

Le gouvernement du Québec donne dans «la manipulation» et le «mensonge scientifique» en soutenant que le programme gratuit de procréation assistée s'autofinancera. --- Dr Gaétan Barrette, président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec.

Le chiffre du jour : 1,1 G$

Le 22 août 2002, le Premier ministre du Canada, Jean Chrétien, et le Premier ministre du Québec, Bernard Landry, ont annoncé la transformation de la Route 175 en autoroute dans la réserve faunique des Laurentides au coût de 525 M$. Cette prévision est passée à 700 M$ en 2003 au moment de l’octroi des mandats de services professionnels et de l’installation du bureau de projet à Saguenay. Cette réévaluation tenait compte des études environnementales et de l’indexation des coûts de construction. Selon le Journal de Montréal du 6 août 2010, le coût final de ce grand projet routier va maintenant atteindre 1,1G$.

11 août, 2010

La pensée du jour

Ça fait déjà plusieurs décennies que nous subissons la politique de la voie médiane telle que von Mises l’a décrite ci-haut. Le résultat est peu édifiant: Crise après crise nous maintient dans un état de terreur constant et les banquiers et la classe dirigeante s’enrichissent aux frais des contribuables. Profits privés et pertes socialisées et un endettement à ce point astronomiques que nous ne pourrons jamais le rembourser. Tout ça grâce à l’interventionnisme de politiciens qui ne reconnaissent plus aucune limite à leur pouvoir. Ils profitent de la naïveté des gens pour exercer ce pouvoir impunément. Une seule chose peut les arrêter: Vous! --- Philippe

Le chiffre du jour : 20

Dès 2022, au Québec, le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans devrait surpasser celui des moins de 20 ans. En 2056, le quart de la population aura fêté son 65e anniversaire. Le nombre de centenaires aura alors été multiplié par 20.

10 août, 2010

La pensée du jour

Alors qui est le coupable ? Le gouvernement qui cherche par tous les moyens à nous faire payer toujours plus d'impôt ou le citoyen qui cherche par tous les moyens à en payer le moins possible ?


Si vous voulez tuer la productivité, tuer l'esprit entrepreneurial et tuer le capitalisme, alors poursuivez et continuez de hausser les impôts. --- Jean-Marc Léger

Le chiffre du jour : 63 %

Il est plus inquiétant de constater que c'est au Québec que le taux de délinquance est le plus élevé. En effet, 63 % des gens affirment avoir déjà payé «cash» pour éviter les taxes, 15 % ont aussi révélé avoir eux-mêmes travaillé au noir et 4 % affirment avoir fraudé l'impôt.

09 août, 2010

La pensée du jour

De nos jours, quand des gens trouvent une chose bonne, la tentation de l'imposer à tous, pour leur plus grand bien, devient souvent irrésistible. Inversement, quand des groupes jugeront une chose mauvaise, ils se mobiliseront pour l'interdire à tous.
Dans les deux cas, on piétine mon droit et ma capacité à décider seul, comme un grand garçon, de ce qui est bon ou mauvais pour moi. On me traite donc comme un enfant. Obliger et interdire sont désormais les deux réflexes dominants de notre époque. Il faut évidemment s'en inquiéter. --- Joseph Facal

08 août, 2010

Les inéquitables lois sur l’équité en emploi

André Dorais

Les entreprises établies au Québec sont sujettes à deux lois sur l’équité en emploi : l’une fédérale, l’autre provinciale. Bien que ces lois visent des objectifs différents, elles relèvent toutes deux de la même idéologie égalitariste. La première a pour objectif une plus grande égalité de représentation, la seconde, une plus grande égalité salariale. On doit les remettre en question et du point de vue économique et du point de vue éthique, car elles conduisent à la fois à une plus grande injustice et à une plus grande pauvreté.

La Loi sur l'équité en matière d'emploi prétend que les femmes, autochtones, handicapés et minorités visibles sont désavantagés par rapport aux autres canadiens. Elle sous-entend donc que plus de la moitié de la population apte au travail est désavantagée, discriminée et maltraitée. Pis encore, selon la Société Radio-Canada ces groupes d’individus sont non seulement victimes de discrimination, mais ils le sont de manière systématique.

«La Loi sur l’équité en matière d’emploi dans la fonction publique fédérale a été adoptée pour donner des chances égales aux personnes et aux groupes systématiquement victimes de discrimination.»
Il s’agit d’une affirmation contestable, car nulle part dans la Loi évoque-t-on de discrimination systématique. Peut-être que la SRC confond la loi fédérale avec celle du Québec? Celle-ci parle de «discrimination systémique basée sur le sexe». Toujours est-il que les deux lois accusent les hommes de maltraiter les groupes d’individus susmentionnés.

En ce qui a trait à la loi fédérale ce sont plus précisément les hommes blancs qui sont accusés de discrimination. En effet, considérant que les femmes constituent environ 50% de la population et que la Loi les traite de victimes, il ne reste plus que les hommes à accuser. Parmi eux, cependant, on retrouve d’autres victimes de discrimination, soit les «minorités visibles». Celles-ci s’avèrent d’autant plus nombreuses que ce concept est défini de manière tellement large qu’il n’est pas exagéré de dire qu’elles constituent la majorité dans quelques grandes villes canadiennes.

En effet, ce concept n’a rien à voir avec le sens littéral du mot «visible» puisqu’il inclut, entre autres groupes d’individus, tous les Latino-américains, dont plusieurs sont caucasiens. Il s’ensuit que plusieurs de ces minorités soi-disant visibles se fondent dans la foule, c’est-à-dire qu’elles passent inaperçues aux yeux de la majorité. Enfin, considérant qu’on est peu porté à croire, dans l’environnement politiquement correct dans lequel on vit, que des victimes de discrimination puissent être elles-mêmes des agents discriminants, il ne reste plus que les hommes excluent de ce concept à conduire au banc des accusés, soit les Blancs.

Ces accusations sont non seulement exagérées, on doit sérieusement se questionner à savoir si elles ont un fondement quelconque. Qu’entend-t-on par discrimination? Le sens premier du mot signifie simplement l’action de distinguer l’un de l’autre : un stylo à encre noire d’un autre à encre bleue, un homme d’une femme, etc. Le sens qui nous intéresse a plutôt une connotation négative. Il signifie le fait de séparer un groupe social des autres en le traitant plus mal (Petit Robert). Ainsi, selon la Loi, les femmes, autochtones, handicapés et minorités visibles seraient plus maltraités que les hommes blancs. Sur quoi se base-t-on pour porter ces accusations? Malheureusement, la Loi ne le dit pas, elle considère ces affirmations comme un fait. Or, il s’agit plutôt d’un fait idéologique qui n’a aucune base scientifique.

Si tous ces individus sont maltraités, alors qu’on en fasse la démonstration. Malgré que celle-ci n’ait pas encore été effectuée le verdict est tombé et la sanction émise : les employeurs doivent dorénavant «mesurer la sous représentation des groupes désignés dans chaque catégorie professionnelle». Voir les points 3 et 9 (1) a) de la Loi.

Autrement dit, la Loi laisse entendre que les employeurs doivent connaître le nombre d’individus aptes au travail qui s’identifient à ces catégories, combien parmi eux sont déjà employés ailleurs au pays et combien dans chaque catégorie professionnelle. En effet, c’est uniquement sur cette base comparative qu’un employeur peut conclure si oui ou non son effectif est sous représenté en groupes désignés. Dans ces circonstances on ne devrait pas abolir les longs questionnaires du recensement, mais les allonger!

Cette loi demande l’impossible, mais tant et aussi longtemps que les groupes désignés, c’est-à-dire discriminés, n’obtiendront pas une représentation proportionnelle à leur nombre, les hommes, surtout les blancs, seront présumés coupables de discrimination. Le résultat est connu d’avance. Les dés sont pipés! Cette loi ne propose pas de la justice, mais de l’ingénierie sociale.

La loi sur l’équité salariale

La loi québécoise sur l’équité n’est qu’une variante de la même idéologie. Plutôt que de promouvoir l’égalité de représentation elle promeut l’égalité salariale entre les hommes et les femmes. Pour atteindre cet objectif elle exige non seulement une même rémunération pour un même travail, mais une rémunération égale pour un travail jugé équivalent par les justiciers de la morale sociale-démocrate (égalitariste).

Selon eux, «dans une entreprise, tous les emplois visés par la Loi doivent être évalués, l’un par rapport à l’autre, en mesurant tous les aspects du travail selon les facteurs suivants : les qualifications requises, les responsabilités assumées, les efforts intellectuels et les efforts physiques fournis, les conditions dans lesquelles le travail est effectué.»

«C’est le nombre total de points accordés aux quatre facteurs qui permet de reconnaître l’équivalence entre les emplois dans une entreprise.» La Loi ne dit pas comment on peut mesurer ces facteurs afin de leur attribuer des points de manière objective, mais elle le suggère, de même que le tableau suivant, qui est tiré du texte de la Loi :
Si un employeur ne veut pas être reconnu coupable de discrimination il a tout intérêt à accorder, au total, le même nombre de points aux emplois associés aux femmes qu’à ceux associés aux hommes. Doit-il se considérer chanceux parce que le gouvernement lui laisse encore la liberté d’accorder un nombre de points différents selon les facteurs sélectionnés? Dans ces circonstances peut-on vraiment parler de justice?

Dire que les femmes gagnent 70% ou 80% des salaires des hommes ne prouve rien. Un salaire moyen plus bas chez les femmes que chez les hommes ne constitue pas une preuve de discrimination. Seule une étude où chaque cas est analysé séparément permettrait de conclure. Il ne semble pas venir à l’esprit des gens qui ont concocté cette loi que ce qui constitue un injuste salaire pour l’un ne l’est pas nécessairement pour l’autre. Il revient à chaque individu de déterminer ce qu’est un juste salaire, non à quelques bureaucrates qui s’amusent à comparer des incomparables à l’aide d’une grille et de quelques chiffres pour se donner l’illusion d’objectivité.

Malheureusement, ces lois ne sont pas à prendre à la légère. Une première offense à la loi fédérale est passible d’une amende de 10 000$, alors qu’une infraction à la loi québécoise est passible d’une poursuite pénale, mais les amendes demeurent, pour le moment, indéterminées.

Encore une fois, ces lois ne s’expliquent que par l’idéologie égalitariste dominante. À ce jour elles ont été mises en application surtout par les gouvernements, mais ce n'est qu'une question de temps avant qu'elles fassent sentir leur poids à l’ensemble des entreprises établies sur le territoire.

Puisque les différents paliers gouvernementaux n’ont pas à se soucier de profitabilité, ils ont tout le temps voulu pour effectuer ces calculs arbitraires et se conformer à la loi québécoise; obtenir des statistiques, les analyser et répondre à la loi fédérale. Ils font donc amende honorable en engageant plusieurs de ces soi-disant victimes. Ne reste plus à se repentir que les employeurs du secteur privé à but lucratif.

Au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale on engage les victimes, entre autres choses, pour qu’elles puissent distribuer des subventions salariales. Plusieurs de ces subventions font en sorte que les salaires payés par les employeurs se retrouvent en deçà du salaire minimum. Par exemple, un emploi payé 12$ l’heure et subventionné à hauteur de 40% constitue en réalité pour l’employeur un salaire de 7,20$ de l’heure, soit 2,30$ ou 24% de moins que le salaire minimum. L’esprit de la loi du salaire minimum s’avère donc violé par le gouvernement, mais le plus important n’est-t-il pas de donner de l’emploi aux victimes de discrimination?

En ne respectant pas lui-même la loi du salaire minimum le gouvernement démontre que celle-ci nuit davantage à l’emploi qu’elle ne l’aide. Il la maintient néanmoins pour bien paraître devant la population, ce qui augmente inutilement le taux de chômage. Le prix à payer est d’autant plus élevé que le gouvernement engage des fonctionnaires pour la contourner. Ceux-ci auraient été beaucoup plus utiles à produire de la richesse qu’à la redistribuer.

L’employeur du secteur privé engagerait probablement beaucoup plus de monde s’il n’avait pas à passer par l’entremise du gouvernement pour offrir, à certains chercheurs d’emploi, un salaire plus bas que le minimum établi par la loi. Il épargnerait ainsi sur la panoplie d’avocats et de fonctionnaires affectés soit à l’établissement des lois qu’eux-mêmes ne respectent pas, soit à la négociation des subventions salariales, soit encore à leur distribution. Pour lui, donc, le travail d’agent d’aide est inutile et conséquemment devrait disparaître.

Les coûts épargnés seraient refilés aux consommateurs qui s’en trouveraient plus riches. Autrement dit, l’employeur du secteur privé peut arriver au même résultat que le gouvernement, mais à moindre coût et sans hypocrisie. Certes, ce ne sont pas tous les emplois actuellement payés par l’État qui seraient appelés à disparaître dans une perspective libérale, mais tous, sans exception, pourraient et devraient se frotter à la concurrence pour le bénéfice de tous. En effet, non seulement la concurrence permet-elle de découvrir les moyens les plus efficaces de rendre service, mais elle oblige les gens à se trouver du travail utile plutôt que de se contenter d’emplois protégés par la loi.

Pour les apôtres de la loi québécoise sur l’équité, cependant, le poste d’agent d’aide à l’emploi, surtout associé aux femmes, non seulement ne devrait pas disparaître, mais puisqu’il est facilement comparable à l’emploi de policier, associé surtout aux hommes, il devrait recevoir la même rémunération que celui-ci. En effet, l’esprit de la Loi permet d’argumenter que ces emplois devraient recevoir le même nombre de points puisque les deux requièrent un diplôme équivalent, des responsabilités équivalentes et une maîtrise de soi devant des clients agressifs. Il s’ensuit qu’on devrait augmenter le salaire des agents d’aide à l’emploi d’environ 50%. À combien d’exemple du genre peut-on s’attendre suivant la mise en application de cette loi?

On doit se rendre à l’évidence, l’idéologie sociale-démocrate est rampante et elle est sur le point de mettre toutes les démocraties K.-O. Les tenants de cette idéologie inventent des crimes là où il n’y en a pas dans le but d’avancer leur idée de la justice. Les lois sur l’équité en emploi ne corrigent pas de crimes, elles promeuvent un agenda égalitariste. Elles augmentent le poids de l’État, réduisent la richesse économique et tendent à rendre coupable des innocents. Pour ces raisons elles doivent être abolies au plus vite.

Caricatures : semaine du 1 au 8 août 2010

La récolte de bonnes caricatures a été plutôt maigre cette semaine. C'est à croire que les caricaturistes qui suivent la politique provinciale étaient tous en vacance!

Le pensée du jour

Le rôle fondamental du recensement a été sacrifié pour en faire un instrument socialiste. Ainsi, le gouvernement a besoin de connaître votre religion pour mettre en place des politiques bigotes de discrimination positive ou encore de connaître le nombre de chambre à coucher dans votre logis pour mettre en place des politiques inutiles de logement social. Bref, le recensement est devenu un outil d’ingénierie sociale: le gouvernement veut savoir comment vous vivez pour mieux vous dire comment vous devriez vivre. N’oubliez pas que pour un fonctionnaire, un citoyen est une personne trop stupide pour faire ses propres choix, le recensement est donc leur arme de prédilection dans leur incessante croisade visant à uniformiser et planifier la vie des individus. --- Antagoniste.net

Le chiffre du jour : 127 $

Hier, on apprenait que pour 127$, le prix d'un abonnement à un gym, on pouvait passer devant des gens qui attendent de voir un médecin depuis un an et demi, et obtenir un rendezvous avec LE MÊME DOCTEUR en deux semaines!


Et après ça, nos élus nous disent qu'ils ne veulent pas ouvrir les portes au privé, car ça créerait une médecine à deux vitesses.

Voulez-vous rire de nous? --- Richard Martineau

07 août, 2010

La pensée du jour

Avancez en arrière. Montréal retourne dans le passé. On s'y promène en Bixi entre les poules. Je sais, dans la nouvelle réalité écolo, c'est ça, le progrès. On devrait labourer dans la rue Sainte-Catherine. On devrait transformer le Stade olympique en grand bac à fleurs. On devrait faire sauter les ponts et accéder à l'île en chaloupe. Montréal converti en lieu de tournage de l'émission Survivor. Vert et sauvage. --- Stéphane Laporte

Le chiffre du jour : 20 ans

Ça fait vingt ans qu'on parle du dossier santé informatisé et pourtant, malgré l'objectif de 2010 fixé par le gouvernement Charest et les quelque 320 millions investis, nous en sommes toujours à l'étape des projets pilotes qui ne mènent nulle part.

06 août, 2010

La pensée du jour

Ces interventions pour enterrer les pétrolières et sauver le monde se sont révélées des échecs: on n'a qu'à se rappeler du fiasco de l'éthanol pour s'en convaincre. La Volt est le produit d'un rêve de politiciens et de bureaucrates et de leurs obsessions environnementales justifiant un sauvetage ayant coûté des milliards aux contribuables américains. --- Adrien Pouliot

Le chiffre du jour : 2 pour 1

En 1941, le Québec comptait 10 travailleurs pour 1 retraité.


Le ratio est aujourd’hui de 5 pour 1;

En 2031, il tombera à 2 pour 1.

05 août, 2010

La pensée du jour

À force d'être le dindon de la farce, le citoyen finit par développer du cynisme ou, si vous préférez, il apprend à se méfier. Ça en fera un citoyen moins manipulable, car il aura développé des défenses qui lui permettront de cesser de croire tout ce qu'on lui dit et il apprendra à se faire sa propre opinion. Quand il aura compris que «réfléchir par soi-même» est un bien beau passe-temps, les politiciens vont devoir cesser de lui raconter des histoires qui ne tiennent pas debout. --- Lise Payette

Le chiffre du jour : 25 %

Selon les projections de Statistique Canada, le pourcentage des personnes âgées dans la population (65 ans et plus) qui est de 13 %actuellement pourrait atteindre 25 % d'ici à 2031. Le nombre d'établissements de soins de longue durée sera nettement insuffisant pour répondre à la demande selon l'AMC, qui estime que pas moins de 2500 centres d'hébergement devraient être construits à la grandeur du pays

04 août, 2010

Les Québécois ont-ils enfin compris?

Question du 2010-08-04


Québec doit-il intervenir pour empêcher la fermeture ou la reconversion de la raffinerie Shell de Montréal-Est?
Source : Cyberpresse à 16h30 le 4 août 2010

Est-il possible que 50 % des Québécois aient finalement compris que l’interventionnisme sert à vider nos poches sans pour autant aider les personnes dans le besoin?

La pensée du jour

Le Québec s’alignera sûrement au cours des prochains mois sur les législations plus sévères qui ont adopté le .05 et la tolérance 0 pour les moins de 21 ans. Les groupes de pression nés à la suite d’accidents qui ont coûté la vie à des proches ou les ont laissé handicapés pour le reste de leurs jours seront rassasiés. Les politiciens leur auront donné l’illusion d’agir dans le sens qu’ils souhaitaient mais pour des résultats concrets très minces, après avoir pénalisé une immense majorité de citoyens pourtant responsables, peut-on déjà être assurés. --- Jean-Jacques Samson

Le chiffre du jour : 68,7 M$

Ce sont précisément 18 500 personnes qui ont produit des fausses déclarations au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale entre 2009 et 2010. La valeur des fraudes s’élève à 68,7 millions $, soit 700 000 $ de plus que l’année précédente. «On parle de fraude quand, après enquête, on se rend compte qu’il y a eu de fausses déclarations de revenus ou de situations maritales», explique Rychard Gagnon, responsable des relations avec les médias au ministère.

03 août, 2010

La pensée du jour

Si Raymond Bachand a accompli des miracles pour sauver triomphalement le Grand Prix de Montréal, émissaires à Londres en appui, au prix d’efforts qui ont duré des mois, sauver la Fondation Gilles Julien devrait prendre au gros, gros max un après-midi. Et y a même pas Bernie Ecclestone dans le dossier. ---Patrick Lagacé

Le chiffre du jour : 18 G$ et plus

En 28 ans, les entreprises canadiennes ont remboursé seulement 1,9 G$ des 18 G$ prêtés (par nos généreux politiciens) – à peine 10% du total. Gardons en tête que ces prêts sont souvent accordés sans intérêt. Nous sacrifions donc collectivement des millions de dollars que nous aurions pu gagner en investissant cet argent ailleurs.


Pire: comme notre gouvernement est endetté, il doit emprunter sur les marchés – à environ 4% – pour trouver cet argent. La facture totale pour les contribuables dépasse donc largement les 18 G$ «prêtés».

(NDLR :

02 août, 2010

Le New Deal (3/3)

Le succès du New Deal est un mythe entretenu par les interventionnistes pour justifier l’expansion continue de l’État providence


Le New Deal (3/3)
envoyé par Liberte_Cherie. - L'info internationale vidéo.

La pensée du jour

Surtout: rien n’est gratuit en ce bas monde. Chaque dollar que le gouvernement dépense, il doit le piger dans vos poches un jour ou l’autre. Si le pont coûte un million, vous et moi aurons un million de moins à dépenser (pour acheter un vélo, une auto, manger au restaurant, etc.) Chaque emploi créé par la construction d’un pont détruit un emploi ailleurs dans l’économie. --- David Descôteaux

01 août, 2010

Caricatures : semaine du 26 juillet au 1 août 2010

La pensée du jour

L’histoire fiscale du Québec et du Canada est bourrée de taxes temporaires,devenues permanentes, ou plafonnées qui sont déplafonnées. Une fois la pompe à fric installée, il est difficile de la désactiver. --- Donald Charrette

Le chiffre du jour : 4,2 milliards $

Il y a plus de cônes oranges sur nos routes que d’automobiles dans la province. Aucune région et aucune ville n’y échappe. C’est que nous sommes aux derniers mois de la plus formidable ruée vers l’asphalte des dernières décennies. Les gouvernements investissent cette année 4,2 milliards de dollars au Québec pour retaper nos routes et nos ouvrages. On parle de 1700 chantiers (!!!) qui devraient permettre, dit-on, de sauvegarder ou de créer 56 300 emplois.