Le Québec fonce dans le mur ....

....oups! On l'a frappé.
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Vaut mieux en rire!

Repas typiquement québécois : sur une table d’impôt épaisse, assiette fiscale craquée, couteau à la gorge et coupe qui déborde.---- Michel Beaudry

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30 juin, 2010

Hayek versus Keynes

L'antagonisme entre les idées des deux économistes est illustré de brillante façon dans cette vidéo rap.

La pensée du jour

Je n’arrive pas à partager le bonheur affiché par le Premier ministre et les dirigeants syndicaux. J’ai l’impression que ce sont les contribuables québécois qui viennent de faire les frais d’une entente conclue entre un gouvernement affaibli et des syndicats qui croient que le Québec est prospère et peu endetté.--- Pierre Duhamel

Le chiffre du jour : 64 %

Les résultats du sondage Léger Marketing / TitrePLUS, réalisé au Québec indiquent que près de 9 Québécois sur 10 qui déménageront ont le sentiment qu'ils ne seront pas prêts à faire face au grand jour. Les données recueillies par l'étude démontrent également que les Québécois se soucient peu de tous les aspects légaux inclus dans une transaction immobilière. En effet, près du deux tiers (64%) des Québécois ont répondu non à la question : Connaissez-vous tous les aspects légaux lorsque vous achetez une maison ou un condominium ? Le pourcentage s'élève à 78% chez les jeunes âgés entre 18 et 24 ans.

29 juin, 2010

L’étatisme, un boulet économique considérable

La vitesse à laquelle les dossiers parrainés par le gouvernement Charest avancent donne l’impression que les tortues sont des autos de course :
La RIO affirme que « l'entente serait négociée sur la base du projet proposé par le soumissionnaire, en octobre 2007, dans le cadre de l'appel d'offres lancé le 22 août 2005. Le projet soumis satisfait aux exigences de la RIO quant aux caractéristiques de l'ouvrage et a été validé au plan technique par des comités d'experts internationaux en génie et en architecture ».
La RIO a mis plus de 5 ans pour faire une recommandation au gouvernement! À ce rythme, le stade sera une ruine archéologique bien avant que le nouveau toit soit installé.

Cette anecdote est un exemple parmi tant d’autres de l’inertie des organismes étatiques. Lorsque le gouvernement contrôle 15 % de l’économie, c’est un moindre mal. Malheureusement, au Québec le gouvernement contrôle plus de 40 % de l’économie.

Donc, plus de 40 % de l’économie avance à un rythme glaciaire. Dans ces conditions, comment voulez-vous que l’économie québécoise concurrence celles des chinois, indiens, indonésiens, brésiliens, etc.?

La pensée du jour

On souligne qu’il s’agit d’une première entente négociée depuis 1999 entre le gouvernement du Québec et ses employés. Encore faut-il que le gouvernement en ait les moyens. Choisissez la base comparative que vous voulez, le Québec est de loin la plus endettée des provinces canadiennes. Or, il semble que ce soit la seule qui a trouvé suffisamment d’argent pour payer davantage ses employés. --- Pierre Duhamel

Le chiffre du jour : 750 M$

Les gouvernements de l’Ontario et de la Colombie-Britannique ont indiqué qu’il n’y aura pas d’augmentation salariale pour leurs employés pendant deux ans après l’expiration du contrat en cours. En Saskatchewan, où l’économie va très bien, le gouvernement veut couper de 15 % sa fonction publique. Le Québec fait toujours bande à part et vient d’ajouter 750 millions de dollars de plus pour obtenir un accord négocié.

28 juin, 2010

Démocratie et égalité des sexes

par Louise Labrecque

« Je lis beaucoup. J’écris beaucoup. Je résiste. Comme toutes les femmes. Et pourtant, je n’aurai traversé qu’un seul tenant de cette épaisseur, de cette nuit épaisse qu’est la lutte des femmes de par le monde ».

Diane Guilbault nous présente, dans son livre « Démocratie et égalité des sexes », une synthèse limpide et convaincante sur la complexité des liens unissant démocratie, laïcité, religion et égalité des sexes. En effet, depuis la révolution tranquille, au Québec, on assiste, tant bien que mal, à une réelle révolution des esprits. Toutefois, il est long le chemin. Sous le régime de Duplessis, le paternalisme imprègne la société, et bien que le Québec ait profondément changé dans les années 1960, l’autorité de l’Église a marqué toute une génération; il faudra attendre encore quelques années avant de mesurer la réelle perte de vitesse de l’Église, ouvrant ainsi la voie à la libération des femmes. Aujourd’hui, de nouveaux enjeux se dessinent dans l’environnement sociopolitique. Nos démocraties, écrit madame Guilbault, doivent être examinées de près, afin de comprendre les mouvements qui les affaiblissent, les obstacles à combattre, et les luttes à mener, notamment par un savoir-vivre ensemble intelligent, de manière à continuer à faire progresser la cause des femmes. Rien ne doit être pris pour acquis. Nous revenons de loin, à l’époque où nos grands-mères n’avaient aucun droit juridique, où la contraception chez nos mères étaient à peu près inexistantes, où avoir son propre compte bancaire relevait de l’hérésie, voire même endosser un chèque était impossible, sans la signature du mari ou du père. Pour les femmes, au plan international, de grands pas furent franchis depuis la révolution tranquille. Maintenant, nous nous sommes dotés d’outils importants, tels des conventions, afin d’accélérer la cadence et nous avons compris, de ce fait, que la démocratie est indissociable de la laïcité. Avec la montée actuelle des intégrismes religieux, il est urgent de prendre conscience que le statut des femmes est un baromètre assez juste de l’état de santé d’une démocratie. Tel l’écrivain est, tôt ou tard confronté à son œuvre, la réponse que nous livre le valeureux combat des femmes depuis la révolution tranquille, constitue un mouvement essentiel à une remise en question. La démocratie, c’est la capacité des faire des choix. C’est aussi ne rien prendre pour acquis. Le discours intégriste religieux ne doit pas, écrit madame Guilbault, s’insérer, comme il tente actuellement de le faire, dans la vie quotidienne des gens. C’est de cette même manière, que depuis la révolution tranquille s’ouvre des failles, permettant aux totalitaires de s’afficher ostensiblement, sous des airs de bon aloi, évidemment. À cet égard, on ne peut passer sous silence la question du voile, maintenant appelé foulard islamique. En effet, les forces obscurantismes existent toujours, sous une autre forme, et nous devons, plus que jamais, demeurer vigilants. Ainsi, après la lecture du livre « Démocratie et égalité des sexes » de Diane Guilbault, on mesure bien le rôle des débats des dernières années sur diverses questions sensibles relativement aux différentes démarches d’intégration. La démocratie est une valeur à défendre avec fierté, selon madame Guilbault , rappelant qu’au Québec, comme partout au monde, des femmes refusent d’abdiquer leurs libertés et que certaines le paient de leurs vies. Bref, l’émancipation de toutes les femmes, objectif du féminisme des premières heures, demeure, plus que jamais, une priorité. La société a un devoir d’éducation et de protection des valeurs démocratiques. Il faudra lutter bientôt contre des formes de sexismes de plus en plus subtiles, et garder à la portée de la main ce petit livre de Denise Guilbault : « Démocratie et égalité des sexes »

Denise Guilbault : « Démocratie et égalité des sexes », Les Éditions Sisyphe, Montréal, 2008.

La pensée du jour

Cela étant, critiquer le rôle de l'État, dénoncer le délabrement du système de santé et les réingénieries pédagogistes, se montrer inquiet devant la dette publique que nous laisserons aux générations futures, déplorer les rigidités corporatistes, ce n'est pas faire le jeu de la réaction ou rêver au retour du duplessisme. C'est simplement rester fidèle à la cause d'un Québec plus dynamique, plus prospère et plus libre. --- Éric Bédard

Le chiffre du jour : 700

Même si les écoles publiques accueillent aujourd'hui 140 000 élèves de moins qu'il y a dix ans, les commissions scolaires comptent 700 cadres de plus qu'au début des années 2000.

27 juin, 2010

Caricatures : semaine du 20 au 27 juin 2010

La pensée du jour

Il y a beaucoup d'argent qui se perd en éducation. On n'en manque pas, c'est juste qu'il est mal dépensé. ---Chantal Longpré, présidente de la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement.

(NDLR : Une vérité de La Palice.)

Le chiffre du jour : 2,7 G$

L’entente (convention collective de la fonction publique) coûtera 2,7 milliards $ au gouvernement, 400 millions $ de plus que les 2,3 milliards $ de l’offre initiale, mais la somme était prévue et budgétée, jure la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, et respecte le cadre financier du gouvernement, inscrit dans la loi 100 adoptée sous le bâillon le 12 juin dernier.

(NDLR : Bien entendu, puisque le 400 M$ était budgété il fallait le dépenser!!!)

26 juin, 2010

La pensée du jour

Il m'arrive de penser que, pour certains Québécois, toutes les solutions à nos problèmes collectifs passent par une intervention accrue de l'État. Plusieurs s'en remettent à l'État comme autrefois on s'en remettait à l'Église. Hors de l'État, point de Québec! --- Éric Bédard

25 juin, 2010

Le chiffre du jour : 1,75 G$

La Financière agricole, c’est nous. Elle est financée dans une proportion de 60 % par les contribuables, le reste venant de la poche des adhérents. On ne parle pas ici de petite monnaie. En 2009, la Financière agricole a encaissé un manque à gagner de 1,75 milliard de dollars. Elle a versé 836 millions de dollars en indemnisation à des producteurs, dont 433 millions à l’industrie porcine. 80 % de cette somme a été versée aux plus gros producteurs.

La pensée du jour

La production de viande porcine diminue en Amérique du Nord depuis quelques années parce que la demande est moins forte. Pas au Québec, où la production est à la hausse. Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que les producteurs n’ont pas à se soucier de données aussi terre-à-terre que leurs coûts de revient, la demande pour leur viande et le prix obtenu sur les marchés. C’est plus payant pour eux de produire davantage, quitte à contribuer à la baisse des prix, parce que la Financière agricole va finir par payer la différence. --- Pierre Duhamel

24 juin, 2010

La pensée du jour

On dira que Jean Charest n'aurait pas dû déclencher une enquête de cette envergure en réaction aux seuls propos de M. Bellemare. Bien sûr. Cependant, une fois l'enquête lancée et confiée à un juriste éminent, on lui doit respect comme à tout tribunal. Malheureusement, à Québec, la folie partisane l'emporte désormais sur tout, à commencer par l'intérêt public. --- André Pratte

Le chiffre du jour : 5 334

Selon des données publiées récemment par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), il y a 5334 personnes de plus qui ont quitté le Québec en 2009 que de gens qui sont partis des autres provinces pour s'y installer.

23 juin, 2010

La pensée du jour

Ces deux pays (France et Belgique) ont depuis longtemps établi des mécanismes d'évaluation rigoureux, dépolitisés et transparents, placé les incitants financiers aux bons endroits, favorisé les innovations locales, attaché les budgets des hôpitaux au nombre de patients soignés, accordé la priorité à la prévention et aux services de première ligne, créé une émulation bénéfique entre le secteur public et un petit secteur privé, ouvert le privé à la pratique médicale à l'intérieur de certaines limites, etc. Il faut aller voir comment ces pays — et d'autres — font et nous inspirer de leurs pratiques. La clé de la réussite est là. Il n'y a aucun doute que nous pouvons faire mieux et payer moins cher, nous aussi. --- Pierre Fortin

Le chiffre du jour : 33 G$

Selon le budget Bachand, les dépenses budgétaires du Québec en santé et en services sociaux atteindront près de 33 milliards de dollars en 2013. Elles auront augmenté de 70 % en dix ans. Leur part dans les services publics atteindra alors 48 %, comparativement à 40 % en 2000 et à 31 % en 1980. Par la suite, la pression financière sur le budget de la santé va encore s'amplifier avec le passage à l'âge d'or de la vague des baby-boomers nés entre 1947 et 1962.

22 juin, 2010

La richesse ne se crée pas à coup de lois

André Dorais

Plusieurs individus croient que les pays riches sont mieux outillés que les pays pauvres pour sortir de la crise économique. Dit de cette façon on tend à être d’accord avec cette affirmation, mais lorsqu’on réalise qu’ils font surtout allusion à l'assurance emploi, l'assurance dépôts et la planche à billets, on se ravise.

Non seulement l’assurance emploi ne permet pas de sortir plus vite de la crise économique, mais, au contraire, elle la prolonge. C’est d’autant plus vrai que les gouvernements tendent à la bonifier en temps de crise. Que l’assurance emploi permette aux gens affectés par la crise d’en amortir le choc est une chose, mais qu’elle permette à la population en général d’en sortir ou de s’en extirper plus rapidement en est une autre. Les coûts de cette solidarité obligatoire sont refilés aux contribuables qui se trouvent donc moins à même de relancer l’économie.

Cette ligne de pensée est tirée des idéaux sociaux-démocrates. La social-démocratie joue sur deux plans : l’un éthique, l’autre économique. La plus grande «générosité» du programme d’assurance emploi s’inscrit dans l’idée plus large qu’il faille constamment dépenser de l’argent pour relancer l’économie. Puisque les consommateurs réduisent leurs dépenses en temps de crise les gouvernements croient devoir se substituer à eux dans le but de maintenir les dépenses, qui sont vues comme un gage de richesse. C’est oublier que les dépenses gouvernementales sont effectuées à même l’argent des contribuables. Ainsi, non seulement les gouvernements viennent contrecarrer les efforts des gens à épargner, mais ils leur soutirent leur épargne sous prétexte qu’ils savent mieux que personne quoi en faire...

L’assurance dépôts garantit, jusqu’à un seuil maximum, l’épargne qui se trouve dans les comptes d’épargne, comptes chèques et quelques certificats de placement. À l’instar de l’assurance emploi plusieurs dirigeants gouvernementaux ont augmenté ce seuil pour apaiser les craintes des épargnants. L’Allemagne va même jusqu’à garantir toute l’épargne des ménages, sans aucune limite. Comment les gouvernements vont-ils s’y prendre pour remplir ces promesses? Comment remplace-t-on le fruit du travail d’une vie en un tour de main?

Les gouvernements tentent de rassurer la population alors que les fonds nécessaires à l’exécution de cette obligation sont tout à fait insuffisants, voire déjà dans le rouge. Dans ces circonstances on doit se rendre à l’évidence, les gouvernements ne remplaceront jamais les ressources perdues, mais uniquement la monnaie qui se trouve dans les comptes garantis. C’est très différent.

La monnaie d’aujourd’hui ne coûte pratiquement rien à produire, de sorte qu’il est facile de la remplacer. Cependant, les gouvernements auront beau la produire à la tonne, cela ne remplacera jamais l’épargne perdue. Remplacer l’épargne perdue par une monnaie dont la valeur nominale est équivalente ne restitue pas sa valeur réelle et originale. La perte est réelle malgré les apparences.

Une banque, ou tout autre entreprise, acculée à la faillite voit son capital perdre en partie ou en totalité sa valeur, ce qui réduit d’autant la richesse globale. La nouvelle monnaie remise en garantie aux épargnants vaut donc moins qu’avant cet évènement puisqu’elle donne accès à une moindre richesse, c’est-à-dire un nombre réduit de biens et de services. Cette perte du pouvoir d’achat est réelle et c’est uniquement sur ce point qu’on devrait se concentrer. Les discussions sur la soi-disant stabilité des prix ne sont qu’une façon de détourner l’attention de ce problème. Elles ne servent pas à le résoudre, mais tout au plus à justifier le rôle de la banque centrale.

Les gouvernements ne garantissent donc pas la valeur initiale et réelle de l’épargne, mais uniquement sa valeur nominale. Les bénéficiaires de cette garantie diluée, pour ne pas dire de cette fausse garantie, y trouve néanmoins leur compte dans la mesure où ils reçoivent quelque chose plutôt que rien. En contrepartie, et à l’instar de l’assurance emploi, tous les consommateurs et particulièrement les contribuables doivent en payer la note.

Les partisans de ces «assurances publiques», ou «programmes sociaux», n’y voient rien à redire. Lorsqu’on leur fait réaliser que le prix à payer pour cette façon de procéder est beaucoup plus substantiel qu’une adhésion volontaire à ces assurances, ils invoquent la «justice sociale» plutôt que l’efficacité, l’éthique plutôt que l’économique. Et lorsqu’on les relance en répondant qu’il n’y a rien de légitime à obliger les gens à adhérer à un service d’assurance, ils répondent à leur tour par la négative en revendiquant une conception plus égalitaire de la justice. Or, cette conception de la justice s’effectue invariablement dans une plus grande pauvreté, d’où le retour au questionnement de départ : les pays riches sont-ils mieux outillés que les pays pauvres pour sortir de la crise économique?

La réponse est oui, mais pas pour les raisons évoquées. Ce ne sont pas les diverses assurances publiques ou programmes sociaux qui permettent de sortir d’une crise économique, mais la capacité à produire de la richesse. Cette capacité est indéniablement supérieure dans les pays riches, mais encore faut-il donner aux individus la liberté d’agir, liberté qui semble malheureusement réduite à mesure qu’un pays s’enrichit.

Les programmes d’assurance publique agissent comme un frein à la liberté d’action. Parce qu’ils sont imposés dans les pays riches ils entraînent tout le monde dans leur sillage. Au contraire, parce que les pays pauvres n’ont pas les moyens de se les payer, du moins pas au même degré, ils ont le champ libre pour améliorer leurs moyens de production et accroître leur richesse. Ceux qui savent saisir cette opportunité développeront leur capacité de production et s’en trouveront plus riches.

On doit donc réaliser, qu’en dernier lieu, c’est la liberté de disposer de ses biens comme on l’entend qui permet de créer de la richesse. En d'autres mots, la capacité de production vient de la liberté individuelle et non l'inverse. Plus les individus d’un pays seront libres de leurs actions, plus grande sera la probabilité qu’ils s’enrichissent. En ce sens, le régime de liberté, ou le «libéralisme», est supérieur à la social-démocratie. Malheureusement, ce régime demeure mal compris et mal pratiqué. Certes, il crée des disparitions de richesse, mais au moins il enrichit tout le monde. On ne peut en dire autant de la social-démocratie qui préfère la loi politique à la loi économique, la contrainte plutôt que la liberté.

Les pays riches sauront-ils réduire les services gouvernementaux? Les pays pauvres sauront-ils s’abstenir de les mettre en place? Sauront-ils tous utiliser la planche à billets avec modération? La réponse à ces questions déterminera qui parmi eux se sortira mieux de la crise économique. En principe, ce devrait être les pays riches, mais il appert que plus ils sont riches, plus ils sont bêtes, du mois en démocratie. Ils semblent aveuglés par leurs bonnes intentions.

La pensée du jour

Petite lueur d’espoir: des agriculteurs commencent à en avoir ras le bol de ce système (monople de l'UPA) digne des années soviétiques. Sans remettre en cause la gestion de l’offre, le Conseil des entrepreneurs agricoles (CEA), fondé en juin par les producteurs de céréales, de sirop d’érable et les jardiniers maraîchers, critique la mise en marché collective. Gérée mur à mur par l’UPA, celle-ci s’étend à une foule d’aliments et brime l’esprit entrepreneurial des agriculteurs. --- David Descôteaux

Le chiffre du jour : 50 %

La direction de Cascades lance une bombe ce matin. Selon ses calculs, ses employés ici au Québec coûtent en moyenne 50 % de plus que ses employés américains.

21 juin, 2010

La catastrophe du Golf du Mexique, retour à la case départ

Depuis un certain temps, les catastrophistes avaient perdu un peu de leur lustre. Les faussetés et les demi-vérités exposées au grand jour à l’occasion de la rencontre de Copenhague avaient créé une brèche qui permettait enfin aux dissidents de se faire entendre.

Malheureusement, le désastre du Golfe du Mexique, conséquence du comportement douteux de BP, redonne aux catastrophistes l'élan qu’ils avaient perdu. Comme d’habitude, les politiciens profitent de cette crise pour promouvoir des politiques interventionnistes.

Cette catastrophe aura pour effet de réduire à nouveau au silence ceux qui espéraient enfin un débat serein, rationnel et scientifique sur toutes les questions du CO2 et de ses effets sur le climat.

Il est donc essentiel que les médias non conventionnels reprennent le bâton du pèlerin pour dénoncer les politiques interventionnistes et opportunistes qui ne manqueront pas de surgir.

Dans ce domaine comme dans bien d’autres, Un monde libre demeure une source d’information francophone et crédible pour faire contrepoids à la pensée unique des médias québécois.

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Le débat interdit

Emmanuel Martin, le 1er octobre 2009 - « Le monde va à sa perte si on continue à émettre du carbone qui crée un trou dans la couche d'ozone et qui brise les équilibres de la planète ». C’est ainsi que Nicolas Sarkozy a expliqué le lien changement climatique – émissions de CO2 le 23 septembre à New York à des journalistes de France 2, et justifié son combat en faveur de la taxe carbone. Un tel niveau d’ignorance et de confusion (du trou de la couche d’ozone avec l’effet de serre) de la part d’un décideur politique qui veut imposer une nouvelle fiscalité sur la base de ces assertions laisse évidemment pantois. M. Sarkozy n’a visiblement pas la capacité de s’intéresser sérieusement au débat scientifique sur le réchauffement climatique. Oui : au débat scientifique.

En effet, le partenariat GIEC-hommes politiques-écologistes-médias voudrait laisser croire qu’il n’y a plus de débat scientifique autour de la question du réchauffement climatique et de son origine anthropique via le CO2. Pourtant, il n’en est rien. Il y a un débat, une controverse, des sceptiques du réchauffement, des contestations d’un réchauffement tout récent, des contestations des estimations et des incertitudes, et des contestations de l’origine anthropique des variations du climat. Sur la base des affirmations du GIEC, une politique anti-CO2 va être mise en place, de nouveaux impôts vont donc être levés, une nouvelle forme de protectionnisme imposée, mettant en péril le développement des pays pauvres, et le contrôle de la société va être accru et les libertés réduites. Tout cela au nom d’une hypothèse que le débat scientifique n’a pas encore validée mais que les hommes politiques aussi bien informés que M. Sarkozy ont choisi de consacrer comme « la vérité scientifique ».

Le débat autour du réchauffement climatique serait-il interdit ? Il est en effet devenu politiquement incorrect de mettre en doute la nouvelle vérité estampillée par le politique et le GIEC. Au printemps dernier l’EPA (Agence de Protection de l’Environnement) a mis au panier un rapport d’un de ses membres, Alan Carlin, qui remettait fondamentalement en cause la thèse du réchauffement d’origine anthropique. Raison invoquée par ses supérieurs ? « L’administrateur et l’administration ont décidé d’avancer… et vos commentaires ne facilitent pas la défense de cette décision, sur le plan juridique et de la politique publique ». Le travail du chercheur, critique des travaux du GIEC, ne va évidemment pas dans le sens d’une réglementation anti-CO2 déjà décidée par les autorités politiques. On lui a donc interdit de travailler à nouveau sur le sujet et même d’assister à des séminaires sur ce thème. Silence donc.

Quelles sont les thèses de nombreux sceptiques du climat ? D’abord, s’il y a bien une augmentation de CO2 dans l’atmosphère, les températures globales ne sont pas à un pic historique et redescendent en fait depuis 1998. En fait, la célèbre courbe de Mann en forme de crosse de hockey (utilisée avec théâtralité par Al Gore dans son film) est fondée sur des relevés contestables : on estimait les températures passées par le biais de la dendrochronologie (la mesure des anneaux des arbres), ce qui a pour effet de lisser les températures passées et faire apparaître artificiellement un changement brutal récent. Les nouvelles mesures, basées sur la réaction des arbres aux changements climatiques, rétablissent la réalité des cycles climatiques de réchauffement et refroidissement.

Durant l’optimum médiéval les températures étaient aussi chaudes qu’aujourd’hui. Le recul des glaciers des Alpes a fait apparaître des vestiges de vie humaine médiévale. 1930 était une année aussi chaude que 1998 aux USA, 1940 l’année la plus froide en Europe. En 1970, la menace climatique favorite des médias était … le refroidissement global. Et il se pourrait bien qu’il redevienne très rapidement à la mode : l’englacement de la mer arctique repart à la hausse depuis deux ans. La couverture de glace en Antarctique loin de fondre… s’étend.

Autre gros problème pour la thèse du GIEC : le sens de la causalité augmentation d’émissions de C02 -> réchauffement climatique. En fait, les mesures semblent indiquer une relation inverse puisque ce sont les variations de températures qui précèdent les variations de CO2. L’explication alternative de ces variations ? Une forte activité solaire réduit le bombardement cosmique de la Terre qui favorise la formation des nuages, qui refroidissent le climat. Une forte activité solaire entraine donc de manière indirecte un réchauffement terrestre. Ce dernier entraîne la fonde des glaces qui libèrent du gaz carbonique. Autant dire que ce changement de causalité fait s’effondrer la thèse du réchauffement d’origine anthropique.

Il n’est pas question ici de trancher un débat scientifique à la place des scientifiques et commettre la même erreur que les hommes politiques actuellement (à l’exception notable du président tchèque Vaclav Klaus), mais justement de laisser se dérouler le processus critique de la science. On ne peut décider de politiques aussi coûteuses en termes monétaires, en particulier pour les pays pauvres, et en termes de liberté, en étouffant le débat sur lequel ces politiques devraient se fonder.

Enfin, on parle souvent des recherches sceptiques qui seraient fondées par les pétroliers : on oublie que nombreux sont ceux qui ont un intérêt à l’alarmisme du fait des fonds considérables en jeu pour la recherche, la réglementation et les nouveaux « marchés » artificiels de cette vague verte. Et il n’est pas certain non plus que ces fiscalités vertes ne masquent en réalité un nouvel argument implicite pour ne pas responsabiliser les décideurs politiques en matière de fiscalité et de dépenses publiques…

Emmanuel Martin est économiste, analyste sur http://www.unmondelibre.org/.

La pensée du jour

Dans le budget de l'éducation, près de deux milliards de dollars — oui, deux milliards! — sont octroyés chaque année aux élèves handicapés et en difficulté d'apprentissage, mais malgré ce soutien extraordinaire, des histoires d'élèves mal servis et d'enseignants au bord du gouffre nourrissent encore la chronique. --- Marie-André Chouinard

(NDLR : Conséquence naturelle d'un système éléphantesque qui n'existe que pour lui-même.)

Le chiffre du jour : 343 M$

Le Québec affichait un déficit commercial de 343 millions de dollars en 2007 pour les produits de trois domaines culturels, soit les arts de la scène, le cinéma et la télévision et le livre.

(NDLR : Si l'industrie culturelle québécoise était moins subventionnée, les entreprises feraient peut-être plus d'effort pour rentabiliser leur produit en l'exportant? Ceci permettrait de réduire, voire d'effacer, le déficit commercial.)

20 juin, 2010

La pensée du jour

Si le gouvernement gaspille vos impôts et s’endette pour «relancer» l’économie, c’est sa faute. Sa théorie? Le gouvernement doit agir comme assurance. Il accumule des surplus dans les bonnes années et dépense quand l’économie ralentit – afin de remplacer les dépenses des consommateurs.

En théorie, ça tient. Mais dès qu’on quitte le merveilleux monde de Walt Disney, ça s’effondre. Dans la réalité, les politiciens sont keynésiens quand ça leur plaît. Ils dépensent quand ça va mal… mais dépensent aussi quand ça va bien! Des surplus? Vous voulez rire. On s’endette année après année. --- David Descôteaux

Le chiffre du jour : 901 M$

Le généreux régime québécois d'assurance parentale continue de s'enfoncer et devrait atteindre un déficit accumulé de 901 millions $ en 2014.

Caricatures : semaine du 13 au 20 juin 2010

18 juin, 2010

Pourquoi le « privé » est-il plus efficace que le « public »?

Henri Lepage, dans son ouvrage, « Pourquoi la propriété privé », publié chez Hachette en 1985, donne une réponse fort éclairante à cette question (P. 133-137).

Essentiellement, c’est la notion de profit, notion inconnue ou sciemment ignorée par les politiciens et fonctionnaires, qui impose aux gestionnaires de l’entreprise privée la recherche constante de l’efficacité optimale. Il écrit :

Le profit est un « résidu » qui se définit par la différence entre les recettes de l'entreprise et ce qu'a coûté la production. Si quelqu'un est personnellement « propriétaire » de ce résidu, toute situation où l'entreprise ne produit pas au moindre coût entraîne pour lui un « coût » dont le montant est égal au profit supplémentaire que cette entreprise aurait pu encaisser si elle avait utilisé une technique de production plus performante ; il aura donc intérêt à l'éliminer en encourageant ses collaborateurs à faire un effort supplémentaire d'économie, de rationalisation de la production, d'innovation technique (ou commerciale).
…alors que :

Le système bureaucratique est ainsi un système de décision où le pouvoir des « producteurs (fonctionnaires) » — dont l'intérêt personnel est de produire plus cher : bureaux plus spacieux, moquettes plus épaisses, charges de travail plus faibles, davantage de secrétaires, etc. — est en fait beaucoup plus grand que celui des « acheteurs (les contribuables représentés par les politiciens) » dont l'intérêt est, à l'inverse, que le produit final soit fabriqué aux coûts les plus faibles possible compatibles avec le cahier des charges.
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La propriété, « procédure de découverte »

La meilleure façon d'évoquer le troisième avantage que présente la propriété privée dans l'entreprise est de prendre deux cas de figure extrêmes et de raisonner en les comparant : d'un côté, une firme bureaucratique en position de monopole, administrée par des fonctionnaires (un service public comme la poste, par exemple) ; de l'autre, une firme privée ayant un unique actionnaire et qui fonctionne en univers concurrentiel.

On suppose qu'il s'agit de deux firmes techniquement identiques, produisant les mêmes biens. La seule différence est institutionnelle. Le patron de la première est un homme qui se voit déléguer le droit d'organiser et de contrôler le travail des autres, mais qui n'a aucun droit sur le profit que sa gestion est susceptible de dégager ; sa seule rémunération est le salaire qui lui est versé au même titre que les autres travailleurs, et dont le montant est déterminé en fonction d'une grille indiciaire extérieure. Le patron de la seconde est un homme qui, du fait de ses titres de propriété, rassemble dans sa main l'ensemble des droits afférant, d'une part à l'organisation et à la gestion interne de la firme, d'autre part à la propriété du résultat résiduel de ses activités. Autrement dit, du point de vue de la gestion des ressources de l'entreprise, on a d'un côté dissociation entre le droit au profit et le droit au pouvoir (le droit au profit revenant à la collectivité, propriétaire légale de l'entreprise), et de l'autre confusion entre les deux.

Les fonctionnaires d'un service public sont des producteurs comme les autres, utilisant des ressources (humaines, financières, technologiques) pour fabriquer des produits ou rendre des services dont la particularité est qu'ils ne sont pas écoulés sur un marché concurrentiel, mais vendus en bloc à la collectivité par l'intermédiaire du Budget, dans le cadre de ce que les économistes appellent une situation de « monopole bilatéral » (un seul vendeur, un seul acheteur). Dans un tel système, c'est la collectivité — par la voix du gouvernement, sous le contrôle des parlementaires — qui en quelque sorte passe commande d'un service donné dont les caractéristiques (quantité, qualité, spécificités) et l'enveloppe financière de production font l'objet d'une négociation bilatérale entre la direction de ladministration publique concernée (notre firme bureaucratique) et les services centraux du Budget.

Comme toute entreprise, chaque administration ou service public a une fonction de production implicite qui détermine le coût de production unitaire du service fourni, et donc le montant des crédits budgétaires globaux nécessaires pour exécuter le cahier des charges défini par le pouvoir politique. Mais comment est déterminé ce coût unitaire qui, à son tour, détermine le niveau des demandes budgétaires ? Par un processus itératif analogue à celui que l'on vit dans toute entreprise, même concurrentielle. La direction centrale envoie des instructions à ses différents services pour que ceux-ci lui indiquent les besoins budgétaires nécessaires à l'exécution des tâches qui leur sont confiées. Ces directives sont à leur tour déconcentrées au niveau des bureaux puis le tout remonte vers le haut.

Comme dans l'entreprise, chaque prévision budgétaire se déduit du coût comptable des services fournis dans le passé, modifié en fonction d'exigences ou de découvertes nouvelles. Comme dans l'entreprise, la tendance naturelle des bureaux est toujours de se plaindre de l'insuffisance des enveloppes qui leur sont allouées. Réflexe tout à fait humain, la notion de coût étant par définition, toujours parfaitement subjective : on n'a jamais assez d'effectifs pour faire le travail demandé ; les salaires sont insuffisants pour engager un personnel de qualité ; les conditions de travail ne sont pas à la hauteur de l'effort demandé aux exécutants, etc. Moyennant quoi la remontée des prévisions budgétaires s'accompagne à chaque échelon du processus de décision d'une série d'arbitrages visant à rendre compatibles des demandes qui, globalement, ne le sont pas. Tout cela jusqu'à l'arbitrage final du gouvernement entre les demandes budgétaires émanant de ses différentes administrations.

Le rôle de l'arbitrage, qu'il se situe au sommet de la hiérarchie ou au niveau des services, est de contester les évaluations implicites que les services font de leurs coûts de production. Amputer une prévision budgétaire qui remonte d'un service subalterne revient à dire à ses subordonnés : « Vous devez produire autant en nous coûtant moins cher. » Dans la négociation qui s'engage, la connaissance des coûts de production possibles est déterminante. Mais comment un chef de service ou le patron d'un ministère connaissent-ils les coûts de production « possibles » de leurs services ? Leur seule source d'information provient des services mêmes dont ils sont censés contrôler les dépenses. De la même façon, comment le pouvoir politique ou parlementaire peut-il savoir si les estimations budgétaires qui lui parviennent reflètent bien l'effort maximal de ses administrations pour rechercher les coûts de production les plus bas possible ? Lui aussi dépend des informations qui remontent des services dont il est censé contrôler l'activité.

Le système bureaucratique est ainsi un système de décision où le pouvoir des « producteurs » — dont l'intérêt personnel est de produire plus cher : bureaux plus spacieux, moquettes plus épaisses, charges de travail plus faibles, davantage de secrétaires, etc. — est en fait beaucoup plus grand que celui des « acheteurs » dont l'intérêt est, à l'inverse, que le produit final soit fabriqué aux coûts les plus faibles possible compatibles avec le cahier des charges.

Dans l'entreprise privée, les choses fonctionnent, en principe, de la même manière. Chaque usine, ou chaque atelier, tente d'obtenir le plus possible de sa direction générale qui est en position d'acheteur vis-à-vis de ses différents services, comme le ministre l'est à l'égard de ses différentes directions. Mais la position de l'acheteur « privé » n'est pas identique à celle de l'acheteur public. Si l'information pour connaître les meilleurs coûts de production possibles dépend toujours de données transmises par des échelons inférieurs, il existe un contrepoids inconnu dans l'administration : la concurrence. Celle-ci, par le système des prix, apporte un ensemble d'informations sur les coûts des concurrents qui produisent des biens similaires ou directement substituables. Si les prix du concurrent sont plus bas, c'est qu'il produit moins cher et donc que les données qui remontent de la base de l'entreprise ne reflètent pas ce qui pourrait être réalisé si vraiment chacun faisait l'effort maximum pour produire le moins cher possible. Autrement dit, dans l'entreprise privée, le pouvoir du « producteur » a pour contrepoids l'information autonome dont la direction bénéficie du fait de la présence d'entreprises concurrentes. Les décisions seront donc prises en fonction d'un bien plus grand nombre d'informations sur les coûts el les technologies possibles.

Cependant, il ne suffit pas que cette information « parallèle » existe pour que l'entreprise mobilise instantanément toutes ses ressources et toutes ses énergies humaines et techniques pour obtenir — ou plutôt « découvrir » — les coûts de production les plus bas possible. Encore faut-il que, du bas de l'échelle aux échelons les plus élevés, chacun se sente motivé par une telle tâche, ou fasse tout ce qui est en son pouvoir pour essayer de motiver les autres. C'est alors que réinterviennent les « droits de propriété ».

Le profit est un « résidu » qui se définit par la différence entre les recettes de l'entreprise et ce qu'a coûté la production. Si quelqu'un est personnellement « propriétaire » de ce résidu, toute situation où l'entreprise ne produit pas au moindre coût entraîne pour lui un « coût » dont le montant est égal au profit supplémentaire que cette entreprise aurait pu encaisser si elle avait utilisé une technique de production plus performante ; il aura donc intérêt à l'éliminer en encourageant ses collaborateurs à faire un effort supplémentaire d'économie, de rationalisation de la production, d'innovation technique (ou commerciale). Cela dit, si cette personne est également actionnaire de la firme, à cette perte immédiate de revenu s'ajoute un effet patrimonial lié aux conséquences que la moindre rentabilité de l'affaire entraîne sur la valeur marchande de ses avoirs investis dans l'entreprise. Sa motivation à bien choisir ses collaborateurs et à exiger d'eux le maximum, par des mesures de contrôle interne, mais aussi par la mise en place de systèmes d'incitation appropriés, n'en est que plus grande. Elle est sans commune mesure avec celle que peut ressentir un directeur d'administation salarié.

Qu'il en fasse plus ou moins, ce dernier a toutes chances de conserver, à terme, à peu près la même rémunération. Pour qu'il ressente une différence, sinon à ce niveau, du moins à celui de ses perspectives futures de carrière — et donc de gains, il faudrait que ses supérieurs hiérarchiques soient en mesure d'apprécier, de façon autonome, qu'il n'en fait pas assez ; et donc qu'ils dispoisent eux-mêmes d'informations fiables. Or c'est de celui-là même qu'ils ont pour mission de surveiller et de contrôler qu'elles leur proviennent principalement...

Dans cette perspective, le profit n'est pas seulement la rémunération du capital ou du patron. C'est un mécanisme dont l'une des fonctions les plus importantes — sinon la plus importante — est de mobiliser les énergies de l'entreprise non seulement pour rechercher les coûts de production les plus bas possible, mais également pour découvrir de nouveaux produits, de nouveaux marchés, de nouveaux services, de nouvelles technologies, de nouveaux savoir-faire, etc.

Dans l'entreprise, les institutions de la propriété privée n'ont, pas seulement pour fonction de veiller à ce que chacun d'entre nous soit le plus efficace possible dans les fonctions qui sont les siennes. Dans un univers dominé en permanence par une incertitude radicale, elles constituent aussi ce que Hayek appelle une « procédure de découverte » — c'est-à-dire un mécanisme dont l'existence même permet à chacun d'entre nous d'agir et de décider à partir d'une somme d'informations, de connaissances et de savoir-faire, souvent tacites et informulables, dont nous ne pourrions disposer sans la présence d'un réseau d'échanges libres et concurrentiels reposant sur le double principe de la liberté de la propriété et de la liberté des contrats.

La pensée du jour

Faut faire attention de ne pas minimiser la dette du Québec, parce que peu importe la mesure utilisée, qu'on parle de dette nette, de la dette brute, de la dette selon l'OCDE, ou si on la compare avec les provinces, le Québec est quand même la province la plus endettée du Canada. Ça, c'est indéniable: les faits sont là. --- Pascal Gauthier

Le chiffre du jour :53%

En résumé, selon le sondage :

- 7 Québécois sur 10 estiment que toute la lumière n'a pas été faite sur les pertes de la Caisse ; cette proportion était de 8 Québécois sur 10 l'an dernier ;

- Seulement 32 % des Québécois font confiance à la Caisse ; cette proportion est de 36 % chez les retraités de l'État ;

- 53 % des Québécois seraient prêts à confier leurs épargnes à un autre gestionnaire que la Caisse ; cette proportion est de 44 % chez les retraités de l'État.

17 juin, 2010

La crise du crottin de cheval de 1894

Les prophètes de malheur, grassement financé par les gouvernements, profitent du fait que leurs prédictions sont rarement remises en question pour nous raconter n’importe quoi. L’histoire est truffée d’exemples démontrant que les catastrophes annoncées par de supposés experts ne se matérialisent jamais. De plus, ces mêmes experts sont incapables de percevoir les changements révolutionnaires qui se déroulent sous leurs yeux.

Le problème fondamental des scénarios catastrophistes appréhendés, c’est qu’ils supposent que les choses vont continuer comme avant. Cette hypothèse néglige le fait que le libre marché est un système "autorégulé" qui s’ajuste continuellement à la réalité de son environnement.

La catastrophe appréhendée du crottin de cheval à la fin du 19e siècle est un exemple classique de cette réalité.

Les grandes villes de cette époque utilisaient des milliers de chevaux pour accomplir la plupart des tâches journalières, dont le transport des gens et des marchandises. À Londres en 1900 il y avait 11 000 taxis tirés par des chevaux. Il y avait aussi des milliers d’autobus nécessitant chacun 12 chevaux par jour pour un total de plus de 50 000 chevaux. Il y en avait certainement autant utilisé pour le transport des marchandises, les travaux municipaux et les entreprises.

Un cheval produit quotidiennement entre 7 et 15 kilogrammes de crottin. Évidemment, les rues de Londres en étaient recouvertes. Les mouches et la poussière de crottin séché envahissaient les résidences et étaient des vecteurs de transmission de maladie.

Le problème semblait insoluble. Pour que les villes puissent poursuivre leur croissance, il fallait plus de chevaux et plus de chevaux produisaient plus de crottin.

En 1894, un journaliste du Times de Londres écrivait que dans 50 ans toutes les rues de Londres seraient enfouies sous deux mètres de crottin.

La croissance exponentielle du nombre de chevaux monopolisait de plus en plus d’espace et de ressources pour les nourrir et les loger au détriment de la population.

Évidemment, Londres n’est pas disparu sous le crottin de cheval. La crise appréhendée s’est amenuisée au fur et à mesure que les véhicules motorisés ont remplacé les hippomobiles.

Cette révolution s’est concrétisée grâce aux inventeurs qui ont su utiliser les technologies du temps pour concevoir des véhicules moteurs et aux entrepreneurs qui ont investi dans la fabrication de ces véhicules et dans les réseaux de distribution d’essence pour les alimenter.

Les catastrophes appréhendées servent en priorité les intérêts des politiciens et non ceux de la population. Les organisations politiques, avec la complicité des médias, sont passées maîtres dans l’art de manipuler les populations au moyen de scénarios catastrophistes popularisés par des pseudoscientifiques subventionnés. L’histoire démontre que l’utilisation de la peur (1) a toujours été un moyen efficace pour manipuler les populations.

L’écologie et le terrorisme sont les derniers d’une longue liste de catastrophes appréhendées que les gouvernements utilisent pour maintenir les populations dociles face au pillage des richesses collectives à des fins partisanes.

(1) Pour une discussion plus approfondie de l’utilisation de la peur comme moyen de contrôle des populations je vous invite à lire « La peur source de pouvoir ».

La pensée du jour

....l'hôpital Saint-Luc (44 ans) a le même âge que la Place Ville-Marie (46 ans). Le premier ouvrage est en ruine, irrécupérable et mûr pour la démolition, alors que le second reste un fleuron de l'immobilier montréalais. Et que dire de Turcot, de nos routes ou de nos écoles publiques comme modèles d'entretien d'ouvrages publics? Pourquoi le gouvernement a-t-il dû passer une loi pour s'obliger à bien entretenir les infrastructures s'il n'y avait pas de problème? --- Marcel Boyer

Le chiffre du jour : 5,308 milliards $

Fixé à 3,6 milliards avril 2006, le budget a été augmenté à 5,2 milliards en mars 2009, pour s’établir comme suit :

2 515 millions $ pour le CHUM
359,4 millions $ pour le CRCHUM
2 225 millions $ pour le CUSM
500 millions $ pour le CHUSJ (Centre hospitalier Sainte-Justine)

Et c’est pas fini… Le VG estime que ce budget doit être haussé d’au moins 108,4 millions $ pour les projets du CUSM et du CRCHUM par rapport aux estimations de mars 2009. Le coût du CRCHUM passerait à 449,9 M$ et le CUSM à 2 242,9 M$.

Total: 5,308 milliards $

16 juin, 2010

La pensée du jour

Quant à la construction, il est clair que c'est une industrie malade. Nous payons probablement plus cher que nous le devrions pour nos routes et nos équipements collectifs, ce qui est une forme de détournement des fonds publics. Tout indique aussi que les coûts de construction sont également plus élevés pour le secteur privé, ce qui constitue un obstacle au développement économique. --- Alain Dubuc

Le chiffre du jour : 563 866

L'État québécois compte 563 866 fonctionnaires ! Un demi-million de citoyens, soit 13,4 % de la population active du Québec, travaille pour le gouvernement !

15 juin, 2010

Douze bonnes raisons de se méfier de la règlementation

À chaque dérapage les politiciens, les faiseurs d’opinion et les groupes d’intérêt rivalisent pour réclamer plus de règlementation. Un accident automobile déclenche la révision de l’ensemble des règles de la sécurité routière. Bientôt nous devrons porter un casque et des jambières pour se déplacer en auto; la mort d’une grenouille réveille tous les bien-pensants écologiques qui réclament ni plus ni moins que l’éradication des humains de la planète terre; l’hospitalisation d’une personne anorexique justifie le bannissement de toutes les publicités montrant une femme un tant soit peu svelte; un préposé à la clientèle s’adresse à un journaliste en anglais et il faut bannir l’anglais dans les cégeps; etc.

Bien sûr, j’exagère, mais personne ne semble réaliser que chaque fois que le législateur s’aventure au-delà des orientations de base, la réglementation, en plus de brimer inutilement les libertés individuelles, créent plus de problèmes qu’elle n’en résout.

1. La règlementation nuit à la créativité et à l’innovation. Combien de produits fermiers, en particulier des fromages, ne seront jamais accessibles aux consommateurs dû à des règlements rigides et souvent inappropriés? Combien d’entreprises ne verront jamais le jour parce que les embûches règlementaires ont poussé les entrepreneurs à la faillite ou à l’abandon avant que leurs projets naissent?

2. Les groupes d’intérêt courtisent le gouvernement dans l’espoir qu’une loi imposera leurs produits et services. Deux exemples de ce phénomène sont : l’addition d’éthanol dans l’essence et les tarifs sur l’importation de produits laitiers. Le premier, en augmentant la demande pour le maïs, favorise les producteurs de maïs. Le deuxième en maintenant le prix des produits laitiers élevé, favorise l’industrie laitière. Bien entendu et comme toujours, les contribuables et les consommateurs paient la note qui se chiffre par centaines de millions de dollars pour ces deux exemples seulement;

3. La réglementation peut créer ou détruire une industrie comme par magie que cela soit économiquement justifié ou non. Des exemples évidents de ce phénomène sont : le recyclage des déchets domestiques et l’obligation de dédier 1 % de la masse salariale à la formation en entreprise. Le pouvoir illimité du législateur oblige les entreprises à un lobby permanent auprès des politiciens soit pour obtenir des règlements favorables, soit pour empêcher ou alléger des règlements défavorables. Ce phénomène mine la confiance des contribuables envers les politiciens et le gouvernement;

4. Les règlements sont souvent, pour ne pas dire toujours, le résultat de compromis. Les groupes d’intérêt rivalisent dans le but d’obtenir des conditions favorables pour le groupe qu’ils représentent. Les politiciens manoeuvrent pour satisfaire le plus grand nombre de groupes d’intérêt possible trop souvent au détriment de l’ensemble de la population;

5. Certains groupes d’intérêt demandent des règlements dans l’unique but de se protéger de la concurrence. Deux exemples parmi tant d’autres : le règlement qui établi le prix plancher de l’essence vise à protéger les distributeurs indépendants; celui régissant les heures d’ouverture des épiceries vise à protéger les propriétaires de « dépanneurs ». Dans un cas comme dans l’autre, ces règlements sont inutiles et pénalisent les consommateurs;

6. La réglementation biaise, voire élimine, l’information nécessaire à la prise de décision. En particulier, les programmes de subventions ont pour effet de réduire les coûts réels d’un projet qui trop souvent se transforment en fiasco financier : Magnola, Papiers Gaspésia, usine d’éthanol-maïs, Norsk Hydro, les ateliers Davie, etc.

7. La réglementation a toujours des effets pervers plus ou moins importants. L’exemple le plus évident de ce phénomène est la réglementation de l’emploi dans l’industrie de la construction. Les lois et règlements visaient à améliorer l’efficacité et à éliminer les conflits. Trente plus tard, on réalise qu’on a plutôt créé un monopole syndical de l’emploi. Ce monopole n’hésite pas à menacer employés et employeurs pour conserver ses privilèges. De plus, il contribue largement au coût anormalement élevé de l’industrie de la construction du Québec.

8. Le législateur n’a pas à se préoccuper des analyses coûts-bénéfices d’une réglementation puisqu’il n’en assume pas les coûts. En particulier, les lois et règlements visant supposément à protéger l’environnement imposent souvent des coûts exorbitants et injustifiés aux promoteurs. Dans l’esprit d’une majorité de Québécois les promoteurs sont des manipulateurs malhonnêtes motivés par le profit alors que les écolos sont des anges qui veillent au bien-être des générations futures. Aussi, les politiciens n’hésitent pas à favoriser ces derniers au détriment des deuxièmes et de l’ensemble de la société.

9. Les motivations des élus et des bureaucrates ne correspondent pas toujours aux intérêts de la population. C’est ainsi que les lois et règlements en santé et en éducation favorise la multiplication des structures et des bureaucrates au détriment des services de première ligne.

10. Les règlements ont la vie dure. Il demeure en place longtemps après qu’ils soient devenus inutiles et nuisibles. À lui seul, le code de stationnement de Montréal est truffé d’un nombre effarant de normes abusives et anachroniques : la distance entre le véhicule et la bordure du trottoir, l’utilisation du frein manuel, le braquage des roues dans une pente, le verrouillage des portes, etc. De surcroît, la signalisation est toujours confuse, souvent contradictoire et parfois absente ou obstruée. Ainsi, un préposé zélé, frustré où à qui on a imposé des quotas, a tout le loisir de vous flanquer autant de contraventions qu’il le désire.

11. Les industries règlementées on une influence indue sur les agences de règlementation. L’UPA est l’exemple le plus représentatif de ce phénomène. Son influence est telle qu’on a souvent l’impression qu’elle dirige le MAPAQ et non l’inverse. Aucun ministre ou haut fonctionnaire n’osent la confronter même minimalement.

12. Les lois et règlements créent une fausse impression de sécurité. En général les gens croient naïvement que les lois et règlements vont les protéger en toutes circonstances. Par exemple les victimes d’Earl Jones se fiaient à l’AMF pour les protéger. Pourtant, il est évident qu’aucune loi ou règlement ne peut arrêter les filous. Lorsque les bénéfices potentiels d’une action sont suffisamment intéressants par rapport aux pénalités éventuelles, il y aura toujours quelqu’un prêt à prendre le risque de contourner la loi.

Bien sûr que la vie en société requiert un minimum d’encadrement pour éviter que la « loi du plus fort » soit celle qui régisse les activités entre citoyens. Toutefois, les lois et règlements doivent prioritairement définir les orientations de base et non pas codifier tous les gestes et actions journaliers de chacun.

Malheureusement, dans un État interventionniste comme le nôtre, l’abondance de règlementation et les effets néfastes que cela entraîne sont surtout le résultat de l’interventionnisme étatique. Plus l’État intervient dans la vie des citoyens, plus il y a de lois et règlements qui nuisent au bon fonctionnement de la société et brime les libertés individuelles.

De plus, lorsque le gouvernement fournit des produits et services à ses citoyens celui-ci représente toujours la partie du « plus fort ». Donc, c’est la « loi du plus fort » qui prime. Dans ce cas qui protège les individus? Bien sûr, les vérificateurs généraux, les ombudsmans, les tribunaux administratifs veillent à limiter les pouvoirs de la bureaucratie, mais ce sont des mécanismes bien imparfaits souvent gérés par les amis du parti au pouvoir.

Pour recouvrer notre liberté il est nécessaire que l’État se retire des nombreux champs d’activité qu’Il a investis au détriment de la population pour se dévouer à ses rôles « régaliens » de sécurité et de protection des individus.

La pensée du jour

On me dira que la formation, c’est important, que nos policiers doivent se perfectionner. Mais 12 millions $, c’est beaucoup. Et si nos policiers passaient moins de temps en congrès et en colloque, hé ben, ils auraient peut-être plus de temps pour patrouiller et enquêter… sans charger de temps supplémentaire. --- Mathieu Turbide

Le chiffre du jour : 7,3 %

Le Québec n’est pas le paradis des entrepreneurs, bien au contraire. Un sondage réalisé il y a quelque mois par Léger Marketing pour la Fondation de l’entrepreneurship, nous apprenait que 7,3 % des Québécois étaient propriétaires de leur entreprise, contre 13,8 % dans le reste du Canada. Il y a aussi presque deux fois moins de personnes qui ont l’intention de démarrer une entreprise au Québec qu’ailleurs au pays. C’est aussi lamentable au niveau des jeunes alors que les Québécois de 18 à 35 ans ne constituent que 12 % des jeunes entrepreneurs canadiens.

14 juin, 2010

Encore la crise! (1/2)

Serge Schweitzer analyse les causes à l’origine de la crise financière. Ce n’est pas exactement ce que les politiciens et interventionnistes veulent bien nous laisser croire!

La pensée du jour

L'État est devenu la nourrice des entreprises, le père Noël des régions.--- Pierre Fortin

Le chiffre du jour : 82 %

La vraie solution nous vient des infirmières. Les infirmières sont reconnues par les patients, mais pas par le système. 79 % des gens estiment qu'elles font preuve de plus de compassion et 82 % qu'elles sont plus disponibles que les médecins.

82 % estiment qu'elles ont des conditions de travail inadéquates et la plupart estiment qu'elles sont surmenées et épuisées. Ce ne sont pas les patients qui les épuisent, mais le système.

10 juin, 2010

Le monde enchanté d’Investissement Québec

Dans le monde enchanté de l’État providence, on mesure le succès au rythme du volume des dépenses. Aux yeux des politiciens et des bureaucrates, plus un organisme dépense plus grand est son succès!!

Chaque année, lors du dépôt du rapport annuel d’Investissement Québec, nous avons droit à la même litanie de statistiques ronflantes, mais insignifiantes, sinon qu’IQ gaspille toujours plus d’argent :

• Le résultat, c'est un nouveau record, soit plus de 2 000 interventions financières

• L'engagement de 1,6 milliard de dollars d'Investissement Québec, principalement sous forme de prêts et de garanties de prêt, a contribué à la concrétisation de projets d'une valeur de 6,1 milliards de dollars, qui ont permis de créer 14 967 emplois et d'en sauvegarder 24 802

• Le programme Renfort a été mis sur pied afin d'appuyer temporairement les entreprises qui font face à des problèmes de liquidités. Pour l'exercice 2009-2010, 661 millions de dollars ont été engagés dans 541 interventions financières, que ce soit par des prêts ou des garanties de prêt

• En 2009-2010, la Société a délivré 207 certificats et attestations initiaux, dépassant ainsi son objectif de 66 %, en raison notamment d'une demande importante à l'égard du crédit pour la production de titres multimédias. La Société a en outre délivré 4 087 attestations annuelles, soit 49 % de plus que l'objectif fixé.

• Les FIER-Régions et les Fonds-Soutien ont été très actifs; au terme de l'exercice financier, 30 FIER-Régions étaient en activité, et la quasi-totalité de l'enveloppe de 192 millions de dollars était engagée

• Pour l'exercice 2009-2010, Investissement Québec a maintenu ses coûts de fonctionnement au plus bas et a généré un bénéfice net de 26,5 millions de dollars, alors que le portefeuille sous gestion atteignait 8,4 milliards de dollars.

C’est à croire que la multiplication des pains c’est de la petite bière à côté des miracles accomplis par le PDG d’IQ, Jacques Daoust!

Malheureusement, le rapport d’IQ est suspicieusement silencieux en ce qui concerne les véritables enjeux des investissements faits par IQ :

• La qualité et le taux de rendement des prêts? Un prêt sans intérêt et remboursable seulement lorsque l'aventure devient rentable, ce n’est pas un prêt, mais un don;

• Le taux de succès des projets financés? La plupart des projets sont financés à des fins partisanes et électoralistes. Dans ces conditions, succès et rendement sont des critères non pertinents. Le fiasco de BCIA est le dernier exemple de ce phénomène;

• Le crédit d’impôt à la recherche et au développement est-il vraiment le meilleur véhicule pour attirer les entreprises au Québec? Ne serait-il pas plus avantageux d’éliminer la taxe sur le capital et de réduire les impôts?

• Etc.

Malheureusement, les grands médias et les « think tanks » (Fraser, IÉDM, Cirano) ne semblent pas s’intéresser à ce dossier qui pourtant mériterait plus d’attention.

Pourquoi? Mystère et boule de gomme.

La pensée du jour

Quand ce n'est pas un gestionnaire qui se graisse la patte avant de passer au privé (ka-ching!), un lieutenant-gouverneur qui mange dans quatre restos en même temps (ka-ching!) ou des cadres qui pigent dans le plat de bonbons pour se payer des week-ends de pêche aux frais de la princesse (ka-ching!), ce sont des politiciens qui donnent des contrats lucratifs à de généreux donateurs ou des partis politiques qui contournent joyeusement la loi électorale. --- Richard Martineau

Le chiffre du jour : 80 %

Depuis un an, il s’est créé 46 900 emplois au Québec contre 160 200 en Ontario. Normal, me direz-vous, car la province voisine est plus populeuse et qu’elle a davantage de rattrapage à faire suite à la récession. Ce qui est troublant, c’est que près de 80 % des nouveaux emplois créés au Québec depuis un an l’ont été dans le secteur public, contre 12 % seulement en Ontario.

09 juin, 2010

Manifeste d’un surtaxé

Il y a eu Éloge de la richesse, Les fonctionnaires et maintenant voici le Manifeste d’un surtaxé.

Robert Deschamps, juriste et professeur de français, en a ras-le-bol de se faire voler pour financer les groupes d’intérêt, les petits amis et les parasites.

Le manifeste d’un surtaxé est délicieusement provocateur, délibérément dénonciateur et admirablement écrit. Tout ceux et celles qui en ont assez de financer un État obèse, inefficace et spoliateur tireront un malin plaisir à la lecture de ce manifeste.

Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici quelques extraits pris au hasard :
«L’État québécois n’est rien d’autre qu’un groupe d’intérêt particulier Nos élus demeurent plus soucieux de profiter des avantages sociaux liés à leur statut politique que de développer une économie qui récompense les citoyens productifs».
«Le modèle québécois demeure très certainement la pire saloperie économique que l’on puisse imposer aux citoyens productifs qui font vivre cette nation».

« Aussi, bien qu’il soit tout à fait crucial de maintenir des mécanismes de défense des employés dans le cas de conflits individuels avec leurs employeurs, il importe de retirer aux syndicats la possibilité d’appliquer à l’organisation du travail des concepts collectivistes et égalitaires qui ne servent, dans les faits, qu’à protéger les improductifs. »
Les trois livres mentionnés ci-haut devraient être des lectures obligatoires pour les élèves du secondaire. La qualité du français est impeccable, mais surtout leur contenu permettrait de faire contrepoids au contenu gauchisant de la plupart des livres d’étude imposés par le ministère.

La pensée du jour

Évidemment, l'anglais ne s'apprend pas uniquement sur les bancs d'école, mais toutes ces modifications à la Charte pour nous empêcher d'envoyer nos enfants à l'école anglaise afin de leur donner le soutien nécessaire à leur épanouissement professionnel et personnel ne feront que nous amener à trouver des alternatives pour contourner la loi.

Au lieu de nous aider à trouver des solutions pour nous rendre bilingues plus facilement, on nous met des bâtons dans les roues. Heureusement qu'il reste les garderies et les maternelles anglophones! Mais combien de temps avant que le gouvernement n'y intervienne? --- Marie Walsh

Le chiffre du jour : 16 $ de moins

Une famille moyenne québécoise gagne 77,738$ cette année et paye 33 310$ en impôts, ce qui représente 42,8% de son revenu. Une famille moyenne canadienne gagne 92,754$, soit 19,3% de plus que nous, avec un taux d’imposition moindre.

Plus inquiétant encore : la famille québécoise gagne 16$ de MOINS en 2010 qu’en 2009, alors que la famille canadienne gagne 1816$ de PLUS.

Le Québécois fait donc beaucoup moins d’argent que le Canadien, est plus taxé et voit l’écart se creuser par rapport à son voisin.

08 juin, 2010

Vaincre le chômage, c’est possible! (3)

Dans la première partie, Serge Schweitzer déboulonne les mythes selon lesquels les conséquences du chômage seraient l’automatisation, la délocalisation et l’immigration.

Dans la deuxième partie, il explique que le chômage est la conséquence des changements de goût du consommateur qui abandonne les produits désuets en faveur de nouveaux produits moins coûteux et plus efficaces. Toutefois, le chômage ne serait que passager si les gouvernements, obéissants à la doctrine de Keynes, n’intervenaient pas pour maintenir artificiellement en vie des entreprises désuètes.

Dans ce troisième volet, il identifie les principales causes du chômage chronique et permanent : les freins fiscal et règlementaire.

La pensée du jour

Plusieurs ne croient pas le gouvernement lorsqu'il affirme qu'en plus d'alléger la structure, il fera économiser de l'argent aux contribuables. De l'aveu même de la présidente du Conseil du Trésor, Mme Monique Gagnon-Tremblay, aucune compression de poste n'est prévue dans ces 28 sociétés et fonds visés dans son projet de loi 104, soumis le 12 mai dernier.

(NDLR : Il semble que les journalistes n'ont pas encore compris que le gouvernement n'a pas promis de réduire ses dépenses. Il a simplement promis de ralentir le rythme de croissance des dépenses.)

Le chiffre du jour : 15 millions $

Sur les 15 millions de dollars que l'on versera à l'organisation de Bernie Ecclestone, les deux tiers viennent directement de nos poches, soit 5 millions du fédéral, 4 millions de Québec et 1 million de Montréal. La somme restante (5 millions) provient de Tourisme Montréal.

07 juin, 2010

Retrouver sa liberté, ça n’a pas de prix!

Aujourd’hui les contribuables québécois travailleront pour la première fois cette année pour eux et leur famille. En effet, si les Québécois devaient payer tous leurs taxes et impôts d’avance, l’argent gagné entre le 1 janvier et le 7 juin 2010 irait directement dans les poches des administrations publiques.

Comme d’habitude, les Québécois sont les derniers à s’affranchir de l’impôt, 19 jours après les Albertains. Seuls les Terre-Neuviens et les Saskatchewanais triment plus longtemps pour l’État que nous.

C’est trois jours plus tard que l’an dernier. Il faut prévoir que l’esclavage fiscal des Québécois va continuer d'augmenter rapidement dû aux augmentations de la TVQ et des taxes foncières.

La pensée du jour

Si le gouvernement gaspille vos impôts et s’endette pour «relancer» l’économie, c’est sa faute. Sa théorie? Le gouvernement doit agir comme assurance. Il accumule des surplus dans les bonnes années et dépense quand l’économie ralentit – afin de remplacer les dépenses des consommateurs.

En théorie, ça tient. Mais dès qu’on quitte le merveilleux monde de Walt Disney, ça s’effondre. Dans la réalité, les politiciens sont keynésiens quand ça leur plaît. Ils dépensent quand ça va mal… mais dépensent aussi quand ça va bien! Des surplus? Vous voulez rire. On s’endette année après année.--- David Descôteaux

Le chiffre du jour : 120 M$

Québec a dispersé 120 090 510 $ en subventions et prêts de toutes sortes la semaine dernière, dont à peine 10 % pour améliorer les infrastructures des soins de santé et de l'éducation.

Le reste est saupoudré un peu partout : pour financer des études et des plans d'action sur la forêt, des festivals et événements culturels, des infrastructures municipales, des terrains sportifs, des PME, le combat contre les îlots de chaleur et l'acquisition de terres pour protéger les canards...

05 juin, 2010

Pourquoi existe-t-il un marché parallèle, communément appelé « marché noir »?

Simplement parce que l’interventionnisme de l’État a perverti le libre marché au point où il devient rentable, voire nécessaire, de contourner les lois et règlements pour demeurer libre et parfois même pour survivre.

Dans le but exprès de discréditer ceux et celles qui utilisent les voies du marché parallèle pour acheter les produits et services dont ils ont besoins ou pour vendre ceux qu’ils produisent, les interventionnistes ont péjorativement qualifié ce marché de « noir ». Pourtant, ce marché est tout à fait légitime, sinon légal (1).

Si les gouvernements se limitaient à assurer la sécurité des individus et à protéger la propriété privée, le libre marché fonctionnerait de manière optimale. Dans ce cas, l’intervention des autorités serait limitée au cas d’abus et de malhonnêteté ce qui réduirait grandement le besoin de lois et règlements pour encadrer le marché. Ainsi, les entrepreneurs, à la recherche de moyens pour améliorer leur offre de service, auraient les coudées franches pour innover sans cesse pour satisfaire les besoins des consommateurs.

Lorsque le gouvernement intervient en taxant et règlementant à outrance ou en déclarant illégal les activités du libre marché, il biaise les relations normales entre acheteurs et vendeurs. Contrairement à ce qu’on veut laisser croire à la population, dans la plupart des cas, le but de l’interventionnisme est de contrôler le comportement des individus en tant que producteurs et consommateurs et non de protéger les individus. En d’autres termes, les lois et règlements visent à les empêcher d’agir librement. En réaction, les acheteurs et vendeurs, dans un effort pour recouvrer leur liberté, cherchent naturellement les moyens de contourner les embûches imposés par les gouvernements.

De plus, en contraignant les activités du libre marché ou en les rendant illégales le gouvernement doit se donner les moyens de policer ces activités et de sévir le cas échéant. Ainsi, les revenus gouvernementaux alloués à la coercition, lesquels représentent une partie importante du budget, ne sont plus disponibles pour financer les seules activités utiles d’un gouvernement, celles d’assurer la sécurité et la protection des individus.

(1) Pour une discussion plus approfondie du marché parallèle au Québec je vous suggère de consulter le texte du QL « L’évasion fiscale est-elle morale ».

La pensée du jour

Les partis reçoivent déjà 40 cents par vote enregistré aux élections précédentes, c'est plus qu'assez. C'est chez ses membres, chez ses militants, qu'un parti politique doit aller chercher l'essentiel de son financement, parce que le financement populaire des partis politiques est la clé de la démocratie. Peut-être les partis devraient-ils réapprendre à faire des campagnes à bon marché. Faut-il vraiment tant de pancartes? Tant de tournées en autocar et en avion? Tant de messages télévisés? Tant de relationnistes et de faiseurs d'image? --- Lysiane Gagnon

Le chiffre du jour : 8 000 $

Pour avoir ce mulet paresseux (voiture tout électrique), il faudra payer environ le double d’une automobile à essence comparable. Pour rendre la chose attrayante, le gouvernement du Québec a accordé 8000 dollars par véhicule au service de partage de voitures Commuauto pour l’achat de la nouvelle Leaf de Nissan, dont le prix sera d’environ 40 000 dollars, taxes et frais inclus. C’est grosso modo le prix d’une Audi A4, mais qui a le bonheur d’être subventionnée par notre gouvernement fauché.


(NDLR : Une autre lubie écologique financé par les contribuables.)

04 juin, 2010

Les politiciens ont les citoyens qu’ils méritent

Dans un texte publié dans Cyberpresse, l’étudiant politicologue Kenny Chery, argumente la thèse selon laquelle « Nous avons les politiciens que nous méritons ».

Il justifie son point de vue en déclarant que :

• nous vivons dans une époque de désaffection citoyenne;

• l’immobilisme de la population empêche les gouvernements d’agir;

• les divisions populaires obligent les politiciens à courtiser trop de groupes d’intérêts;

• le non-engagement croissant de la population empêche le renouvellement de la classe politique;

• Etc.

Ce point de vue a certainement été inventé par des politiciens pour justifier leur incompétence. Malheureusement, les chroniqueurs, éditorialistes et …logues de toutes catégories perpétuent cette croyance naïve. Pourtant, il n’est pas raisonnable de croire que parce que nous votons tous les quatre ans, nous sommes incontestablement coupables de l’incompétence des politiciens qui nous gouvernent.

Après tout, ce n’est pas les politiciens qui paient les citoyens pour gérer les affaires publiques, mais bien le contraire!

Personnellement, je prétends plutôt que les politiciens ont les citoyens qu’ils méritent. Peut-on raisonnablement demander aux simples citoyens de démontrer plus de "leadership" que nos élites politiques et intellectuelles?

Depuis quarante ans, ce sont les politiciens qui ont créé et perpétué l’État-providence dont le principal effet pervers a été de déresponsabiliser la majorité des citoyens. Bien sûr, les politiciens prétendent que c’est la population qui exige la gratuité en tout et pour tout. Pourtant, savoir dire non lorsque les finances de l’État ne le permettent pas, c’est aussi cela gérer en bon père de famille.

De plus, il faut aussi se rappeler que se sont les politiciens qui :

• observent les règles d’éthique comme on observe les étoiles, de très loin (Victor Hugo);

• nous racontent des histoires pour se faire élire;

• courtisent les groupes d’intérêt pour obtenir leurs faveurs;

• imposent la « ligne de parti » de sorte que les députés et même les ministres, sensés représenter les intérêts de leurs électeurs, n’ont aucun pouvoir;

• gaspillent l’argent des contribuables;

• refusent d’agir sous prétexte qu’il n’y a pas de consensus;

• adoptent des lois et des règlements dans le seul but de s’assurer le soutien de certains groupes;

• entretiennent le corporatisme des syndicats et autres organisations de travailleurs et de professionnels;

• se comportent comme des malotrus à l’Assemblée nationale, symbole de la démocratie;

• etc.

Blâmer les citoyens pour expliquer la médiocrité de nos leaders politiques c’est l’équivalent de blâmer les enfants pour l’incompétence des parents. C’est simplement absurde!

La pensée du jour

Pis, on est incapable, je dis bien INCAPABLE de remplacer les vieilles voitures du métro de Montréal, qui tombe en ruine, sans que cela ne vire en un feuilleton politico-légal. Feuilleton dont on ne voit plus la fin, surtout si la Société de Transport de Montréal retourne en appel d’offres. Pendant ce temps, ce sont les usagers du métro qui sont pris en otage par un système de transport dont la fiabilité est de plus en plus aléatoire.

L’incurie de nos élus et de nos administrations publiques est tout simplement révoltante. --- Sophie Cousineau

Le chiffre du jour : 2,7 milliards

Les États-Unis, qui ont davantage misé sur leurs universités, consacrent 8000$ de plus par étudiant. Pour combler ce retard, il faudra un rattrapage énorme, 400 millions en 2010, 2,7 milliards en 2016. Au Québec, où il manque déjà 400 millions aux universités pour être à niveau avec le Canada, l'effort devra être carrément colossal.

03 juin, 2010

La pensée du jour

De nos jours, les gouvernements excellent dans la distribution de privilèges. On ne compte plus les subventions aux entreprises. Alors que ces dernières paient de moins en moins d’impôt, elles se délectent de subventions, de crédits d’impôt, d’électricité à tarif réduit et de contrat sans appel d’offres. --- Pierre Simard

Le chiffre du jour : 1,4 milliards $

Par ailleurs, les pertes économiques liées aux bouchons de circulation dans le Grand Montréal atteignaient 1,4 milliard de dollars en 2003. Améliorer la fluidité de la circulation est un objectif légitime, d'autant plus qu'il serait possible de restreindre l'accès aux automobiles par d'autres moyens.

02 juin, 2010

Vaincre le chômage, c’est possible! (2)

Dans la première partie, Serge Schweitzer déboulonne les mythes selon lesquels les conséquences du chômage seraient l’automatisation, la délocalisation et l’immigration.

Dans cette deuxième partie, il explique que le chômage est la conséquence des changements de goût du consommateur qui abandonne les produits désuets en faveur de nouveaux produits moins coûteux et plus efficaces. Toutefois, le chômage ne serait que passager si les gouvernements, obéissants à la doctrine de Keynes, n’intervenaient pas pour maintenir artificiellement en vie des entreprises désuètes.

Pensée du jour

Alors qu’ un rapport mentionne que les temps d’attente dans les urgences du Québec ont encore augmenté donnant tout son sens au mot patient, nos parlementaires ne semblent guère préoccupés par cette situation gênante. Comme des gamins dans une cour d’école ils s’échangent des injures et sortent des placards tous les squelettes possibles. Faudrait leur dire que nous ne sommes pas dans ‘’la guerre des tuques‘’.--- Pierre Langlois

Le chiffre du jour : 700 à 800 M$

les finances syndicales sont aussi opaques qu’impénétrables, aucun rapport ne leur étant demandé par les gouvernements. Or, il se paierait entre 700 et 800 millions de dollars de cotisations syndicales au Québec, ce qui est beaucoup d’argent à l’abri du fisc. Remarquez que les associations patronales sont aussi des organismes à but non lucratif, mais, à la différence des syndicats, celles-ci recueillent leurs cotisations par des contributions volontaires. Pour cette raison, ces dernières disposent de budgets beaucoup plus modestes que ceux du mouvement syndical.

01 juin, 2010

Vaincre le chômage, c’est possible! (1)

Serge Schweitzer déboulonne les mythes selon lesquels les conséquences du chômage seraient l’automatisation, la délocalisation et l’immigration.

La pensée du jour

Mais bon sens! N’y a-t-il rien que l’on puisse régler? Ne peut-on pas réaliser une fois pour toutes que ce joli modèle doit être revu de fond en comble? À titre d’exemple, voulez-vous bien me dire pourquoi les horaires de travail des infirmières se négocient entre le gouvernement et les syndicats? Ne serait-il pas plus normal que les directions d’établissement règlent ça localement? C’est quoi, l’affaire?--- Joanne Marcotte

Le chiffre du jour : 313

Sur l'ensemble du territoire québécois, on trouve 313 clubs de golf qui se qualifient de terrains publics, et qui sont donc admissibles à cette fameuse exemption d'impôt foncier décrétée par le gouvernement dans sa Loi sur la fiscalité municipale.

(NDLR : Donc, si j'installe un miniput dans ma cour et que j'invite mes voisins à jouer suis-je exempté d'impôt foncier?)