Le Québec fonce dans le mur ....

....oups! On l'a frappé.
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Vaut mieux en rire!

Celui qui a dit que tout ce qui monte redescend ne connaissait pas les taxes à Montréal.--- Michel Beaudry

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29 avril, 2010

La pensée du jour

Le succès des pays scandinaves réside dans le fait qu'ils ont réduit au maximum la bureaucratie et engagé à la base des gens compétents qui s'occupent des élèves en chair et en os au lieu de s'en occuper abstraitement sur un écran cathodique! --- Un enseignant via Richard Martineau

Le chiffre du jour : 222 222,22 $

En pratique, on ne remplace qu’un poste sur deux libéré par la prise de retraite de fonctionnaires. Selon le premier ministre Jean Charest, cette approche mesurée a éliminé 4 500 emplois dans le secteur public, soit une économie de un milliard de dollars pour les contribuables.
(NDLR : Donc un fonctionnaire coûte 222 222,22 $ par année?)

28 avril, 2010

Les élucubrations des élus montréalais


On ne peut pas rayer le tiers de la circulation d'un coup de crayon. Où iront ces véhicules? Vont-ils se déplacer pour encombrer les voies locales (dont il faut augmenter le nombre de manière importante, pour relier les parties de la ville)? Vont-ils aller en banlieue, pour déplacer leurs activités, une fois qu'on les aura chassés?

Mais non! Ils vont disparaître, grâce aux transports en commun!

Les fruits et légumes, moteurs, ordinateurs et autres marchandises qu'on peut déplacer en camion sont rarement vus avec un ticket d'autobus à la main. Mais bon, il n'y aura plus de voitures, alors les camions auront la voie libre, n'est-ce pas?
--- Yves Boisvert

La pensée du jour

Jean Charest est à l’honnêteté ce que Tiger Woods est à la fidélité. On ne doit pas s’étonner aujourd’hui si la population québécoise ne se laisse plus charmer. Ce n’est certes pas une diversion déguisée en enquête sur la nomination des juges qui nous ramènera à de meilleurs sentiments. Le fait que Charest s’entête à ne pas faire la lumière sur les graves allégations de collusion dans l’industrie de la construction et de corruption dans le financement du Parti libéral ne fait que nourrir notre méfiance. --- Éric Duhaime

Le chiffre du jour : 650 millions $

Le deuxième axe du projet de loi 88 sur les matières résiduelles concerne le traitement des matières organiques. Encore là, la recette secrète du ministère : un gigantesque programme de subvention pour financer un processus qui s’appelle la biométhanisation. Une lecture attentive des débats à la Commission parlementaire de la semaine dernière démontre clairement que le gouvernement ne dispose d’aucune étude sérieuse pour justifier le choix d’investir 650 millions de dollars dans cette technologie. Vous avez bien lu : 650 millions $. Sans justification. Qui va payer pour cela selon vous? --- Françoise Bertrand

27 avril, 2010

Le chiffre du jour : 77 %

La grogne contre ce budget est telle qu’elle plonge le gouvernement libéral dans un précipice d’impopularité. Selon un sondage publié lundi matin par Le Devoir, 77% des Québécois sont désormais insatisfaits de l’actuel conseil des ministres. Depuis le début de l’année, la proportion de «pas du tout satisfaits» a bondi de 22% à 49% .

La pensée du jour

Plus de 25 pays ont remplacé leur impôt progressif par un impôt à taux unique dont le formulaire tient sur une carte postale. Le contribuable déclare ses revenus, soustrait un montant qui tient compte de la taille de la famille, et applique le taux unique à la portion restante. Un formulaire tout aussi simple est également prévu pour les entreprises. --- Nathalie Elgrably-Lévy

26 avril, 2010

Une idéologie coûteuse

André Dorais

Après avoir accusés le capitalisme, le marché et la finance de la dernière crise économique, les politiciens s’attribuent le mérite d’avoir remis le pays sur les rails. Ce sont leurs plans de relance, clament-ils, qui ont permis la sortie de crise. Ils en veulent pour preuve un produit intérieur brut (PIB) positif depuis au moins 6 mois. À cette aune le Canada n’est plus en récession depuis un an. On dit communément que lorsque le PIB est positif deux trimestres d’affilée cela indique une expansion économique. À l’inverse, un PIB négatif deux trimestres d’affilée indique une récession.

À entendre les politiciens, médias et la plupart des économistes le PIB se veut une mesure de richesse «objective» ou scientifique, car il se fonde sur des calculs mathématiques. Il existe néanmoins une poignée d’économistes qui rejettent ce concept, car pour eux la richesse ne se mesure pas. Ils allèguent que la richesse, ou plus précisément la valeur attribuée aux biens économiques, est de l’ordre de la «subjectivité», c’est-à-dire propre à chaque individu. Ce qui a de la valeur pour l’un n’en a pas nécessairement pour l’autre.

Il y a un fossé qui sépare les irréductibles «autrichiens» des autres économistes. Seuls les premiers ramènent de façon systématique les données économiques à l’individu. Pour eux, les calculs d’agrégats comme le PIB et l’indice des prix à la consommation (IPC) ne décrivent aucune réalité, car ils ne se ramènent pas à l’individu. Les statistiques qui prétendent couvrir tout le monde par l’entremise de l’«individu moyen» oublient la réalité de chacun et conduisent à tous les abus. Ces agrégats tiennent lieu de science uniquement parce qu’ils sont chiffrés. On obtient le PIB en additionnant notamment les dépenses de consommation à celles des gouvernements, que l’on devrait aussi considérer comme des dépenses de consommation(i).

Étant donné que le PIB ne distingue pas les dépenses effectuées grâce à l’épargne de celles effectuées grâce à l’emprunt, un pays peut s’endetter énormément et prétendre s’enrichir en même temps. Or, l’endettement des gouvernements ne peut être payé que par les contribuables. Dès lors que les premiers réduisent les ressources des seconds, par la hausse des tarifs ou des charges fiscales, voire par l’inflation monétaire, il y a appauvrissement général, mais à entendre les gouvernements et à ne focaliser que sur le PIB l’économie est sur la bonne voie…

Le PIB distingue les dépenses individuelles des dépenses gouvernementales, mais il considère, à tort, que toutes deux contribuent à la richesse. La réalité est que les dépenses gouvernementales ne représentent pas les choix des contribuables, si ce n’est qu’une minorité d’entre eux. Pour être vraiment représentatives les dépenses devraient être effectuées uniquement par les consommateurs puisque dès lors qu’elles sont soumises aux votes, elles perdent de leur représentativité. En ce sens, on doit conclure que le concept du PIB se marie bien au processus démocratique puisque tous deux tendent à préconiser des choix collectifs plutôt que des choix individuels. On doit rappeler, cependant, que le processus démocratique n’est pas un synonyme de justice et que le PIB n’est pas un synonyme de richesse.

L’indice des prix à la consommation a moins de défaut que le PIB, mais ceux dont il souffre sont aussi dommageables à l’information qu’il présente que ceux associés au PIB. Il partage avec le PIB une «réalité statistique» déconnectée de celle des individus, à savoir une augmentation moyenne des prix d’un panier de consommation soi-disant représentatif de l’ensemble de la population. Cette moyenne ne correspond à aucune réalité individuelle. Elle pourrait néanmoins être utile si seulement elle tenait compte de tous les produits affectés par l’augmentation de la masse monétaire, mais ce n’est pas le cas.

Une augmentation de la masse monétaire, principale source de l’augmentation des prix, ne se traduit pas automatiquement par une hausse moyenne des prix des biens de consommation, mais elle affecte nécessairement les prix de tous les produits, aussi bien de consommation que de production, et plus souvent qu’autrement, à la hausse. Ne pas en tenir compte conduit à confondre la cause et l’effet de la hausse des prix, ce qui, il va sans dire, n’est d’aucun apport scientifique. Les économistes qui en tiennent compte, mais qui maintiennent l’idée que l’inflation est une augmentation moyenne des prix n’arrivent pas à s’entendre sur une définition de la masse monétaire. Tous les pays en ont plusieurs versions et celles-ci diffèrent d’un pays à l’autre.

Définir l’inflation comme étant une hausse moyenne des prix des biens de consommation conduit à plusieurs injustices. Les gouvernements et une bonne partie de la population ont tendance à accuser rapidement les marchands et les pétrolières de la hausse des prix, alors que ceux-ci tentent uniquement de s’ajuster à la hausse des prix qu’ils ont eux-mêmes à subir suivant l’augmentation de la masse monétaire, sous l’entière responsabilité des gouvernements. On ne devrait jamais parler de hausse des prix sans en même temps parler de sa principale cause. Les banques peuvent aussi augmenter la masse monétaire, mais uniquement parce que la loi leur permet; et la loi relève des gouvernements, pas des banques.

Il s’ensuit que ces agrégats n’ont strictement aucune valeur scientifique. Qu’on les utilise un peu partout et depuis longtemps n’y change rien, ils n’apportent aucune information pertinente à l’individu. Cela ne prouve qu’une chose : que l’homme est borné et entêté. Il résiste à l’idée que son dieu est mort malgré l’évidence.

Dans le but inavoué de se rapprocher de la science pure la science économique a cherché à mathématiser son objet de recherche, soit l’action humaine qui vise un but. Plutôt que de se rapprocher de la science pure elle s’est éloignée de la science tout court. Elle a substitué la précision mathématique à la juste description de la réalité. Le résultat est que la science économique enseignée aujourd’hui dans la plupart des universités décrit avec précision un monde imaginaire qui relève de la fiction plutôt que de la science.

Le prix à payer pour cet usage aveugle des mathématiques en économie est immense. Tous les pays s’endettent sous le prétexte de relancer leur économie respective. Politiciens et économistes tentent ensuite de faire avaler une couleuvre au peuple, à savoir que la hausse du PIB a prédominance sur la hausse de la dette et des différentes charges portées à son compte.

Si seulement ces dépenses visaient une production éventuelle de richesse elles pourraient être justifiées, mais bien qu’elles soient présentées ainsi elles ne peuvent pas être considérées de la sorte. Pour ce faire elles devraient correspondre aux désirs de chaque individu, ce qu’aucun gouvernement n’est en mesure d’effectuer. Un propriétaire qui s’endette pour une raison ou une autre dans l’espoir que cela lui rapportera plus tard doit en assumer tous les risques. Au contraire, le pire qui peut arriver à un gouvernement démocratique agissant de cette façon est de perdre le pouvoir aux prochaines élections. La facture est refilée aux contribuables qui, probablement en forte proportion, n’ont jamais eu un mot à dire sur les priorités gouvernementales.

Dire que les gouvernements n’avaient pas le choix d’agir autrement est faux. On a toujours un choix, mais très peu d’économistes et encore moins de politiciens ont préconisé un régime minceur aux gouvernements pour sortir de la crise. Pour relancer l’économie il fallait s’endetter, disaient-ils. L’État devait montrer l’exemple en dépensant, c’est-à-dire en consommant un peu n’importe quoi pour hausser le PIB, faux indicateur de richesse.

Les contradictions sont flagrantes. Un gouvernement qui dépense accroît le PIB, par conséquent la richesse soi-disant collective, mais celle-ci peut s’établir en appauvrissant la majorité des contribuables. Le PIB, comme les autres agrégats économiques, crée un monde qui n’a rien à voir avec le monde réel. Ce concept est utilisé par les gouvernements pour accroître leur pouvoir et leur prestige, mais ceux-ci ne servent aucunement la population. Au contraire, plus les gouvernements étendent leur contrôle, plus ils créent de pauvreté.

La raison en est simple : ils réduisent les choix de chacun sous le prétexte d’offrir l’«essentiel» à tout le monde. Étant donné qu’ils ont un accès trop facile à l’argent d’autrui et que cet «essentiel» est mal défini, ils finissent par l’agrandir jusqu’au jour où ils n’en ont plus les moyens. C’est alors que l’idée suivante leur passe par la tête : serait-ce que les libertés de choisir et de disposer de ses biens comme on l’entend soient les fondements de la richesse, autant celle des individus que celle de la société dans son ensemble? Malheureusement, cela leur passe par la tête mais n’y reste pas. À trop vouloir calculer la richesse on la dénature. Le PIB ne représente pas tant une richesse que des dépenses.

Depuis le début de la crise les gouvernements n’ont cessé de parler de réforme du système financier, mais uniquement pour accoucher d’une hausse de la taxation des banques. Par ce geste ils cherchent davantage à calmer la population qu’à réformer ce système, car ils savent, ou à tout le moins soupçonnent, qu’une véritable réforme de ce système impliquerait une forte réduction de l’État.

De manière générale les gens qui implorent l’État de leur venir en aide n’aiment pas beaucoup les banques, de sorte que les politiciens dénigrent et taxent celles-ci dans l’espoir d’obtenir l’appui de ceux-là. Les politiciens parlent beaucoup de réforme mais n’osent pas les effectuer, car cela réduirait leur pouvoir et conséquemment l’«aide» qu’ils pourraient apporter à leurs ouailles. Celles-ci ne réalisent pas que l’État est à la source de leur appauvrissement, par conséquent qu’elles s’en sortiraient mieux sans lui. Elles sont mieux diplômées qu’autrefois, mais tout aussi endoctrinées.
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(i) Les dépenses de consommation comme les dépenses gouvernementales relèvent toutes deux de l’achat de biens et de services de consommation. L’unique différence entre les deux est que celles-ci sont effectuées par l’entremise des gouvernements, tandis que celles-là sont effectuées directement par les consommateurs.
Par ailleurs, une distinction de «premier niveau» entre les biens de consommation et les biens de production est de dire que seuls les biens de production servent à la production d’autres biens économiques. Toutefois, la différence fondamentale entre ces biens ne relève pas tant du bien économique lui-même que de la relation entre l’individu et le bien, à savoir s’il en est le propriétaire ou non. Pour plus de détails, voir Réflexions sur la richesse économique.

La pensée du jour

Parfois c'est (les subventions) pour rénover une vieille usine de transformation de poissons convertie en salle de spectacles, tantôt pour financer un festival d'art numérique, tantôt pour convertir un presbytère en centre communautaire.


Où doit s'arrêter l'intervention d'un gouvernement provincial. C'est la grande question. --- JdM

Le chiffre du jour : 100 millions $

.....la liste des subventions colligées par le Journal depuis maintenant trois semaines démontre encore une fois que le gouvernement est une formidable machine à faire des chèques.


Après les 782 M$ dépensés en seulement quatre jours il y a trois semaines, puis les 68 M$ d'il y a deux semaines, ce sont maintenant 100 M$ en annonces de subventions qui ont été faites la semaine dernière par les politiciens québécois dans le cadre de toutes sortes de programmes.

23 avril, 2010

Santé : comment améliorer la gestion des salles d’attente?

Jacques Lassonde, un citoyen ordinaire, mais créatif, a proposé d’équiper les salles d’attente des hôpitaux et des CLSC de webcam pour faciliter la vie des patients. En installant une webcam branchée en permanence sur le cadran indiquant le numéro du dernier patient servi, il deviendrait possible de le consulter via internet. Ainsi, les patients pourraient retourner chez eux pour attendre leur tour. Cela permettrait de décongestionner les salles d’attente, lieu éminemment propice à la transmission de maladies infectieuses et à l’exaspération des utilisateurs.

Quelle merveilleuse idée! Pourquoi n’a-t-on pas pensé à cela avant?

Wow, wow, on se calme (avertissement à moi-même), un hôpital ce n’est pas un établissement privé où l'on améliore le service pour se différencier et attirer la clientèle. Un établissement public c’est une créature du complexe politico-bureaucratico-syndicalo québécois soumis à des règles précises d’égalité et d’inefficacité. Il n’est pas question de faire n’importe quoi à la va-comme-je-te-pousse.

Il faut d’abord proposer un projet aux instances locales qui, s’ils le jugent à propos, le soumettront aux instances supérieures et ainsi de suite jusqu’au ministre. Si c’est une bonne idée, le ministre en prendra tout le crédit. Par contre, si c’est une mauvaise idée, il faut éviter de l’embarrasser.

Du point de vue du complexe politico-bureaucratico-syndicalo québécois il est loin d’être évident que cette suggestion naïve soit une bonne idée.

Ce n’est pas tout le monde qui a accès à internet. Va-t-on créer des salles d’attente à deux vitesses? Les riches qui vont attendre dans le confort de leur foyer et les pauvres qui vont poireauter dans des salles d’attente insalubres? Cela remettrait en question le modèle québécois, selon lequel tout le monde doit souffrir également. C’est une valeur de société qu’il faut protéger à tout prix.

Certains pourraient s’amuser à mesurer le rythme de traitement des patients dans les nombreuses salles d’attente des établissements de la santé. Les moins efficaces seraient pointées du doigt dans les médias. Tout projet susceptible d’identifier les inefficacités de notre merveilleux système de santé public est suspect aux yeux des syndicats, des bureaucrates et des politiciens. Il faut protéger ce beau consensus.

Il faut aussi prévoir que cela ouvrirait la porte à la corruption du personnel. Des petits futés pourraient soudoyer des membres du personnel pour qu’ils prennent un numéro à leur place pour le leur remettre au moment où ils se présenteraient à l’urgence. Cela représente une source de stress additionnelle. Le syndicat exigera plus de congé à titre de compensation.

On voit bien que du point de vue du complexe politico-bureaucratico-syndicalo ce projet pourrait entraîner des conséquences fort fâcheuses.

Il faut donc faire une étude d’impact exhaustive avant de se lancer tête baissée dans une telle aventure. Soumissions, analyses, débats, …. après, on verra.

Conclusion : le complexe politico-bureaucratico-syndicalo va dépenser des millions pour ne pas agir, alors que d’équiper l’ensemble des établissements de la santé de webcam coûterait au plus quelques dizaines de milliers $.

Après, on se demande pourquoi le système de santé ne s’améliore pas.

(Le système d’éducation est aussi soumis aux idioties du complexe politico-bureaucratico-syndicalo.)

La pensée du jour

Question à mille piastres : combien de ces projets se réaliseront vraiment lorsque les groupes de pression, les tables populaires, les organismes citoyens, les collectifs de défense, les regroupements de revendication, les comités ad hoc (et les grands médias, bien entendu, toujours vendus à une bonne cause) les auront “interdits” les uns après les autres ?…--- Mario Roy

Le chiffre du jour : 4/5

Près d'un Américain sur trois considère l'État comme une «menace majeure» pour sa liberté et près de quatre sur cinq pensent que le gouvernement de Washington ne leur sera d'aucune aide pour régler leurs problèmes, indique un sondage diffusé lundi aux États-Unis.

22 avril, 2010

La pensée du jour

«La bureaucratie est un système lent et rigide qui tue l'initiative, empêche toute forme d'adaptation et peut même finir par paralyser l'organisation» --- Michel Crozier via Richard martineau

Le chiffre du jour : 83 %

Selon les données de l'AMF, alors que 83 % des Québécois estiment qu'il est de leur responsabilité de s'informer sur les questions financières, 78 % avouaient n'avoir fait aucune recherche sur l'épargne et le placement en 2009.

21 avril, 2010

Entrepreneuriat rime avec liberté économique

Dans une région économique donnée, l’entrepreneuriat est directement proportionnel à la liberté économique.

Malheureusement, l’environnement économique hyperrèglementé du Québec où l’inertie de la bureaucratie et l’influence des groupes d’intérêt priment, l’entrepreneuriat a peu de chance de s’épanouir.

En 2008, selon l’indice de liberté économique de l’Institut Fraser, le Québec s’est classé 59/60 en Amérique du Nord. Alors, il n’est pas surprenant que l’Indice entrepreneurial du Québec traîne aussi dans le peloton de queue au Canada.

Les résultats de l'Indice entrepreneurial québécois 2010 de la Fondation de l'entrepreneurship révèle : 

En 2010, le Québec compte près de deux fois moins de personnes ayant l'intention d'entreprendre que dans le reste du Canada. Par rapport à 2009 :
Augmentation de 10 % des intentions au Québec ;
Augmentation de 88 % ailleurs au Canada ;
L'écart au niveau des démarcheurs entre le Québec et le reste du Canada demeure sensiblement le même :
Démarches de création en 2010 : 4,6 % au Québec, 6,5 % ailleurs au Canada ;
Presque deux fois moins de propriétaires d'entreprises au Québec qu'ailleurs au Canada, un écart pratiquement semblable par rapport à l'an passé :
Propriétaires d'entreprises en 2010 : 9,4 % au Québec par rapport à 17,3 % ailleurs au Canada;
Le reste du Canada voit ses fermetures d'entreprises augmenter, alors que le Québec demeure stable à cet égard :
Fermetures d'entreprises en 2010 : 5,9 % au Québec, 7,5 % dans le reste du Canada ;
Une fois décidés à se lancer, les entrepreneurs québécois caressent les mêmes ambitions que les entrepreneurs du reste du Canada, mais demeurent timides sur les marchés extérieurs.
Tous les discours politiques n’y changeront rien. Un environnement économique entravé par l’interventionnisme intéressé des politiciens nuit à l’entrepreneuriat et au développement du plein potentiel économique d’une société.

La pensée du jour

Les entreprises du Québec sont soumises de plus aux taxes sur la masse salariale les plus élevées au Canada (environ 30% de plus qu'en Ontario) ainsi qu'à divers programmes qui entraînent des coûts additionnels de gestion de la main-d'oeuvre. Or, il est crucial que la rémunération globale qui a cours au Québec soit compétitive par rapport à nos concurrents ailleurs au Canada et dans le monde, d'où la nécessité de revoir certains bénéfices coûteux, mais moins essentiels. Il est nécessaire en outre de simplifier plusieurs législations et réglementations beaucoup trop complexes et contraignantes, en particulier celles qui touchent les relations du travail, notamment dans le secteur de la construction. --- Yves-Thomas Dorval

Le chiffre du jour : 48 %

Selon la dernière Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes (EIACA, 2003), 9 millions de Canadiens âgés de 16 à 65 ans, soit près de 42 % de la population, avaient un niveau de compréhension des textes suivis insuffisant pour fonctionner dans le monde moderne. Cette proportion atteint 48 % lorsqu'on inclut les personnes âgées de 65 ans et plus. Pis encore : ces résultats ressemblent à ceux obtenus lors d'une étude semblable menée en 1994.

20 avril, 2010

Réduction des dépenses gouvernementales : ça n’augure pas bien.

Le ministre du Développement économique a annoncé que le gouvernement va revoir l’ensemble des programmes de subventions aux entreprises.

Les entreprises bénéficient de plus de 3 milliards $ de subvention du gouvernement du Québec. Si on ajoute les subventions municipales et fédérales, le montant double. C’est plus que partout ailleurs au Canada. Et encore, cela ne représente que les subventions directes aux entreprises. Les subventions indirectes : l’électricité au rabais, la gestion de l’offre en agriculture, le prix minimum de l’essence, etc., représentent des montants de subvention encore plus importants.

Le ministre a déclaré que tous les membres du Conseil des partenaires économiques « sont d'accord pour que l'on regarde si nous pouvons nous améliorer dans ces programmes ».

Quoi? Le ministre a consulté le Conseil des partenaires économiques et ils sont d’accord pour « regarder » si nous pouvons nous améliorer!

Bordel, on n’en est plus au stage de « regarder ». Je me serais attendu à ce que le ministre annonce qu’il réduira de 50 % les programmes de subvention directe aux entreprises et qu’il a « demandé » au Conseil d’identifier les programmes à abolir avant la fin juin 2010. De plus, il aurait pu annoncer que, dans un deuxième temps, il reverrait l’ensemble des programmes de subventions indirectes.

Dans les circonstances, après nous avoir imposé des augmentations de taxes et de tarifs de plus de 3 milliards $, c’est le minimum que nous pouvions espérer.

Je ne suis pas optimiste. Je parie qu’après des mois de tergiversation le ministre va annoncer les larmes aux yeux qu’il met fin à quelques programmes inactifs depuis des lunes. Bien entendu, il prétendra que si les programmes abolis n’avaient pas été inactifs, cela aurait coûté des centaines de millions en subvention. Donc, leur abolition représente des économies du même ordre de grandeur!

C’est vraiment désespérant!

(Voir aussi Ces fameux crédits d’impôts de Joanne Marcotte)

La pensée du jour

Les politiciens parlent de décrochage et d'engorgement dans les urgences, on voit leurs lèvres bouger, des sons sortent de leur bouche, mais ça ne veut strictement rien dire !

C'est du langage technocratique complètement déconnecté de toute réalité.

Comme si la vie, NOTRE vie, était un organigramme avec des petites cases et des petites lignes en pointillé...

À quand une machine au service de L'HUMAIN ?  --- Richard Martineau

Le chiffre du jour : 1624 %

L’Indice d’imposition du consommateur canadien 2010, qui calcule la facture d’impôts totale de la famille canadienne moyenne, montre que les impôts ont augmenté d’une incroyable proportion de 1624 % depuis 1961. À titre de comparaison, les dépenses liées au logement ont augmenté de 1198 %, à la nourriture de 559 % et aux vêtements de 526 % de 1961 à 2009.

19 avril, 2010

La pensée du jour

C'est au chapitre de l'éthique, de l'intégrité et de la franchise que ce gouvernement a été le plus malmené au cours de la dernière année. C'est là que M. Charest doit intervenir, s'il croit encore possible de relever cet impossible pari de la confiance. --- Gilbert Lavoie

Le chiffre du jour : 68 millions $

Les chèques de la semaine
Probablement trop occupés par l'affaire Bellemare, les ministres du gouvernement Charest ont moins dépensé la semaine dernière. Malgré tout, le gouvernement a distribué plus de 68 millions $ en subventions et dépenses de toutes sortes. Parmi celles-ci, de l'argent pour mettre en marché une tartinade dulce de leche faite au Québec, une aide pour la fabrication de berceaux et une pour l'inventaire du patrimoine religieux.

18 avril, 2010

La pensée du jour

Cessons de nous mentir. Le «modèle québécois», c’est le modèle des groupes d’intérêts – syndicats, grosses entreprises, agriculteurs, artistes, etc. – qui, au fil des ans et avec l’aide de politiciens opportunistes, ont érigé des structures et des programmes pour leur profit, pas le vôtre. Donnons la parole aux Québécois contribuables pour une fois. Ils décideront quoi couper et quoi garder. --- David Descôteaux

Caricatures : semaine du 12 au 18 avril

17 avril, 2010

La pensée du jour

Plusieurs estiment que l'ABC de la finance personnelle devrait se faire sur les bancs d'école. «Toute les provinces devraient avoir l'objectif de fournir de l'éducation financière à tous les élèves de 10 ans et plus», recommande le SEDI (Social and Enterprise Development Innovations).

(NDLR : ...et vlan, en plein dans les dents des gourous du ministère de l'Éducation.)

16 avril, 2010

Enfants gâtés ou ras-le-bol des abus?

La plupart des chroniqueurs, éditorialistes et commentateurs des principaux médias font tous la même erreur. Ils accusent les Québécois de vouloir le beurre et l’argent du beurre, d’être des enfants gâtés qui veulent tout gratuitement. Malheureusement, ils sont aussi déconnectés de la réalité que les politiciens.

Il semble que les uns et les autres sont trop à l’écoute des groupes d’intérêt qui prétendent tous parler au nom de l’ensemble de la population. Ces groupes défendent le statu quo de peur de perdre leurs privilèges et nos élites médiatiques et politiques en concluent qu’ils représentent la volonté des Québécois.

Il n’y a rien de plus faux et pour la première fois depuis belle lurette les Québécois sont descendus dans la rue pour protester contre les abus dont ils sont les seules victimes.

C’est une connerie, défendue par les biens pensants, de prétendre que le gouvernement fera le gros de l’effort du retour à l’équilibre budgétaire en réduisant le rythme de croissance de ses dépenses de 4,8 % à 2,9 %. Le ministre des Finances justifie son argument sur le fait que le taux de croissance historique a été de 4,8 % et donc que c’est le taux de croissance naturel.

C’est faux et malhonnête. Le taux de croissance naturel est le taux de croissance de la population, plus le taux d’inflation, plus un ajustement pour le vieillissement de la population, moins un gain de productivité. Dans le pire des cas ce taux n’excède pas 2,5 %.

On peut expliquer la différence entre l’historique des taux de croissance naturels (2,0 à 2,5 %) et réels (4,8 %) par une gestion laxiste et la bonification et l’ajout de programmes que nous n’avions pas les moyens de nous payer. Donc, le gouvernement ne fait aucun effort, si ce n’est de nous promettre de mettre fin à la récréation. Par contre, il demande à la population un effort additionnel réel de plus de 3 milliards $.

Les gens l’ont bien compris et ils refusent d’être abusés une fois de plus. Lorsque le gouvernement aura posé des gestes tangibles de réductions (ici et ici ) des dépenses, alors ils seront prêts à réévaluer la situation, mais pas avant.

La pensée du jour

Contrairement à ce que l'on avait cru un moment, cette question (corruption et collusion dans l'industrie de la construction) ne s'est pas volatilisée avec les vacances de Noël. Les électeurs ont de la mémoire, et ils font des liens. Ils savent qu'une partie des sacrifices qu'on va leur imposer tient au fait qu'une part indéterminée des fonds publics est siphonnée par des entrepreneurs cupides qui bénéficient de la complicité de décideurs corrompus. Rien d'autre ne peut expliquer l'état catastrophique de la voirie québécoise. --- Lysiane Gagnon

Le chiffre du jour : 4 900 pages

L’objectif peut paraître simple, mais la tâche s’avère parfois titanesque. Pour accomplir leur devoir de citoyen, les Québécois doivent se conformer à la Loi de l’impôt sur le revenu du Canada ainsi qu’à la Loi sur les impôts du Québec. La première fait 1900 pages et compte 930 000 mots, tandis que la seconde atteint 3000 pages et 1,6 million de mots! Au total, c’est 4900 pages et presque 2,6 millions de mots alignés pour former un texte indigeste et nébuleux pour les non-initiés.

15 avril, 2010

La pensée du jour

L’épiderme des contribuables est sensible et rien ne passe. Les Québécois sont conscients de l’état misérable de leurs finances publiques et ils savent qu’ils en paieront le prix. Ils ont peu confiance dans la volonté et la capacité du gouvernement à mettre la hache dans les dépenses publiques. L’indignation et la grogne deviennent leurs armes. --- Pierre Duhamel

Le chiffre du jour : 64 %

64% des Québécois croient davantage Marc Bellemare que Jean Charest en ce qui concerne les allégations de ce dernier selon lesquelles il a été forcé de nommer des juges sous la pression de contributeurs du Parti libéral. D’autre part, 17% croient davantage Jean Charest tandis que 19% des gens interrogés se sont abstenus ou ont refusé de répondre. Quant aux supporters libéraux, 67% accordent leur confiance à M. Charest tandis que 11% croient davantage Marc Bellemare.

14 avril, 2010

Le chiffre du jour : 150 millions

Dans son dernier budget, le Ministre des finances du Québec a demandé à Loto-Québec d’augmenter de 50 millions $ par année ses redevances à l’État. Si la société québécoise exploitait ses loteries avec autant de parcimonie que Camelot, elle pourrait réduire, à chaque année, de 38 millions $ les commissions versées et de 112 millions $ ses frais d’exploitation. C’est 150 millions $ de bénéfices additionnels qui se retrouveraient dans les coffres de l’État annuellement. Cette dernière somme ne tient pas compte des gains d’efficacité possible dans l’exploitation des casinos et des loteries video de Loto-Québec. On voit que la commande de 50 millions $ du Ministre des finances sera relativement facile à réaliser.--- Claude Garcia

NDLR : Camelot est une entreprise privée réglementée.

La pensée du jour

Bien plus qu’un cri de mécontentement à la suite de l’annonce de charges fiscales additionnelles, la marche de dimanche est un avertissement sévère au gouvernement que l’orgie de dépenses publiques frivoles doit prendre fin sur-le-champ. Or, M. Charest et ses ministres ont feint d’ignorer complètement cette dimension primordiale de la manifestation. C’est de la provocation! Hier, ils tentaient maladroitement de se rattraper. --- Jean-Jacques Samson

13 avril, 2010

L’interventionnisme coûte cher aux consommateurs

Depuis quelques jours, le dollar canadien s’échange à parité avec le dollar américain. Par contre, comme le rapporte régulièrement les médias, les prix des produits de consommation demeurent plus élevés ici qu’au sud de la frontière.

Plusieurs facteurs contribuent à hausser les prix de détail des produits canadiens : les volumes moindres dus à la petitesse relative du marché, les coûts de transport et d’entreposage, mais surtout un nombre inconsidéré d’obligations et de restrictions qui imposent des coûts additionnels aux fournisseurs et détaillants canadiens.

Le cas d’Amazon est un exemple parmi tant d’autres de ce phénomène canadien et plus particulièrement québécois.

Le Canada est le seul pays où Amazon vend ses produits via internet sans posséder un centre de traitement des commandes.

Pourquoi? Parce que la loi sur les investissements étrangers en matière d'édition et de livres limite aux entreprises contrôlées par des intérêts majoritairement canadiens le droit d’éditer et de vendre des produits culturels.

Le gouvernement fédéral, à l’encontre de sa propre loi (1), permet à Amazon d’installer un centre de traitement des commandes au Canada, mais à certaines conditions.

En d’autres mots, les politiciens se servent de cette loi pour imposer à Amazon des conditions particulières : une plus grande visibilité aux livres canadiens, et un meilleur accès aux produits culturels canadiens de langue française. Ces exigences ont un coût : 20 millions $. Ainsi, les concurrents d’Amazone pourront maintenir leur prix plus élevé qu’ils ne l’auraient dans un marché libre d’intervention gouvernementale.

La facture sera refilée aux consommateurs canadiens. C’est une subvention déguisée à l’industrie culturelle canadienne, déjà hypersubventionnée à même les impôts et les taxes.

Cette forme de subvention indirecte est d’autant plus machiavélique qu’elle n’est pas comptabilisée dans les dépenses du gouvernement. Donc, les politiciens n’ont pas à en justifier le bien-fondé auprès des consommateurs. Lorsque ceux-ci se plaindront des coûts élevés des produits canadiens, ils répondront sans sourciller que c’est à cause des abus des fournisseurs et détaillants obnubilés par la poursuite du profit.

(1) Seuls les gouvernements peuvent se permettre de contourner impunément les lois.

La pensée du jour

Preuve que l'État est INCAPABLE de s'arrêter de dépenser : la semaine dernière, le gouvernement du Québec a acheté de l'espace publicitaire dans les journaux pour annoncer qu'il allait... réduire son budget de publicité !

Pas de farce !

Rendu là, c'est de la maladie mentale. --- Richard Martineau

Le chiffre du jour : 732 448 266 $

En seulement quatre jours, la semaine dernière (en raison du congé du lundi de Pâques), les politiciens ont fait pour 732 448 266 $ de promesses de subventions et de prêts à des villes, des organismes, des organisations bénévoles ou des entreprises.

12 avril, 2010

La liberté a pour corollaire la responsabilité

Dans un texte publié le 20 mars dernier, Serge Labrosse décrit les malheurs d’Émilie Demers. À 17 ans à peine, elle s’est fait arnaquer par une de ses amies. Elle raconte :
«Je suivais un cours avec cette fille. Elle a environ 27 ans et deux enfants. Quand elle m'a dit qu'elle n'avait pas les moyens de payer le téléphone pour appeler sa mère malade et m'a demandé de l'aider, je me suis senti mal, je n'ai pas pu refuser. Je pensais qu'elle paierait.»
Huit mois plus tard, Émilie découvre que son ami a accumulé une facture de 600 $ et qu’elle refuse de la payer.

Lorsque sa mère, Lyne Monette, est informée de l’arnaque dont a été victime sa fille, qu’est-ce qu’elle fait? Elle sympathise avec Émilie et en profite pour discuter de liberté et de responsabilité? Aucunement, elle en attribue toute la faute à Bell. Selon elle, Bell aurait dû refuser la demande d’abonnement de sa fille.

Je n’ai aucunement l’intention de défendre Bell dans ce dossier. Ils sont bien assez grands pour se défendre et si quelqu’un a commis une faute qu’il en assume les conséquences.

Il me semble évident que l’origine du problème d’Émilie réside dans le fait qu’elle a naïvement fait confiance à une personne qu’elle connaissait à peine.

Je trouve cette anecdote intéressante, car elle dénote l’attitude de déresponsabilisation trop souvent observée chez les Québécois. Au pays de l’État nounou, les citoyens n’ont pas à répondre des gestes émotifs ou impulsifs qu’ils posent. C’est obligatoirement la faute de quelqu’un d’autre.

Que ce soit en santé, en éducation, en société, une portion de plus en plus importante d’individus blâment les autres pour expliquer leur comportement irresponsable. Je suis obèse à cause de la malbouffe; j’abandonne l’école à cause des profs; je m’endette à cause des banques; je consomme à cause de la publicité; etc.

Après 40 ans d’État nounou, la déresponsabilisation des individus a atteint toutes les sphères d’activité de tous les jours. Les comportements irresponsables sont trop souvent devenus la norme.

Les adolescents croient tous qu’ils sont prêts à exercer leur liberté sans entraves. C’est le cheminement normal de tout humain vers l’âge adulte, l’âge des responsabilités. C’est le rôle des parents de leur apprendre que la liberté a pour corollaire la responsabilité. Une personne libre, donc responsable, doit assumer les conséquences de ses actes.

C’est une leçon qui aurait pu guider Émilie dans sa vie d’adulte si seulement sa maman n’avait pas eu la mauvaise idée de rejeter la responsabilité de l’erreur d’Émilie sur Bell.

Émilie aura 18 ans dans quelques mois. Suivra-t-elle des cours de rattrapage en « responsabilisation » ou préfèrera-t-elle joindre la cohorte toujours plus nombreuse des Québécois qui demandent sans cesse au gouvernement de les protéger contre eux-mêmes?

La pensée du jour

«L'écoeurette est aiguë. On va montrer au gouvernement que c'est à lui à couper, et non pas à nous de se faire augmenter. On n'en a plus d'argent, elles sont vides nos poches. Il faut que ça change et ça commence aujourd'hui» --- Martin D'Anjou

Le chiffre du jour : 50 000

Un véritable raz-de-marée humain a déferlé sur la Grande Allée hier après-midi, alors que près de 50 000 Québécois de partout en province ont pris part à une manifestation historique visant à dénoncer haut et fort le plus récent budget du gouvernement Charest.

11 avril, 2010

Caricatures : semaine du 5 au 11 avril 2010

La pensée du jour

Cessons de nous mentir. Le «modèle québécois», c’est le modèle des groupes d’intérêts – syndicats, grosses entreprises, agriculteurs, artistes, etc. – qui, au fil des ans et avec l’aide de politiciens opportunistes, ont érigé des structures et des programmes pour leur profit, pas le vôtre. Donnons la parole aux Québécois contribuables pour une fois. Ils décideront quoi couper et quoi garder. --- David Descôteaux

09 avril, 2010

Revenu Québec deviendra l’Agence du Revenu du Québec

Dans son dernier budget, le gouvernement Charest a décrété qu’il avait besoin de plus d’argent et qu’il était prêt à tout pour l’obtenir. Dans ce but, Revenu Québec sera transformé en agence pour échapper à l’obligation de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite.

L’Agence qui sera opérationnelle à compter du 1er avril 2011, sera autonome et aura pour mandat de percevoir les taxes et les impôts. Déjà qu’il faut déplorer les nombreux abus de Revenu Québec, qu’est-ce que ce sera avec l’arrivée de l’ARQ?

Selon le ministre Dutil, la nouvelle agence sera autonome et responsable. Le but de cette réorganisation est de permettre au gouvernement de percevoir toujours plus d’argent pour nourrir la bête. Cette agence aura un pouvoir quasi absolu et au moindre doute ses inquisiteurs n’hésiteront pas à soumettre les contribuables et les entreprises aux pires abus. Il faut prévoir qu’il y aura de nombreux dérapages, mais les politiciens auront tout le loisir de s’en laver les mains en prétendant que l’ARQ est autonome.

C’est plutôt machiavélique, non!

D’ici 2014, la nouvelle agence prévoit ajouter 800 fonctionnaires aux 9 000 déjà présents au ministère. Malgré les belles promesses de réduction de la taille de l’État, le monstre poursuit, accélère même, son rythme de croissance.

Bien sûr, qu’il existe un certain nombre de contribuables et d’entreprises qui trichent le fisc. Il y en a toujours eu et il y en aura toujours.

Pourquoi, est la question qu’il faut se poser?

Il y a principalement trois raisons qui expliquent et dans bien des cas justifient l’évasion fiscale : un taux de fiscalité usuraire, la complexité du régime fiscal et le gaspillage des fonds publics.

La répression accrue proposée en créant l’ARQ n’est pas la solution à long terme. À court terme, le gouvernement récupérera quelques centaines de millions, mais aussi longtemps que les problèmes de fonds existeront ce sera toujours à recommencer.

Dans un premier temps, il est impératif de discipliner la machine gouvernementale et d’éliminer les nombreuses sources de gaspillages. Il y a quelque chose d’indécent dans le fait de traiter l’ensemble des contribuables comme des voleurs présumés tout en gaspillant littéralement des centaines de millions, voire des milliards. C’est le minimum requis pour espérer recouvrer un minimum de légitimité auprès de la population.

Ensuite, il est nécessaire de simplifier le régime fiscal en éliminant les dizaines d’exceptions et de déductions qui représentent autant d’invitation à la fraude. En plus de rendre le régime fiscal incompréhensible à la plupart des contribuables, le régime actuel avantage les contribuables les mieux nantis et les grandes entreprises qui peuvent se payer les services de comptables, fiscalistes et avocats.

Finalement, les milliards économisés grâce à la réduction du gaspillage et à la simplification du régime fiscal permettront de réduire les impôts. Ainsi, il sera d’autant moins rentable et d'autant plus risqué de frauder le fisc.

Malheureusement, ce n’est pas dans la nature des politiciens de faire simple. En compliquant tout, il est bien plus facile de berner la population.

La pensée du jour

Malheureusement, jamais le gouvernement n’a considéré qu’en diminuant les impôts et les tarifs de toutes sortes, le citoyen pourrait s’offrir les services qu’il désire et disposer de ceux dont il n’a pas besoin. Jamais il n’a pensé qu’aider directement les démunis, en leur permettant d’exercer leur libre choix, favoriserait aussi leur affranchissement de l’État. --- Pierre Simard

08 avril, 2010

Le chiffre du jour : 7,2 %

Au cours du premier trimestre de 2010, le marché montréalais a affiché une hausse du prix des maisons dans tous les secteurs recensés. Le prix moyen d'une maison individuelle de plain-pied a grimpé de 7,2 pour cent pour se situer à 249 172$. Quant à lui, le prix d'une maison à deux étages a augmenté de 7,6 pour cent sur douze mois, pour atteindre 355 109$. Le prix moyen d'un condominium a également augmenté de 7,6 pour cent, pour atteindre 222 244$.

La pensée du jour

Si le Québec était un pays, il serait le cinquième le plus endetté au monde. Dans ce contexte, le vrai courage ne consiste pas à réviser le financement des vaches sacrées, mais bien à désacraliser quelques-unes d’entre elles. Le vrai courage consiste aussi à se poser les questions fondamentales et à y répondre honnêtement. Le monopole syndicalo-étatique mérite-t-il d’être préservé? Notre régime fiscal favorise-t-il la croissance économique? Est-il vraiment réaliste de se doter de programmes que nous sommes incapables de payer? --- Nathalie Elgrably-Lévy

07 avril, 2010

Québec soudoie GE

Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer pourquoi un gouvernement en faillite qui augmente les taxes et les tarifs pour survivre offre un cadeau de 13,3 millions $ à GE?

GE 2009 : Revenus = 157 milliards; profits = 11 milliards
Québec (2009-2010) : Revenus = 65 milliards; pertes = 5 milliards

Bien sûr, on nous sert la rengaine habituelle de la création d’emplois. Cette argumentation a tellement été abusée que plus personne n’y croit.

Si le gouvernement doit soudoyer GE pour qu’il s’installe au Québec c’est seulement parce que notre environnement économique est moins attrayant qu’ailleurs. Dans ce cas, il serait certainement plus rentable d’investir les milliards de subventions annuelles que le gouvernement distribue généreusement aux entreprises pour améliorer l’environnement économique. C’est ça le véritable développement durable.

…. et après on se demande pourquoi le dernier budget met les Québécois en furies.

C’est évident, non?

La pensée du jour

Les Québécois sont furieux, car ils savent que l'augmentation des taxes est certaine, alors que la diminution des dépenses annoncées est très incertaine. Ils savent qu'ils vont payer plus de taxes et recevoir moins de services. --- Jean-Marc léger

Le chiffre du jour : 83 %

Le vrai problème n'est pas le budget en soi, mais la méfiance à l'égard des politiciens.


-83% ne croient pas que nous reviendrons à l'équilibre budgétaire en 2013-2014

-82% ne croient pas que le gouvernement fera son propre ménage

-82% ne croient pas que le gouvernement paiera 62 % de la facture

06 avril, 2010

Le chiffre du jour : 82 %

À la veille de la Journée mondiale de la Santé, qui a lieu le 7 avril, de plus en plus de consommateurs font des choix santé : huit personnes sur dix disent porter une attention particulière au contenu nutritionnel des produits qu'ils consomment. De plus, contrairement à la croyance populaire disant que les femmes ont une plus grande conscience pour les questions de santé, l'écart est mince entre les hommes (40 pour cent) et les femmes (42 pour cent) qui affirment lire les informations sur les produits plus attentivement afin de manger mieux.

La fiscalité québécoise en 2020

Voila ce vers quoi nous nous dirigeons si on n’arrive pas à mettre fin à la croissance débridée du gouvernement.


Qui sait ce qu'ils taxeront ensuite ?
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La pensée du jour

Les prochaines et multiples hausses de tarifs ne régleront en rien les problèmes économiques du Québec, car le gouvernement Charest ne veut pas les régler: pas d'enquête publique dans le milieu de la construction, perte massive à la Caisse de Dépôt et aucune réprimande, hausse indécente des salaires à la SAQ, généreuses primes et commandites douteuses à Hydro-Québec, etc. --- Jean-Guy Gagné

05 avril, 2010

La pensée du jour

Les réactions au budget mettent aussi en lumière la profonde méconnaissance populaire des principes économiques. Le modèle québécois a bien des vertus, mais il a conforté les gens dans l'idée que tout vient d'en haut et que le bon prix pour un service public est forcément le plus bas prix. Personne n'aime qu'on crève sa bulle d'illusion. --- Joseph Facal

Le chiffre du jour : 47 %

Comme ça vous trouvez que vous êtes un travailleur productif, motivé qui offre un rendement élevé au travail? Eh bien, vous êtes peut-être le seul à le penser et vous ne le savez pas!

Quand on pose la question au Québec, environ la moitié (47%) de vos confrères pensent avoir un rendement supérieur au vôtre au travail.

04 avril, 2010

Caricatures : semaine du 29 mars au 4 avril 2010

La pensée du jour

Pour une fois, on a un politicien qui sort de l’ordinaire, qui vous dit ce qu’il pense, qui travaille dans l’intérêt de sa ville, qui reconnaît ses erreurs, et qui est incorruptible.

Si vous avez un politicien qui vous dit la vérité, vous devez aussi lui faire confiance, car cela ne dure jamais très longtemps. Souhaitons que Regis Labeaume demeure comme il est. --- Jean-Marc Léger

Le chiffre du jour : 82 %

Selon le sondage Léger Marketing réalisé au lendemain de la présentation du budget, 82 % des Québécois ne croient pas qu'il réduira les dépenses de l'État de 7 milliards d'ici 2013-14, alors qu'eux-mêmes vont casquer à coup sûr.

03 avril, 2010

La pensée du jour

Le Québec entre donc finalement dans sa phase lucide, tout de même préférable à la phase lunatique et à la politique de l'autruche qui dominent depuis des décennies. Mais on n'a rien réglé; on a simplement repoussé peut-être le moment où nous frapperons le mur. Le véritable débat, sur une réduction réelle de la taille de l'État, reste à faire. --- Martin Masse

Le chiffre du jour : 65 %

Parmi les Québécois qui sont disposés à payer un supplément pour une maison écologique, 65 % affirment que les économies qu'ils pourront éventuellement réaliser sur leurs factures d'énergie constituent une motivation principale. Les propriétaires de maison au Québec qui sont disposés à dépenser davantage pour une maison respectueuse de l'environnement apprécient également les avantages supplémentaires apportés par une maison écologique tels que la réduction de leur empreinte environnementale (28 %) et les avantages sur leur santé (25 %).

02 avril, 2010

Budget : deux poids deux mesures


La fumisterie du premier budget Bachand est tellement grosse qu’elle crève les yeux.

Une famille avec un revenu disponible de moins de 51 000 $ verra son budget amputé de plus de 1 000 $ ou 2 %, alors que le gouvernement augmentera ses dépenses de 2,8 %.

Il y a de quoi descendre dans la rue, non!

Le chiffre du jour : 70 %

En chiffres arrondis, les personnes touchant des revenus de plus de 100 000 $ par année représentent moins de 3 % du total des contribuables et ils paient 25 % du total des impôts. Si on élargit aux 20 % des contribuables les plus fortunés, ce qui inclut maintenant la classe dite moyenne (!), ceux-ci paient plus de 70 % de l’impôt perçu par le gouvernement du Québec. À l’inverse, 40 % de la population québécoise ne paie pas un sou d’impôt, résultat du type de social-démocratie développée depuis 40 ans. --- Jean-Jacques Samson

01 avril, 2010

Budget : parole, parole, parole

Les analystes, éditorialistes et chroniqueurs sont à court de superlatifs pour décrire le premier budget du ministre Bachand : historique, casse-gueule, audacieux, courageux, changement de philosophie, abolition des vaches sacrées, etc.

Mais qu’en est-il réellement?

Il faut donner à César ce qui appartient à César. Pour la première fois en cinquante ans, le budget favorise le principe utilisateur-payeur. C’est un début timide, mais tout de même c’est un début.

Au-delà de ce constat, je n’ai pas trouvé une seule bonne raison de me réjouir.

Le premier budget Bachand, comme tous les autres avant lui, est clair, net et précis en ce qui concerne l’augmentation des revenus. Les dates, les montants et leurs affectations sont clairement détaillés. Il y a urgence, donc il a fallu commencer à payer dès aujourd’hui (taxe d’un sou le litre). En 2014, les revenus du gouvernement auront augmenté de plus de 4 milliards par année et le portefeuille des familles québécoises aura baissé d’autant (1 000 $ à 1 500 $ par famille par année).

Par contre, en ce qui concerne la réduction de 6,9 milliards des dépenses, il faut faire une profession de foi. C’est flou, ce n’est que promesse et verbiage.

Le budget contient quelques mesures de réduction des ¬dépenses comme le gel des salaires des élus, la suspension des primes au rendement pour deux ans, la réduction des dépenses administratives et des coûts de déplacement. Ces mesures contribueront à la réduction du déficit de quelques centaines de millions tout au plus.

Pour le reste : «faites-nous confiance». Si l’histoire récente est garante de l’avenir, il n’y aura pas d’excès de vitesse.

Éducation : le gouvernement promet de réévaluer le rôle des commissions scolaires. Je ne me serais pas attendu à autant d’audace!*

Santé : le budget propose d’allouer plus d’argent à la santé. Quelle audace! Il faut vraiment être culotté pour proposer une telle mesure de réduction des dépenses!*

Subventions de 6 milliards aux entreprises. Ici, le ministre Bachand a vraiment sorti la hache. Les nouveaux programmes proposés par les ministères devront être financés à même l’enveloppe budgétaire disponible. Qui se serait attendu a autant d’austérité?*

Subventions de 795 millions aux 5085 organismes sociaux, culturels et autres. Encore une fois, le ministre ne manque pas de courage. Il prévoit augmenter, mais de peu, les subventions à la culture. Wow! Là vraiment je lui lève mon chapeau!*

En fait, à l’exception des compressions budgétaires de quelques centaines de millions dans les salaires et le gaspillage des fonctionnaires, le budget ne propose aucune réduction des dépenses. Il propose plutôt de réduire le taux de croissance des dépenses de 4,8 % à 2,8 % en 2011-2012. Le ministre prétend que l'augmentation naturelle des dépenses de l'État est de 4,8% par année et qu'il entend le réduire à 2,8%. C’est ainsi qu’il en arrive à la conclusion que l’État contribuera à hauteur de 65 % à l’effort de réduction du déficit!

C’est mathématiquement vrai, mais ce n’en est pas moins une fumisterie pour autant. La croissance naturelle du budget de l’État devrait être autour de 2 % : le taux de croissance de la population (disons 100 000 par année ou 0,13 %), plus le taux d’inflation (plus ou moins 2 % par année), plus un ajustement pour compenser l’effet du vieillissement de la population (soyons généreux, disons 1 %) moins les gains de productivité (disons 1 % par année. Il ne faut pas trop en demander). Donc, partant du fait que le taux d’accroissement naturel des dépenses de l’État est de 2 %, il devient évident que les familles québécoises doivent encore payer pour que l’État continue de s’engraisser.

Ce n'est pas la première fois que le gouvernement Charest annonce son intention de bouleverser les façons de faire à Québec. Lors de son élection en 2003, il promettait déjà de révolutionner l'État québécois. Il promettait la «réingénierie de l'État», le «gouvernement en ligne» et les «partenariats public-privé». On sait maintenant qu’entre 2003 et 2010, l’État a continué d’engraisser à la vitesse grand « V ». Alors, pourquoi devrais-je croire que ce sera différent cette fois-ci?

Il y a au moins une conséquence positive à ce budget. Depuis le discours du ministre Bachand, la merveilleuse chanson de Dalida joue en boucle dans ma tête :

Parole, parole, parole
Écoute-moi.
Parole, parole, parole
Je t'en prie.
Parole, parole, parole
Je te jure.
Parole, parole, parole, parole, parole, encore des paroles que tu sèmes au vent.

* Sarcasme voulu

La réflexion du jour

"C'est le seul monopole (l'UPA) en agriculture sur la planète. Si vous ne payez pas vos cotisations syndicales, la loi prévoit ici que vous ne recevez pas le remboursement de taxe foncière agricole du gouvernement, c'est-tu assez fort, ça?" --- Benoît Girouard, de l'Union paysanne

La pensée du jour

Si le budget 2010-2011 a un mérite, c'est celui de réveiller les gens sur la malgouvernance de nos gouvernements, sur les conséquences d'une "illusion tranquille", et sur les coûts d'un modèle québécois gonflé à l'hélium. Pardonnez-moi, mais si c'est ce que cela provoque, eh bien, tant mieux! Il était temps. Choquez-vous d'aplomb... mais soyons au moins cohérents. --- Joanne Marcotte

Le chiffre du jour : 82 %

Un Québécois sur deux estime que les citoyens doivent contribuer à l'élimination du déficit.


Toutefois, 82 pour cent des répondants ne croient pas que le gouvernement Charest assumera lui-même les deux tiers de l'effort nécessaire à l'atteinte du déficit zéro en réduisant ses dépenses de 7 milliards d'ici 2013-2014.