Le Québec fonce dans le mur ....

....oups! On l'a frappé.
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Vaut mieux en rire!

Normal qu’il y ait des sommets politiques. Tous les dossiers ont l’air d’une montagne. --- Michel Beaudry

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28 février, 2007

Moi, Je Mens

Grâce à l’humour il est possible de demeurer sain d’esprit malgré les âneries des politiciens. Merci à Gérard D. Laflaque.

26 février, 2007

Con, comme dans contribuable.

Les Affaires.com, Posté le 25 février 2007 à 18:43 PM

RENÉ VÉZINA

Quand l'argent pousse dans...les poches des contribuables

Tous les partis politiques ont maintenant leur plate-forme électorale, et comme d'habitude, on y va de courbettes à l'endroit de clientèles cibles.

Le PLQ se fait gentil avec la classe agricole, qui conserve un poids disproportionné par rapport à son importance numérique. Mais il faut bien aller gagner quelques circonscriptions rurales stratégiques...

L'ADQ, elle, se fait fédérautonomiste. À force d'entendre parler des secteurs mous de l'économie, elle vise les secteurs mous de l'électorat. Ce qui fait rarement des enfants forts.

Mais la palme revient au PQ. Après s'être élevé vertueusement contre le relèvement des frais de scolarité (votez pour nous, les étudiants !) et promis le gel continu des frais de garderie (votez pour nous, les parents !), on promet maintenant l'indexation des allocations d'assistance sociale (votez pour nous, les assistés sociaux!). En soi, cette dernière générosité est légitime. Le problème, c'est qu'on augmente ce que l'on donne tout en limitant ce que l'on reçoit. Parfait pour l'image, mauvais pour la calculatrice. Et qui, pensez-vous, risque de faire les frais de cette générosité ? Mais ceux qui finissent toujours par payer, voyons. Con, comme dans contribuable.

24 février, 2007

Les politiciens jouent à leur jeux préférés !

Les politiciens se comportent comme des enfants manipulateurs et indisciplinés. Faut-il se surprendre si seulement 12% de la population leurs font confiance ?



Gracieuseté d'ygreck

23 février, 2007

Il est urgent d'adopter de nouvelles mesures fiscales

19 février 2007
Michel Kelly-Gagnon, Président du Conseil du patronat du Québec


Selon un vieux dicton, on récolte toujours ce qu'on sème. À en juger par la performance inquiétante du Québec en matière d'investissements privés depuis deux ans, la récolte s'amaigrira.

Selon l'enquête menée par Statistique Canada sur les intentions d'investissement, les immobilisations totales du secteur privé se seront élevées à 37,6 milliards de dollars en 2006 au Québec, une baisse de 188 millions de dollars par rapport à 2005. Ce fléchissement s'ajoute a celui encore plus important de 2005, alors que les investissements privés étaient en baisse de 724 M $ par rapport à 2004. En revanche, en Ontario et au Canada, ils auront augmenté de plus de 5 % en 2006, une performance à la hausse, en continuité avec celle des années précédentes.

On observe déjà les effets de notre sous-performance en matière d'investissements privés, en particulier dans le secteur manufacturier. Faute d'investissements pour moderniser leurs équipements, certaines entreprises éprouvent de sérieux problèmes de productivité et de compétitivité. Dans les pires cas, ces problèmes aboutissent à des fermetures d'usines.

Dans ce contexte extrêmement préoccupant, et en prévision des prochains budgets provincial et fédéral, le Conseil du patronat du Québec estime qu'il est urgent que les gouvernements du Québec et du Canada unissent leurs efforts et mettent en place rapidement des mesures visant à stimuler les investissements privés.

La fiscalité des entreprises étant un facteur important dans la décision des entreprises d'investir ou non, c'est d'abord sur ce plan que les gouvernements devraient centrer leurs efforts.

D'ailleurs, l'objectif de réduction du fardeau fiscal des entreprises est déjà inscrit dans la stratégie économique fédérale, Avantage Canada - Bâtir une économie forte pour les Canadiens, présentée par le ministre fédéral des Finances en novembre. On peut lire dans ce document que la stratégie canadienne " fixera le taux d'imposition le moins élevé de tous les pays du G7 pour les nouveaux investissements des entreprises ". L'horizon proposé pour atteindre cet objectif est 2011.

L'objectif 2011 paraît bien loin dans le contexte actuel. Nous proposons donc l'agenda suivant en prévision des budgets que les deux paliers de gouvernement déposeront au cours des prochaines semaines :

  • Éliminer complètement et dès maintenant la taxe québécoise sur le capital pour tous les nouveaux investissements;
  • Prévoir un plan d'élimination complète de cette taxe d'ici 2012;
  • Renoncer aux hausses du taux d'imposition des revenus des entreprises prévues par le gouvernement du Québec d'ici 2009;
  • Améliorer les dispositions fédérales concernant l'amortissement accéléré afin qu'elles reflètent davantage la durée de vie économique des équipements et de la machinerie (un amortissement sur deux ans devrait être envisagé);
  • Introduire un crédit d'impôt fédéral de 25 % pour les dépenses de formation structurée engagées à l'occasion de l'implantation de nouveaux investissements. Ce crédit d'impôt pourrait être étendu ultérieurement à l'ensemble des dépenses de formation structurée.

Le gouvernement du Québec a annoncé en 2005 qu'il prévoyait réduire de moitié la taxe sur le capital d'ici 2009. Il a annoncé par ailleurs une augmentation progressive du taux de l'impôt sur les bénéfices des sociétés, qui passera de 8,9 % en janvier 2005 à 11,9 % le 1er janvier 2009. Pour plusieurs entreprises québécoises, le fardeau fiscal a augmenté ces dernières années, alors que de nombreuses déductions fiscales ont été abolies depuis 2003.

Certains diront que les gouvernements n'ont pas les moyens de réduire le fardeau fiscal des entreprises. En effet, même si, a priori, ces baisses d'impôt ont comme conséquence de réduire les recettes fiscales, dans les faits, elles auront comme incidence de les augmenter en stimulant les investissements privés et la productivité et l'emploi qui en découleront.

En d'autres mots, ces mesures fiscales mèneront à l'accroissement de l'assiette fiscale. Ainsi, les produits de l'impôt sur les revenus, de la TPS et de la TVQ augmenteront, finançant largement les baisses d'impôt initiales.

22 février, 2007

Budget équilibré !

Le ministre Michel Audet a certainement embauché le Wizard of Id comme consultant !!


20 février, 2007

Les prix Teddy 2007.

Le Québec est dignement représenté à la neuvième cérémonie annuelle des prix Teddy

Ottawa, le 20 février 2007 – La Canadian Taxpayer Federation (Fédération canadienne des contribuables) a tenu aujourd’hui sa neuvième cérémonie annuelle des prix Teddy sur la colline parlementaire à Ottawa. Les prix Teddy sont décernés aux élus, fonctionnaires ou organismes gouvernementaux s’étant particulièrement distingués en dilapidant l’argent de nos taxes et impôts. Pour la première fois cette année, la Ligue des contribuables Québec a été invitée à participer à l’événement en soumettant des candidatures bien de chez-nous.

La directrice générale de la Ligue, Claire Joly, s’est déplacée à Ottawa pour assister à la remise des prix. « L’année 2006 a été faste en ce qui concerne le gaspillage des fonds publics au Québec, a-t-elle commenté, je ne m’étonne donc pas que deux représentants de la province soient en lice pour des trophées Teddy aujourd’hui ».

La Ligue des contribuables avait soumis quatre candidatures au comité organisateur des Teddies:

• La Société nationale du cheval de course (SONACC) et ses gestionnaires, pour avoir vécu grassement avec l’argent des contribuables en s’accordant des augmentations de salaire, des primes et des allocations faramineuses; en se remboursant des dépenses injustifiées; en consommant pour 1 million de dollars de repas gratuits dans le restaurant de l’Hippodrome de Montréal.

• La Société des alcools du Québec, pour avoir gardé les économies engendrées par la baisse de l’euro plutôt que d’en faire profiter le consommateurs; pourle prix élevé de ses produits comparé à l’Ontario et à d’autres provinces; pour prendre une marge de profit plus grande sur les vins bon marché que sur les grands crus.

• Tous les politiciens et les bureaucrates à qui l’ont doit les deux bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency aboutissant en cul-de-sac dans la falaise du cap Diamant à Québec. Inutilisées depuis 30 ans, nous avons appris cette année qu’elles seront bientôt démolies, ce qui coûtera au moins six millions de dollars aux contribuables.

• Les dix cols bleus de Montréal qui ont mis neuf heures chacun pour réparer neuf nids-de-poule en février 2006. Ils auraient passé le reste du temps dans des restaurants ou à se balader dans la ville.

La SONACC et les cols bleus de Montréal se sont retrouvés parmi les finalistes pour la remise des prix à Ottawa, mais c’est finalement Hydro One (Ontario) qui a remporté le Teddy provincial et la ville d’Edmonton qui se mérite le Teddy municipal.

« La rumeur coure dans les coulisses que la SONACC a livré une chaude lutte à Hydro One pour le Teddy provincial, révèle Claire Joly. Mais on peut se consoler en constatant que le Québec ne détient pas le monopole du gaspillage et que la situation n’est pas plus rose dans le reste du Canada! Malheureusement, les politiciens et bureaucrates du Québec sont tout à fait capables de redoubler d’effort et de décrocher un trophée l’année prochaine», de conclure Mme Joly, mi-figue, mi raisin.

La Canadian Taxpayer Federation décerne tous les ans ses prix Teddy à des élus, fonctionnaires ou organismes publics qui se sont rendus coupables de gaspillage, de dépenses excessives, de manque de transparence, d’avoir surtaxé ou encore sur-réglementé les citoyens.
Ils ont été baptisés en l’honneur de Ted Weatherill, un ex-haut fonctionnaire congédié en 1999 pour des dépenses excessives à titre de président du Conseil canadien des relations industrielles.

Les gagnants de la neuvième cérémonie des Teddies:

Teddy municipal : la ville d’Edmonton, pour avoir embauché 30 acteurs afin de distribuer des yo-yos à Washington D.C. le jour de la Fête du Canada. Selon la Ville, il s’agissait d’une manière originale de promouvoir Edmonton auprès de l’Américain de la rue. Facture pour les contribuables d’Edmonton : 30 000 $!

Teddy provincial : Hydro One et son chef de la direction, ce dernier ayant quitté son poste après les révélations embarrassantes contenues dans le dernier rapport du vérificateur général de l’Ontario. Il se serait notamment servi de la carte de crédit de sa secrétaire pour faire
45 000 $ d’achats personnels, et aurait ensuite signé lui-même pour approuver ces dépenses. Sa rémunération atteignait pourtant 1,5 millions de dollars par année, faisant de lui le gestionnaire public le mieux payé de l’Ontario. Pour avoir démissionné volontairement de son poste, il touchera une indemnité de départ de 3 millions de dollars!

Teddy fédéral : le sénateur Colin Kenny, pour avoir tenté de se rendre en Afghanistan après avoir été clairement prévenu par des militaires canadiens que ce serait impossible à cause d’une offensive en cours. Le sénateur Colin, trois de ses collègues et trois de leurs adjoints ont donc été « coincés » dans un luxueux hôtel à Dubaï durant sept jours. La facture de l’hôtel s’est élevée à 30 000 $, ce qui n’inclut pas les repas, le prix des billets d’avion ou toute autre dépense qu’ils auraient pu réclamer.

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La Ligue des contribuables du Québec est un organisme non partisan et sans but lucratif qui défend l’intérêt des contribuables de la province.
La Ligue dénonce le gaspillage de fonds publics et demande un allègement du fardeau fiscal. Nous collaborons à l’occasion avec la Canadian Taxpayer Federation (Fédération canadienne des contribuables) sur des questions relatives aux politiques fiscales et budgétaires du gouvernement fédéral.

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Renseignements :
Claire Joly, directrice générale
Ligue des contribuables du Québec
Cellulaire : 514-261-5597
cjoly@soscontribuables.ca
http://www.soscontribuables.ca

19 février, 2007

Les « crises de nerfs » des Québécois !


Depuis quelque temps les moindres difficultés que nous rencontrons sont qualifiées de crise par les médias. Une recherche des mots crise+Québec sur google donne 1 220 000 résultats :

  • L’industrie manufacturière est en crise
  • La crise du logement
  • La crise de l’industrie forestière
  • Le système de santé vit une crise
  • Les régions du Québec en crise
  • Crise des finances de Montréal
  • Crise du sport amateur
  • Crise du cinéma
  • Le réseau collégial est en crise
  • La crise des soins infirmiers
  • L’édition littéraire en crise au Québec
  • La ministre de la culture reconnaît qu’il y a crise
  • L’agriculture vit une crise
  • etc.
C’est à croire que le Québec tout entier est au bord d’une « crise de nerfs ».

Généralement une « crise de nerfs » est déclenchée par un sentiment de frustration face à notre incapacité à changer une situation qui nous est inacceptable. Les politiques interventionnistes des gouvernements québécois risquent de nous maintenir en état de « crise de nerfs » perpétuel. Les politiciens nous promettent mer et monde, sachant très bien qu’ils ne livreront pas la marchandise. Les promesses non tenues – système de santé efficace, amaigrissement de l’état, réduction du fardeau fiscal, etc. – frustrent nos attentes pourtant légitimes. De plus, le gouvernement confisque la moitié de nos revenus, nous n’avons donc plus les moyens financiers pour régler nous-mêmes les problèmes qui nous assiègent. Nous sommes donc exposés en permanence aux conditions conduisant inévitablement au déclenchement d’une « crise de nerfs ».

L’approche d’une campagne électorale est un moment particulièrement propice au déclenchement de « crises de nerfs » collectives comme celles que nous vivons présentement.

17 février, 2007

Et la transparence syndicale ?

La saga de l’usine Olymel à Vallée-Jonction démontre clairement le manque de tranparence et l’irresponsabilité de la CSN. Le texte de Tasha Kheiriddin prend toute sa valeur lorsque relu à la lumière de cette expérience traumatisante.

12 septembre 2006
Tasha Kheiriddin, Institut économique de Montréal

La responsabilité sociale et la transparence sont des notions de plus en plus à la mode.

Comme j'en discutais dans ma dernière chronique, certains suggèrent de forcer les entreprises à publier un bilan social où elles justifieraient les bénéfices qu'elles apportent à la communauté.

Il s'agit pourtant d'organisations privées, dont la seule raison d'être est de produire des biens et services et de rapporter des profits à ceux qui ont investi dans leur développement. Dans la mesure où elles se conforment aux lois et respectent les contrats, on ne devrait pas exiger qu'elles deviennent une extension du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale. Ce n'est pas leur rôle.

D'autres organisations, au Québec, auraient besoin qu'on les force à un peu plus de responsabilité et de transparence envers la collectivité. Elles agissent plus comme des acteurs socioéconomiques que de simples défendeurs des droits de leurs membres. Elles prétendent représenter l'ensemble des travailleurs et être porteuses d'une mission sociale. Elles s'ingèrent dans la politique, jouent presque un rôle d'opposition officielle au gouvernement, influent sur les politiques publiques. Elles jouissent aussi de privilèges légaux que n'ont pas d'autres groupes.

Je parle bien sûr des syndicats. Il est utile de se pencher sur le rôle qu'ils jouent au Québec.

On apprenait récemment que les syndicats d'enseignants ont l'intention de diffuser des textes de "sensibilisation politique" auprès des étudiants du collégial afin de les endoctriner sur les méfaits des politiques "néolibérales". Les syndicats contrôlent le milieu enseignant et les étudiants sont une clientèle captive des professeurs syndiqués. Pourquoi ne pas en profiter pour passer des messages ?

Les syndicats s'activent à influer sur les partis politiques par l'entremise d'entités telles que Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQ-libre). Quel que soit le type de réforme projeté par un gouvernement, les syndicats sont toujours là pour donner leur avis, et s'y opposer en prenant la population en otage et en utilisant la violence au besoin si la réforme ne fait pas leur affaire.

Malgré cela, personne n'a jamais demandé qu'on exige un bilan social des syndicats. D'ailleurs, vous souvenez-vous d'avoir lu dans le journal combien les syndicats dépensent pour faire leur lobbying politique et leur propagande ? Pas moi.

De plus, les syndicats ne sont pas soumis à l'obligation de produire un rapport financier annuel. Selon l'article 47.1 du Code du travail québécois, le membre d'un syndicat a le droit d'être informé annuellement des états financiers de l'organisation et d'en obtenir copie sur demande. Mais aucune obligation n'est faite d'informer la population dans son ensemble. Les entreprises publiques et les gouvernements qui sont la cible des attaques syndicales doivent, eux, s'y astreindre en publiant des rapports financiers détaillés.

Il serait pertinent que le grand public sache combien d'argent a été dépensé pour les salaires des dirigeants syndicaux, l'endoctrinement des cégépiens, le SPQ-libre, etc. Pourquoi ne pas soumettre les syndicats aux standards de base qu'on impose de plus en plus aux entreprises ?

Et si les syndicats désirent agir sur le plan social, ne devrait-on pas leur imposer la transparence qu'on exige des organismes gouvernementaux ? Voilà une façon concrète d'assurer plus de responsabilisation dans notre société.

16 février, 2007

La réforme des éducateurs.

Le Journal de Montréal, p. 29 / Nathalie Elgrably, 08 février 2007

Voilà déjà quelques années qu'une réforme de l'éducation a été entreprise au Québec. Les fonctionnaires qui l'ont élaborée ont avant tout mis l'accent sur les outils.

Toutefois, c'est lorsque ma fille m'a présenté un document distribué par l'une de ses profs que j'ai compris que ce ne sont pas les outils qu'il faut réformer, mais bien les éducateurs.

Le document en question était écrit à la main, sans aucun soin, dans un style confus et photocopié de travers. Un véritable torchon! Et cette prof a l'arrogance de demander aux élèves de remettre un travail propre. N'est-elle pas au parfum des avancées technologiques? Et personne ne lui aurait donc appris qu'il faut prêcher par l'exemple?

Si le ministre Fournier souhaite une réforme qui permette réellement d'améliorer la qualité de l'éducation, il devrait demander à ses fonctionnaires de cesser de concocter des bulletins incompréhensibles, et de réfléchir à des moyens pour améliorer la performance des enseignants.

La permanence

Pour commencer, le principe de la permanence devrait être remis en question. Quand notre comptable, notre mécanicien ou notre coiffeur commence à négliger son travail, nous n'hésitons pas à le remplacer. Alors pourquoi en serait-il autrement lorsqu'il s'agit des enseignants? Ne devrions-nous pas être encore plus exigeants envers ceux chargés d'instruire nos enfants?

La permanence procure un sentiment de sécurité qui, chez certains, nuit à l'effort et incite à la paresse. Destinée à défendre l'enseignant, la permanence ne sert en réalité qu'à protéger la médiocrité. Dans un système sans permanence, seul le travailleur peut garantir sa sécurité d'emploi grâce à son professionnalisme, car aucun employeur n'est disposé à perdre la crème de sa main-d'oeuvre.

En second lieu, le temps est venu de trouver un moyen pour mesurer la performance des enseignants et les rémunérer en conséquence. À l'heure actuelle, leur paie est fonction de leur ancienneté et de leurs diplômes. Ainsi, même le prof le plus passionné, le plus consciencieux et le plus dévoué ne peut gagner plus que son collègue plus ancien. Est-il logique de récompenser l'ancienneté et d'ignorer la qualité du travail fourni? Voulons-nous réellement entretenir un système absurde qui invite les enseignants à faire le strict nécessaire pour conserver leur emploi, mais ne leur offre aucune incitation à l'effort et au dépassement? La fonction première d'un prof est d'être bon pédagogue. Il est donc indispensable de récompenser cette qualité.

Mesurer les progrès

Dans cette optique, on pourrait, par exemple, introduire deux examens standardisés que les étudiants passeraient en début et en fin d'année scolaire et qui permettraient de mesurer leurs progrès. Les enseignants les plus habiles devraient obtenir une prime significative.

De plus, comme ils se distingueraient de leurs collègues, ils pourraient négocier une rémunération à la mesure de leurs rendements. Pour être juste et équitable, ne faut-il pas reconnaître et récompenser les efforts de chacun?

Que l'on soit avocat, animateur de radio, hockeyeur ou traducteur, notre rémunération dépend de la qualité de notre travail. Il devrait en être autant pour les enseignants. Ceux qui performent le mieux devraient être payés en conséquence alors que les moins dévoués devraient être pénalisés.

Évidemment, j'entends déjà les syndicats et les diverses associations de professeurs s'opposer à la paie au mérite. Parions qu'ils invoqueront la solidarité pour justifier leur position. De toute évidence, ils sont prêts à sacrifier l'éducation de nos enfants pourvu qu'ils préservent l'emploi des plus mauvais profs.

Il faut rompre avec la mentalité actuelle qui prône l'égalité entre les travailleurs. À travail égal, salaire égal? Je veux bien! Mais cela n'exclut pas qu'à travail différent, il faut des salaires différents.

* Cette chronique a aussi été publiée dans Le Journal de Québec.

14 février, 2007

Les numéros d’assurance sociale : l’incompétence durable.

Depuis 1992 le Vérificateur Général (VG) reproche au gouvernement fédéral la mauvaise gestion des numéros d’Assurance Sociale (NAS). En 1998, son rapport indiquait qu’il y avait 3,8 millions de NAS de plus qu’il y a de Canadiens âgés de plus de 20 ans. Ce même rapport notait que selon les dossiers NAS il y avait 311 000 Canadiens centenaires alors qu’en réalité il y en avait environ 3 000. Le rapport du VG de 2002 notait qu’entre 1998 et 2002 le nombre de NAS en surplus était passé de 3,8 millions à 5 millions, une augmentation de 32%. C’est à croire que les bonus des fonctionnaires sont calculés à partir du taux de croissance des NAS.

Les programmes du gouvernement fédéral dont les paiements sont autorisés par l’existence du NAS - Régime de pension du Canada, Pensions de vieillesse, Régime de revenu garanti, Assurance emploi, et tous les programmes d’assistance sociale – représentaient des dépenses annuelles de 118 milliards en 2005-2006. Les coûts annuels de la mauvaise gestion des NAS se chiffrent au minimum à plusieurs centaines de millions et plus probablement à plusieurs milliards :
  • Pour l’année 1995-1996, les fonctionnaires évaluaient à 60 millions de dollars les paiements illégitimes du programme pour invalidité du RPC ;
  • En 2006, le ministère des ressources humaines et développement social évaluait à 82 millions les paiements versés en trop aux bénéficiaires de la pension de vieillesse ;
    En 1996, Revenu Canada évaluait à près de 122 millions de dollars les remboursements de taxes faits par erreur ;
  • En 2001, le maintenant célèbre programme de remboursement des frais de chauffage a gaspillé des centaines de millions à des fins uniquement électoralistes. Les erreurs des bases de données du gouvernement permirent à 4 000 Canadiens vivant à l’étranger, 7 500 morts et 1 600 prisonniers de recevoir des remboursements ;
  • Etc.

En plus du gaspillage des fonds publics, la mauvaise gestion des NAS facilite la tâche des fraudeurs, en particulier les vols d’identité et la fabrication de faux passeports. Ces fraudes génèrent des coûts sociaux considérables.

Malgré les rapports répétés du VG dénonçant le laxisme des fonctionnaires, le gouvernement ne mesure toujours pas les coûts réels de la mauvaise gestion des NAS et ne semble pas faire d’effort pour corriger la situation.

Source : Institut Fraser

13 février, 2007

Le monde vu par Hans Rosling.

Hans Rosling, professeur à l’Institut Karolinska de Suède, décrit l’évolution du monde au cours des trente à quarante dernières années. Sa présentation déboulonne les idées préconçues de la gauche internationale voulant que la mondialisation soit un désastre pour l’humanité. De plus, grâce à l’utilisation de graphiques interactifs dynamiques, cette vidéo est en soi un spectacle qui vaut la peine d’être vue.

(Environ 18 minutes)

12 février, 2007

Bureaucratie et immobilisme.

« Bureaucrate » est un mot employé par la plupart des gens pour signifier : paperasse, tracas, lenteur, arbitraire, autocratique, arrogant, lent, etc. La bureaucratie au Québec c’est comme la température : tout le monde en parlent, mais considèrent qu’ils n’ont pas d’autres choix que celui de la subir. Les politiciens les plus dynamiques admettent qu’il est très difficile de changer quoi que ce soit. La bureaucratie contrôle le gouvernement et non l’inverse. Les députés dévouent une portion considérable de leur temps à convaincre les bureaucrates. Les entreprises embauchent des lobbyistes pour essayer d’y voir clair.

L’organigramme du gouvernement du Québec est d’une complexité difficile à imaginer : 22 ministres, 4 ministres délégués, 194 organismes gouvernementaux, 11 commissions parlementaires, 3 réseaux d’éducations, 72 commissions scolaires, 103 municipalités régionales de comté (MRC), 15 agences de santé et services sociaux, etc. Les organisations se superposent, se chevauchent et se jalousent de sorte qu’il est toujours très compliqué d’obtenir les services que l’on requiert. Comme si cela n’était pas suffisant, il faut ajouter aux bureaucraties municipales et provinciales celle du fédéral.

Ainsi, les trois niveaux de gouvernement employaient en 2005 sur le territoire du Québec l’équivalent de 700 500 fonctionnaires à temps plein, soit près de 20% des travailleurs québécois. De ce nombre, seulement 387 000 rendent des services directs à la population : les enseignants (97 000), les professionnels et techniciens du système de santé (220 000), les policiers et employés du système de justice (17 000) et les employés des sociétés d’état (53 000). Donc, 313 500 ou 45% des fonctionnaires gèrent les programmes gouvernementaux et encadrent et surveillent les fonctionnaires qui desservent directement la population. C’est à ces derniers que je réfère lorsque je parle de bureaucratie.

Les rôles et les activités de la bureaucratie.

La tâche première des bureaucrates consiste à gérer les centaines de programmes créés par les gouvernements. Chaque programme subventionne des centaines de projets. Ainsi des milliers de fonctionnaires étudient, approuvent et gèrent des milliers de projets représentant des milliards de dépenses annuellement. Selon une étude de la Fédération des Chambres de Commerce du Québec (FCCQ), les subventions, l’aide fiscale, l’aide au financement, le développement régional et les interventions sectorielles totalisent des dépenses annuelles de plus de 4 milliards. De plus, des subventions totalisant environ 1 milliard de dollars annuellement sont distribuées à plus de 5 000 organismes sociaux et communautaires.

La deuxième tâche en importance de la bureaucratie québécoise consiste à développer et à surveiller l’application de milliers de règlements. Il n’existe malheureusement pas de mesure précise du fardeau réglementaire québécois. Par contre, selon une étude de l’Institut Économique de Montréal (IÉDM) le Québec avec 2345 règlements en 2003 domine largement la scène canadienne. Entre 1990 et 1999 le Québec a produit plus de 5 000 pages de lois et règlements contre moins de 1600 pages en Ontario et en Alberta. En 2003, la Fédération Canadienne de l’Entreprise Indépendante (FCEI) évaluait à plus de 7 milliards de dollars les coûts annuels encourus par les entreprises québécoises pour se conformer à une réglementation omniprésente, tatillonne et souvent inutile.

L’Institut Fraser dans son étude « Economic Freedom North America 2006 », conclut que le Québec se situe au 59e rang sur 60 en Amérique du Nord. James Gwartney, principal responsable de cette étude définit la liberté économique comme suit :

Individuals have economic freedom when (a) property they acquire without the use of force, fraud, or theft is protected from physical invasions by others and (b) they are free to use, exchange, or give their property as long as their actions do not violate the identical rights of others. Thus, an index of economic freedom should measure the extent to which rightly acquired property is protected and individuals are engaged in voluntary transactions.
(Gwartney, Lawson, and Block, 1996: 12)


Les subventions et une réglementation excessive sont les facteurs qui limitent le plus la liberté économique des Québécois. Le Québec souffre d’un immobilisme appauvrissant. Son économie recule par rapport à celle de ses principaux partenaires.

Une perspective historique.

Ce n’est pas nouveau, depuis les tous débuts de la colonie, les observateurs et critiques de la société québécoise dénoncent la bureaucratie. Elle est perçue comme coûteuse et inefficace. Malgré tout, son rythme de croissance s’est remarquablement accéléré au cours des 40 dernières années. Faut-il en déduire que la croissance de la bureaucratie est incontrôlable et qu’un jour la société québécoise croulera sous son poids comme cela s’est produit dans les pays du bloc communiste ?

L’histoire semble nous enseigner que le simple fait de dénoncer la bureaucratie soit insuffisant pour changer les choses. Au mieux, réussit-on à la faire reculer de quelques pas, mais elle reprend rapidement l’initiative pour atteindre de nouveaux sommets.

Il est certainement possible de gérer efficacement la fonction publique. Les individus qui composent la bureaucratie gouvernementale ne sont pas différents de ceux qui composent l’ensemble de la société. Donc, en leur fournissant les outils appropriés et en créant un environnement propice ils atteindraient une productivité semblable à celle obtenue dans le secteur privé. Certes, une plus grande efficacité permettrait de réduire la taille de la fonction publique. Toutefois, cela règlerait seulement une partie du problème. Comme nous l’avons vu plus tôt, 45% des fonctionnaires sont assignés à des tâches d’encadrement et de surveillance. Trop souvent, ces fonctionnaires, de par la nature même de leurs tâches, nuisent à la productivité de ceux qui servent le public.

L’origine des problèmes.

Les fonctionnaires ne sont pas à l’origine des problèmes découlant de la bureaucratie. Après tout, la fonction publique est composée d’organismes dans lesquels les individus travaillent dans le but d’atteindre les objectifs qui leur ont été assignés. Les bureaucrates sont des individus ayant les mêmes besoins et motivation que nous tous. Ils peuvent être avenants ou désagréables, travaillants ou paresseux, bons époux ou coureurs de jupons, religieux ou athées, etc.

Les problèmes que nous attribuons à la bureaucratie découlent des tâches que nous lui assignons. Les fonctionnaires ne sont pas tous des bureaucrates. Les policiers, les infirmières, les professeurs, pour ne nommer que ceux-là, ne sont pas des bureaucrates. Ce terme réfère aux 313 500 fonctionnaires qui encadrent et surveillent les 387 000 qui desservent la population. Les bureaucrates ne fournissent pas de services à la population. Ils élaborent des règlements, en surveillent l’application et préparent des analyses et rapports pour les hauts fonctionnaires et les politiciens. Pour faire leur travail, ils accumulent des quantités phénoménales d’informations qui doivent leur être fournies par les fonctionnaires œuvrant sur le terrain. Ce faisant ils nuisent grandement à l’efficacité de ces derniers.

Évidemment les bureaucrates justifient leur raison d’être en affirmant qu’ils protègent la vie et la propriété des gens. Est-ce vraiment le cas ? Trop souvent, les règlements concoctés par les bureaucrates limitent inutilement le droit de propriété au lieu de le protéger. Les lois n’ont pas d’influence sur la très petite minorité de gens malhonnêtes présents dans toute société. Par contre, ces mêmes lois briment les libertés de la très grande majorité des gens honnêtes. Même dans les cas où la réglementation protège des droits fondamentaux, le fait demeure que les bureaucrates ne fournissent pas de services directs à la population. Ils s’emploient à règlementer et à surveiller le travail des autres. C’est cette caractéristique « d’autorité sans responsabilité de résultats » qui définit ces fonctionnaires comme bureaucrates.

L’inévitable paperasserie.

La plainte la plus fréquente concerne la paperasserie générée par la bureaucratie. Quiconque requiert un permis s’oblige à fournir des quantités faramineuses d’informations aux différents niveaux de gouvernement impliqués. Une entreprise œuvrant dans une industrie réglementée doit, en plus d’obtenir un permis, fournir périodiquement des rapports, affidavits, documents notariés, démontrant qu’elle se conforme aux règlements en vigueur. Cette paperasserie, qu’elle soit sous forme papier ou électronique, est ce qui justifie l’existence de la bureaucratie auprès de la population. Le seul lien entre la bureaucratie et la population est la paperasserie. Donc, exiger la réduction de la paperasserie équivaut à exiger la réduction de la bureaucratie.

La seule chose qui puisse limiter la quantité de paperasserie nécessaire pour assurer l’application d’un règlement est le manque d’imagination des bureaucrates. Chaque fois que, malgré la réglementation, il se produit un évènement inattendu, les politiciens s’engagent à renforcer la réglementation. Donc, plus de bureaucratie et plus de paperasse. Rarement, en particulier dans les sociétés favorisant un état providence, remet-on en question l’utilité même de la réglementation.

Les bureaucraties sont lentes et inefficaces.

Les bureaucraties sont hésitantes, lentes et souvent arbitraires et capricieuses. Ces caractéristiques sont les deux côtés d’une même pièce. Elles peuvent être décisives et rapides, mais seulement en étant plus arbitraires et capricieuses. Ces caractéristiques bureaucratiques découlent du fait que les bureaucrates sont les premières victimes des politiciens lorsque vient le temps d’apaiser la grogne populaire. De plus, les exigences électoralistes des politiciens compliquent sérieusement leur travail. Ainsi, ils doivent s’assurer que leurs décisions sont inattaquables. Dans ce cas, la meilleure protection qu’un bureaucrate puisse obtenir consiste à refiler le problème à d’autres ou à retarder une décision jusqu’à ce qu’elle s’impose d’elle-même. Salomon n’aurait pas survécu à un tel régime.

Les bureaucrates produisent les règlements et en surveillent l’application, mais ne sont pas responsables des résultats. Ce sont les entreprises privées ou les fonctionnaires desservant directement la population qui en assument la responsabilité. Lorsqu’une réglementation ne donne pas les résultats escomptés ce sera parce qu’on a mal interprété l’intention du règlement ou qu’on a erré dans la façon de l’appliquer. Ainsi, les nombreux règlements, mal conçus, nuisent et démotivent les fonctionnaires et génèrent des coûts considérables pour l’entreprise privée.

De même, les bureaucrates ne sont pas responsables de l’efficacité des programmes de subventions. Personne ne se préoccupe de savoir si ces programmes atteignent les objectifs visés. Ces subventions servent avant tout aux politiciens pour mousser leur popularité à la veille d’une élection. Si par malheur il se produit un fiasco – Commandites, Papiers Gaspésia, la SONACC - il suffit de nommer une commission d’enquête et attendre que la tempête passe.

Peut-on y faire quelque chose ?

Les individus vivant en société ont besoin d’être protégés contre les fraudes, les bandits et les abus. Toutefois, l’expérience démontre qu’une bureaucratie, quel que soit son ampleur, joue rarement ce rôle.

L’immense bureaucratie québécoise n’a pas empêchée le fiasco de Norbourg, l’épidémie de C-difficile ou l’effondrement du viaduc Concorde à Laval. On peut même prétendre que c’est tout le contraire. Dans un système d’état providence comme celui que nous connaissons au Québec, tous les intervenants - les entreprises, les institutions publiques, les syndicats et les individus - se fient au gouvernement pour veiller à leurs intérêts. Les grandes entreprises exigent des lois protectionnistes et des subventions pour compenser leur manque de dynamisme. Les syndicats réclament toujours plus d’étatisation et des lois du travail qui leur procurent un membership captif. Les institutions publiques expliquent leur médiocrité et leur manque d’imagination par le manque d’argent. Les individus tiennent le gouvernement responsable de tout sans même faire l’effort de veiller à leurs propres intérêts.

L’expérience démontre que les individus sont mieux protégés par :

  • un système de loi axé sur les libertés individuelles et la protection de la propriété privée ;
  • un environnement économique de libre marché favorisant la compétition ;
  • la responsabilisation des individus envers eux-mêmes et la société.

que par une bureaucratie anonyme et souvent inhumaine.

Conclusion.

Les bureaucraties sont des manufactures de paperasseries en continuelle croissance et impossible à gérer. Tous les efforts pour les réformer sont voués à l’échec. Au mieux on fera des gains marginaux à court terme. À la première occasion elles reprendront le chemin de la croissance.

Pour avoir un effet à long terme il faut plutôt éliminer la bureaucratie. Toutefois, ceci représente un défi titanesque :

  • dans un premier temps il faut repenser et mettre à jour les lois avec comme premier objectif la protection des libertés individuelles et de la propriété privée. Il serait opportun de réviser en priorité la Charte des droits et libertés pour en faire une Charte des droits, libertés et responsabilités;
  • ensuite, il faut éliminer tous les règlements qui ne sont pas absolument nécessaires, ou dans le pire des cas les simplifier, et s’en remettre à l’application des lois. L’élimination des règlements inutiles permettra de réduire d’autant la bureaucratie devenue superflue. Mais, encore plus important, l’élimination de ces règlements créera un environnement dynamique favorable à la responsabilisation des individus et à la création de richesse;
  • finalement, un environnement économique et social dynamique sera suffisant pour attirer et retenir les individus et les entreprises au Québec. Il sera donc possible de canceller la plupart, sinon la totalité, des programmes de subventions. En plus des économies ainsi obtenues, il deviendra possible d’éliminer la bureaucratie assignée à la création et la gestion de ces programmes de subventions.


En s’engageant résolument dans un processus de réduction de la bureaucratie on crée un cercle vertueux : moins de bureaucratie crée un environnement économique et social dynamique ; cet environnement favorise l’utilisation optimale des ressources ; la société s’enrichit ; l’ensemble de la population peut s’offrir plus de services ; et ainsi de suite.

10 février, 2007

La Lieutenante-Gouverneure.

Le Journal de Québec nous apprend que la Lieutenante-Gouverneure, Lise Thibault, dépense les fonds publics sans compter. Elle aurait dépensé 59 000 $ pour un garden party, facturé plusieurs repas la même journée dans des villes différentes, refusé de donner des détails entourant les frais pour l'achat de cadeaux et donné une fête de Noël pour ses employés totalisant 30 000 $.

Ce n’est pas tant les montants impliqués que l’attitude de Mme. Thibault qui est inacceptable. Elle considère qu’elle n’a pas à justifier ses dépenses. De nombreux Québécois payent taxes sur taxes pour financer le train de vie d’une immense bureaucratie inutile, dont Mme. Thibault fait partie, alors qu'eux doivent parfois se priver de l’essentiel.

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07 février, 2007

L’homme ou l’environnement?

André Dorais

Dans les pays démocratiques et notamment là où la religion a moins d’emprise sur les gens, la préoccupation environnementale semble plus grande qu’ailleurs. C’est comme si elle prenait la place autrefois occupée par la religion. Ses plus fervents croyants encouragent les décideurs à suivre leurs suggestions, voire s’efforcent à prendre eux-mêmes ce pouvoir, dans le but d’endoctriner la population. Cette quasi-religion se veut au goût du jour, soit scientifique. Cependant, comme toute religion, elle fait appel davantage à l’autorité qu’à la rigueur intellectuelle.

L’homme a intérêt à protéger son environnement, mais non à s’y soumettre. À trop exiger la protection de l’environnement, on finit par empêcher l’homme d’améliorer son sort et de s’y adapter. On crée une séparation entre les deux. Or l’environnement n’est rien pour l’homme s’il n’en fait pas partie. Cette division artificielle conduit à la confrontation. Sous le prétexte de respecter l’environnement, mis au rang d’un dieu, ses apôtres cherchent à dicter un code de conduite, une morale. Le problème de celle-ci, comme de plusieurs autres, est qu’elle promeut la coercition pour atteindre son but.

Constat scientifique ou constat d’autorité?

Un groupe d’experts du domaine climatique vient de publier un rapport qui conclut que la grande responsable du réchauffement climatique est l’activité humaine. Ce groupe, créé par les Nations unies, préconise l’intervention gouvernementale pour contrer ce réchauffement, jugé dangereux pour l’homme. Or qu’il y ait un réchauffement à l’échelle planétaire est une chose, que l’homme en soit responsable en est une autre et qu’on s’en remette aux gouvernements pour le contrôler en est encore une autre. Le premier constat ne fait pas l’unanimité notamment quant à sa durée, le second encore moins, alors que les suggestions avancées pour y remédier relèvent de l’incompréhension de l’action humaine.

L’homme de science ne devrait jamais préconiser la force coercitive pour corriger une situation, car il démontre ainsi que les passions le dominent. La science n’a nul besoin du politique pour avancer. L’État n’est pas plus en mesure de refroidir la planète que de réduire la pauvreté. On s’en remet à l’État un peu à la manière de ces gens qui s’en remettent aux sorciers pour régler leurs problèmes. Lorsqu’on demande pourquoi l’État serait-il plus en mesure d’éviter ce réchauffement que l’action combinée de millions d’individus, les interventionnistes de tout acabit n’hésitent pas à répondre euphémiquement : grâce aux «leviers» de l’État. C’est-à-dire ses pouvoirs d’imposition et de taxation. Ceux-ci sont certes imposants, mais ils n’en demeurent pas moins aveugles.

Il ne faut pas uniquement de l’argent pour bien affecter les ressources, encore faut-il être en mesure de déterminer où, quand et combien investir, quelles ressources utiliser, etc. En soutirant la propriété d’autrui pour investir, l’État se soustrait du seul mode de gestion lui permettant d’affecter adéquatement les ressources. La gestion des profits et pertes, qui sous-entend le respect de la propriété de chacun, permet d’indiquer à l’investisseur si ses choix répondent ou non aux désirs des consommateurs. Cette gestion s’effectue également dans le respect de l’environnement, car elle évite, autant que possible, les pertes de ressources. Au contraire, une gestion bureaucratique n’a pas pour guide le profit, mais des normes politiques. Celles-ci changent au gré des hommes de l’État dans le but de se maintenir au pouvoir.

Des normes qui sont irrespectueuses de la propriété ont peu de chance d’être respectueuses de l’environnement comme nature extérieure à l’homme, car les ressources utilisées ne sont pas sujettes aux règles strictes de la gestion des profits et pertes. L’État n’est pas un investisseur génial parce qu’il ne fait aucune perte, il est plutôt un investisseur aveugle qui ne se préoccupe pas de savoir ce que les contribuables auraient fait de leur argent s’il ne leur avait pas soutiré. Il ne peut équilibrer ses comptes qu’en soutirant la propriété d’autrui, par conséquent en réduisant leur capacité d’améliorer leur propre environnement. Son unique supériorité est d’être le plus fort, mais cette force coercitive ne lui permet pas d’être respectueux de l’environnement. Au contraire, parce qu’il ne respecte pas la propriété et qu’il ne gère pas en vue d’obtenir un profit, il ne peut utiliser les ressources qu’à l’aveuglette et par conséquent les réduire plus rapidement que s’il respectait cette loi essentielle à la création de richesse, au maintien de l’environnement et à la coopération humaine.

On ne satisfait pas les besoins de la collectivité en réduisant la capacité des individus à satisfaire les leurs. Les besoins identifiés par l’État, y compris ceux relatifs à l’environnement, ne sont d’aucune manière supérieurs aux besoins de chaque individu. La collectivité n’a pas de vie en soi sans ces individus. Par conséquent, l’État n’arrivera jamais à redistribuer adéquatement les ressources à la satisfaction de tous. Au contraire, plus il s’acharne à servir, plus il appauvrit le monde. Tout le monde. Plus on soutire l’argent des contribuables, peu importe la raison, moins il leur en reste pour satisfaire leurs besoins personnels et donc primordiaux.

S’en remettre à l’État pour remédier aux problèmes soulevés ne peut que les aggraver. On doit réaliser que la coercition gouvernementale, qu’elle soit légale ou non, constitue le principal frein à un meilleur environnement et à la coopération humaine en général. La difficulté est de reconnaître que tout gouvernement procède de la coercition. L’indifférence développée à l’égard de celle-ci est due à ce qu’on la présente invariablement comme étant un mal pour un bien, une coercition soi-disant positive. Or, il appartient à l’individu, et à lui seul, de déterminer ses besoins. Les décisions de groupes ne seront jamais aussi avantageuses pour l’individu que les décisions relevant uniquement de lui. Il faut donc être prudent face aux suggestions de certains «politiques» qui ne font appel qu’à leurs pairs pour corriger une situation.

Le président Chirac demande que l’ONU prenne de l’expansion et s’adjoigne une instance environnementale afin d’évaluer l’«état environnemental du monde». Pourtant, déjà quelques entités onusiennes existent à cet effet, notamment : le Programme des Nations unies pour l'environnement et l’Organisation météorologique mondiale. Il existe également une panoplie d’organisations liées à ces questions et financées, en totalité ou en partie, par divers paliers gouvernementaux. Ce sont donc les contribuables qui les financent, ce qui réduit d’autant leur capacité à améliorer leur sort et leur propre environnement. La prétention démocratique à parler au nom de tous réduit les choix de chaque individu. La solidarité invoquée par les gouvernements et les groupes de pression qui tournent autour d’eux n’est que rhétorique pour vendre leurs projets. Elle est imposée, par conséquent ne donnera jamais les résultats souhaités puisqu’elle ne correspond pas à la volonté de chaque individu. Cela est d’autant plus vrai lorsqu’on fait appel à une organisation mondiale pour parler au nom de tous. À force de travestir la signification des mots, on ne doit pas se surprendre que les résultats ne correspondent pas aux attentes. Science et politique ne font pas bon ménage.

Ledit président appelle également à la «révolution des consciences», alors on a une suggestion pour lui. Dans le but de «conscientiser» la population et particulièrement les hommes de l’État, on devrait exiger d’eux qu’il soit spécifié sur leur chèque de paie que ce qu’il leur reste, après toutes les déductions, constitue de l’impôt. L’impôt qu’ils paient est brut, mais puisqu’ils en reçoivent davantage qu’ils en paient, ils en sont des récepteurs nets et donc n’en paient pas. Puisque les impôts sont plus importants que les taxes, les hommes de l’État ne sont donc d’aucune manière des contribuables. Au contraire, ils vivent à leurs crochets. Pour rendre la chose plus claire, on pourrait aussi leur demander de tracer une ligne et de préciser qu’ils vivent de la coercition. Le point de départ d’une plus grande coopération humaine, donc d’un meilleur environnement, est de réduire la coercition, pas seulement de la qualifier autrement. Cette suggestion aurait aussi le mérite de bien décrire la réalité et par conséquent de mieux répondre à la science qu’on ne cesse de revendiquer.

L’environnement doit être protégé, mais pas à n’importe quel prix. Réduire la pollution est dans l’intérêt de l’homme, mais il est également dans son intérêt d’améliorer son sort. Si l’utilisation d’une énergie particulière lui permet d’accroître sa production en maintenant ou en réduisant ses heures de travail, son niveau de vie est amélioré. Il ne s’agit donc pas de cesser l’utilisation de cette énergie, mais d’évaluer à savoir s’il n’y en a pas d’autres aussi productives et moins énergivores. Toutes choses étant égales par ailleurs, il est dans l’intérêt de l’homme d’utiliser ces énergies, alors on n’a pas à lui imposer quoi que ce soit, car il est capable d’effectuer ses propres choix. Le problème avec les plus orthodoxes des environnementalistes est qu’ils veulent imposer leurs choix à tous. Ils prétendent détenir la vérité. Or quand bien même on serait d’accord sur ledit constat, ce n’est pas une raison de s’en remettre à l’État pour y remédier. Leurs suggestions d’utiliser des énergies plus coûteuses ne sont pas dans l’intérêt de tous et celles d’utiliser le moins d’énergie possible le sont encore moins. Petite science que celle qui demande qu’on retourne à l’âge de pierre.

L’État ne produit pas la richesse qui permet de découvrir l’énergie dont l’homme a besoin pour ses activités et améliorer son niveau de vie. Son mode de gestion ne lui permet pas de déterminer les moyens les plus efficaces pour améliorer l’environnement. Au contraire, en établissant de nouvelles structures gouvernementales et paragouvernementales, en subventionnant les individus et les entreprises à gauche et à droite et en taxant les énergies présentement utilisées, l’État ne peut que retarder l’utilisation d’énergies alternatives efficaces. Dès lors, si l’environnement leur tient vraiment à cœur, les hommes de l’État, de même que les environnementalistes, devraient se contenter de respecter la propriété d’autrui plutôt que de s’activer à mettre en place des mesures qui paraissent bien, mais dont les coûts cachés et redistribués risquent fort de nuire davantage à la cause que de l’aider. Il ne suffit pas d’être amoureux de la nature pour la préserver, encore faut-il utiliser les bons moyens. Agir en fonction seuls des sentiments donne rarement de bons résultats. Utiliser la force de la loi pour arriver à ses fins permet d’avoir le dernier mot, mais avoir le dernier mot ne signifie pas avoir raison. L’homme fait partie de l’environnement et on ne peut respecter celui-ci sans d’abord respecter celui-là.

05 février, 2007

Les élections provinciales.

Le centième lecteur du magazine nagg a participé au sondage du magazine depuis le début janvier 2007. L’ADQ est loin en tête avec 52% des votes. Le PLQ obtient 13%, le PQ 10%, le Parti Vert 10%, Québec solidaire 9%, les indécis 3% et ceux qui ne voteront pas 9%.

On est peut-être à moins de deux mois des prochaines élections provinciales. On saura alors quel parti aura la lourde tâche de gaspiller l’argent des contribuables.

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Je vous encourage à inviter vos parents et amis à participer à ce sondage.

03 février, 2007

Olymel : la CSN décrète 1100 mises à pied.

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Gracieuseté d'ygreck.

Olymel a accumulé des pertes de 50 millions depuis trois ans. Ces pertes découlent du fait que les employés de Valley-Junction sont les mieux payés de l’industrie : 28.91$ de l’heure alors que la moyenne de l’industrie se situe autour de 20$ (le Devoir). Ces informations étaient évidemment connues de tous les employés. Donc, ils savaient que sans une réduction considérable des dépenses l’entreprise devrait éventuellement fermer. Alors, pourquoi ont-ils quand même rejeté les offres finales de la partie patronale ?

J’en conclus que la plupart des employés ne croyaient pas à la menace de fermeture. Pourquoi en doutaient-ils ? Serait-ce que leurs représentants syndicaux les ont amenés à croire qu’une fermeture était peu probable ? Que les pressions de l’ensemble de l’industrie forceraient le gouvernement à intervenir ? Qu’en période pré-électorale le gouvernement ne pourrait pas résister à l’envie de se faire du capital politique ? Quoiqu’il en soit, 97% des employés présents à la réunion syndicale du 30 janvier 2007 ont rejeté la proposition finale d’Olymel.

Je ne peux pas croire que 97% des employés d’Olymel ont sciemment choisi le scénario du tout ou rien. Une perte d’emploi c’est la peine capitale. Je conçois que certains employés puissent être prêts à prendre un tel risque, mais pas 97% d’entre eux. Il faut en conclure que la CSN n’a pas protégé adéquatement les intérêts de ses membres et doit maintenant accepter l’entière responsabilité de tout ce fiasco.

Selon Claudette Charbonneau de la CSN, ce qui n’a pu être négocié doit maintenant être imposé par le gouvernement : «Le gouvernement est le seul à pouvoir asseoir l'ensemble des acteurs à la table, pour nous sortir de ce corridor étroit qui a mené à une collision frontale» (La Presse). La CSN a une longue tradition du « C’est au gouvernement de ramasser les pots cassés ». Depuis l’affaire des « employés de Lapalme » jusqu’à nos jours, la CSN n’hésite pas à sacrifier ses membres pour atteindre ses objectifs politiques.

Je regrette, autant que quiconque, les drames humains engendrés par un tel fiasco. Toutefois, les employés d’Olymel sont des adultes responsables qui savaient ce qu’ils faisaient lorsqu’ils ont voté. Ils ont pris un risque et ils ont perdu. Maintenant, ils doivent en assumer les conséquences.

Il serait indécent que le gouvernement utilise des fonds publics pour sortir la CSN et les syndiqués d’Olymel de ce bourbier. Il n’est pas acceptable que l’ensemble des Québécois paient pour les erreurs de jugement des syndicats. Si cela peut servir de leçon aux syndiqués qui font aveuglément confiance à leurs représentants syndicaux, tant mieux. Ils seront plus critiques, donc plus responsables, la prochaine fois.

02 février, 2007

Propriété, un vilain mot.

Propriété, un vilain mot

30 janvier 2007
René Vézina, Journal Les Affaires

Le Québec doit être l'un des rares endroits de la planète où vouloir améliorer son sort est mal vu.

Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec et le Front populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) en veulent à la Banque Laurentienne. Ils viennent de déposer une plainte devant le Conseil des normes canadiennes de la publicité. Motif : la Banque aurait insulté les locataires par ses affiches publicitaires où des enfants demandent à d'autres " T'es encore locataire ? " et " T'as pas encore de maison ? "

Mesurons l'offense. Traditionnellement, le Québec était une terre de locataires, mais la proportion est en train de s'inverser. Les Québécois sont maintenant majoritairement propriétaires. D'autres souhaitent le devenir. Tout le monde n'en a pas les moyens, mais c'est le plus légitime des rêves. Que la publicité joue sur cette aspiration n'a rien de choquant.

Un commentateur respecté vient d'ailleurs d'en faire l'apologie. Dans un texte publié dans le Globe and Mail, il écrit que " La vraie richesse, c'est la propriété d'une maison " et que " si elle demeure inaccessible pour trop de Canadiens, c'est encore par elle que la plupart des gens peuvent raisonnablement espérer s'enrichir " [par rapport aux autres types de placement]. Ce commentateur, c'est Jim Stanford, économiste pour... les Travailleurs unis de l'automobile, un des plus grands syndicats canadiens.

Ce syndicaliste vient-il de basculer dans le camp de l'ennemi ? Pas du tout. Il énonce une vérité toute simple : les gens ont le droit d'aspirer à mieux, et l'achat d'une résidence est un bon départ. En fait, ce devrait même être un objectif social.

Que l'on veuille défendre les locataires victimes d'abus est une chose. Mais qu'on dénonce une publicité parce qu'elle fait la promotion de la propriété en est une autre.

Il n'y a rien d'insultant à dire qu'il vaut mieux être propriétaire que locataire. Les produits financiers de la Banque Laurentienne aident-ils ou non à y parvenir ? C'est secondaire, et ce n'est manifestement pas ce qui énerve les groupes populaires en question. Pour eux, il faut faire attention de ne pas embarrasser les locataires. Ne pas déranger. Ce qui revient à ériger le misérabilisme en système.

Au contraire, il faut brasser la cage. Provoquer. Dire que c'est plus beau vu d'en haut. Tous n'ont pas et n'auront pas les ressources. Ceux-là ont besoin de soutien; pas de censure.

La propension au nivellement par le bas est l'un des réflexes les plus désespérants de la société québécoise. L'ambition est suspecte. Si tout le monde ne peut pas s'élever, personne ne s'évèlera. Ou si tout le monde ne peut être propriétaire, évitons d'en parler. Ça donnerait des idées.

Il va falloir finir par remettre en question cette tendance si ancrée qu'on la tient pour naturelle. Vient-elle du vieux fond catholique qui garantit aux pauvres l'accès au royaume des cieux ? Ou de la force de persuasion des groupes populaires, qui obtiennent si facilement l'attention des médias ? En passant, on perd du pouvoir quand sa base se rétrécit. C'est le cas si le sort des mal-nantis s'améliore. Est-ce là une partie de l'explication ? Reste qu'il est ridicule, compte tenu des problèmes réels, de consacrer autant d'énergie à protester contre une campagne de publicité finalement bien inoffensive

01 février, 2007

La ministre veut le beurre et l’argent du beurre !

La ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Michelle Courchesne, appelle les entreprises à faire leur part dans la lutte contre la pauvreté :

« La ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Michelle Courchesne, a appelé hier les entreprises à faire leur part dans la lutte contre la pauvreté, au même titre que les autres acteurs de la société, syndicats, groupes communautaires, gouvernements. »

Pourtant, le taux de fiscalité des entreprises québécoises est déjà le plus élevé en Amérique du Nord, mais cela n’est pas suffisant. Il faut, en plus de payer le gouvernement, que les entreprises règlent elles-mêmes les problèmes créés par ce même gouvernement. Ce n’est rien de moins que de la démagogie électoraliste.

La pauvreté relative des Québécois découle des politiques interventionnistes des gouvernements qui se succèdent à Québec. Si la ministre est sérieuse dans sa quête pour réduire la pauvreté elle devrait promouvoir, auprès du conseil des ministres, des politiques gouvernementales favorables à la création de richesses.

Ces politiques sont bien connues et ont fait leur preuve là ou elles ont été appliquées :

Libéraliser l’environnement économique.
Année après année l’Institut Fraser démontre que le niveau de pauvreté d’une population est directement proportionnel au manque de liberté économique. En Amérique du Nord, l’indice de liberté économique du Québec se retrouve systématiquement dans le peloton de queue depuis le début des années quatre-vingt. Malgré tout, les gouvernements québécois de tous les partis persistent à promouvoir des politiques qui restreignent la liberté économique des individus et des entreprises.

Respecter la propriété privée.
Le taux de fiscalité usuraire qui prévaut au Québec est une forme indirecte d’expropriation. De plus, les groupes de pression exigent et obtiennent de plus en plus de lois et règlements qui limitent les droits de propriété. Ces lois et règlements sont justifiés en prétextant promouvoir le bien commun. Pourtant, ces groupes de pression représentent les intérêts d’une infime partie de la population.

Favoriser la compétition dans tous les domaines.
La compétition est le seul moyen d’optimiser l’utilisation de ressources limitées. L’utilisation optimale des ressources maximise la création de richesse et donc minimise la pauvreté. Les monopoles gouvernementaux sont inefficaces et gaspillent un pourcentage important de la richesse des Québécois. Ils sont une cause importante de la pauvreté relative du Québec. De plus, les grandes entreprises ont une influence indue sur le développement des politiques gouvernementales. Elles favorisent le protectionnisme et encouragent le « bien-être corporatif (corporate welfare) » au détriment de compétiteurs plus efficaces et aux dépens des contribuables.